‹ Traité clinique et pratique des opérations chirurgicales (volume 2)Chapitre 53 sur 141 · Empêchement apporté à tout grand mouvement du corps · texte numérisé non relu

Empêchement apporté à tout grand mouvement du corps

5. Surveillance incessante du pouls à tous les moments de F inhalation ;

6. Suspension immédiate de l'inhalation, dès que le coUapsus commence ; .

7. Constatation, toutes les fois que cela est possible, des lésions antérieures des appareils nerveux, respiratoire et circulatoire ;

8. Comme moyens de ramener le sujet à sa spontanéité, ceux qui ont été opposés de tout temps à la syncope et à l'asphyxie, mais particulièrement l'attouchement du fond de la gorge : seulement, d'une manière générale, il faut demander beaucoup aux moyens préventifs et attendre très-peu des moyens ciuratifs proprement dits.

Un mot encore pour protester contre la cinquième conclusion de M. Robert, que rart ne possède aucun moyen d'enrayer les accidents. Ce mot sera un fait, un fait qui a eu pour témoius plusieurs internes distingués, MM. 6uquoy, Marcé et Codet. Je pratiquais, chez un jeune homme très-affaibli, la résection du premier métatarsien atteint de carie. L'ablation faite, je m'aperçois que le premier cunéiforme, qui extérieurement paraissait entièrement sain, est lui-même affecté de carie au centre de sa surface articulaire. J'en entreprends sur-le-champ l'ablation, qui constitue une désarticulation extrêmement laborieuse. Tout à coup un des assistants s'écrie que le pouls a cessé de battre. Me rappelant le conseil donné par M. Monod de stimuler le fond de la gorge, je veux réveiller parce moyen les mouvements vitaux arrèlés; mais les dents sont serrées (je n'aurais pu faire ni l'insufflation bouche à bouche, ni Tattouchement du fond de la gorge.) Je saisis une forte spatule ; j'écarte de force les os maxillaires, et je plonge le doigt dans le fond de la gorge ; quelques indices du retour à la spontanéité vitale se manifestent; je reprends mon opération, que je complète. Le malade a parfaitement guéri : je l'ai monti^ à plusieurs des membres de la Société de chirurgie.

Moyens de remédier ans accidenta clilorofonnl«

Les moyens que j'emploie et qui m'ont toujours réussi en cas d'accidents sont les suivants :

l"" Le retour à la position horizontale si celle-ci n'avait pas été maintenue ;

2^ La flagellation pratiquée sur la face ;

3** L'aspersion avec de l'eau froide ;

4' L'attouchement du fond de la gorge ;

S*" L'insufflation à distance ou bouche à bouche, ainsi que l'a pratiquée avec succès M. Ricord ;

6' Les pressions alternatives sur la poitrine et sur le ventre, ainsi que l'aspiration brachiale saccadée :

7» L'emploi de la faradisation du diaphragme.

Mais avant tout l'aération, soit en ouvrant les fenêtres de la pièce, soit en établissant un courant d'air vif.

On trouvera dans un excellent travail de M. Normand Dufié, publié à Montpellier, un exposé aussi complet que consciencieux, de la question de l'ancsthésie.

Qnelqnes remarques hialoriqaes «ar les orlg^lnea de Paneethéele.

— Quoique le caractère de cet ouvrage nous interdise toute digression étrangère au but essentiellement pratique que nous poursuivons, nous croyons que le lecteur nous saura gré de lui faire connaître le résultat de quelques recherches destinées à un ouvrage qui n'est point encore publié.

Dès le seizième siècle on connaissait en chirurgie l'art d'endormir les opérés avant de procéder à de grandes mutilations. Les vers suivants de Du Bartas, poète français du seizième siècle, né en 1564, impliquent l'idée d'un anesthésique pris en boisson , mais dont il n'indique pas la nature :

Comme le médecin qui désire trancher

Quelque membre incurable, avant que d'approcher

Les glaives Impiteux de la part offensée,

Endort le patient d*ane boisson glacée»

Puis, sans nulle douleur, guidé d'usage et d'art,

Pour sauver l'homme entier, il en coupe une part.

Des recherches que nous avons faites dans les écrits publiés à diverses époques, et notamment dans IsLPractiqueet cirurgie de trèfr-excellent docteur en médecine maistre Jehan de Vigo (Lyon, Benoist Bounyn, 1515), ne nous ont rien révélé de particulier à cet égard, mais nous avons trouvé des renseignements précieux dans plusieurs écrivains du seizième siècle et du commencement du dix-septième, ainsi que dans Boocace, qui, comme on le sait, écrivait au quinzième siècle. (La première édition du Décaméron est de 1471. Elle a été donnée à Venise par Valdarfer.)

