VÉGÉTATIONS DE LA VULVE
Les végétations des grandes lèvres ne nous occuperont ici qu'au point de vue de leur mode d'extirpation. Cette question, que nous avons déjà eu l'occasion de traiter dans une autre partie de cet ouvrage, nous a très-particulièrement occupé, surtout quand l'affection se présente pendant 1* grossesse.
Nous avons obtenu un assez grand nombre de fois la preuve que le meilleur mode de traitement à employer, est la méthode de l'écrasement linéaire. Aussi n'hésitons-nous pas à conseiller ce mode de traitement comme étant supérieur à tous les autres, dans les cas les plus difficiles et à plus forte raison dans les cas simples.
Comme il y a lieu de penser que l'on n'a pas suffisamment pris garde à l'importance que peut acquérir dans certains cas, l'affection dont nous venons de parler, nous rappellerons ici une observation qui a été publiée in extenso dans nos Recherches sur le chloroforme (p. 16). Nous espérons qu'elle aura fait comprendre toute l'utilité qu'il y a à posséder dans la méthode de l'écrasement, un moyen sûr'de triompher du mal quand il prend des proportions aussi graves et aussi inquiétantes.
Comme conGrmation du fait déjà cité, fait que nous ne reproduirons point ici, parce qu'il a été déjà publié in extenso, nous mentionnerons brièvement l'une de nos observations.
Obs. — Végétations volumineuses chez une femme enceinte. — Ablation sans hémorrhagie par la méthode de l'écrasement linéaire. — Chapelle (Clémentine), 18 ans, blanchisseuse, est entrée le 11 septembre 1856 à l'hôpital Lariboisière, pour y être traitée de végétations vulvaires.
La malade est atteinte de cette affection depuis trois mois. 11 y avait un pareil laps de temps qu'elle entretenait des rapports avec le même individu, lorsqu'elle aperçut les premiers symptômes de sa maladie. Elle n'a jamais pu saisir sur cet homme, la moindre trace d'une affection vénérienne. Tout ce qu'elle peut dire, c'est qu'elle a eu un écoulement dont il lui est impossible de préciser l'origine parce qu'elle a toujours eu beaucoup de flueurs blanches. Toutefois elle déclare avoir eu un chancre induré près de la commissure postérieure des grandes lèvres, puis de petits boutons accompagnés d'un prurit très-intense à la marge de l'anus. — Enfin, après l'apparition des dernières règles qui ont eu lieu il y a trois mois, des végétations ont commencé à se développer à la marge de l'anus,