‹ Traité clinique et pratique des opérations chirurgicalesChapitre 142 sur 236 · CORPS ÉTRANGERS DU* PHARYNX · texte numérisé non relu

CORPS ÉTRANGERS DU* PHARYNX

Lfes corps étrangers du pharynx offrent ceci à noter que leur présence dans un conduit où se trouve l'orifice supérieur des voies aériennes expose les malades à une suffocation foudroyante. Cette particularité les différencie de ceux de l'œsophage qui peuvent bien, eux aussi, causer la suffocation, mais qui agissent par un mécanisme très-différent et dont les effets sont beaucoup moins rapides, attendu que leur action sur les voies aériennes s'effectue par pression latérale et qu'ils ne sont pas susceptibles, ainsi que les corps étrangers du pharynx, de donner lieu à une obturation complète et immédiate.

C'est le plus habituellement un morceau de viande volumineux et à peine soumis à la mastication qui, ingurgité précipitamment soit par le fait de cette gloutonnerie assez fréquente chez certains apoplectiques, soit par toute autre cause, se trouve arrêté court au moment de son entrée dans l'œsophage et comprime l'orifice supérieur du larynx soit en abaissant et maintenant abaissée l'épiglotte elle-même, soit en comprimant directement l'orifice laryngé sans interposition de la soupape cartilagineuse.

Le moyen de traitement le seul efficace quand on arrive à temps auprès du malade, ce qui malheureusement n'a presque jamais lieu, consiste à introduire profondément le doigt indicateur dans le pharynx et à le recourber en crochet pour ramener au dehors le corps étranger. Toute temporisation étant mortelle, si quelque obstacle inattendu empêchait le succès iipmédiat des tentatives d'extraction, il faudrait pratiquer sur-lechamp la trachéotomie en se conformant aux règles que nous avons tracées pour le manuel de cette opération. (Voy. Leçons cliniques sur la trachéotomie. Paris, 1800.)

Nous avons plusieurs fois observé, tant à la Société anatomique qu'à la Société de chirurgie, des pièces anatomiques qui faisaient parfaitement comprendre comment ces corps à consistance molle jouaient le rôle d'une masse de mastic se moulant si exactement sur l'extrémité inférieure du pharynx que tout passage de l'air vers les voies respiratoires se trouve complètement empêché.

Procédé opératoire ponr enlever par écrasement linéaire lea polype*

pédlcnlé* dn pharyax.

Chez un malade de l'hôpital Lariboisière que j'ai opéré d'un fibrome pédicule de la partie droite du pharynx, j'ai trouvé un très-grand avantage à placer d'abord sur le pédicule de la tumeur une anse ouverte formée avec une bougie élastique.

Conduisant ensuite la chaîne de l'écraseur attacliéc par une de ses extrémités au bout supérieure l'anse représentée par la bougie, il m'a été possible de faire cheminer la chaîne métallique dans le sens circulaire, ce qui était nécessité pour le placement de cette chaîne.

SECTION VI

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