DS LA BRONCHO-PNEUMONIE CHRONIQUE
des périodes fixes. Il n'est pas rare de voir la maladie latente jusqii'cà une première pneumorrliagie. Le pouls et les signes physiques peuvent montrer pendant quelque temps peu de changement, tandis que la fièvre, rare d'abord et passagère, s'établit peu à peu. C'est pour cela que l'examen thermométrique régulier est de bonne heure d'un grand secours. En outre, on mesure les progrès de la maladie par l'extension du catarrhe du sommet, de haut en bas, par l'envahissement du second poumon, par l'altération de plus en plus manifeste de l'état général. Lorsque la diarrhée s'établit de bonne heure et résiste à tous les moyens, les symptômes du côté de la poitrine peuvent être masqués, les signes physiques même peuvent paraître moins prononcés que ne le sont les altérations anatomiques. — Si l'état général se détériore davantage que ne le comportent les résultats de l'auscultation et de la percussion, la gravité de la maladie est déterminée par cet état général. L'amaigrissement, la perte des forces, la fièvre peuvent donc avoir une valeur bien plus grande que les signes physiques. Lorsque l'expectoration devient plus abondante, plus caractéristique, elle est l'indice des progrès locaux et de l'altération des foyers.
Peu à peu la matité de la poitrine s'étend, les bruits bronchiques deviennent plus nombreux, la respiration bronchique s'établit, les râles prennent un caractère plus métallique, il y a un gargouillement dans les cavernes, la bronchophonie passe à la pectoriloquie; la phthisie, en un mot, est bien établie et progressive.
Les symptômes laryngés, l'altération de la voix, les douleurs, la difficulté de la déglutition ne surviennent, sauf quelques exceptions, que dans la seconde moitié de la maladie. Il en est de même des symptômes intestinaux. A mesure que la consomption progresse et que la fièvre devient habituelle, l'appétit