CHAPITRE 11. ~ DR LA TÉNOTOMIE EN PARTICULIER
pèces principales : varus, valgiig, éqnin et talus. — Nous allons passer en revue les tendons que l'on sectionne pour remédier par la ténotomie h res variétés de pied-bot,
!• Tendon d'Achille. — La section du tendon d'Achille a principalement pour but de combattre la difformité produite parle pied-équin. Elle est également applicable au pied-bot varus et au pied-équin compliqué de varus.
Cette opération a été pratiquée en 1782 parLorentz. en 1816 par Delpech, en 1831 par Stromeyer, en 1836 par M. Bouvier. — Depuis cette époque elle a été exécutée par un grand nombre de chirurgiens.
Voici en quoi consiste le manuel opératoire :
Le malade étant couché sur le côté correspondant au tendon qui doit être divisé, on fait à la peau, en avant de ce tendon et au niveau de la malléole externe, un pli que Ton ponctionne avec une lancette ou un bistouri ordinaire ; puis, glissant un ténotome à plat par cette petite ouverture, on le fait parvenir sous le tendon, entre celui-ci et les parties profondes. A ce moment on tourne le tranchant de l'instrument vers le tendon que l'on incise à l'aide d'un petit mouvement de scie.
Il est utile de faire remarquer que le ténotome doit être toujours conduit
par le côté malléolalre externe, Jamais parle côté Interne.
Pour le tendon du pied droit, le malade étant couché en pronation, l'opérateur se place à l'extrémité des pieds.
Pour le tendon du pied gauche, l'opérateur se place à la droite du sujet, croise la direction des jambes et fait pénétrer le ténotome parle côté externe du tendon.
lTn craquement suivi du sentiment d'une résistance vaincue et de l'écartement brusque des deux bouts du tendon, fait reconnaître que l'opération a réussi. On retire le ténotome à plat en lui faisant parcourir le trajet qu'il a déjà suivi.
L'opération faite, on redresse la pointe du pied et on fixe celui-ci à angle droit sur la jambe.
Parmi les nombreux procédés qui ont été proposés pour la section des tendons au dessous de la peau, il en est deux qui se partagent d'une manière presque égale le suffrage des praticiens. Dans l'un comme dans l'autre on éloigne toujours autant que possible le point où se fait la petite plaie destinée à l'introduction du ténotome. du lieu où se trouve le tendon qui doit l'trecoupé. — Plus le trajet sous-cutané aura d'étendue, mieux on sera sauvegardé contre les chances d'une inflammation suppurative capable de se propager jusqu'à la gaîne du tendon. Il n'y a donc de limites à cette égard que celles qui sont imposées par la configuration des parties et par les exigences de la manœuvre opératoire. Or à part ce principe, auquel il doit rtre fait une large part, quel que soit la procédé qu'on choisisse, il y a dans la manière de diviser le tendon, d»»s différences dont le praticien doit tenir cnmpte.