TITRE II». — TRAITEMENT DU GOITRE. S
trachéale est peu considérable, l'expérience seule pourrait démontrer quel diamètre doit avoir l'ouverture accidentelle pour que la voix soit complète* ment éteinte.
5* Si, à l'exemple de Dieffenbach, nous rejetons pour les plaies simples du cou et du tube aérien les sutures et les bandages qui favorisent les infiltrations purulentes, nous croyons qu'il faut recourir à des moyens contentifs énergiques, lorsque la plaie est assez profonde pour couper les ligaments qui unissent entre elles les diverses parties du squelette de cette région. Ce serait renoncer à tout espoir de guérison, que d'abandonner à elle-même une plaie sans cesse tiraillée par des muscles dont les points d'insertion ont acquis une mobilité inaccoutumée.
On doit dans ces cas agir directement sur les os et sur les cartilages, en comprenant dans les ligatures une assez grande épaisseur de tissus pour que toutes les parties molles aient chance de se cicatriser solidement avant que le fil ait coupé la portion de cartilage qu'il embrasse. Malheureusement mon expérience à ce sujet m'a appris que la section des cartilages par la ligature se fait très-rapidement. Peut-être, pour plus de solidité et pour empêcher le glissement des fragments, devrait- on, avant de nouer les fils, les fixer d'abord isolément sur chacune des parties à réunir.
Quand la plaie siège au niveau ou au dessus de la glotte, on ne pourra pratiquer cette opération qu'après avoir assuré l'entrée de l'air. Si la trachéotomie augmente les chances d'inflammation de l'arbre aérien en nécessitant une incision nouvelle et l'introduction d'une canule, nous la regardons néanmoins comme étant de première nécessite dans les cas de ce genre.
TITRE III