ARTICULATIOI» DE BAS8IK
ramidale, c*est Tépine ischiatique ; au-dessous encore, une gouttière où glisse le tendon du muscle obturateur interne, appelée petite échancrure sciatique. Enfin, ce bord se termine inférieurement en se confondant avec la tubérosité isdùatiqae. La plupart des parties que nous venons de décrire donnent attache à des muscles ou à des ligaments.
ARTICVLATIOIVS DU BASSIN
Les diverses pièces osseuses du bassin sont unies entre elles au moyen de suHaces articulaires ou symphyses , et cette union est assurée par un appareil ligamenteux extrêmement puissant. Au premier abord, et en examinant l'étendue des symphyses, la solidité des ligaments, on pourrait croire que la nature a condamné à une immobilité absolue les diverses pièces qui constituent la cavité pelvienne et que Tétude des articulations ne (Nrésente aucun intérêt au point de vue de l'accouchement. Cette opinion serait erronée, et nous verrons plus tard que, sous Tiniluence de la gestatioo,le8 os pelviens acquièrent une mobilité obscure et qu'il se fait dans lés articulations du bassin des modifications qui méritent d'être notées. Cependant il ne faudrait pas exagérer l'importance de ces modifications et croire que le ramollissement des symphyses et leur écartement jouent un rôle important dans l'accouchement naturel. Nous dirons plus loin ce qu'il faut penser des diverses hypothèses qui ont été émises sur ce sujet. Chez l'homme, les articulations du bassin sont considérées conune des amphiarthroses ; mais chez la femme, surtout en état de gestation, le développement plus prononcé des synoviales et les changements anatomiques dont les autres éléments sont le siège permettent de les ranger dans les arthrodies. Je leur conserverai cependant le nom de symphyses, consacré par l'habitude.
Les symphyses pelvieimes sont au nombre de quatre : l"" la symphyse des jmbU; 2^ les deux sacro-iliaqtLes; S"" la sacro-coccygienne.
fjjfhjm des ffcii. — Cette articulation est constituée par l'union des pubis qui a lieu dans une étendue de trois centimètres environ. Mais nous devons faire remarquer que le contact n'a pas lieu * d'une manière immédiate sur toute l'épaisseur de l'os, qui se trouve sur ce point obliquement roupé d'arrière en avant et de dedans en dehors, de sorte que Tunion immédiate n'a lieu que dans la portion postérieure de la symphyse. Là, on voit une facette semi-plane, ellipsoïde dans le sens verlicâl et un\)eu rugueuse; c'est le point de contact continu. Plus en avant, on observe une surface ''';,1- ^'/.^.^r/^Zp; U: •traite et plus longue qui limite la facette articu- licaie, suivant répaiweur. —
,. * ..ifi. i.A 1- 1. Ligament pubien supérieur.
wire en avant et 1 entoure en haut et en bas; __j. ugamcm triangulaire. c est le point de contact contigu. L'obliquité du '..Point de contact contigu. -
^ , .,..*• '*o»nl <Je conUct continu.
pian fait qu'il existe en avant un mtervalle triangulaire dont la base, plus large en haut et en bas qu'à la partie moyenne, est tournée en avant et le sommet en arrière. Toutes ces parties sont encroûtées d'une couche épaisse de cartilage.
A^IATOMIi:.
Il existe des variétés trés-^ndes dans l'étendue respective des parties continués. Chez certains sujets, Tu nion immédiate n*a lieu que sur une bande très-limitée de la partie postérieure. Chez d'autres, au contraire, l'espace triangulaire signalé plus haut n'existe pas, et le contact immédiat a lieu dans toute retendue de la surface.
Les cartilages d'incrustation sont en quelque sorte confondus dans le point de contact immédiat, et remplissent l'intervalle des facettes. Cependant tout à fait en arriére, elles laissent entre elles un espace linéaire où elles ne sont que contiguês et revêtues par une synoviale. On observe ordinairement un bourrelet saillant à la face postérieure de la symphyse qui est constituée par le cartilage. Les surfaces obliques de la partie antérieure sont également tapissées de cartilage, mais ils ne comblent pas l'espace triangulaire décrit plus haut, qui se trouve rempli par le ligament inter-pubien,
La symphyse pubienne est entourée d'une enveloppe fibreuse continue dans toutes ses parties, mais qu'on a divisée en plusieurs faisceaux sous le nom de ligaments pour en faciliter la description. Ces faisceaux sont au nombre de cinq : 4" Ligament inter-pubien ; 2*» pubien stipérieur ; 5* pubien inférieur au triangulaire ; *•» pubien antérieur ; 5<» pubien postérieur,
l"" Ligament inter-pubien ou interosseux. Ce ligament est formé de faisceaux fibreux, trés-serrés dans la plus grande partie de leur étendue; il adhère intimement aux cartilages entre lesquels il est placé, et comble le vide de 3 à 4 millimètres qui existe en avant de la symphyse du pubis. Il est composé de fibres croisées en sautoir, disposées par plans parallèles, comme on en observe dans les disques intervertébraux. Ce ligan^nt est le plus important de ceux qui concourent à former cette articulation.
2*» Le ligament pubien supérieur ^ ^^m ^-1- ;r--- ^^ n'est autre chose que la partie la
plus élevée de celui que nous venons de décrire; il est très-épais et se continue également avec un cordon fibreux qui se trouve à la partie supé- Fig. 7. — LioAMKivTs DO BASMM. — 1. Ligament verte- rieure des OS pubis, dout il cache les
hral ant(^rieur. — ). Ilio-lombaire. — 3. Sacro- • t i-ii iliaque antérieur. — i. Grand sacro-scia tique, megalltes.
Z"" Le ligament sous-pubien ou triangulaire (fig. 6) dérive également de la partie inférieure de Yinlej^-pubien, Il est placé au sommet de l'arcade à laquelle il fait perdre sa forme aiguë, par la disposition triangulaire à base inférieure qu'il affecte. Cruvcilhier a trouvé à ses fibres une disposition croisée en sautoir. Il se continue en bas avec l'aponévrose moyenne du pôrinée.
4** Ligament pubien antérieur. Il est jconslilué par une mince couche d