‹ Traité clinique et pratique des opérations chirurgicalesChapitre 128 sur 236 · TITRE VI. — BEC-DE-LIÈVRE. 4SI · texte numérisé non relu

TITRE VI. — BEC-DE-LIÈVRE. 4SI

des bords du bec-de-lièvre, au moyen d'un bandage, ayant pour but, en refoulant les joues en avant, d'empêcher que la plaie ne fût tiraillée. Le meilleur de ces bandages consiste à placer sur les joues de petites compresses graduées, que Ton fixe au moyen d'une bande à deux chefs. Le plein de celle-ci étant fixé sur l'occiput, les chefs viennent s'entre-croiser sur la ligne médiane, l'un d'eux passant à travers une fente pratiquée sur le chef opposé. Ces bandages ont l'inconvénient de se déplacer, et de plus il faut reconnaître que dans les cas les plus difficiles, la suture entortillée est parfaitement suffisante pourvu qu'elle soit bien faite.

J'ai eu occasion d'opérer un bec-de-lièvre simple sur un enfant de 20 mois, qui me fut présenté à la consultation de l'hôpital, le to juillet 1851.

Le bec-de-lièvre occupait la moitié gauche de la lèvre supérieure. Il n'y avait pas déformation du nez.

La seconde incisive latérale qui répondait à la fente anormale élait modérément saillante.

Le 16 juillet l'opération fut pratiquée par le procédé ordinaire. Trois épingles furent appliquées.

48 juillet. — On enlève les épingles. Réunion complète.

Le 29 juillet, la guérison .était parfaite, et ne s'était pas un instant démentie.

2o Beo-de-lièvre double.

Deux cas peuvent se présenter :

Ou bien le tubercule médian est étroit et peu saillant, et alors il faut l'enlever en le comprenant dans l'angle de réunion des deux excisions qu'on pratique pour aviver le bec-de-lièvre ordinaire.

Ou bien ce tubercule est trop large pour qu'on puisse l'exciser sans inconvénient, et alors il vaut mieux en aviver les deux cotés. S'il atteint le niveau du bord des lèvres, toutes les épingles le traversent ; s'il ne descend pas jusque-là, il n'est fixé que par les épingles les plus élevées.

Quelques chirurgiens avaient donné le conseil de n'opérer que d'un seul côté, et d'attenlre la cicatrisation complète avant d'attaquer l'autre. Mais cette pratique n'a pas été adoptée. Rien'ne s'oppose, en effet, à ce que l'opération soit faite en une seule séance. Le malade s'aperçoit à peine que l'on pratique deux opérations au lieu d'une. L'i nflammation consécutive nVst pas plus grave qu'à la suite de l'opération du bec-de-lièvre simple.

3° Bec-de-lièvre compliqué.

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