‹ Traité clinique et pratique de la phthisie pulmonaireChapitre 35 sur 125 · TUBEUGULOSE DES GANGLIONS LYMPHATIQUES · texte numérisé non relu

TUBEUGULOSE DES GANGLIONS LYMPHATIQUES

ton de Vaiid, dans les hôpitaux de Zurich, et à Breslau, à l'hôpi-

ta], dans la policlinique et dans la pratique particulière.

On sait que les ganglions bronchiques s'infiltrent souvent ù la suite de la tuberculose pulmonaire. Mais lorsqu'ils sont primitivement malades, les poumons ne se prennent à leur tour que secondairement et le tableau de la maladie ganglionnaire intra-thoracique domine pendant toute la durée de la maladie.

Symptomatologie, durée, marche, terminaison.

Nous savons que dans laphthisie ordinaire les enoorsements des ganglions bronchiques, ordinairement isolés et en nombre modéré, ne donnent pas lieu à des symptômes spéciaux. Jl en est tout autrement dans la tuberculose bronchique primitive, dans laquelle les tumeurs ganglionnaires sont plus nombreuses, forment des masses plus compactes et exercent une compression plus ou moins intense sur des organes importants de la cavité thoracique. L'influence délétère sur la santé générale n'est pas moins accentuée.

Lorsque les veines sont principalement comprimées, le cou et la face deviennent le siège d'une cyanose, légère d'abord, puis de plus en plus prononcée. La face et surtout la région des paupières paraissent bouffies et deviennent plus tard œdémateuses. Les lèvres et la langue sont également cyanosées, les veines du cou se dilatent. On a aussi observé les signes d'une hémorrhagie méningée ou cérébrale par suite de cette gêne de la circulation, il n'est pas rare que, par suite de cette même cause, les malades crachent du sang de temps en temps, ce qui est tout à fait exceptionnel dans la phthisie ordinaire de l'enfance. La compression du système veineux peut entraîner, enfin, un œdème pulmonaire partiel et passager, ou un œ-dème plus étendu et promptement mortel.

TUBERCULOSE DES GANGLIONS BRONCHIQUES. 189 La compression d'un ou des deux nerfs pneumo-gastriques et. de leurs branches peut modifier notablement le timbre de lu voix et de la toux. C'est ainsi que celle-ci peut venir par accès avec le sifflement particulier de la coqueluche; aussi la toux de la tuberculisation bronchique peut offrir une grande ressemblance avec celle de la coqueluche. Cependant la reprise des accès de vraie coqueluche manque ordinairement. Chez d'autres malades on voit survenir de temps en temps de véritables accès asthmatiques d'intensité diverse.

La compression puhnonaire et bronchique provoque dans un certain nombre de cas une respiration haute, bruyante, à timbre parfois particulier. La gêne opposée à l'entrée de l'air par la compression d'une bronche principale affaiblit de ce côté le murmure respiratoire; la respiration y est beaucoup moins distincte que dans les parties non comprimées. Les ganglions bronchiques engorgés en masse, formant des paquets volumineux, sont d'excellents conducteurs du son et peuvent modifier, augmenter l'intensité du bruit respiratoire, faire percevoir celui-ci comme soufflant ou bronchicjue même, sans altération correspondante du tissu pulmonaire. Lorsque le poumon est devenu à son tour malade, les phénomènes acoustiques dus à ses altérations sont notablement augmentés d'intensité et d'étendue et on peut les percevoir dans des endroits éloignés du lieu de leur production, même du côté opposé de la poitrine, relativement sain.

C'est là une véritable résonnance. La voix retentit de même bien plus fortement et la bronchite modérée peut donner lieu à des raies muqueux tellement intenses qu'ils peuvent ressembler à du gargouillement.

Lorsqu'il y a beaucoup de ganglions bronchiques infiltrés en avant ou en arrière, on perçoit aussi un son mat derrière le

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