‹ Traité complet d'accouchements (volume 2)Chapitre 119 sur 277 · RS · texte numérisé non relu

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« relief de cette couche persiste jusqu'à ce que l'utérus ait repris son voie normal. Les caractères si tranchés que nous avons signalés s'effacent, si vrai, mais elle présente encore une étendue de deux centimètres et une lie de trois à cinq millimètres. Les caillots fibrineux sont vermiformes et )énètrent que de quelques milUmètres dans les sinus; la muqueuse régéèe ferme du côté de la cavité utérine les ouvertures de ces derniers. Les ^ de l'insertion placentaire ne s'effacent qu'au bout d'un temps fort long, liez les femmes qui succombent à la fièvre puerpérale peu de temps après couchement, celte région est noirâtre et plus ou moins ramollie et même igreiiée. Le relief qu'elle forme a pu être pris pour des débris du placenta lés adhérents et en voie de décomposition.

Lvant les recherches que nous venons de rapporter, les auteurs avaient is sur le mode de production du relief formé par l'insertion placentaire

• opinions inexactes. Desormaux l'attribuait à ce que les vaisseaux si nom- 'Q^ de cette région ne permettaient pas à son tissu de revenir rapidement

lui-même. Jacquemier pensait que cette surface criblée de trous était 'ins contractile que les autres parties qui subissent la rétraction normale et »il hernie au milieu d'elles.

^u point de vue de la pratique il est fort important de tenir compte de la position de cette région, car il se pourrait que la main introduite dans Tu- ^s, prit ce relief pour une portion du placenta adhérent ; et on conçoit les ^ordres qui résulteraient des tentatives faites pour l'arracher.

ASPECT DE LA FACE irSTERNE DE l'utÉROS APRÈS l'aCCOOCHEMENT. — La SUr-

* interne de l'utérus est couverte par une couche de sang coagulé qu'on lève au moyen du lavage. Le tissu sous-jacent est rougeâtre, inégal, déclii- '^^é, cl comme réticulé. On y voit des tractus filamenteux libres par une de ^^^ extrémités. 11 existe en outre des petites plaques jaunâtres ayant l'aspect ^Ussu de la caduque. En grattant la surface utérine on enlève une couche ^^i&se de 1 à 2 millimètres, plus notable vers le fond que sur la partie infé- ^^^e de l'organe. Elle est d'un gris rougeâtre, friable, s'écrasant sous le ^'B^' Eiaminée au microscope, celte couche présente une assez grande vas- "«Tîlè, son tissu amorphe n'est point encore analogue à celui des muqueu- ^^' '1 est dépourvu des glandules qu'on observe dans celle de l'utérus et il '^^islepasd'épètheliumàsa surface. C'est le tissu imparfait de la nouvelle muqueuse que nous étudierons tout à l'heure.

HOij ACCOUCHEMENT.

L*înserlioii du placenta, mamelonnée, anCraclueuse est recouverle par a couche de sang coagulé, qui s'enfonce dans les anfractuositès.

La cavité du col, à sa limite supérieure se termine par un bord déchiqne saillant, d'où se détachent de petits lambeaux de i à 7 millimètres, flottai dans la cavité du col. En grattant cette partie au moyen d'un scapel on ne lève pas une membrane analogue à celle que nous avons signalée dans corps, on ne rencontre sur ce point qu'un mucus filant, transparent et unf rougeâtre. La muqueuse du col ne fournit rien à la caduque, on compre donc qu'elle n'ait pas besoin de se régénérer puisqu'elle ne subît pas iei liation.

Évolution de la kodvelle mdquelse. — La couche pulpeuse que n^ avons signalée tout à l'heure à la face interne de l'utérus est la nouvelle n queuse remplaçant celle qui a fourni la caduque, de manière à ce que le ti« musculaire ne reste pas à nu après la délivrance. Ch. Robin fixe le délwl son apparition vers le quatrième mois de la gestation. Hais une obsenati de Dance qui l'a* vue au]quatre-vingt-dixiéme jour, prouve qu'elle peutexi^ plus tôt. Elle se développe entre la caduque et la paroi musc^ilaire l'utérus.

