SECT. IX. — OPÉR. SUR LA PEAU ET LE TISSU CELLULAIRE
Actuellement (26 mars 1851) l'enfant ne porte plus que des traces de sa tumeur, et le rachis offre encore un écartement correspondant au pédicule de celle-ci. Depuis l'opération, la santé de l'enfant est bonne ; les mouvements des membres inférieurs sont normaux. [Société de chirurgie, séance du 26 mars 1851.)
Écrasement linéaire. — Nous n'avons point encore appliqué l'écrasement linéaire au traitement de la poche formée par le spina-bifida. Il était réservé à l'un de nos confrères les plus distingués, M. Gigon, d'Angoulême, d'obtenir le premier succès dû à cette méthode dans le traitement du spinabifida. Ce fait est d'autant plus remarquable que le sujet était âgé de 44 ans et que malgré la mise à découvert des méninges rachidiéhnes par suite de l'écrasement du pédicule de la poche, la guérison n'en a pas moins eu lieu.
Nous n'avons qu'à féliciter notre confrère du brillant résultat qu'il à obtenu.
Si nous nous décidions à imiter son exemple, nous croirions devoir faire précéder l'application de l'écraseur par l'emploi d'une ligature ordinaire fortement serrée et qui resterait en place sur le pédicule pendant un espace de 6 à 8 heures. Ce ne serait qu'après ce délai susceptible d'amener, selon nous, un travail adhésif propre à oblitérer la communication méningienne, que nous appliquerions l'écraseur, dont l'action devrait être extrêmement lente afin de donner quelques garanties de plus de la fermeture du canal rachidien, ce qui, dans un pareil genre d'opération, nous paraît être le point capital.
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