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racine dentaire, un noyau de cerise, etc., qui déterminent la formation d'un calcul. Nous n'avons pas trouvé dans le travail de notre collègue d'exemple de concrétions formées autour d'un séquestre osseux provenant de la fosse nasale elle-même.
Un mémoire de M. Maréchal fils, de Metz, intitulé Hémicrânie due i la présence d'une scolopendre dans les sinus frontaux, 4830, est relatif à* une femme qui conserva pendant une année un myriapode dans les sinus frontaux. Elle éprouvait des crises nerveuses terribles qui ne cessèrent que par la sortie spontanée de l'animal.
Un cas très-remarquable de larves de muscides développées au nombre d'une centaine environ dans le sinus maxillaire gauche a été rapporté dans les Archives de médecine, t. XXV, p. 106, 4831.
M. Legrand du Saulle a communiqué à l'Institut, le fait d'une jeune fille de 9 ans, dont les sinus frontaux renfermaient des larves d'insectes qui avaient déterminé une céphalalgie frontale des plus opiniâtres, accompagnée de convulsions. Ces vers paraissaient être des larves de mouche.
Nous devons à M. le docteur Goqucrel, chirurgien de la marine, un mémoire fort intéressant intitulé : Des larves de diptères développées dans les sinus frontaux et les fosses nasales de l'homme à Cayenne.
Ce mémoire contient cinq faits de cette nature observés à Cayenne par MM. les docteurs Saint- Pair et Chapuis.
Ces cinq observations présentent un tableau complet des phases diverses de cette terrible maladie.
Au début, fourmillements dans les fosses nasales, céphalalgie sus-orbitaire intense; bientôt gonflement œdémateux de la région nasale se prolongeant plus ou moins loin sur la face; épistaxis abondantes; douleur sus-orbitaire toujours plus vive ; issue d'un certain nombre de larves soit par l'orifice des fosses nasales, soit par des ulcérations qui se produisent sur le nez ; symptômes généraux indiquant une sécrétion inflammatoire des plus vives ; propagation de laj phlegmasie aux enveloppes cérébrales ou au cuir chevelu; et mort du sujet. Dans les cas les plus favorables, guérison avec perte de substance plus ou moins étendue et cicatrisation plus ou moins difforme de la région nasale.
Sur les 5 cas rapportés par M. Coquerel, il y a eu 4 décès. Les malades ont succombé après de cruelles souffrances. Chez l'un des sujets les injections, pratiquées dans les fosses nasales dès le début, contribuèrent à empêcher l'extension de la phlegmasie aux membranes cérébrales; chez les autres il n'a pu en être ainsi.
Le traitement chirurgical des corps étrangers introduits dans les fosses nasales ayant été déjà indiqué dans la première partie de cet ouvrage, nous n'étudierons ici que la thérapeutique des larves de diptères panenues dans ces cavités et particulièrement dans les sinus frontaux.
IK'S qu'on soupçonne la présence de larves dans ces sinus, il faut re-