Les auteurs qui l'ont remarquée avant ou immédiatement après l'acrt) chôment ont méconnu sa nature, et Cruveilhier, dans son Anatomie palN gique, la considère comme une fausse membrane développée sur une surfa traumatique. Colin, qui, le premier, en a fait une étude complète a parfail ment observé les faits, seulement il en a donné une interprétation ineiad Il a bien reconnu sa nature muqueuse, mais il s'est trompé sur son origiii Bien que les travaux de Coste sur la caduque fussent déjà connus à celle îf que, il considère cette membrane comme un produit d'exsudation ; pvi lui la couche pultacée qu'on observe sur la surface utérine après la tiê! vrance, ne serait que l'ancienne muqueuse qui reprend progressivcmont m propriétés primitives. L'es recherches plus complètes de Ch. Robin oui n soin la question d'une manière définitive. En Angleterre son opinion a ti soutenue par Priestley contre Duncan, qui semble se rattacher à la llirt rie de Colin.

Au moment de raccouchcment, la nouvelle muqueuse est donc amsliluc par un tissu amorphe, mou, presque sans consistance, et d'un gris rougw^i parcouru par de très-fins vaisseaux. Vers le neuvième jour conmiencent à ap paraître des cellules éphtéliales, par groupes isolés de cinq ou six. Cend que vers le vingt-cinquième, ou môme plus tard quelles forment une ran;;^'' superficielle continue à la surface de la trame, alors elles sont polyédriqm^ elles ne deviennent prismatiques qu'après le quarantième jour, et ce n'est fp^ plus tardivement encore qu'elles sont munies de cils vibratils.

Vers le dix-huitième jour, commencent à apparaître dans la muqueuse, 1*^ glandes qui lui sont propres, mais elles sont remplies d'êpithélium nudénir' La consistance de la membrane n'a pus augmenté d'une manière Irès-nulal'l' elle peut encoïe être enlevée par le raclage. Sa trame est composée de n'T^ fusifonnes, généralement courts, entre-croisés dans toutes les directions. ('^èlémenls sont plongés dans une matière amorphe^ abondautei trfe-w*

PHÉNOMÈNES DES SUITES DE iX>UCU£S. 6U7

{>arscn]êe de nombreuses granulations graisseuses dont le volume varie m sujet à Taulre. Cette trame est parcourue par de nombreux capillaires utenanl, pour la plupart, beaucoup de leucocytes dans leur intérieur. 11 est ;ilt> de détacher des vaisseaux, qui passent dans le tissu contractile, les res musculaires qui forment une couche circulaire autour de ceux dont le anétre dépasse 0,04.

ku trentième jour, la consistance de la' muqueuse est encore faible, elle enlâe encore par le raclage, et ce n'est que vers le soixantième jour que w organisation est assez avancée pour qu'on ne puisse plus en séparer que milices lambeaux.

les capillaires qui l'animent augmentent progressivement de volume, et sa ak passe au gris blanchâtre, dont la nuance diffère du gris rougeâtre du m musculaire. La matière amorphe est parsemée de noyaux embryoplasaesct de corps fusiformes. Elle est en outre parsemée de granulations moulaires et de granulations graisseuses.

iOi^quc révolution de la nouvelle muqueuse est complète elle se confond )ituellement avec celle du col sans traces de séparation. Cependant Raci- A\ a noté que, dans plusieurs cas, il existe sur le point de réunion ' inégalités imitant eu quelque sorte une reprise faite dans une étoffe de le,

