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Pubien antérieur. — 6. Membrane obturatrice

ARTHULATIORS DU BASSIN. U

fibres confondues en arrière avec celles de Yinter-pttbien. liCS faisceaux partent des épines du pubis et se portent obliquement, et en se croisant réciproquement, sur la face antérieure du pubis opposé ; les fibes du côté gauche passent au-devant de celles du côté droit. 5* Ufment pubien postérieur. Il se confond en haut et en bas avec Yinter-

fnHe». U est extrêmement mince et semble n'être qu'une partie du périoste

delà bce postérieure du pubis ; il recouvre la saillie souvent très-notable que fonnent ces os en arrière au niveau de leur articulation'. La grossesse rend piffois apparente la disposition de ses fibres, qui se dirigent obliquement de baulen bssde Yun des pubis à l'autre.

L'ankjlose des pubis a été observée plusieurs fois, et Velpeau *, malgré Topinion de Hunter, la considère en quelque sorte comme un phénomène naturel. L'épaisseur de la symphyse est de 1 5 millimètres.

iypfcj^u mwÊmwo Mla^ae. — Elle est constituée par l'union de l'os coxal et dnsacrum. Comme dans celle que nous venons de décrire, il y a une partie où le rontact est direct entre les deux os, et une autre où il n'existe qu'un rapport <ie contiguïté. Ici le contact intime a lieu en avant et sur la surface auricuhire. Toute la partie rugueuse et inégale comprise entre ce point et le bord postérieur de l'os coxal, et l'espace correspondant du sacrum sont unis par dcslaisceaux fibreux.

Les surfaces en contact sont encroûtées de cartilages, plus épais sur le sicmm que sur l'os coxal ; ils semblent intimement unis hors l'état de gestation. Mais pendant la grossesse les éléments constituants deviennent plus apparents, et ordinairement on peut voir une synoviale interposée aux surfaces articulaires. Les surfaces articulaires sont sinueuses, alternativement concaves H convexes. Leur double obliquité est très-prononcée ; elles regardent en même temps d'une part vers le sommet du sacrum et d'autre part vers $a face postérieure et supérieure.

Le sacrum enclavé comme un coin entre les coxaux est parfaitement disposé pour offrir une résistance efficace au poids du corps qui le presse de haut en bas, et dont il distribue la charge latéralement aux coxaux et inférieuremeat aux fémurs.

Les ligaments qui concourent à former cette articulation sont au nombre de sept:

i* Ligament xacro*Uiaque antérieur. Constitué par une couche mince de libres étendues transversalement entre le sacrum et l'os coxal (fig. 7), il refovTrerarticuJation en avant et semble dû à un simple épaississement du périoste.

'i^ làgsimeni sacrthiliaque supérieur (fig. 8). Il est très-épais et se dirige transversalement de la base du sacrum à la partie attenante de l'os coxal et ^ confond avec le précédent.

0* Ligament mcro-iliaque inférieur. Indiqué simplement par Cruveîlhier qui ne précise passes insertions.

^* Ligament sacro-iliaque postérieur. Faisceaux puissants de fibres irrëgu- Hérr»$ qiii sont situés en arriére de la surface auriculaire et constituent l'union tnédiateque nous avons signalée plus haut. Ces faisceaux très-résistants, qui

Ki^. 8. — LiGAMrcT» i*KLriE?is po»T£KiEORi. — 1. Grand ligameiil sacnHscialiqup. — 2. Petit ligament sacro-scialiqiip. - 5. Ligament saci'o-iliaque postérieur. — 4. Ligament sacro-iliaque supi'M'ipur.

rorment le ligament inter-osseux, sont séparés par des pelotons de graisse. Les uns sont transversaux, les autres descendent un peu obliquement de l'os coxal au sacrum, et s'entre-croisent dans ce trajet. A leur point d'insertion ils adhérent si intimement au périoste, qu'on arracherait plutôt cette membrane

que de les rompre. Cruveilhier décrit spécialement un de ces faisceaux sous le nom de ligament sacro-iliaque vertical postérieur; il est composé de phisieurs parties superposées dont la plus superficielle est la plus longue. Il s'étend de la région iliaque postérieure et supérieure, jusqu'aux tubercules représentant les apophyses transverses de la troisième et de la quatrième vertèbre sacrée.

5^ Ligament ilio - lombaire (fig. 7). Il est constitué par un faisceau triangulaire épais trèsrésistant; il s attache d'une part à l'apophyse transversale de l.i cinquième vertèbre lombaire et d'autre part au renflement que présente la crête iliaque au-devant de l'épine postérieure et supérieure.

