TITRE I. — OREILLE EXTERNE
iàe Burgsteinfurt). Voyez le Manuel des maladies de l'oreille de M. Frank. (Erlangen, 1845, p. 49.)
Corps étrangers du conduit Auditif*
On en admet deux espèces : les corps étrangers de cause interne et les corps étrangers venus du dehors.
A. Corps étrangers de cause interne.
Dans cette catégorie nous rangeons le pus, le sang coagulé, le cérumen endurci.
!• Pus et sang coagulé. — Des injections d'eau tiède suffisent pour débarrasser le méat de la présence de ces corps.
£• Cérumen endurci. — On le délaye soit avec de l'eau tiède, soit avec de l'huile d'amandes douces, soit avec une eau savonneuse, puis on pratique des douches lancées avec force par l'injecteur atmosphérique. Dans •des cas où, par son séjour prolongé au fond du conduit, le cérumen avait acquis une très-grande consistance, nous avons réussi par ce dernier •moyen à expurger le méat de toute la matière qu'il pouvait contenir. Nous avons aussi employé avec avantage la petite curette du kystitome à cataxacte.
B. Corps étrangers venus du dehors.
i° Insectes. — Les douches lancées avec force par notre injecteur atmosphérique constituent un excellent moyen d'expulser les insectes du conduit auditif.
Si l'on ne réussissait pas par ce procédé, on pourrait avoir recours à l'introduction d'une tige fine terminée par une boulette de coton dans les filaments de laquelle on chercherait à entraîner l'insecte.
2° Corps mous. — On les extrait au moyen d'un petit crochet qu'on enfonce dans leur épaisseur; on les divise quand ils sont trop volumineux.
3° Corps durs. — Il importe d'en* constater d'abord la présence par l'examen du conduit, soit en tirant sur le pavillon de l'oreille de manière à redresser la courbe du méat, soit à l'aide du spéculum auris.
Le corps étranger reconnu, on l'enlève soit avec une aiguille à friser que Ton recourbe du côté de sa tète, soit avec une anse de fil d'archal, soit avec la curette articulée de Leroy, d'Étiolles.
Lorsqu'on se sert de pinces à pansement, il faut faire glisser l'un des mors sur la paroi supérieure du conduit et l'autre sur l'inférieure.
Les pinces de Fabrizzi qui sont courbes sur leurs bords peuvent être d'une grande utilité.
Quel que soit l'instrument dont on se serve, il faut autant que possible chercher à pousser le corps en haut ; car en le faisant glisser dans ce sens sur le plan oblique formé par la membrane du tympan, on le rapproche nécessairement de l'orifice externe du méat. (Voy. 1. 1. p. 454.)
Une autre précaution également importante consiste à introduire les instruments le long de la paroi inférieure du conduit de manière a laisser le plus d'espace possible pour le passage du corps étranger.
Polypes du conduit auditif.
Divers modes opératoires peuvent être employés pour leur destruction, l'excision, la ligature, la cautérisation et l'arrachement.
Excision. — Elle est d'autant plus applicable qu'on n'a pas à craindre pour le conduit auditif, comme pour les fosses nasales, la répullulation par les racines qu'on a pu laisser. Après avoir saisi le polype au moyen d'une érigne, on excise le pédicule d'un coup de ciseau aussi près que possible du point d'implantation.
Ligature. — Opération fort simple et qui consiste à porter avec les mors d'une pince un fil ciré double autour du pédicule du polype ; ce fil est engagé ensuite dans un scrrc-liœud et l'on augmente chaque jour la constriction jusqu'à la chute du polype.
Arrachement. — C'est le meilleur mode opératoire. Avec des pinces à polype on saisit la tumeur le plus près possible de sa racine ; puis on l'extrait en imprimant à l'instrument un mouvement de rotation sur son axe.
Cautérisation. — Moyen auxiliaire très-utile après l'excision, l'arrachement ou la ligature, mais insuffisant à lui seul pour la destruction de la tumeur.
TITRE II
OPÉRATIONS QUI SE PRATIQUENT SUR L'OREILLE MOYENNE. 1° Perforation de 1» membrane du tympan.
Deux procédés ont été principalement mis en usage, la ponction et l'excision.
Ponction. — À. Gooper employa le premier ce procédé en 1800, dans un cas d'oblitération de la trompe. — Il se servit d'un petit trocart courbe qu'il enfonça à la partie inféro-antéricure de la membrane du tympan au dessous du manche du marteau et traversa cette membrane a une profondeur de quelques millimètres seulement de manière à ne pas blesser la paroi opposée de la caisse.
Buchanau employa pour pratiquer la même opération un trocart quadrangulaire auquel il imprimait, après l'avoir introduit, des mouvements de rotation pour agrandir l'ouverture.
Excision. — C'est à Himly qu'il faut rapporter l'idée de ce procédé perfectionne plus tard par MM. Ueleau et Fabrizzi de Modène. L'opération