Uebiem. — On a donné le nom de lochies aux produits excrétés parla vulve idanl les suites de couches^ Ces produits sont fournis surtout par la surface tt>tTlion du placenta, qu'on a considéré comme une plaie. Cette idée est ez juste ; cependant il ne faudrait pas pousser la comparaison au delà de iaines limites et croire que le travail de réparation qui se manifeste sur c^ inl est identique, par sa marche et ses produits, à celui qu'on observe sur • Mii-faces traumatiques. Ce que nous avons exposé dans le chapitre précélit Miffîrait pour le faire pressentir. 11 est encore moins exact d'assimiler le ^'A\\ réparateur à une réunion par première intention ; te durée de Técoumenl sanguin, sa réapparition, la sécrétion dont l'utérus est le siège pendant ) temps assez long rendent une pareille opinion absolument inadmis- We.

li) sècrêiîon, qui accompagne la réparation de la muqueuse utérine, pré- 'Jle des conditions spéciales comme le tissu sur lequel elle se développe ûvNScde des caractères tout à fait particuliers.

Ce[»eîidant, si les éléments constituants des lochies ne permettent pas de ?s considérer comme un produit de suppuration résultant d'un traumatisme binaire, il n'en est pas moins vrai que la femme, dans l'état puerpéral, se rouve, au point de vue des dangers qu'elle peut courir, dans des conditions nalogues à celles d'une opérée.

1^' aspect des lochies aux diverses périodes des suites de couches leur a fait ''^"ucr des noms différents. On les a appelées sanguinolentes, séremes, puni- ''^itf^^ilaiteiises. La première de ces dénominations pourrait être seule con- ^^r^êe;les autres sont inexactes et doivent être oubliées. Nous verrons tout à njcurcque les lochies sont séro-muqueuses et non séreuses, qu'elles ne sont pas purulentes dans Tétat physiologique et encore moins laiteuses. Les dëno*

608 ACCOUCBEBIEm'.

iiiinalions de lodiies rottges ou blanches, qui appartiennent au langage to gaire, me semblent préférables ; elles sont mieuK comprises des gardes et d malades qu'on interroge. 11 vaut donc mieux les employer dans la pratiqu

Ch. Robin a étudié les éléments constituants des lochies, qui sont extrcro ment complexes. Le sang, qui s'écoule de trois à six. heures après ladt; vrance, contient une proportion assez importante de leucocytes et qui vai de 1 à 10 p. 100. Nous avons déjà noté plus hautla présence de ces èlèmei en quantité assez considérable dans les capillaires et dans le tissu de muqueuse utérine en voie de régénération. Ch. Robin n'a pu préciser sic leucocytes viennent exclusivement du sang ou si un certain nombre ne sont pas produits à la surface interne de l'utérus.

Pajot a signalé la présence du pus, comme phénomène, dans les prenik moments qui suivent l'accouchement. L'élément qui sert à caractériser le p est le leucocyte, qu'on appelle aussi globule du pus : mais la constatation d leucocytes est absolument insuflisante pour croire à la suppuration. On ai qu'ils se forment dans un grand nombre de circonstances sans qu'on paâ admettre un phénomène d'inflammation, et ils existent normalement à surface des muqueuses. Comme le dit Ch. Robin, les leucocytes donnent i pus sa couleur, mais non sa nature. Ce ne sont pas les leucocytes qui cod!( tuent essentiellement le pus, mais bien le sérum.

A la fin du premier jour, le liquide qui s'écoule par la vulve ne contia plus qu'un tiers de globules rouges ; les autres éléments sont fournis par k leucocytes isolés ou agglutinés en masses plus ou moins volumineuses, les cellules épithéliales du vagin en nombre variable. Le liquide séro-i queux, qui tient ces éléments en suspension, est visqueux, parsemé de çt\ hulations moléculaires grisâtres et d'un certain nombre de granulations ^Td seuses qu'on ne saurait attribuer aussi prématurément à l'altération <k fibres musculaires.

A partir du deu)^éme jour, les leucocytes augmentent et les globules rougi diminuent, les lochies prennent une teinte roussâtrequi passe au gris jaÉ natre à partir du quatrième jour. Cependant il n'est pas rare de voir reparadrq après la fièvre de lait, le sang presque aussi coloré qu'après la délivrance. B dehors de cette recrudescence hcmorrhagique, et jusqu'à la fin des suit^^<^« couches, les leucocytes sont l'élément prédominant des lochies, les granuif lions grises sont aussi extrêmement abondantes, tandis que les granubtiofli graisseuses diminuent.

