‹ Traité clinique et pratique des opérations chirurgicalesChapitre 87 sur 236 · TITRE V. — MALADIES DES MUSCLES DE L'ŒIL · texte numérisé non relu

TITRE V. — MALADIES DES MUSCLES DE L'ŒIL

7Ç Le muscle grand oblique reçoit le nerf de la quatrième paire. C'est dans le point où le quart postérieur du muscle s'unit aux trois quarts antérieurs que pénètre le nerf. Le nerf pénètre dans le muscle par sa face profonde. L'angle d'incidence est aigu du côté de l'extrémité centrale du muscle. On voit en résumé :

i° Que chaque muscle de l'orbite ne reçoit qu'un seul filet, mais que ce filet y entre en s* épanouissant ;

2° Qu'aucun des muscles ne reçoit de nerfs au delà du milieu de sa longueur ;

.'3° Que tous les muscles reçoivent leurs filets nerveux par leur surface ou leurs bords les plus rapprochés du centre de l'orbite, c'est-à-dire par leur face profonde ;

A0 Que l'angle d'immersion est, en général, aigu du côté qui regarde l'extrémité centrale ou fixe du muscle.

Procédés opératoires contre le strabisme. — On peut classer les procédés sous deux chefs principaux : la méthode par section directe et la méthode sous-conjonctivale.

1° Métho dep ar section directe.

Procédé de Strohmeyer et de Dieffenbach. — Le malade est assis sur une chaise, la tête maintenue par un aide qui en même temps relève la paupière supérieure avec l'élévateur, tandis qu'un autre aide abaisse la paupière inférieure.

L'œil sain étant fermé, le chirurgien engage le malade à regarder en dehors s'il s'agit d'un strabisme interne, en dedans si l'on a affaire à un strabisme externe, de manière à donner toute la tension possible au muscle rétracté. Saisissant ensuite la conjonctive à peu de distance de l'angle de l'œil avec une érigne qu'il confie à un aide, puis tendant lui-même celte membrane en sens inverse avec une sonde érigne qu'il y implante près de la cornée, il fait ainsi un pli transversal à la conjonctive et au fasciasousjacent. Ce pli est incisé par un coup de ciseaux, ce qui permet d'apercevoir au fond de la plaie le tendon du muscle à son insertion sur la sclérotique et de passer au dessous de lui un crochet mousse qui devient le guide des ciseaux avec lesquels on divise le tendon soulevé.

Si l'œil ne se redresse pas aussitôt, l'opérateur devra introduire de nouveau le crochet dans la plaie et rechercher les fibrilles musculaires ou aponévrotiques qui peuvent encore brider l'œil, puis il en opérera la section.

Procédé de M. Philips. — Ce chirurgien introduit le crochet mousse sous le muscle en contournant son bord supérieur au lieu de faire cette manœuvre par le bord inférieur. Il a fait fabriquer des ciseaux porte-épongo avec lesquels on a la facilité d'éponger soi-même la plaie pendant Topération.

Procédé (TAmvssat. — Un pli vertical étant fait à la conjonctive par deux pinces qui la saisissent un peu au dessous du muscle, Amussat divise ce pli

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