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Les forces se relèvent

27. Sauf un peu de faiblesse des jambes, la malade va bien et reprend une

coloration très-bonne. ,

29. — Il y a depuis hier un peu de perte rouge, mais tres-peu abondante et

sans caillots.

Segmentation préalable ilu corps fibreux.

L’opération qui se pratique par l’extraction des corps fibreux placés, soit à l’extérieur, soit à l’intérieur de l’utérus, exige quelquefois une manœuvre

sans le secours de laquelle l’opération présenterait des difficultés insurmontables. Celte manœuvre, dont nous croyons avoir été le premier a signaler l’utilité, consiste dans la segmentation préalable et sur place des tumeurs Bbreusesdifficilesà exlraire.il s’agit de tailler, dans la partie bien accessible de la tumeur, un morceau en forme de coin ou de tranche de melon et d’extirper d’abord ce segment qui, à raison de son volume compare a celui de l’ensemble de la tumeur, doit de toute évidence sortir avec facilite. On

TITRE XV. — ULCERATIONS DU COL UTÉRIN

a le soin d’y implanter, avant d’en faire la section, de fortes ligatures au moyen de grandes aiguilles courbes. Le fragment cunéiforme une fois enlevé, les deux autres tiers latéraux de la tumeur, devenant souples, s’abaissent, comme deux valves, l’un contre l’autre, et la totalité de la masse est ainsi extraite en deux temps. C’est en 1833 que j’ai conçu la première idée de cette méthode. [Bull, de la Soc. anat., année 1833, p. 24.)

Depuis cette époque, des tentatives plus ou moins analogues, mais toutes fondées sur le même principe, ont été faites par divers chirurgiens ; et comme le principe est fécond, il a été appliqué à des tumeurs ayant tout autre siège que les organes vagino-utérins. C’est ainsi que certaines tumeurs des fosses nasales et du fond de la gorge, ont été rendues beaucoup plus faciles à extraire par la substitution du morcellement avec extraction successive à l’extirpation en masse et d’un seul coup.

Dans un cas d’extirpation d’un corps fibreux énorme (c’est le plus volumineux dont on ait jamais pratiqué l’ablation), ayant reconnu que la segmentation commencée au moyen du bistouri donnait lieu à l’issue d’une quantité considérable de sang , nous eûmes recours pour le besoin de la segmentation à l’extraction linéaire. Nous faisions pénétrer dans la masse fibreuse l’extrémité des trocarts courbes qui embrassaient des portions plus ou moins grandes de tissu, sur lesquelles s’appliquait la chaîne.

Cette manière d’agir était lente et très-laborieuse, mais elle nous permit, après l’ablation d’un certain nombre de segments, de mobiliser la masse qui, pendant toute la première partie de l’opération, était ferme comme un roc, et, dès que la mobilisation eut été produite, l’opération fut bientôt terminée.

Nous avons obtenu ainsi chez cette malade l’un des plus beaux succès que l’on puisse imaginer en médecine opératoire.

La priorité de la fragmentation préalable des tumeurs est établie par les citations suivantes :

Comptes rendus des travaux de la Société anatomique pour l’année 1833 p. 24, § 2;

Pauly, Mal. de l'utérus , Paris, 1836, p. 504;

Malgaigne, Méd. opérât., Paris, 1843, p. 732;

Sédillot, Méd. opérât ., Paris, 1846, p. 887 ;

Velpeau, Méd. opérât ., Paris, 1839, p. 398.

Dans la séance du 24 septembre 1851, j’ai présenté à la Société de chirurgie, les fragments d’une tumeur volumineuse, extraite le matin même par morcellement, et qui formait un polype pédiculé, tout entier contenu dans la cavité du vagin. Cette tumeur a été considérée comme étant un polype fibreux ramolli.

Voici quelles ont été les circonstances de diagnostic assez curieuses qui ont précédé cette opération : 1

l’ne femme âgée de 35 ans et qui avait été bien réglée jusques il y a deux

ans, fut sujette, à partir de cette époque, à des pertes de sang très-fréquentes. Cette femme n’a jamais eu de grossesse.

Au toucher, on reconnaît tout d’abord à l’intérieur du vagin et sur un corps qui donne la sensation d’un utérus hypertrophié et ramolli, une fente transversale dans laquelle le doigt pénètre facilement par une excavation dont les parois sont rugueuses, friables, facilement saignantes. L’impression fournie par cette première exploration donnerait 1 idée d un cancer utérin arrivé à sa période ultime, lorsque la cavité du col et une partie de la cavité du corps sont atteintes de ramollissement putrilagineüx. Et de plus, quand, retirant le doigt de cette excavation, on le promène sur la masse au centre de laquelle elle se trouve, on reconnaît une tumeur du volume d’une tête de foetus à terme. Parfaitement circonscrite et arrondie, lisse à sa surface qui est dans tous les points parfaitement libre d’adhérences aux parois du vagin, cette tumeur n’est pas mobile, en ce sens qu’on pourrait la déplacer dans le vagin qu’elle remplit avec trop d’exactitude pour cela; mais elle l’est en ce sens qu’on peut la faire tourner un

peu sur elle- même dans le vagin. ,

Le doigt introduit aussi profondément que possible sur tout le penmetre de la tumeur, fait bien reconnaître qu’elle va en se rétrécissant vers la région la plus élevée et la plus profonde, qu’elle est en un mot parfaitement pédiculée. Mais il est très-difficile d’atteindre le collet du pédicule, et dans le seul point à gauche où cela est possible, on ne trouve pas ce bourrelet en quelque sorte cotyloïdien, que forme l’utérus autour du pédicule d’un polype. Néanmoins on ne doute pas que tel ne soit le genre de tumeur à laquelle on a affaire. L’extraction doit être pratiquée. On y procède en implantant un grand nombre d’érignes dans le tissu de la tumeur, mais, quels que soient les ménagements qu’on apporte, toujours le tissu se

déchire.

On a alors recours au procédé du morcellement de la tumeur en agissant

de la manière suivante : . . . ,

Le doigt index, réintroduit profondément dans la cavité qui oc up

centre de la tumeur, la déchire en plusieurs cotylédons qui sont

ment retirés soit par les érignes, soit avec les doigts. Ou aime enfin «

pédicule venant bien directement de l’utérus. Ce sont les débris de cet e

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