‹ Traité clinique et pratique des maladies des enfants v. 3Chapitre 29 sur 95 · TUBERCULISATION DES OS DU CRANE · texte numérisé non relu

TUBERCULISATION DES OS DU CRANE

Notre intention n'étant pas d'étudier d'une manière approfondie les altérations anatomiques de la tuberculisation des os, si bien décrite par M. Nélaton, nous insisterons presque uniquement dans cet article sur les phénomènes qu'occasionne le produit accidentel, lorsqu'il se développe dans le voisinage ou dans l'épaisseur même des os du crâne.

Que les tubercules aient primitivement pris naissance dans l'épaisseur du tissu osseux, dans la pulpe cérébrale, ou dans les membranes qui l'entourent, ils ont pour effet, dès qu'ils sont en contact avec l'os, de déterminer une altération plus ou moins profonde des parois crâniennes.

Lorsque le tubercule s'est développé dans les membranes de l'encéphale, et a consécutivement atteint les os, il les déprime, les use progressivement, et finit par les perforer. Dans les cas où il a d'abord envahi l'os lui-même, il peut être enkysté ou infiltré, et détermine dans le tissu osseux une désorganisation dont le résultat est aussi la perforation des parois, et l'établissement d'un orifice fistuleux, qui fait communiquer la cavité du crâne ou celle des organes des sens

(1) 32 exemples de tuberculisation latente des méninges eldu cerveau nous ont donné les résultats suivants pour Page et le sexe :

De .à«0«M/*.{iS£:: «

De 11 à 15 ans Garçons. . 2

*.*■«.«/».( HT::: î ibsà.-1/..ISr:::1!

avec l'air extérieur. Ces accidents n'étant pas de la même nature, suivant la portion de la surface interne du crâne avec laquelle le tubercule est en contact, nous étudierons sous autant de titres distincts : À. Les tubercules développés loin des organes des sens ;

B. Les tubercules placés au voisinage de la cavité orbitaire;

Page 1