OREILLE EXTERNE
Plaies du paTlllon
Les bandelettes agglutinatives, la position et un bandage approprié suffisent dans bon nombre de cas pour aniener la cicatrisation de la plaie. Mais on ne saurait méconnaître que ces moyens ne soient parfois infidèles.
Lors donc que dans les plaies du pavillon la solution de continuité porte non-seulement sur la peau, mais sur les cartilages, c'est à la suture qu'il faut avoir recours. Une expérience mainte fois répétée a démontré qu'il n'y avait aucun inconvénient à comprendre dans les anses de fil toute F épaisseur du pavillon.
Autoplastie du p»t111oa de l'oreille.
Je repousse cette application de l'autoplastie et je me fonde sur plusieurs considérations que voici :
4* La difformité à laquelle il s'agit de remédier n'est point assez difficile & cacher pour qu'il y ait nécessité suffisante d'exposer le sujet à des chances opératoires qui ne sont pas sans gravité.
2* La constitution anatomique et la nature de la région à laquelle on pourrait emprunter le lambeau nécessaire pour cette opération ne se prêteraient que difficilement aux vues de l'opérateur et pourraient compromettre assez gravement l'état général du sujet.
3* L'opération ne fournirait pas un résultat aussi régulier que ceux qui ji. ti
sont obtenus dans d'autres cas d'autoplastie. On pourrait donc manquer complètement le but qu'on se propose d'atteindre.
Tnmean du lonule.
' Les tumeurs du lobule de l'oreille doivent être enlevées au moyen d'une incision en Y que Ton pratique dans les tissus sains, après quoi Ton réunit les bords de la plaie par quelques points de suture.
Atréale on rétrécissement du conduit auditif.
i° Le conduit auditif peut manquer complètement, auquel cas il faut, s'abstenir de toute opération. Toutefois, comme il est très-difficile de distinguer les cas où l'atrésie est simplement membraneuse, il importe de pratiquer sur le lieu présumé de l'orifice externe du conduit, soit une petite incision avec le bistouri, soit une ponction faite avec ménagement à l'aide du trocart explorateur.
2° L'atrésie peut n'être qu'apparente et dépendre de la présence d'une membrane placée de champ sur l'orifice externe du conduit. Si cette membrane est superficielle, on la détruit au moyen d'une incision cruciale dont on excise ensuite les lambeaux.
La membrane est-elle située profondément, le diagnostic est difficile et l'opération périlleuse. Le degré de profondeur auquel siège la membrane éclairera sur sa nature bien plus sûrement que sa densité, sa sensibilité, toutes choses qu'on a signalées comme devant servir d'indices au chirurgien.
L'existence de la membrane une fois reconnue, on en pratiquerait perforation au moyen d'un trocart, et l'on remplacera la canule par des bougies qui seront renouvelées chaque jour et dont on augmentera le volume à mesure que la dilatation aura lieu.
3° Le conduit auditif est simplement rétréci. — La dilatation est indiquée ; elle peut être pratiquée de diverses manières : ou bien oq aura recours à l'éponge préparée, ou bien à des bougies de cire ou de gomme préférablement aux bougies métalliques.
Je pratique la dilatation du méat au moyen de pinceaux de coton imprégnés de la solution de nitrate d'argent a 5 grammes et auxquels j'imprime un mouvement de rotation.
Exploration du conduit auditif externe.
Le meilleur mode d'exploration de l'oreille consiste dans l'emploi d'un miroir percé d'un trou à son centre, miroir avec lequel on projette la lumière du soleil ou une belle lumière du jour dans le conduit auditif, tandis qu'on examine les parties à travers le trou central. Cette méthode d'exploration a été recommandée pour la première fois par M. Hoffmann