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SOINS ET RÉGIME PENDANT LA GROSSESSE

La direction d'une femme enceinte ne présente qu'un petit now^r^^^ dications spéciales, et on peut lui laisser suivre le genre de vie qui l«i ^ habituel lorsqu'il ne s'écarte pas des régies de l'hygiène.

Les anciens qui ont abordé cette question imposaient à la femme une sttif

précautions minutieuses, plutôt basées sur des idées théoriques et tradinelles que sur une nécessité évidente. Ils réglaient le choix des aliments, iture des boissons, formulaient une diète spéciale et souvent la femme t soumise pendant une partie de la grossesse a un repos absolu. Les préions exagérées sont plus nuisibles qu'utiles ; dans dépareilles conditions, devient accident, et un écart de régime a des conséquences plus sérieuses lorsqu'on subit les éventualités de la vie commune. 'fl conduit jusqu'au terme de sa grossesse une jeune dame qui jusqueiirait eu que des avortements, au nombre de quatre. Dès le début de la Dème gestation, on l'avait obligée à un repos complet, elle passait ses jouri couchée sur une chaise longue. Chaque fois, l'avortement reconnut pour te un exercice insignifiant. Je lui imposai un régime absolument différent, ûfis faire des promenades journalières, des lotions froides matin et soir ; menait une vie active. Cette direction, qui l'effrayait un peu au début, fut ie d'un succès complet, non-seulement pour cette grossesse, mais encore r une seconde qui survint l'année suivante et qui fut également heule. Dans la première j'eus à combattre quelques accidents qui semblaient lager un avortement, j en triomphai facilement au moyen du repos moitané et des lavements laudanisés, qui sont en pareille circonstance les Ueurs agents thérapeutiques qu'on puisse employer, ssuisloin de croire que ce régime convienne à tous les cas analogues. Cha- ! sujet présente des conditions particulières, et il est impossible de décrire nuances individuelles si nombreuses, qui peuvent créer des indications claies ; c'est au tact du praticien à les discerner. 1 est évident que l'hygiène de la grossesse ne peut être formulée dans une ie absolue. Cependant, l'exercice au grand air, une vie active qui accroît Kiissance d assimilation, un régime fortifiant, fourniront des résultats gé- >Qx plus favorables que les précautions minutieuses et le repos prolongé on a trop souvent imposé aux femmes enceintes.

^'exercice doit être modéré, et il faut se garder de le pousser jusqu'à la ^e extrême, qui pourrait avoir des dangers. La femme s'abstiendra, sur- 'Idans les premiers temps, de soulever des objets pesants et de faire de •m^Is efforts.

(^ émotions trop vives seront, autant que possible, écartées, car souvent «colère, la peur, un saisissement, ont arrêté le cours de la grossesse. Il est h que, sur ce point, les recommandations sont assez inutiles ; les émotions ^Ue nature sont imprévues et il est fort difficile de s'en garantir, l^s auteurs qui ont interdit les rapports sexuels n'ont pas réfléchi aux sé- !^ inconvénients qui peuvent en résulter au point de vue de l'union des ^"sges. Cette interdiction, que rien ne justifie, et qui pourrait être aussi ^hupportée par le mari que par la femme, expose cette dernière à un déi^mentqui peut avoir des conséquences graves et durables. Les rapports ^^^ seront donc autorisés tout en signalant les dangers qu'il y aurait à s'y ^^avecexc^, surtout dans les premiers mois. Il n'est pas rare de voir *^0Tlemenl survenir sous l'influence du coït répété trop fréquemment, ^^ercicedu cheval devra être supprimé et même les voyages en voiture

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seront suspendus, lorsque les antécédents de la femme montrent qu'elle i disposée aux avortements.

Dans les derniers temps de la grossesse, les vêtements seront larges dp serrés, et les corsets ordinaires mis de côté. La gène des fonctions digestif en général très-prononcée à cause du refoulement des viscères, serait j gravée par la pression artificielle des vêtements trop serrés. On a dit qse corset avait Tinconvénient d'aplatir le mamelon et de le rendre imprapn Tallaitenient. H est possible que cette opinion soit exacte dans de certaii limites. Cependant il ne faudrait pas exagérer l'importance de cette cause, brièveté du mamelon tient à des conditions anatomiques particulières, e est douteux que la pression artificielle et non continue du corset, agisse d'i manière notable sur Taplatissement du mamelon. Sa vitalité est irH-m santé pour qu'il réagisse contre une action mécanique qui, du reste, efi\ trêmement faible.

Un inconvénient plus grave des corsets tient à ce qu'ils gênent Tampl tion de l'utérus et surtout son ascension dans la cavité abdominale.

Les bains froids n'ont pas d'inconvénient chez les femmes qui en ont FI bitude. Les bains chauds seront permis, mais peu prolongés ; leur nombre doit pas dépasser un par semaine; plus fréquents, ils auraient un effet dé litanl qu'il faut éviter. Chez les femmes tourmentées d'insomnie, ces b» pourront être pris le soir avant de se coucher. Ils agissent alors comme a mants d'une manière assez favorable.