On Ut dabs la nouvelle dixième de la quatrième journée du Décaméron :

(Nous prenons la, traduction de le Maçon, Tune des plus anciennes et des plus estimées. Édition de Magdaleine Boursette, 1553, in-8®, p. 158 (i).]

« Advint que le cirurgien eut entre mains un patient qui avoit une des c jambes toute gastée, et cognoissant d'où procédoit le mal, dist à ses pa- « rens, que si on ne luy ostoit un oz pourry qu'il avoit en la jambe, il la « luy fauldroit coupper, ou qu'il mourust, mais luy tirant Toz qu'il pour- « roit guérir : toutesfois qu'il ne Tentreprendroit sinon le tenant desjà « pour mort. A quoy s'estant accordez ceulx de qui il estoit allié, ilz le luy « baillèrent pour tel. Le cirurgien pensant que si le patient n'estoit en- « dormy, il ne sçauroit endurer la peine, et ne se vouldroit laisser pen- « ser, feit son conte de ne commencer à faire ceste cure jusques au soir « ensuivant, feit distiller au matin une eau d'une sienne certaine compo- « sitiony laquelle {quand le patient en aurait beu) le ferait dormir autant de « temps comme il mettrait à le penser : »

On lit dans le Printemps de Jacques Yver, gentilhomme poitevin, dont la première édition fut imprimée à Paris par Abel TAngelier en 1572, sous le titre : c Le Printemps d' Yver, contenant cinq histoires discou- « rues par cinq journées en une noble compagnie au château du Prin- M temps : •

« Et si suis tellement charmé (pardonnez-moi si je ne puis mentir), que, comme un patient qu'on endort avec les mandragores pour lui couper

un membre f je ne sens point mon mal » (Voir les Vieux Conteurs fran--

çais. Édition du Panthéon littéraire. Paris, 1841, p. 586.)

Guillaume Bouchet sieur de Brocourt, autre auteur poitevin, dans le curieux ouvrage intitulé ; « Les Sérées (soirées), » édité pour la première fois à Poitiers, 1584, — commence par indiquer dans la 14* sérée, 2* vol. édition de Jérémie Périer, Paris, 1608, p. 39, les moyens de rendre les opérations moins douloureuses. Voici le texte : '

• Les autres ont escript que si vous prenez"du marbre du grand Caire, appelé des anciens memphitis et qu'il soit réduit en poudre et appliqué en liniment avec du vin aigre et en enduisez les parties que vous voulez couper ou cautériser, on ne sentira pas grand mal et douleur. »

U devient ensuite plus précis, et indique dans les termes suivants les breuvages qui avaient, disait-on, la vertu de faire résister les patients à la question :

« Mais s'ils ont prins quelques breuvages, répliqua quelqu'un, que « pourra faire le juge ? Car Albert afferme que \2l pierre nommée memphite • pulvérisée et meslée en eau et beurre, et prinse par celuy qui doit estre tor^ « turé^ fait qu'il ne sentira aucun mal. Gaixian dit aussi, que celuy qui sera

(1) Voir l'édlUon Ehêvir en iUlien. — Amsterdam, 1665, p. 339.

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« oingt d'opium, de dielidokie, de saffran, et de la motielle et de la gresse « d'un homme, avec de l'huile de lesards, ou s'il boit du vin où il y aura a eu dedans par huit jours de la semence àeparttdaca marina, que cela « empeschera de sentir aucun mal, et par conséquent de ne riai con- « fesser. »

Sans doute, et chacun le sait, il n'y a pas grand'foi à ajouter aux m.oyens de médication révélés par Albert et Cardan, parce qu'ils sont toujours plus ou moins mélangés de magie. MaisTauteur continue ainsi :

« Toutefois, selon aucuns, de Marsilis est digne d'estre moqué, qui a « creu ces charmes, et qui usoit de contrecharmes : et disent qu'il est es- « perimenté que toute la recepte qu'on baille à ceux qu'on met en torture, « afin qu'ils ne sentent la douleur, n'est autre chose que le savon destrempé « en eau claire qu'on leur fait avaller, qui a ceste propriété de faire entière- « ment assoupirer les sens. — Je trouverois bien enc(M*e meilleur, va dire « un autre, sans les bourrelier tout, si Pline dit vray, qu'on donnast aux « criminels souspçonnez de quelque delict dedans du vin, une herbe nom* 41 mée archimenide : laquelle betie fait dormir, etestans endormis on tirera t d'eux la confession du faict beaucoup mieux que par toute autre sorte « de torture et question. » {Ibid,, p. 63 verso etdl.)

