DE LA TENOTOMIE EN PARTICULIER
la corde fibreuse qui seule protège les vaisseaux profonds, parce que cetle corde ne peut être tendue sans s’éloigner des vaisseaux. Or, quand on a déjà divisé les trois quarts ou les quatre cinquièmes du tendon, il y a moins de chances pour que les dernières couches de celui-ci aient une tension suffisante.
Du reste, on peut concilier ces deux manières de faire. Ainsi, pour diviser les couches profondes du tendon, on glisserait le ténotome entre lui et les vaisseaux. Pour diviser les couches superficielles, on le ferait glisser entre le tendon et la peau, et la section des couches moyennes serait faite la dernière, comme s’éloignant également du double danger qui doit être évité.
2° Tendon du jambier antérieur. — La section de ce tendon aété pratiquée par MM. Duval , Stromeyer et Dieffenbach. On y a généralement recours dans le pied-bot varus, quand la section du tendon d’Acbille a été insuffisante.
Pour atteindre le tendon du jambier antérieur, on fait sur la partie latérale externe du pied, une ponction par laquelle on glisse le ténotome en le dirigeant vers le cou-de-pied, jusqu’à la rencontre du tendon que l’on sectionne de la profondeur vers la surface.
3° Tendon du jambier postérieur . — La section de ce tendon n’a peutêtre jamais été faite; elle ne serait guère applicable qu’au pied-équin compliqué de varus.
Pour exécuter cette opération, on fait reposer le membre sur sa face externe, puis on ponctionne la peau à quelques millimètres au devant de la malléole interne. Le ténotome introduit par la petite plaie est glissé à plat jusqu’à la rencontre du tendon du jambier postérieur et sous ce dernier de manière à se mettre en règle avec l’artère plantaire interne. Le ti anchant de 1 instrument est alors tourne vers le tendon que l’on sectionne a l’aide de petits mouvements de va-et-vient, en ayant soin de ne pas intéresser la peau.
4° Tendons des péroniers latéraux. — La section de ces tendons pourrait être faite avec avantage dans le pied-bot valgus.
Pour la pratiquer, on pénétrerait à 2 centimètres environ au dessus de la base de la malléole externe , puis glissant le ténotome vers le tendon d Achille, on sectionnerait d’un seul coup les deux tendons des péroniers latéraux en agissant ici de la surface vers la profondeur. Si l’on opérait au dessous de la malléole, on pourrait faire la section de la profondeur vers la surface et couper les tendons isolément l’une de l’autre.
°° Tendons de la cuisse. — Les tendons des muscles biceps, couturier r°it 'nterneet demi-tendineux ont été coupés par Stromeyer et Dieffenach, dans le but de remédier à la flexion permanente de la jambe.
, e malade étant couché sur le ventre, on introduit le ténotome nar le cote externe, s'il s’agiL du biceps ; par le côté interne, s’il s’agit des tendons qu. concourent à former la patte d’oie. Puis le ténotome ayant été