‹ Traité clinique et pratique des opérations chirurgicalesChapitre 96 sur 236 · CHAPITRE III. — AFFECTIONS DE L'APPAREIL CRISTALL1NIEN · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. — AFFECTIONS DE L'APPAREIL CRISTALL1NIEN

plus, 4° que la pupille normale persiste, 2° que l'iris soit libre d'adhérences en avant ou en arrière pour qu'il puisse faire hernie à travers une ouverture artificielle de la cornée. — Malgré toutes ces conditions, il peut arriver que l'iris s'engage trop ou pas assez entre les lèvres de la plaie cornéalc. Il en résulte, daris le premier cas, un effacement complet de l'ouverture pupillaire dont les bords tiraillés se rapprochent comme ceux d'une boutonnière ; dans le second cas, un déplacement très-défavorable à l'exercice de la vision. — En somme donc cette méthode donne rarement des résultats satisfaisants, et l'excision nous paraît de beaucoup préférable.

Procédé d'Adams. — Incision à la circonférence de la cornée ; compression du globe de l'œil de manière à faire saillir entre les lèvres de la plaie une portion de l'iris ; puis traction au dehors de la membrane herniée que Ton fixe dans la plaie cornéale.

Procédé de Himly, — Au lieu de comprimer le globe de l'œil, on saisit à l'aide d'un petit crochet le bord pupillaire sur un point de sa circonférence et on l'attire au dehors entre les lèvres de la plaie.

Procédé de M. Guépin. — La circonférence inférieure de la cornée est le lieu d'élection pour l'ouverture à pratiquer sur cette membrane. Si l'on est obligé d'inciser la cornée sur un autre point de sa circonférence, on excise avec un couteau ou des ciseaux une portion de lambeau de la cornée, afin de produire plus sûrement la hernie de l'iris. Les jours suivants on touche la partie herniée avec le nitrate d'argent, de manière à favoriser l'établissement d'adhérences solides entre elle et la cornée.

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