C. Les tubercules situés au niveau de l'ethmoïde
D. Enfin les tubercules et l'ostéite chronique du rocher.
Nous glisserons rapidement sur les trois premiers articles pour insister davantage sur le dernier.
À. Tubercules crâniens développés loin des organes des sens. — Lorsque les tubercules du crâne ont altéré profondément les parois de cette boîte osseuse au niveau d'un point quelconque de sa circonférence, il peut en résulter une perforation des os, une inflammation et une ulcération du périoste et du cuir chevelu, et un ulcère fistuleux qui persiste pendant un temps plus ou moins long. Cette fistule paraît susceptible de cicatrisation lorsque la matière tuberculeuse a été évacuée et le séquestre détaché ; c'est du moins ce qu'on peut inférer d'un fait intéressant publié par H. Contour (1).
Il s'agit dans ce casl' un enfant de neuf ans, snr les parois crâniennes duquel on constata en plusieurs points des fistules et des nécroses tuberculeuses. Sorte pariétal gauche, il existait une altération analogue, mais moins avancée ; enla sur le frontal on voyait une sorte de cicatrice composée de fibres radiées qui convergeaient les unes vers les autres. Il semblait que le tubercule avait été évacué dans ce point, et que la cicatrice s'était produite par la formation d'une portioa osseuse nouvelle, ou peut-être par le retrait des fibres restées intactes. On voyait encore sur la dure-mère une masse tuberculeuse qni répondait à un enfoncement de la face interne du crâne.
Laënnec(2) a publié l'observation fort intéressante d'un enfant chef lequel on nota pendant la vie un ulcère profond au milieu de h région temporale, accompagné d'un écoulement de pus fétide ; à Fat* topsie, on constata une altération tuberculeuse des os. En voici lt description :
Il existait une perforation du temporal et une destruction presque complète de tout le sinus maxillaire; en sorte que, sans la membrane palatine, le pus aurai pénétré sans obstacle dans la bouche. A l'extérieur du crâne on voyait deux tubercules : l'un était situé au-dessus de l'angle postérieur de l'occipital ; il était entièrement formé de matière tuberculeuse jaunâtre à son premier degré, et implanté dans l'os, qui était creusé assez profondément; l'autre tubercule, de moitié plus petit, était situé au-devant de l'apophyse mastoïde.
B. Tubercules en contact avec les parois orbitaires. — On comprend
(1) Bulletins de la Société anatomique, juillet 1841 , p. 140.
(2) Tome II, p. 528.
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s tubercules se développent au niveau .%? ui >i^/i te, ils peuvent avoir pour effet de déterminer roe accident a été en effet mentionné par Boudet ! .
le fille de quatre ans qui succomba à nne méningite tube rentoile, -m taté une oxoplnhalmie gauche survenue peu à peu... >psie on trouva sous la paupière supérieure gauche un trajet fistuleux juant avec une masse tuberculeuse qui avait rongé la paroi supérieure % et pénétrait dans la cavité du crâne, où elle s'étendait sur toute la noïdale et sur la selle turcique. La glande pituitaire avait complète- ►a ru. Le nerf optique gauche était légèrement comprimé, le nerf •jit un peu déjeté en dedans. La tumeur avait perforé la dure-mère et sque sous la pie-mère. On trouva des masses tuberculeuses qnl avaient eur niveau les os du crâne. Il y avait de la matière tuberculeuse ins le corps du sphénoïde.
ercules en contact avec la paroi supérieure des fusses nasales. — les tubercules se développent au niveau de la lame criblée de le, ils peuvent la perforer et déterminer une profonde désorn dans 1 intérieur des fosses nasales, et entrainer la desirue- >s propres du nez. Dans les cas de eettr nature, ou obnec^s -fssion notable de ces os, accompagne* *n r.o.i -i an -couu** al abondant; les matières ^evrëtr*> i^r -. . ..rieon* nasa* une extrême fétidité. La dépression >.~2*:tt -c " :f>!ir vîîiii* es prononcées chez une de nos miU-ir*. V.i::* ïm . us ?i:nnvr : succinct de cette observation. *n raç ;•*. *-: ; ;& :n hir. lien n'est pas unique dans la scieuce.
