DIVERSES FORMES DE LA BKONCIIO-PNEUMONIE
iifection générale el de la dissémination locale des foyers. Le agnostic peut être douteux tant qu'un lobe pulmonaire su- 'lieur seul est pris, mais j'ai vu aussi la pneumonie d'un he inférieur donner lieu à tout le cortège de symptômes de phlhisie consécutive. Cette forme, dans laquelle des cavernes de nombreuses granulations miliaires se forment volontiers ndant les derniers temps, a une marche assôz rapide et est dinairement mortelle dans l'espace de trois à six mois ; la lus longue durée que j'aie observée a été de huit mois. Nous apprendrons à connaître plus tard les phthisies périnéale, urogénitale, celles des glandes lymphatiques, des os. ans celles-ci, les poumons se prennent eu même temps, ou LIS tard, ou tardivement, ou restent intacts. Abstraction faite ' ce dernier cas, cette phthisie pulmonaire secondaire offre dinairement bien moins de symptômes et ceux-ci surviennent ! en plus tard que dans les organes primitivement atteints. La fojine laryngée peut être admise lorsque les symplômes 1 larynx ont existé dès le début et dominé la scène plus tard, ■ndant un certain temps, les symptômes pulmonaires peuvent 1 être masqués. Outre la prédominance des signes d'ulcères 1 yngés, la fixation du mal à l'épigiotte et à son pourtour ut entraîner une gêne de la déglutition telle qu'elle de- ■nt une cause d'inanition.
La forme enlérique offre un grand intérêt; elle peut domir anatomiquement et cliniquement. Lorsque les ulcères pro- 'fids irritent le péritoine, on peut arriver à la forme enléro- '•ritonilique. Les symptômes thoraciques peuvent survenir un ' u plus tard que les signes des ulcères intestinaux, ou ceux- I peuvent diminuer les signes du catarrhe des sommets et ndre les symptômes bronclio-pncumoniques plus difficiles à ntrôler. La forme entérique pure bien prononcée est rare
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cependant et ne se trouve que dans 3 pour 100 de mes observations.
La forme pleurélique est un peu plus fréquente. Je fais abstraction des cas dans lesquels la tuberculose pulmonaire, latente encore, devient le point de départ d'une pleurésie ave& épanchement. Il s'agit ici plutôt d'une exsudation abondante qui par sa ténacité, par la fièvre qu'elle excite, par l'altération de la santé générale, influe défavorablement sur toute la nutrition et rend les poumons secondairement tuberculeux. Exceptionnellement, la marche peut être subaiguë, par suite de nombreuses granulations miliaires rapidement développées.
La forme péritonitique n'est pas rare, en tant que due à une péritonite tuberculeuse intense et étendue. Mais la péritonite peut devenir dominante aussi dans le cours de la phthisie pulmonaire ordinaire. Je possède même une observation dans laquelle la péritonite chronique attirait principalement l'attention, bien qu'elle ne fût pas tuberculeuse.
La forme néphrétique se montre à Breslau dans 5 à 6 0/0 des cas. La néphrite chronique, après avoir longtemps persisté, conduit aux foyers broncho-pneumoniques et à la phthisie. Toutefois, il n'est pas toujours facile de distinguer la bronchite diffuse suite de néphrite, de la tuberculose disséminée.
La forme cachectique, due à une maladie débilitante de longue durée, n'est pas très-rare dans le cancer; elle se développe ordinairement dans un corps déjà très-affaibli, dont la nutrition est profondément troublée. La tuberculose des diabétiques appartient aussi à cette catégorie.
La phthisie (rorigine syphilitique est loin d'être rare. Les tumeurs gommeuses peuvent offrir beaucoup de ressemblance avec les tubercules, mais leur siège et leur développement sont bien différents. Lorsque la syphilis constitutionnelle a