‹ Traité clinique et practique des opérations chirurgicales, ou, Traité de thérapeutique chirurgicaleChapitre 7 sur 256 · I. — Position du malade · texte numérisé non relu

I. — Position du malade

La meilleure de toutes les attitudes est celle qui réduit à son minimum. la résistance musculaire. Le décubitus horizontal a une supériorité incontestable sur toutes les autres positions du malade. Aussi, sous ce point de vue, la méthode du talon a-t-elle un avantage auquel elle doit peut-être en partie les succès qu’ont obtenus ceux qui la mettent en usage. La position horizontale favorise les manœuvres du chirurgien de tout ce qu’elle ôte de résistance au malade. On a tellement senti que cette position est en effet l’un des meilleurs moyens de subjuguer la résistance musculaire, que plusieurs chirurgiens y ont eu recours sans qu’ils eussent de règles arrêtées à l’avance sur ce sujet, et dans des cas où 1 indocilité des malades augmentait les difficultés de la réduction.

Le décubitus horizontal comporte deux attitudes différentes : ou le malade est couché sur le dos, ou bien il est couché sur le côté (Voy. méthode de Belleville de Trenton).

L’attitude assise est loin d’offrir les mêmes avantages ; seulement, elle a ceci de commode, que le malade est accessible de tous les côtés, ce qui n’est pas à dédaigner, eu égard au placement des aides et du chirurgien.

Enfin, il est une troisième attitude : c’est la suspension (White), attitude dans laquelle il faut considérer deux choses : d’abord l’impossibilité pour le malade de prendre aucun point d’appui, ensuite la part de traction qu’exerce le poids du corps, ainsi suspendu, sur l’articulation scapulohumérale.

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