‹ Traité clinique et pratique des opérations chirurgicales (volume 2)Chapitre 82 sur 141 · TITRE I. ^ EXTRACTION DI£S CORPS ÉTRANGERS · texte numérisé non relu

TITRE I. ^ EXTRACTION DI£S CORPS ÉTRANGERS

recte de la pointe de rinstmmeat. Mais il eat des sujets cbez lesquels cette sorte d'éducation de l'œil se fait trop difficilement ou trop lentement.

Dans un cas rendu très-embarrassant par Tindocilité du malade, nons avons eu recours avec un plein succès à l'emploi du chloroforme. On opère alors comme on le ferait sur l'œil d'un cadavre.

Ce moyen doit être conservé ; mais il constitue une préparation peut-être disproportionnée avec le faible degré de gravité de l'opération dont il s'agît, et d'ailleurs certains malades refusent de s'y prêter.

Nous avons donc adopté, comme méthode générale dans les cas de ce genre, le procédé que nous allons décrire. Mais résumons d'abord les indications ou plutôt les desiderata du manuel opératoire : 1"* opérer sur l'œil i*omplétement immobilisé; 2"* déterminer, quand cela est nécessaire, te degré d'évidence des objets au moyen des instruments grossissants.

i** indication, — Agir sur l'œil complètement immobile. La condition d'immobilité, sans être absolue, n'est pas de celles qu'on puisse négliger impunément pour l'exécution du manuel opératoire. On a proposé dans ce but plusieurs espèces d'ophthalmostats. L'ophtfaahnostat annulaire, qui est à la fois dilatateur des paupières et fixateur du globe de l'œil, nous parait devoir être préféré. Nous l'appliquons de la même manière que dans l'opération de la cataracte par abaissement ; nous avons aussi retiré les meilleurs offices du dilatateur de Snowden.

^indication. — Accroître artificiellement le degré d'évidence du corps étranger.

L'emploi d'une bonne loupe suffit à remplir cette indication.

Quoique la main gauche puisse subvenir à la fois à la tenue de Tophthalmostat et à celle de la loupe, nous avons coutume, une fois le dilatateur mis en place, d'en confier le manche à un aide, pendant que de la main gauche nous adaptons les distances de la. loupe aux besoins visuels de l'opérateur.

L'aiguille doit être choisie à tige très-fine et très-élastique, parce qu'elle est alors mieux disposée pour accomplir l'espèce de mouvement de bascule par lequel on déchatonne le corps étranger. Le fer de lance de l'aiguille est tantôt droit et tantôt recourbé, suivant l'exigence des cas.

B. — VOIES LACATHALES.

Les canules que l'on place à demeure dans le conduit lacrymo-nasal sont sujettes à des déplacements, des déformations ou des altérations qui aécessitcnt souvent leur extraction. Quelquefois elles se brisent ; d'autres fois elles se remplissent d'une sorte de mastic noirâtre semblable à du sulfure d'argent; dans certains cas on les trouve obstruées par des concrétions pierreuses ou sablonneuses, de la lymphe, du mucus concret, des replis

154 PART. 1. — ÛPÉRÂTIOMS COMMUNeS A TOUTES LES PARTIES.

membraneux, etc. li en résulte ditera aocÀlents qui rendent nëoeaiiiie rinterveation du chirurgien.

Pour retirer la canule, il sufiSt de retrouver rouverlure supérieure du ca* nal nasal et de saisir le corps étranger avec des pinces. Lorsque ce dernier instrument ne suffit pas, on peut recourir à remploi du mandrin à double crochet de Dupuytren, de l'hameçon de M. Gloquet ou du mandrin à double éperon. Avec Tun de ces instruments dont on place le bec dans la rainure du bourrelet ou bien au-dessous de Textrémilé inférieure de la canule on ramène aisément celle-ci à Textérieur en lui faisant suivre la route qu'elle avait déjà parcourue.

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