Enfin, on lit dans le même auteur (i6'isérée, p. ii3) :

« Et jecroy, adjoutoit-il, qu'on me pourroit donner une potion qui m'em- « pescberoit d'ouïr le tonnerre veu que les turcs baillent bien à ceux qu'on « veut châtrer, cautériser, ou coupper quelque membre, une composition « laquelle les fait dormir d'un tel somme qu'ils n'endurent nul mal i*

Terminons en citant un auteur qui parle de visu. Nous voulons parler de l'auteur du livre intitulé : Le Procès criminel, divisé en deux livres : le premier contenant les crimes, le second la forme de procéder aux matières criminelles, par Claude Lebrun de la Rochettc, advocat en la Seneschaucée et Siège Présidial de Lyon , et au bailliage de Beaujolois ; à Roven, i61i , in-8**. On y lit, page 144 du livre II : « Quant à leurs rusea « pour ne sentir les douleurs de la question, fai veu la première année « de ma réception au barreau de Beaujolois, qui fust en l'année 1588, que « de quatre voleurs qui y estoient prisonniers , le chef nommé Grand n François, homme d'une hauteur gigantale, appliqué à la question, s'y « endormit, et luy Airent, à force de les tirer, emportez les poulces des • deux pieds, sans qu'il fit aucune démonstration de douleur : et jusques « à ce que Fan de ses compagnons descouvrit qu'il avoit encore mangé « du savon qui a force de stupéfier les nerfs. Et le remède contre cette « ruse, estre de lui donner du vin lequel suivant cet advis lui étant apporté A et commandé de boire, il dit lors qu'il était mort, et sans se plus faire « tirer confessa /ranchement une infinité de meurtres et de voleries pour « l'expiation de quoy lui et ses compagnons furent rouez par sentance du « sieur Thomasson, Prévost des maréchaux en Beaujolois. »

Principes gënéraïUL de» opératton».

Les opérations chirurgicales sont des actes tellement diversifiés par leur nature et leur mode d'exécution qu'il est à peu près impossible de résumer dans certaines généralisations qui seraient applicables à tous ces actes les principes qui doivent guider la conduite du chirurgien.

Il est néanmoins quelques règles qui , sans embrasser toutes les opérations, méritent d'être signalées à l'attention du chirurgien et trouvent dans la pratique de nombreuses et légitimes applications. C'est pour donner un spécimen de ces règles dont il faudrait grossir le nombre et qu'on devrait réunir en une espèce de corps de doctrine sous le nom de formules ou aphorismes , que nous rappellerons ici les principes suivants :

Toutes les fois que dans le cours d'une opération on a à exécuter plusieurs temps qui peuvent se succéder dans un ordre facultatif, c'est toujours par le temps le plus difficile que l'on doit commencer.

Dans toutes les opérations qui comportent un temps destiné a la division des tissus et un autre à telle ou telle manœuvre comme une suture, une réduction, etc., on doit prendre pour règle de ne jamais interrompre la partie sanglante de l'opération pour vaquer à un autre soin, tel que celui qu'exige une ligature, etc.

Il y a, même dans les opérations les plus rapides, des temps à Taccomplissement desquels il faut procéder avec une certaine lenteur.

En général il faut ne donner à chaque aide qu'une seule fonction à remplir et qu'elle soit bien déterminée.

Il ne faut pas le charger à la fois d'une compression d'artère et du soin de relever un lambeau ou de tenir un membre.

Le principe de construction des érignes et en général de tous les instruments destinés à accrocher les tissus, doit être celui-ci : les pointes doivent toujours avoir la forme d'une pyramide triangulaire recourbée ; l'un des pans répondant à la concavité de Térigne d'après le même principe que pour la construction de mon aiguille à cataracte.

De Pappréclatlon des opérations. — Pour comparer Ics méthodes OU

procédés opératoires et apprécier leur valeur respective, on peut procéder de deux manières.

Ou bien :

Établir le desideratum, l'idéal de l'opération, et voir comment y répond chaque méthode.