La nouvelle muqueuse utérine est tapissée par une couche d'un fluide ^t^ queux contenant des granulations grises, des globules de graisse lK»s-nombreuses, des hématies, des leucocytes ; à partir du dixième jour, des cellolfl épithéliales, des corps fusiformcs, et des noyaux embryo-plastiques. Dans U cavité du col, le mucus est plus visqueux encore ; il est gris ou un peu roogeûtre.

La nature du liquide lochial ne change pas d'une manière sensible p^u dant les suites de couches, à partir du moment où le sang ne les colore pi». Les diH'érentes dénominations qui ont été données aux lochies sont donc inexactes.

PHÉ^OMÈSIES DES SUITES DE OÛUCIIES. 609

L'aboodance de Técoulement est variable aux difTérentes périodes des suites couches; on peut dire qu'il est progressivement décroissant, cependant avec dqoes recrudescences ou des arrêts passagers possibles. Immédiatement rês la délivrance, l'écoulement est lent et se fail en petite quantité ; après tsieurs heures, il devient assez actif. Pendant la fièvre de lait, il diminue ^suspend presque complètement, puis il subit une recrudescence momenlèe. Enfin il entre dans une période régulièrement décroissante dont la dut est fort variable. Il est impossible de préciser la quantité de lochies v perd une accouchée, son évaluation par le nombre de serviettes salies n'a l'fice Taieur insignifiante.

le n'ai pas remarqué, comme l'indique la tradition, que la durée ou Tinten- ' des lochies fût en rapport avec l'état habituel de la menstruation de touchée, ou avec le régime plus ou moins substantiel auquel elle a été sou- «pendant la grossesse. Sur ce point on observe les plus grandes variations. ibis la durée des lochies est de 40 jours, ce qui est assez rare. Il n'est pas jours facile de la préciser ; dans quelques cas, une leucorrhée abondante r succède, et il est assez difficile d'établir les limites réciproques des deux oomènes. Cazeaux* qui compare l'utérus à une éponge, prétend que parfois itle siège d*un engorgement humoral, et que les lochies se prolongent si ^aiie ne se rétracte pas fortement pour exprimer les liquides qu'il con- 1 dans son tissu. Il m'est impossible d'admettre une pareille tliéorie qui 4 plus de notre époque, et d'accepter comme sérieuse la comparaison re un organe aussi contractile et aussi activement vasculaire, que l'utérus, ne éponge dans lesquels les liquides restent stagnants, arfois l'écoulement lochial disparait au bout d'une huitaine de jours. VeL H* cite plusieurs faits dans lesquels il a complètement fait défaut. Ces obrations constituent de très-rares exceptions. Ordinairement les lochies ont : durée qui varie entre vingt et trente-cinq jours.

l arrive souvent qu'à une époque plus ou moins rapprochée de la fin des ^découches, l'écoulement sanguin reparait, il peut prendre les proporis d'une hémorrhagie assez persistante et revenant à plusieurs reprises, ecident peut tenir à un état morbide des organes générateurs ; nous éturons cette cause au chapitre de la pathologie. Ces pertes, qui affaiblissent ncoup les femmes, même lorsqu'elles sont peu abondantes n'ont pas Q jusqu'ici d'explication satisfaisante.

e les attribue à l'état de la circulation de la muqueuse utérine. Nous fis vu qu'aux époques menstruelles, l'hémorrhagie se produit, en outre de congestion ovarique, par un desquammation de l'èpithèlium utérin qui lêge et recouvre les capillaires ; ces vaisseaux sont alors réduits à leur tu* ue à noyau qui livre passage au sang. L'èpithèlium utérin n'est compléimi organisé qu'à une époque assez avancée des suites de couches, avant i,il ne forme pas l'enveloppe protectrice qui existe à l'état normal. On cont alors, que sous l'influence d'une imprudence, quand les femmes se lèvent [> tôt (et c'est dans ces conditions surtout que se manifestent les hémortgies), les capillaires incomplètement protégés fournissent du sang comme t'poque des règles. Ici les efforts remplacent la congestion ovarienne.

