ALTÉRATIONS DE LA PLÈVRB
pois sont jaunes et en voie de dégénérescence. Les gTaniilation& micro-miliaires, que Ton voit dans les préparations microscopiques, sont les plus propres à l'étude de la structure de ce& productions. Elles sont d'un gris transparent; à mesure qu'elles grandissent leur centre devient opaque ; il y en a aussi qui d'emblée ont une coloration blanche ou d'un blanc jaunâtre. L'aspect gélatiniforme est cependant leur type primordial. La consistance ferme et élastique diminue à mesure que le tubercule devient plus volumineux et plus jaunâtre; c'est alors aussi que son intérieur se ramollit peu à peu. Une seule fois j'ai vu des tubercules de la plèvre ulcérés formant de petits ulcères ronds, à côté de granulations molles ou fermesencore.
La plèvre, autour des granulations, est souvent épaissie d'une manière diffuse ou seulement dans le voisinage le plus rapproché de la granulation; elle est alors entourée d'une zone vasculaire de tissu connectif renfermant de jeunes cellules.
Les granulations se composent d'un réseau de tissu cellulaire qui double toute la plèvre. Les cellules périphériques destubercules se composent de celles du tissu connectif, cellules rondes ou fusiformes à noyaux.
Vers l'intérieur elles ont des contours plus irréguliers, renferment des granules et montrent des noyaux peu distincts, ou ceux-ci paraissent manquer. Ces cellules ont de 0 006 à 0 008 de diamètre; là où il y a un noyau, il ne dépasse guère O-""' 004 à 0""" 005. Le carmin les colore , mais cette coloration nucléiforme a aussi lieu dans des cellules dans lesquelles on ne voit de noyaux par aucune autre méthode d'examen. Il y a donc là, d'un côté, le type des cellules du tissu connectif, d'un autre côté des globules ratatinés qui ressemblent beaucoup à des leucocytes émigrés. Dans quelques granulations
ANATOMIE PATHOLOGIQUE, on voit, principalement des cellules épilhélioïdes plus grandes, à noyaux distincts, périphériques ou disséminés.
Les cellules géantes, très-fréquentes dans les tubercules, n'ont pas davantage une position fixe. Lorsque le ramollissemenî a lieu dans l'intérieur des granulations, les cellules disparaissent en partie, remplacées par des granules, de la graisse, du détritus cellulaire.
2° Des altérations du, larynx dans la tuberculose.
Dans la partie clinique de cet ouvrage, je me suis déjà prononcé en faveur de la possibilité de laphthisie laryngée primitive, dont j'ai observé un certain nombre de cas cliniquement et anatomiquement.
Les altérations du larynx se trouvent dans 20 p. lOO de mes observations de phthisie pulmonaire, proportion en apparence inférieure aux 25 p. 100 de Louis. Cette différence disparaît en séparant la phthisie aiguë, qui compte 8 p. 100 de laryngopathie seulement, de la phthisie chronique, qui en compte 29 p. 100. Ces deux groupes différent donc bien sous ce rapport. En général, les altérations laryngées des plithisiques sont deux fois plus fréquentes chez l'homme que chez la femme, fait qui peut trouver, il nous semble, son explication dans la différence des habitudes des deux sexes; en effet l'homme fume, boit des liqueurs fortes, toutes causes d'irritation qui peuvent déterminer la localisation de la maladie dans le larynx, de même que, et sans doute pour les mêmes raisons, les plaques muqueuses de la bouche et de la gorge sont incomparablement plus fréquentes dans le sexe masculin. Voici les diverses altérations du larynx dans quatre-vingtdeux cas.