‹ Traité complet d'accouchements (volume 2)Chapitre 120 sur 277 · SUITES DE COUCHES · texte numérisé non relu

SUITES DE COUCHES

•"«^ieowichM. — Les suites découches s'étendent de la délivrance à la suppres- ^ ^lochies, la limite apparente est le retour des règles chez les femmes qui n'al- ^m pas.— Parfois, après raccouchemenl, les premières heures sont aussi calmes que •^ï'êtal normal. — Plus souvent Fébranlemenl nerveux que la femme a souffert fait "î^re un accablement profond, une excitabilité excessive. — On observe d'abord un fris- «•otTintensilé variable, qui peut aller jusqu'au claquement de dents. —Il est unique

et de courte dorée, un état de moiteur lui succède et le pouls devient plus soup^K^ pl pi large. — - Lorsque Taccouchement aélé prolongé la femme éprouve un împémal^ de sommeil. — Ce sommeil contribue puissamment à ramener rapaisement de Ti ganisme. = L'émission des urines est douloureuse, à cause de la contusion du ça de Purèllire ou de la déchirure de la fourchette. — Leur excrétion n'a lieu qu'au b( de quelques heures ; — elle est gênée par le décubitus dorsal, et le peu d'action des mw abdominaux relâchés par la distension. — H peut même exister une paraljsie de vessie quia élé comprimée par la tête du fœtus. — Cette paralysie méconnue peutts naître des symptômes assez sérieux pour qu'on puisse croire à l'invasion d'une afîecl puerpérale qui n'existe pas. = La constipation qui persiste souvent plusinirs jo peut donner lieu à une erreur analogue. = La femme conserve une certaine inapp-jte jusqu'après la fièvre de lait. = La température organique peut dépasser de trois i grés le chiffre normal pendant les 9 premiers jours. = Le pouls qui dépasse nns 100 à l'état normal peut descendre, dans quelques cas, à 50 et même 44 ptilsalkm Ce phénomène, qui n'est pas très-fréquent, se manifeste exclusivement diez les km en bonne santé, et débute 24 ou 48 heures après l'accouchement. = ùiminttùs* volume de rutérus. = Après la délivrance le volume de l'utérus est variable, il âtt en général le niveau de l'ombilic. — Il forme une tumeur élastique, résislanlcinfi" le plus souvent à droite. — 11 diminue de volume par rétraction et parabsorjAi^ndi partie de ses fibres. — Celte diminution suit une marche progressive, mais partobir gïiliére. — Lente au début, elle est plus active à partir du cinquième jour, — et plus i pide chex les primipares que chez les pluripares. — La diminution du voto l'ulérus a une grande valeur au point de vue de l'appréciation de l'état de la feram^* elle ne s'opère que dans letat de santé. — Une hémorrhagie interne peut brusqu.fl« augmenter le- volume de l'utérus. = Le col utérin qui avait complètement dsp pendant le travail se reforme en partie après la délivrance et mesure environ Se* mètres. — L'orifice interne a seul repris sa contractilité. — Ses parois sont fUsqi» molles. -- Au troisième jour, la muqueuse forme des plis verticaux, et le col neiwil plus que 5 à 6 mill. — Au dixième jour, le doigt ne pénètre jusqu'à l'orifice iiM qu'avec une certaine difficulté. — 11 ne reprend tout à fait sa forme définitive gi» bout de six semaines ou deux mois. — Son orifice interne est transversal à bords irrf^ tiers. = Tranchées utérines. — La rétraction passe à l'état de contraction doulourtf lorsqu'un corps étranger, un caillot surexcite l'organe. Cette douleur prend le ^^ ' tranchée. — Lestranchées débutent presque aussitôt après la délivrance et seprdoofe ordinairement 24 ou 36 heures. — Elles reparaissent lorsque l'enfant prend k* -^ quand le mamelon est douloureux. — Elles sont intermittentes, et leur durée w \* plus longue que celle des douleurs de l'accouchement. — Chacune d'elles est oniii««< ment suivie de l'expulsion d'un caillot et d'un peu de sang. — Quand elles sa»i W quentes et intenses l'utérus reste douloureux dans leur intervalle. — Il peut v^* développer dans ce cas un mouvement fébrile. — Des douleurs nerveuses déternu»^ par les compressions du travail , peuvent coexister avec les tranchées dont f-J^ sont distinctes. = Résorption des éléments musculaires. — A partir du qnalri^nf ^ huitième jour après l'accouchement, une partie des fibres musculaires àe^f^inutiles sont résorbées. = Surface interne de l'utérus. — Au niveau du placenti. muqueuse utérine persiste et n'est pas caduque. — Cetta surface diminue nP**" ment et devient ovalaire. — Elle est rugueuse, mamelonnée, brunâtre et s<^ ^ mollit. — Ses orifices vasculaires sont bientôt oblitérés par des caillots fibrinettX(|Uir nètrent dans les sinus et contribuent à augmenter le relief de l'insertion placenta»^ " Les capillaires de la région contiennent presque tous des lejioocytes. — Le relief de i surface persiste encore après ies suites de couches. - Il est important dans U V^^