6" Grand Ugament-sacro-sciatique. 11 naît de la lèvre interne de la tubérosité ischiàtique, qui présente un crête pour cette insertion, et de la branche ascendante de l'ischion ; aussitôt il devient étroit et très-épais, se dirige de bas en haut et de dehors en dedans, puis s'élargit considérablement et s'insère au bord du coxal du sacrum et de la crête iliaque jusqu'à l'épine postérieure et supérieure de cet os. Il recouvre le petit ligament sacra-sciatique auquel il adhère à son insertion coccygienne. Ses fibres s'entre-croisent en X au niveau de sa partie la plus étroite. Plusieurs de ces faisceaux qui sont internes à leur insertion sciatique deviennent externes en arrivant au coccyx, et réciproquement.

7"* Le petit ligament sacro-sciatique est situé au-devant du précédent; il est très-mince et najt du sommet de l'épine sciatique, se porte horizontalement en dedans et en arrière, se place en s'élargissant au-devant du grand ligament sacro-sciatique auquel il s'unit intimement et se flxe par une insertion distincte h la partie inférieure du bord externe du sacrum et du coccyx.

Hjma^jmc — cro-coccygiCTine. — Elle est formée par le sommet du sacrum, qui offre une surface ovalaire plus élevée au milieu que sur les côtés, et par la base du coccyx, qui présente également une surface ovalaire à grand diamètre transversal et déprimée à son centre. Ces deux surfaces sont encroûtées d'un cartilage analogue aux disques inter-vertébraux, mince au centre et plus épais à la circonférence.

Chez la femme adulte il existe une synoviale qui, d'après Lenoir*, se dêve-

• ARTICULATIONS PD BASSIN, 1i

loppe sous l 'inflaence des moiiTements que ces deux os exécutent Fun sur Tautre. Cette articulation est complétée par les ligaments suivants : 1<* le KjfamenttiUTiheûcaigien antérieur y parfois divisé en deux faisceaux latéraux. Ses fibres descendent parallèlement de la face antérieure du sacrum à la face correspondante du coccyx ; 8** le ligament coccygien postérieur , plus épais que Je précédent, triangulaire, aplati; il est composé de plusieurs couches; les pins superficielles vont jusqu'au sommet du coccyx, et les plus profondes ne vont que jusqu'à la première pièce de cet os ; il s insère en haut au bord inférieur du canal sacré, qu'il complète en arrière, et en bas à la face postérieure do coeeyx. Une bandelette fibreuse est étendue entre les cornes du sacnun et du coccyx; une autre, plus forte, unit la face latérale du sacrum à celle du coccyx (Cruveilhier).

àxûmimÉimmm itw gcMygiciMnjB. — Elles se ressemblent toutes par la >tmctâre. Elles présentent des surfaces irrégulières, encroûtées de cartilages, revêtues de synoviales et se correspondant exactement. Elles sont maintenues par des ligaments périphériques assez lâches, formés par les plans fibreux qui entourent le coccyx. Les diverses pièces osseuses qui constituent le coccyx ne «ont pas toujours toutes mobiles les unes sur les autres; il existe souvent une soudure de la première avec le sacnim; parfois il n'y a de mobile que la première sur la seconde. Dans tous les cas, cette dernière articulation se soude beaucoup plus tardivement que les autres et jouit d'une assez grande roolntité qui explique la possibilité d'une luxation, comme la soudure de tontes les pièces rend possible une fracture pendant le travail de l'accouchement.

■cMhnuw oMwmtriee (fig. 7). —Elle ne joueaucun rôle comme moyen de contention des parties osseuses, et, ainsi que le pense Cru veil hier, il est probable qiie le trou si large qu'elle ferme n'a pas d'autre but que de rendre le bassin pins léger sans nuire à sa solidité. Cependant elle a une destination très-secondaire, il est vrai, mais dont il faut tenir compte pendant le travail de la partarition. La compression que subissent les parties molles maternelles est moins énergique lorsqu'elles reposent sur un plan membraneux que lors qn*elles rencontrent les résistances du tissu osseux. La membrane obturatrice concourt donc avec les ligaments sacro-sciatiques à diminuer la compression que subissent les parties maternelle^ lorsque la tête du fœtus descend dans Feicavation. Elle est constituée par des faisceaux fibreux aponévroliques entrecroisés dans tous les sens, mais dont la direction principale, cependant, se rapproche de l'horizontale. Elle s'insère dans sa demi-circonférence externe au pourtour du trou sous-pubien et dans sa demi-circonférence intieme à la face postérieure de la branche ascendante de Tischion. Dans sa partie supérieure, elle est échancrée et convertit en canal une gouttière qui donne pas-

^ aux vaisseaux et nerfs sous-pubiens.

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