TITRE V. — CORPS ÉTRANGERS DANS LES FOSSES NASALES
Le moyen d'injection est une seringue en verre ; le liquide à injecter, du lait de nourrice extrait par les moyens connus, et notamment à l'aide de la petite pompe à ventouse.
L'enfant est couché horizontalement. Le médecin, placé à droite, fait pénétrer d'une ligne tout au plus l'extrémité de la canule dans la narine de l'enfant. De cette manière, on évite l'éternument. On pousse alors trèslentement le liquide, qui tombe goutte à goutte à travers les fosses nasales sur la paroi de l'œsophage et de là dans l'estomac. Aucun accident de toux ni d'éternument ne vient contrarier cette petite opération.
Le lait retiré du sein de la nourrice est reçu dans un vase chauffé à une température douce. M. Henriette en injecte de 3 à G onces par jour.
La seringue est constamment plongée dans l'eau froide, pour n'en être retirée qu'au moment de l'injection et passer alors dans un vase rempli d'eau chaude.
Les injections nasales sont appelées à rendre d'incontestables services chez le nouveau-né dans le cas d'occlusion de la bouche, d'adhérences de la langue, de division du voile du palais, de bec-de-lièvre, de trismus, etc.
Elles constituent encore un moyen d'administrer les préparations pharmaceutiques.
Elles peuvent encore être employées avec avantage dans tous les caj* où l'on a recours à la sonde œsophagienne.
La pratique médicale doit à M. Hervieux, médecin très-distingué des hôpitaux, l'indication d'un moyen propre à rendre de grands services dans l'administration des agents médicamenteux chez les enfants. Ce moyen consiste à coucher l'enfant horizontalement et à lui présenter les substances qu'il repousse. Dans cette attitude, toute résistance cesse sur-le-champ.
TITRE V