Ou bien :

Faire porter la comparaison des opérations entre elles sur les points suivants : *

1* Sphère d'application ou étendue d'applicabilité de la méthode.

2* Opportunité d'application.

3* Mode d'exécution, malade, aides, chirurgien.

Facilité,

Sûreté,

Célérité.

4® Complications. — Difficultés,

Imperfections,

Accidents.

5** Pansement.

6* Suites de l'opération. Durée et incidents. 7*^ Résultats cliniques et statistiques.

De rentrai Dément préopératoire.

J'appelle ainsi l'ensemble des moyens qui, soit par une action générale sur l'économie, soit par une action locale sur telle ou telle région, préparent le malade à l'opération qu'il doit subir, c'est-à-dire, le placent dans les conditions générales et locales que l'expérience a démontré être les plus favorables pour le succès des opérations.

L'attention à ce point de vue peut porter sur les points suivants :

P État satisfaisant des voies digestives. On doit avoir surtout en vue de combattre l'embarras gastrique qui complique d'une manière fâcheuse les opérations quelquefois les plus simples et me paraît prédisposer d'une manière toute particulière à l'érysipèle. Souvent un vomitif ou un émétocathartique font immédiatement justice de cette complication. Il en est de même de divers états dyspeptiques.

2' Bon état de la surface cutanée. Bains, soins de propreté.

3** Administration préventive de Talcoolature d'aconit.

De Palcoolatnre d'aconit comme moyen préTentIf de l'Infeclioa purulente — L'alcoolature d'aconit a été employée jusqu'ici par quelques chirurgiens aussitôt qu'apparaissent des symptômes d'infection purulente. Ce n'est pas ainsi que j'administre ce médicament; j'en fais usage d'une façon préventive, le jour même de l'opération, ou quelques jours avant, dans tous les cas d'opérations un peu sérieuses.

Est-ce à cette médication, est-ce au pansement par occlusion qu'il faut faire honneur du résultat obtenu? je l'ignore. Mais ce qu'il y a de certain, c'est que je n'ai pas perdu un seul malade par infection purulente à la suite d'opérations faites pendant un semestre à l'hôpital Saint-Antoine, dans les cas dont voici l'énumération.

(Bien ne ressemble moins à une statistique que la simple liste que je donne ici comme un index écourté, uniquement relatif à la question de rinfection purulente. Je ne fais figurer dans cette liste ni les opérations de hernie étranglée, qui ne sont presque jamais suivies d'infection puni-

ENTRAINEMENT PRÉWÉRATOIRE. 25

lente, ni une multitude d'opérations telles que les cataractes, fistules lacrymales, ablation de petits kystes, phimosis, opération d'onyxis, etc., etc.)

Gérard (Marguerite), 58 ans. Cancer du sein ; amputation.

François (Jean-Baptiste), 15 ans. Excision débrides palmaires occupant une grande partie de la paume de la main, tout le quatrième doigt et le pouce.

Louvel (Pierre)^ 38 ans. Ablation d'un kyste yolumineux, encéphaloïde ou fibro-plastique, à la partie antérieure de la poitrine.

Henri (Pierre-Benoit), 59 ans. Cancer au grand angle de Toeil; ablation.

Rate (Alphonse), 21 ans. Tumeur cancéreuse du volume du poing, à la région du tendon d*Achiile. Ablation.

Yandeler, 61 ans. Cancer de la joue et de la paupière inférieure; ablation suivie d'autoplastie.

Dijon (Charles), 51 ans. Amputation scapulo-humérale.

Degay, 59 ans. Vaste phlegmon diffus du crâne avec dénudation, traité par de larges et nombreuses incisions.

Aubin, 16 ans. Ostéo^myélite purulente ; amputation dans Tépaule.

Sénécat (Joséphine), 62 ans. Cancer du sein et des ganglions axillaires; amputation.

Nicolas (Françoise), 21 ans. Amputation de cuisse ; tumeur blanche du genou.

Pacbon (Jeannette), 34 ans. Extirpation d'un kyste volumineux du sein.

Tasserie (Jean-Baptiste), 34 ans. Ablation d'un cancer de la région parotidienne, déjà opéré deux fois ; autoplastie.

Laval (Désiré), 40 ans. Épulis de nature présumée cancéreuse ; ablation.

Chentin (Marianne), 59 ans. Tumeur du sein ; ablation.

Kuhn (Thérèse), 20 ans. Énorme kyste de la région lombaire ; injection iodée. Suppuration; ouverture d'un vaste foyer; accidents généraux.

