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TITRE IX. ~ RÉTENTION D'URINE

un stylet très-fin pour trouver la direction de l'urètre et le diviser au delà de l'obstacle. Une sonde est placée dans la vessie et on rapproche les bords de la plaie soit par la suture, soit par un pansement occlusif.

Ponction de la veule.

Elle peut se faire par l'hypogastre, par l'urètre, par le périnée et par le rectum.

1° Ponction hypogastrique. — L'opération s'exécute avec un trocart courbe sur la tige duquel existe une rainure profonde qui correspond par son extrémité pointue à un trou dont la canule est percée.

Le malade étant couché sur le bord droit de son lit, les jambes et les cuisses fléchies, lo chirurgien placé du côté droit applique la pointe de l'instrument sur la ligne blanche, à 2 centimètres environ au dessus du pubis, et le plonge hardiment dans la vessie, en suivant une direction oblique de haut en bas et d'avant en arrière. On retire alors le poinçon et l'urine s'écoule librement par la canule. On fixe celle-ci à l'aide d'un cordon passé autour du corps. La canule métallique peut être remplacée par une sonde en gomme élastique et mieux par un tube à drainage.

Sur un malade auquol j'avais dû pratiquer la ponction hypogastrique pour une rétention d'urine causée par un engorgement de la prostate, j'ai eu recours à ce que j'appelle le emthétérHme rétro-nrétrai pour rétablir le cours normal de l'urine. Voici l'observation»

Obs. — Rétention d'urine par engorgement de la prostate. — - Ponction hypogastrique. — Cathétérisme rètro-urétral. — Delacroix (Jean-Baptiste), 64 ans, cordonnier, est entré le 25 août 1844 à l'hôpital de la Charité.

Embonpoint ; bonne santé habituelle ; pas de maladies graves antérieures ; sept à huit blennorrhagies guéries par des injections.

Il y a cinq ans, il est pris de rétention d'urine et entre à l'hôpital; on le sonde un assez grand nombre de fois : il sort au bout de quelques semaines et est tranquille pendant trois ans à peu près.

11 y a deux ans, après s'être enivré, il se trouva de nouveau dans l'impossibilité d'uriner, et revint à la Charité d'où il sortit dans un état satisfaisant.

Enfin, le 24 août 1844, il éprouve les mêmes accidents et arrive à l'hôpital sans avoir uriné depuis douze heures. On essaie en vain de pratiquer le cathétérisme ; il faut recourir à la ponction de la vessie. Une sonde est placée dans l'ouverture ; le malade se trouve soulagé et il continue à rendre l'urine par la région hypogastrique. (Voir pour les détails de l'observation la Gazette des hôpitaux, numéro du 25 juillet 4844.)

Il arrive parfois dans les temps qui suivent la ponction hypogastrique, que, quand on veut renouveler la sonde qui est en permanence dans la vessie on éprouve d'assez grandes difficultés. En pareil cas, si la tentative se fait pendant que les téguments de l'abdomen sont dans le relâchement et abandonnés à eux-mêmes, on échoue, et ce malade nous en a offert un

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