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ttir compte, après la délivrance, du relief de Finsertion placentaire, et de ne pas nfondre avec un débris du placenta adhérent à Tutérus. = Après raccouchement i' interne de rutérus est couverte d'une couche de sang coagulé. — Au-dessous de œuche se trouve un tissu mou qui s'écrase par la pression ou le raclage, c'est la ÛW muqueuse ei voie d'évolution. — On ne la rencontre pas sur la muqueuse du i n a subi aucune exfolialion. — La nouvelle muqueuse qui a commencé à se former le quatrième mois de la gestation entre la caduque et la paroi musculaire, est encore pbe après la délivrance. — Vers le neuvième jour la circulation y est déjà active, e iules épithélîales commencent à apparaître à sa surface, au vingt-cinquième elles mi une rangée superficielle et continue . — Les cils vibratiles n'apparaissent qu'après le lotième. — Les glandes de la muqueuse deviennent perceptibles au dix-huitième = La circulation de la muqueuse s'accroft progressivement, sa consistance suit loarche assez lente et ce n est que vers le soixantième jour qu'elle est complète. = '^- — Ou a donné ce nom aux produits excrétés par la vulve pendant les suites de les.Le sang qui s'écoule pendant les premières heures contient une assez forte prom de leucocytes, — La présence de ces leucocytes est insuffisante pourp'oire àla nce du pus. — Au bout de 24 heures les globules rouges n'entrent plus que pour ers dans les lochies ; le reste est constitué par les leucocytes, de l'èpithéiium, des ihtioQs moléculaires et des globules graisseuses, le tout suspendu dans wi fluide fliuqueux. — Après 2 jours, les hématies diminuent encore, les leucocytes aug- «nt et les lochies sont roussâtres. — Sauf des recrudescences hémorrhagiques, ces ents po^istent jusqu'à la fin et les lochies prennent une teinte jaune, puis deviennent WPS. — Le mucus du col est visqueux et un peu rougeâtre ou gris. — Cette coniion des lochies montre combien les dénominations qui leur ont été données sont ictes.— L'abondance de l'écoulement variable selon les sujets est en générai progresnent décroissante. — U diminue passagèrement pendant la fièvre de lait. = Leur e varie entre ringt et trente-cinq jours.— L'écoulement sanguin peut reparaître sous Mence d'une imprudence à une époque variable des suites de couche. — Les lochies «nt se suspendre temporairement sous Tinfluence d'une émotion, ou sans causes twables. — Ce phénomène n'a pas de gravité lorsque l'état général est bon.— L'or des lochies est spéciale, caractéristique et très-tenace. — Elles deviennent plus les encore lorsqu fl existe un corps étranger en décomposition dans l'utérus. = En ne temps que Futérus reprend son volume, les ovaires et les ligaments, larges et k. reviennent progressivement à leur situation antérieure. — Il en est de même des f^ organes de la génération qui ont subi une distension plus ou moins grande pen- ^i^ grossesse ou l'accouchement. = Fièvre de lait. — L'établissement de la lactation ^mpagne ordinairement d'une excitation générale à laquelle on a donné le nom de ^àe lait. — Le colostrum, sécrété pendant la grossesse, se transforme en lait parl^près la flèvre. — Les phénomènes qui la caractérisent débutent 48 heures après wuchement, et durent de 24 à 36 heures. —Si elle persiste davantage il faut recher- * s'û n existe pas une cause morbide. — Son intensité est variable selon les sujets.— "S forte chez les pluripares, et les femmes qui n'allaitent pas. — Moindre chez les pri- 'Ç*^ eVchez celles qui allaitent. — Aux phénomènes généraux qu'on observe dans la ^ ordinaire, se joignent le gonflement des seins et du tissu cellulaire de la région ^W« une diminution des lochies et une sécrétion plus abondante de lait. — Cette '^lon diminue et disparait au bout de huit ou quinze jours chez les femmes qui ne ^frissent pas.

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BIBLIOGRAPHIE

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