Menigan, 70 ans. Fracture compliquée ; amputation du bras, près de Tépaule.

Delesque, 56 ans. Lipome poplité ; extirpation.

Vienne (Pierre), 67 ans. Énorme cancer de la parotide ; ablation complète de la glande et de la tumeur.

Decorbis (Antoine), 44 ans. Tumeur blanche du genou ; amputation de la cuisse.

Ménand (Eugénie), 52 ans. Tumeur, présumée cancéreuse, à la jambe, avec ablation d'une partie du tendon d* Achille, et de deux autres tumeurs à la jambe.

Fouchereau (Catherine), 49 ans. Extirpation d*un corps fibreux de Tutérus.

M. Bourgnon, 40 ans. Cancer du sein et des ganglions de l'aisselle; amputalion du sein; extirpation des ganglions.

M. Prévost (Marie), 59 ans. Cancer du voile du palais et du pharynx.

Blondel (Colette), 48 ans. Cancer du sein; amputation.

Ducas (Pierre), 59 ans. Cancer de la lèvre inférieure. Récidive huit ans après une ablation faite par M. Roux; extirpation. Autoplastie.

Vatter (Louise), 28 ans. Fistule à Tanus.

Baitlen (Bernardine), 51 ans. Fistule à Tanus, et extirpation de tumeurs hémorrboïdales.

Noret (Louis), 26 ans. Ligature de l'artère brachiale.

Ménigan. Ligature de l'artère axillaire.

M. Mocret, 78 ans. Amputation de jambe. Gangrène sénile. Lejeune (Jean). Amputation de jambe.

Sur ces 32 malades, j'en ai perdu 5 : deux amputations de jambe, une avec gangrène sénile, Tautre avec emphysème traumatique; une amputation du sein ; le cancer de la parotide ; le cancer du voile du palais.

Je n'examine pas en ce moment si cette mortalité est grande on petite comparativement à la gravité des opérations ; mais je trouve assez extraordinaire que, sur une série de 32 opérations successives et non choisies, pas un seul malade n'ait succombé à l'infection purulente. C'est un ré- > sultat que je soumets à la méditation des praticiens.

Emploi des substances propres à combattre la trop grande fluidité du sang. — J'ai souvent employé, dans le but de diminuer la trop grande fluidité du sang, divers agents qui, comme le fer, le quinquina, la bonne alimentation, sont généralement considérés comme étant propres à modifier dans un sens favorable l'état général du fluide sanguin. Mais l'agent qui m'a paru être le plus utile aux divers points de vue auxquels il convient de se placer à la veille d'une grande opération, c'est l'extrait de ratanhîa que je fais prendre sous forme de pilules de 15 centigrammes toutes les heures dans la journée ou dans les deux jours qui précèdent l'opération.

Bntratnemeiat préopératoire local. — EMPLOI DE LA SOLUTION DE ^(ITEiTE

d'argent. — Ceux qui, soit dans mon service clinique, soit dans divers écrits que j'ai publiés, ont bien voulu prendre garde à l'emploi très-fréquent que je fais de la solution de nitrate cTargent au sixième^ connaissent les motifs qui me font accorder une confiance si générale à l'emploi de cette solution. Je la considère comme ayant la propriété de diminuer la vascularisation sous-épidermique, aussi bien que celle des surfaces suppurantes, de rendre plus forte l'adhérence de l'épiderme au corps papillaire de la peau, et par cette double propriété de diminuer les chances d'érysipèle etd'angioleucite avec lesquelles on est tenu de compter, toutes les fois qu'on est en face d'une opération à faire. C'est pour cela que je regarde l'usage préalable de la solution argentique sur la surface tégumentaire des parties qui doivent être opérées comme constituant une préparation utile à la bienvenue des opérations.

EMPLOI DES BAOfS ALCOOLIQUES LOCAUX PLUSIEURS JOURS AVAIfT l'oPÉRATION . —

Plusieurs auteurs des temps passés ou quelques-uns de nos contemporains ont considéré les alcooliques comxne donnant aux tissus vivants des conditions préventives de la diffusion phlegmasique pendant la durée du traumatisme. C'est à ce mode d'action que peut être rapporté le conseil d'alcooliser localement les tissus que doit diviser l'instrument du chirurgien.

ACUPUNCTURE PROVOCATRICE DE LA SÉCRÉTION PLASTIQUE. *- DanS le but de

susciter une tendance à la sécrétion de la lymphe plastique, condition

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