M>CLIN ACC 89

640 ACCOUCHEBfEîfT.

Il n'est pas rare de voir les lochies se suspendre pendant qnelqïi heures et même un jour ou deux sous l'influence d'une émotion ou «^ cause appréciable. Ce phénomène ne présente aucune gravité lorsqoe j tat général de la femme indique qu'il n'est pas lié à une aflection puaraie.

Les lochies ont une odeur spéciale et caractéristique qui commence î manifester ordinairement vingt-quatre ou trente-six heures après la d vrance. Son maximum d'intensité se montre vers le cinquième jour; « est très-tenace et le doigt qui en est imprégné ne s'en débarrasse qu'après < lavages plusieurs fois réitérés.

Chez quelques femmes, les lochies acquièrent une fétidité insupportable ( reconnaît, le plus souvent, pour cause la malpropreté, des caillots, des de de membranes ou de placenta en décomposition dans l'utérus. Cepeodaal semble, dans certains cas, que la fétidité ne tienne qu'à des conditions io viduelles, et tout à fait étrangères aux causes que nous avons signalées. 0 des femmes dont la sécrétion vaginale est extrêmement odorante en défi de la gestation, tandis que chez d'autres elle ne présente aucune odeur est possible qu'il faille attribuer à une disposition analogue la différence^ existe entre la fétidité des lochies.

L'écoulement lochial prend une odeur gangreneuse lorsqu*un des pohilsi vagin a été mortifié par la pression trop prolongée du fœtus. Il faut alors] douter l'établissement d'une fistule vésico-vaginale.

Retour A l'état nominl des antres parties qol oat été modUMes par

0rosses«e et l'aeeoacfaemeBt. — En même temps que l'utérus revient âi volume normal, les ovaires reprennent leur direction horizontale. Laduâ des ligaments larges se reforme, les ligaments ronds se raccourcissent eti minuent de longueur, mais ces modifications se font d'une manière afl lente, surtout si on les compare à la rapide déplëtion de l'utérus qui a i^ brusquement la plus grande partie de son volume par le fait de Taccoucl ment. Il résulte de cette différence une indication pratique trt*s-iiQpi tante. »

Les ligaments qui maintiennent l'utérus ne lui prêtent leur concours (f partir du moment où ils ont repris leur longueur normale. Jusque-là, il fU aux lois de la pesanteur, et si la femme se lève trop tôt, il sera entrainè f son propre poids en état de version, le plus souvent à droite, puisque rV^i situation qui lui est le plus ordinaire pendant la grossesse. Plus tard leslif ments se raccourciront, il est vrai, mais leur puissance rétractile sera icssi fisante pour ramener l'organe à sa rectitude normale. La femme resta atteinte d'une incommodité qui sera attribuée au défaut des soins de i'ac^^ cheur. Dans l'immense majorité des cas les déplacements de l'utérus rec^ naissent pour cause l'imprudence de la femme.

Le vagin, la vulve, le périnée et la paroi abdominale qui ont subi une à^ tension mécanique, repreunent progressivement leur état normal, sss cependant quelques modifications qui peuvent survenir et persister.

Le vagin peut conserver un peu plus d'ampleur et un peu moins de tonicité. 11 n'est pas rare de voir la partie inférieure de sa paroî postérieur

rmer un bourrelet notable derrière la vulve. L'anneau vulvaire, lorsqu'il a ibi une déchirure étendue, reste un peu altéré dans sa forme et son diaèlre. La peau de Tabdomen peut conserver une certaine flaccidité et garde 5 Iraces des éraillures qui la vergettaient. Les muscles droits restent parfois artés au lieu d'être contigus par leur bord interne. ftèm de UdÈ. — L'établissement de la lactation s'accompagne ordinai- »ent d'une excitation générale à laquelle on a donné le nom de fièvre de