;r L. .e de cinq ans et demi fut admise a Tity^Mx imn: ? •urt raiH* i^^.:«r :fjW;uleuse. Nous apprîmes de ses parents- qu» s:: nnii* * : .-. L-L'-y. 'j*r> accidents méningés nie b\tu *-u d<* vomis*m»nn* l <i-r ï->: pu s il était survenu uue aruaur<»M, et hui: jour* apne> r c* '' -i .->.« L-. Mu<» tard on constata que iet» o* du nez euu*-u: .«ri ;a "-^ ijj-#* ^iiianle* et tuméfiée», et que i'eiiiam mouaidji r? ;--ii •*• *^i-î :-i l'*i*.i pas observé d'écouenieLi exlt-neu:.
~- : - •n;n**t i-«i -.A ,k seul >ymplome cérébrai qui *-(i' perasu
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de diamètre. La dure-mère ayant été incisée, nous reconnûmes que cette tumeur pénétrait dans le parenchyme cérébral, et que la saillie Interne était plus considérable que l'externe. Quand nous soulevâmes la dure-mère qd recouvrait les gouttières eihmoïdales et la lame criblée, nous vîmes une large ouverture, due à ce que l'ethmoïde tout entier avait été détruit. Cette perforation était remplie par une tumeur représentant assez exactement la forme de l'os; elle était évidemment de nature tuberculeuse. En effet, elle avait une couleur jaunâtre, se laissait trancher par le scalpel; sa coupe, de couleur blanc-jaunâtre, était parfaitement unie. La partie inférieure présentait seule à la coupe un tissu fibreux de 2 millimètres d'épaisseur, continu a k portion de la dure-mère encore existante, et qui nous parut être le résultat de lVpaisslssement de cette membrane, qui en cet endroit avait été déprimée, et non perforée, comme on l'observait en d'autres points. La tumeur s'étendait dans toute la partie moyenne du plan supérieur de la base du crâne; eue empiétait d'un centimètre sur les impressions digitales et les éminences mamfllaires de chaque côté de la lame criblée. L'ethmoîde tout entier était détruit; F<* planum qui forme la partie interne de l'orbite était remplacé par une membrane fibreuse ; la lame interne du coronal, les apophyses clinoldes antérieures, le corps du sphénoïde, étaient infiltrés de matière tuberculeuse. Toute la cavité des fosses nasales était remplie de pus sanieux d'une extrême fétidité et d'esquilles osseuses. La membrane pituitaire était généralement épaissie, et se détachait très facilement. Les os du nez étaient remplacés par une membrane fibreuse ; les cornets inférieurs et le vomer existaient encore; mais ce denier os était dénudé.
Du côté du cerveau, la tumeur offrait les rapports suivants : située au-devant du chiasma des nerfs optiques, elle le comprimait. Les nerfs qui pénètrent par la fente sphénoïdale et la cinquième paire n'étaient pas altérés. La masse tuberculeuse aVait envahi la partie antérieure des hémisphères. Autour d'elle, le tissu cérébral était ramolli, sans altération dans sa couleur.
D. Tubercules du rocher [otite chronique, otite tuberculeuse et cér*brale des auteurs). — Nous n'avons pas la prétention de traiter en détail l'histoire de l'otite chronique avec altération du rocher; nous nous contenterons de commenter quatre observations que nous avons recueillies; nous rapprocherons de ces faits quelques autres que nous avons consultés.
Art. Z. — Aoatomie pathologique.
Nous avons trouvé chez nos quatre malades une destruction complète de la membrane du tympan. L'oreille interne et moyenne était convertie en un vaste clapier plein d'un liquide verdiUre, épais, dans lequel nageaient un grand nombre d'esquilles.
Il était impossible, chez trois malades, de reconnaître aucun vestige des parties qui constituent l'oreille interne, tandis que, chez le quatrième, une des esquilles volumineuses qui se détachaient de l'intérieur du rocher renfermait le limaçon et une portion des canaux semicirculaires. On retrouvait encore les nerfs auditif et facial à l'endroit