‹ Traité clinique et pratique de la phthisie pulmonaireChapitre 6 sur 125 · DE LA BRONCHO-PNEUMONIE CHRONIQUE · texte numérisé non relu

DE LA BRONCHO-PNEUMONIE CHRONIQUE

toussent de temps en temps; cette toux, qu'ils négligent, est plus fréquente la nuit que le jour. Des douleurs vagues dans la poitrine, une disposition à la dyspnée après des efforts et des fatigues de marche ou d'ascension, une légère diminution des forces surviennent; mais cet ensemble de symptômes attire à peine l'attention des malades. Aussi sont-ils souvent péniblement surpris par un premier crachement de sang, ou même une pneumorrhagie.

Bientôt l'état général s'altère davantage. Les malades sont plus vite fatigués, moins aptes au travail, ils commencent à pâlir, à maigrir un peu. Ils ont de temps en temps le sentiment de la fièvre; la transpiration commence à survenir pendant la nuit. Chez quelques-uns une diarrhée opiniâtre se montre de bonne heure. Chez les jeunes filles, une espèce de pseudo-chlorose masque quelquefois le début. Souvent l'appétit diminue de bonne heure et la digestion devient bientôt difficile.

La toux, tout en restant sèche, devient plus fréquente. Gomme la poitrine maigrit souvent avant le reste du corps, on a pris l'effet pour la cause, en désignant cet amaigrissement thoracique sous le nom d'habitus phthisiqiie.

Le sommet pulmonaire, atteint le premier, donne bientôt lieu à tiil légei' affaissement thoracique antéro^supérieur avec diminution de l'extensiod de cette partie pendant les inspirations profondes. Peu à peu la respiration s'accélère Un peu, 24 à 2(S par minute, et bien plus chez les enfants; La gêne de la rèspi^ ration n'est d'abord que momentanée, à la suite d'efforts respiratoires. Plus tard elle devient plus habituelle, mais elle reste ordinairement très-supportable. Elle est momentanément augmentée par la toux, par un exercice fiitigant, par des émotions morales; il y a de temps à autre des paroxysmes d'oppression, môme sans cause appréciable. Lorsque celle-ci est de bonne

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