ks anciens ont exagéré l'importance que cet état pouvait prendre au point rue de la santé ultérieure de la femme ; et les révolutions laiteuses jouent veax un grand rôle dans les suites de couches fâcheuses. L'observation plus exacte des modernes a fait justice de ces exagérations. Ton connaît maintenant la nature de ces prétendus dépôts ou abcès lai- X qu'on rencontre dans les affections puerpérales. I ne faudrait pas cependant tomber dans l'exagération contraire de ceux veulent de nos jours nier l'existence de la fièvre de lait. Il est certain ! dans le plus grand nombre des cas, surtout chez les femmes qui ne t pas nourrices, quarante-huit heures après l'accouchement, les seins se iflent, la femme éprouve des malaises, de la céphalalgie, souvent du son, de la soif et le pouls accéléré, peut dépasser quatre-vingt-dix et me cent pulsations. L'apparition de ce groupe de symptômes n'est niable T personne, qu'on lui accorde la valeur d'une simple réaction physioque intense, ou qu'on le considère comme une véritable fièvre passae.

loelques auteurs ont nié la fièvre de lait parce que parfois la réaction île manque ou est à peine marquée. Dans quelques cas on a noté, lorsellese produit, une lésion restreinte et passagère de quelque point limité l'appareil de h reproduction, et on a voulu faire de ce phénomène coinciit, la cause de la fièvre. Cest fermer bien gratuitement les yeux sur l'éence de la loi générale pour lui substituer les exceptions. Ou Ton recont Texistence de la réaction générale, et alors il devient puéril de discuter iénomination qu'on lui donne, lorsqu'on est d'accord sur la valeur des faits i la caractérisent ; ou on la nie, mais la négation d'un fait d'observation ^aire a bien peu de chances de s'imposer à l'opinion d'une manière du- »ie.

lies modifications progressives que subissent les glandes mammaires dans cours de la grossesse, se traduisent extérieurement par une auginenion de volume et souvent par la sécrétion d'un liquide abondant qu'on nme colostrum. Le colostrum diffère du lait parfait par ses éléments conuants. Il est jaunâtre ou d'un blanc mat, visqueux, filant, de saveur fade "fois un peu amère ; sa densité est plus grande que celle du lait, et il con- Dt plus d'albumine et de sels. Examiné au microscope, il présente des *ules irréguliers, liés entre eux par une matière visqueuse, et d'un dia- 'tre inférieur à ceux du lait ordmairc. Il tient en outre en suspension des rpuscules particuliers, globuleux, irréguliers, jaunâtres, de 0,01 à 0,0S de imèlre appelés corpuscules granuleux.

612 ACCOUGHEMEirr.

Simon a donné l'analyse suivante du colostrura :

Eau 828,0

Hatières grasses 56,0

Caséine iO.O

Sucre de lait 70,0

Sels 5,0

Après raccouchcment, la sécrétion du colostnim augmente, mais elle i change pas de nalure et c'est seulement à partir de la fièvre de lait que liquide se transforme ; alors les corps granuleux commencent à disparaît les globules du lait prennent une forme régulière et deviennent par !« nombre Télément prédominant du liquide sécrété. Le phénomène qm fl parait le plus important dans la fièvre de lait, n* est pas l'augmentatioa la sécrétion lactée, mais bien la modification du liquide qui acquiert s propriétés définitives.

