DE MÉDIOCRE IMPORTANCE
De l'ongle incarné. — Parmi les ongles incarnés que l'on soumet à un traitement chirurgical il y a deux classes très-importantes à distinguer dans la pratique. Faute de cette distinction on commet deux erreurs presque également fâcheuses.
La première, c'est de croire à l'efficacité d'une foule de moyens de traitement qui ne doivent leur succès qu'au peu de ténacité de la maladie dans certains cas.
La seconde, c'est de croire que l'extirpation de l'ongle, sans autre précaution, puisse amener la cure radicale.
Voici notre distinction : 1° cas légers ; 2° cas rebelles.
Voici notre thérapeutique : 4° Dans les cas simples, emploi demi-quotidien de la solution argentique à 5 grammes pour 30 grammes;
2° Dans les cas rebelles, l'extirpation et la cautérisation immédiate.
La cautérisation employée seule est impuissante parce que la portion de la matrice de l'ongle qui est protégée par ce dernier, étant soustraite à l'action du caustique, il y a possibilité de récidive par le seul fait de la sécrétion unguéale nouvelle, due à cette portion de matrice qui n'a pas été atteinte.
La cure radicale et définitive exige donc : 4° l'avulsion qui doit dénuder complètement la matrice de l'ongle ; 2° la cautérisation qui doit la détruire: c'est le caustique de Vienne solidifié que nous appliquons à ce dernier usage.
J'ai renoncé à tous les modes d'avulsion'de l'ongle autres que celui-ci, qui est dû à M. Arlaud, chirurgien de la marine.
Une espèce d'onglet métallique mousse monté sur un manche assez fort semblable à celui d'un tourne-vis est glissé au dessous de l'ongle, le décolle, et en opère le renversement. Après quoi la cautérisation au caustique de Vienne est pratiquée, et l'on panse d'après la méthode de l'occlusion.
Exottose tous-unguéale. — L'exostose sous-unguéale s'implantant toujours, suivant la remarque de M. Debron, par une partie rétréeie sur le