Il est des femmes qui ressentent en marchant, à partir du sixième mois, u pesanteur douloureuse dans la région abdominale. La douleur tient souvei chez les primipares, à la distension que subit la peau du ventre. Dans ce a tout ce qu'on pourra tenter pour l'apaiser sera inutile. Hais lorsque la sfl sation tient au poids de l'utérus qui se porte en avant, comme on l'obstfi chez les pluripares, on y remédie assez complètement en soutenant le verf au moyen d'une ceinture en coutil de 10 centimètres de hauteur, mainteni en place par des sous-cuisses, lacée en arrière et qui s'applique en asn immédiatement au-dessus de la symphyse pubienne.

L'usage des saignées pendant la grossesse est une tradition qui s'est cfli servée jusqu'à nous. Les anciens considéraient la lancette comme wlee^p« de panacée propre à guérir toutes les incommodités ou maladies àe u gestation.

Nous avons dit, en parlant des modifications que la grossesse imprifl»'^ a la circulation, que l'appauvrissement du sang était la règle et que lesiff^ dents prétendus pléthoriques qu'on observe sont dus surtout à ranémie.^** suffit pour faire rejeter, d'une manière absolue, les saignées, dites ée p^ caution, chez les femmes enceintes.

Si l'état de la femme semblait rendre nécessaire une action directe sur circulation, les purgatifs rempliraient parfaitement le but qu'on seprop*' avec infiniment moins d'inconvénients, car ils agissent aux dépens àusèrut^ sans modifier le nombre des globules dont le chiffre est abaissé.

Ordinairement ce sont les clientes qui viennent solliciter une saignée ^'<^ beaucoup d'insistance. On doit leur opposer un refus formel, pare« V^^

fille condescendance aurait un résultat défavorable, et parce qu'un mén ne doit jamais subir les volontés des malades, lorsqu'il s'agil d'une mélion active, surtout lorsqu'elle est inutile ou qu'elle peut devenir nuisible, iraticien, qui fait abdication de sa volonté en faveur de l'initiative des masqui se coniientà sa direction, perd son influence et son autorité, lur les légères incommodités qui se produisent pendant la grossesse, on la médecine des symptômes. La thérapeutique ne présente rien de spédans ces conditions.

est bon de faire quelques visites vers la fin de la grossesse ; cela permet femme de se familiariser avec l'accoucheur et l'émotion que lui cause la êe du ctmtact très-intime qu'elle doit subir pendant le travail s'efface ùniiiue notablement. Dans ces visites, on constate la situation de l'enfant, oniêre à intervenir avant le travail, si la présentation était défavorable, 'assure également s'il n'existe pas quelque tumeur pelvienne ignorée, que vice de conformation des parties molles ou du bassin, de nature à iver la marche régulière du travail.

s \ices de conformation du bassin s'accompagnent en général d'altéra- > semblables sur divers points du système osseux. C'est un indice qu'il tut pas négliger; mais, dans quelques cas rares, le bassin est vicié sans ucune altération soit perceptible sur les autres parties du squelette. J'ai iccoucher, avant terme, une dame de taille moyenne, parfaitement faite apparence et dont le diamètre antéro- postérieur atteignait à peine niimètres. Il faut donc, dans tous les cas, examiner si le bassin est ilièrement développé pour ne pas être surpris par cette cause de dystocie moment où l'on n'est plus libre de choisir ses moyens d'intervention. 1 cas d'accouchements antérieurs, il est bon de s'enquérir de la marche suivi le travail. On ne peut conclure du passé à l'avenir, maispour- » si les délivrances antérieures avaient été très-rapides, il faudrait prendre précautions pour ne pas arriver trop tard quand les soins sont réclamés, erme précis de l'accouchement est fort difficile à déterminer, j'en ai dit ^\^m en traitant de la durée de la grossesse. On arrivera à des approxilons en tenant compte de la date d'apparition des dernières règles, et de '^ue où les mouvements actifs du fœtus ont été ressentis. Dans les der- "^ jours, les modifications que subit le col et les signes qui caractérisent les |>*^eTs temps du travail fourniront d'utiles renseignements, •ïaque fois qu'une femme se soumet à l'exploration, elle ne manque pas «mander à quelle époque elle doit accoucher, il lui semble que l'enchaîûenl des symptômes qu'on constate, nous permet de savoir exactement le ^^^^\ lui reste à parcourir jusqu'à la parturition. '^ ue saurais trop le répéter, nous n'avons aucune espèce de moyen, môme i^lcs derniers jours de la grossesse, de pronostiquer l'époque précise du 'ail. Le raccourcissement du col peut se produire plus de trois semaines, ^^ wtfort rare, ou seulement vingt-quatre heures avant le début de la diction. Hais il faut, tout en avouant notre ignorance sur ce point, en expli- ^^ J«8 motifs et faire comprendre que Findépendance des divers temps du '^*»l ne permet pas, même lorsque certaines modifications sont survenues»

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de prédire la marche que suivront les autres/et de savoir Tépoque précs du travail définitif. On doit donc se borner à des conclusions assez vagu pour ne pas recevoir un démenti de la part des faits. Il existe trop de \ari tions dans la durée de la gestation, pour se montrer plus affirmatif, en supp sant que le début de la conception soit rigoureusement connu.

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