La fièvre de lait se manifeste ordinairement quarante-huit heures après la couchemcnt . Cependant son apparition est dans quelques cas plus ou moim ta dive. L'intensité des symptômes qui la caractérisent est extrêmement Tariilj selon les sujets. Elle est en général plus intense chez les femmes déjà mères qui ne nourrissent pas, que chez les primipares, surtout lorsqu'elles allaita leur enfant. La volume de la glande mammaire n'a pas toujours une Mmà très-grande à ce point de vue, et certaines femmes qui ont le sein h peinel veloppé ont une fièvre de lait assez forte, tandis que d'autres, dont les sei volumineux laissent échapper le lait en abondance, ne présentent pas^ phénomènes généraux appréciables. j

Les difTérences qu'on observe sous ce rapport sont assez tranchée qu'il soit difficile d'exposer spécialement chacune des nuances que pré^i la fièvre de lait. Nous décrirons 'seulement les phénomènes qui se rappoi aux cas les plus complets, et il sufBra d'indiquer que les symptômes vent être moins tranchés, moins entièrement groupés ou qu'ils peuvei même manquer tout à fait, pour qu'on fasse la part des individualité:.

Environ quarante-huit heures après l'accouchement les mamelles augM tent de volume et se durcissent, les veines de la région, plus apparentes, s dessinent sous la peau. La femme éprouve de la céphalalgie, souvent de lésa frissons, des bouffées de chaleur; la peau d'abord sèche, se couvre desuffl au bout de quelques heures. On observe de la soif, de l'inappétence, lepotA devenu vif et fréquent, atteint quatre-vingt-dix ou cent pulsations, puis dewd souple et large ; la lace est animée, la langue blanchâtre, et la femo^ éprouve parfois une courbature générale.

Le gonfiement des seins, très-sensibles à la pression, augmente; le tissu (^ lulaire environnant participe à ce gonflement qui peut s'étendre jusqa'^ creux axillaire, et la femme ne peut rapprocher les bras du corps. Parf«< ^ tension est assez grande pour que la respiration s'en trouve gênée, le»' ^'^ chies sont moins abondantes pendant cette période et quelquefois to^^ elles s'arrêtent entièrement.

Cet état dure vingt-quatre ou quarante-huit heures, [puis la temiôa

parait, Je lait coule en .abondance et les traces de la réaction gêné- > que nous venons de décrire s'effacent entièrement. Elle est dans tous les beaucoup moins vive lorsque l'enfant prend le sein peu après l'accoument. La succion prévient l'engorgement des canaux galactophores, et la Telle fonction s'établit sans secousses.

uis quelques cas le pouls dépasse cent pulsations et la fièvre persiste au ï des limites que nous avons indiquées. Il faut s'assurer alors qu^elle A pas liée à une déchirure de la vulve ou au début d'une affection puérile. Dans ces conditions, lorsque la lésion est légère, on peut observer temps d'arrêt dans l'évolution de la sécrétion manmiaire, qui reprend sa rche quand le trouble passager a disparu.

près la fièvre, les seins des femmes qui ne nourrissent pas laissent ëchapspontanément du lait en abondance, cet écoulement qui diminue protâvement cesse en général au bout de huit ou quinze jours ; mais longps encore on peut, en pressant le mamelon^ faire sortir quelques gouttes lait,

'est des femmes chez lesquelles cette sécrétion, qu'on pourrait appeler laie, car elle ne se trahit point à l'extérieur, dure plusieurs années. Parfois, contraire, le lait continue à être sécrété en si grande abondance, même lelà des suites de couches, que l'intervention est nécessaire pour arrêter e cause d'épuisement. On observe dans quelques cas rares l'absence iplèle de fièvre de lait et de sécrétion lactée.

e ne rapporterai pas toutes les hypothèses qui ont été émises pour expli- ^ la cause de la fièvre de lait. Les moins invraisemblables consistent à wtlre qu'elle est due à l'engorgement des canaux galactophores qui sont iement distendus avant que la sécrétion ne commence. On a dit aussi que Icveloppement subit d'une nouvelle fonction très-active était une explica- 3 suffisante des troubles généraux qui se manifestent dans l'orgame.

1^ mort du fœtus antérieure à l'accouchement n'empêche pas la producn de la fièvre de lait. Skinner a observé un cas assez curieux dans lequel ^ s est manifestée au neuvième mois chez une femme qui était accouchée Ématurémentau septième.

^ parlant des soins à l'accouchée nous indiquerons ce qu'il convient de ^ dans les cas qui réclament l'intervention.

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