‹ Traité clinique et pratique des opérations chirurgicalesChapitre 154 sur 236 · TITHE V. — FISTULES DE LA TRACHÉE · texte numérisé non relu

TITHE V. — FISTULES DE LA TRACHÉE

tubes élastiques, et la valvule cutanée fut fendue sur la ligne médiane dans toute sa hauteur.

Le traitement par la dilatation a duré près de trois mois.

Il s'agit maintenant de savoir si le malade pourra supporter l'absence de la canule. Avant de tenter de nouvelles expériences dans ce but, j'ai dû présenter le malade pour faire constater l'état dans lequel il se trouve.

La canule peut être enlevée pendant quelques instants, sans qu'il y ait menace immédiate de suffocation, comme cela avait lieu auparavant. De plus, la formation des sons s'effectue avec assez de netteté et de force, pour que le malade puisse appeler très-distinctement la sœur ou l'infirmier d'un bout de la salle à l'autre.

6° Perte de la phonation. — A la suite des blessures du larynx, et particulièrement de celles qui peuvent détruire l'angle antérieur du cartilage thyroïde, l'atteinte portée à l'état des cordes vocales peut amener l'altération ou la suppression même de la voix. Nous croyons qu'en pareille circonstance il n'y aurait aucune ressource chirurgicale propre à faire cesser un pareil accident.

7° Fistules laryngées. — Elles succèdent généralement aux plaies par armes à feu, lorsque ces plaies se sont compliquées d'une perte de substance du tube laryngien. Le meilleur mode de traitement à leur opposer consiste dans l'anaplastie. En effet la suture directe, qui a été proposée dans les cas de ce genre, n'a aucune chance de succès, attendu que les cartilages se coupent très-facilement sous l'action de la suture, ce qui fait échouer l'opération.

8* Fistules œsophagiennes. — L'emploi de la sonde oesophagienne est le seul remède à opposer à ces fistules et le seul moyen d'en obtenir la guérison.

kTITRE V

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