TITRE H. — DE LA TÊNOTOMIE
erreur que de penser qu'ils ne coupent pas beaucoup d'artères de troisième et de quatrième ordre. Eh bien, nous le déclarons, nous avons vu quelquefois jaillir de la piqûre un sang vermeil et rutilant, non pas il est vrai par saccades, la forme de la plaie s'y oppose, mais un sang artériel sans aucun doute. Or, nous n'avons jamais observé d'anévrysme faux primitif, jamais d'épanchement sanguin considérable à la suite de ces blessures qui pour nous étaient artérielles.
À quoi tient cette immunité singulière des sections artérielles sous-cutanées? Cela tient-il à ce que les deux bouts du vaisseau coupé reprenant, presque aussitôt après la section, leur position première, il y aurait réinosculation des deux tronçons entre eux? Cela, quoique difficile à admettre, n'est pas absolument improbable. Ou bien chaque tronçon se ferme-t-il en se rétractant dans les chairs? la chose n'est pas impossible.
Une raison d'analogie, quoique l'analogie ne soit pas parfaite, se déduit de ce qui arrive à la suite de la saignée des veines, opération qui permet aux deux portions séparées par la plaie, de se réinosculer et de maintenir la circulation.