‹ Traité complet d'accouchements (volume 2)Chapitre 130 sur 277 · DE L'ALLAITEHERT AU SEIN · texte numérisé non relu

DE L'ALLAITEHERT AU SEIN

â avantages de l'allaitement au sein n'ont pas besoin d'être établis pour knt; il est certain que ce mode de nutrition est le plus favorable à son loppement et que l'on diminue dans des proportions considérables ses ces de vitalité lorsqu'on est obligé d'avoir recours à l'allaitement arti-

Mir que l'allaitement au sein soit possible et profitable à l'enfant, la ne doit réunir des conditions spéciales assez nombreuses qui font soudéfaut. Nous examinerons successivement ces différentes conditions. ■diticMHi v«lsiiT«i mmoL nmmeilea. — La ooi^guration des seins n'a d'importance et n'influe en rien sur leur sécrétion» qu'ils sont hémisphé? îs, piriformes ou coniques. Leur volume n'est pas toujours en rapport avec lantité de lait sécrété et ce ne sont pas toujours les plus grosses mameHes burnissent le liquide le plus riche et le plus abondant. Il faut du reste Dguer le volume absolu de l'organe, du volume réel de la glande, qui être fort petite et comme noyée dans une quantité considérable de tissu ilaire, comme on l'bbserve chez certaines femmes grasses. Les bonnes lices ont le sein ferme et lourd, surtout les primipares. U faut se méfier mamelles flasques et pendantes, surtout lorsque Taffaissement est survenu : une primipare après le quatrième mois de la gestation. Il est rare que, s ces conditions, la femme ait suffisamment de lait pour nourrir l'enfant, ae lorsque la mamelle est volumineuse.

liez certaines femmes qui allaitent, la sécrétion parait se faire d'une lière continue, même pendaint l'intervalle des repas. Au bout de quelques res, les seins deviennent douloureux, et il est nécessaire de faire teter fantpour les dégorger ; chez d'autres femmes, au contraire, la montée du a lieu surtout au moment où l'organe est sollicité par la succion. Donne ûdère cette dernière disposition comme plus favorable, mais il est évit que cela ne modifie en rien les qualités de la nourrice, e mamelon doit être de grosseur moyenne, mais surtout bien saillant. doit renoncer à faire allaiter les femmes chez lesquelles le mamelon ne ne aucun relief, ou dont Ja place est occupée paruninfundibulum, comme ^it retourné en dedans. Les moyens préparatoires qu'on met en usage ir remédier ,à ce vice de conformation déterminent chez la mère des soufices inutiles, et si on parvient à commencer l^Uaitement, bientôt des idents inflammatoires, des gerçures extrêmement douloureuses obligent K suspendre.' L'imperforation du mameloit est naturellement une contrelication absolue à l'allaitement.

^t est des primipares. et même des piuripares n'ayant 4)as encore nourri, 1^1 le mamelon est saillant quoique d'une longueur insuffisante pour que nhnl puisse le saisir facilement» On a conseillé, pour remédiera cette brié- ^ fâcheuse, de préparer le sein quelque temps avant l'accouchement. Parmi & moyens indiqués, quelques-uns sont nuisiblesi d'autres ont une valeur tttteuse, d'autres enfin jouissent d'une véritable efficacité.

eîn pd

704 ^W AOCOCCtlEMËNT.

Oti a canseiUé la iLlîilâtioii fréquente du niameloti p delà grossesse Ja^s manœuvres n oui aucune utililè e convénieïil d irriler l'organe, de le rendre très-sensih auteitcorialionset ant inflammations» qui p!us lard â lion d'une manière fâcheuse. On a consfiîlé oncd^ Il m» plaque concave en bois tourne, offrant a son déclinée à lugef le mamelon. On eapérej que soustrd des vèlemenl8, il prendra plus de longueur. Je n*ui ji ployé seul, donner le résultat qu'on en attendaiL 11^ cun inconvénient,

Enlin, on a recommandé la succion du sem jeune chien dont on emeloppe les pattes, pou griffes. On emploie encore dans ce but, des ventousdi logue. Ce procède donne en général de bons resulll le mamelon se façonne assez bien. Cependant je prêfij cela est possible, quelques jours seulement avant, el ehemeni, à la snticion par un etïfanl vigoureuï. âge

Condliions {|éiiéraleit rriAitfe» A 1a fcnune» -^

qu'nnefcmme soit apte ù nourrir au sein, qucsonlail si de bonne qnalitè, el que l'appareil mammaire soit | encore réunir des conditions de vigueur i^t de sanii supporter les faligucs de rallailemenl. Les feunnes atl niques ou diatlîésiques graves, de iiffture à dèterd forces telles que : la chlorose intense, la phlhisiejasd malosos, etc., doivent être considérées comme improp lait subirait prochainenient les modifications fAche^ dînairement dans le cours des maladies dèbililantel serait înéviiablement aggravé par les soins pénibles J est ù peu prés unanimement admis que le !ail ne à spécial capable de transmettre la maladie de la mère] feclions que nous venons de mentionner n'agissent qa moditiant d'une manière générale la proportion des pi lait. On s'accorde même à considérer le lait d'une fcd incapable de transmettre T affection à l'enfant. MalgiS Burn^, Riconl, Collineau et les observations i'app<3 crois qu'il serait peut-être imprudent do montï*er sm absolue. Dans tons les cas, et en admettant rinnocnii puissance de syphiHspeut, d'un moment à Tautre, i secondaires dont la forme et le siège pourraient ou? fection. Une mère dont la syphilis remonte à une épi naissance^ devra nourrir son enfant. Ce sera même t s'il porte quelques traces de la maladie ; car on serai à une étrangère qu'il pourrait infecter, et il profites soins administres à sa mère. Mais si raffcctron dall niers temps de la gestation, surtout si reniant ne prè syphilis, j'avoue que j'hèsilcraîs 5 lui laisser le sein

DES SOINS A L ËNFAMT. 705

aot qu'une surveillance attentive le mette à Tabri des inoculations d'aci(s secondaires, il n'en subirait pas moins, par le lait materne], une "plion mercurielle qui ne peut être considérée comme entièrement %Dte. La conduite à suivre en pareil cas est déterminée par la position naïades ; mais si cela m'était possible, je soumettrais l'enfant à l'allaite par une chèvre. Il n'est question ici bien entendu que de l'allaitement ta mère ; car ce serait plus qu'une imprudence que d'accepter sciem- 1 comme nourrice une f^mme en puissance de syphilis sous prétexte que Dt ne peut transmettre la vérole.

ipilepsie et l'hystérie sont des contre-indications formelles à l'allaitement, avons vu que les émotions violentes pouvaient avoir une action funeste a santé et même sur la vie de l'enfant, et les aiïections convulsives luraient être sans danger pour lui à ce point de vne. J'ajouterai qu'ali mo- : des crises, l'enfant pourrait subir, de la part de sa nourrice, les lésions lus graves, sans qu'elle en ait conscience.

\ a limité l'aptitude do la nourriture au sein, entre vingt et trente-cinq ans. t limite est tout à fait arbitraire, et ne tient pas compte des dispositions riduelles. Une femme de quarante-cinq ans peut avoir un lait excellent et aaotité suffisante. 11 peut cependant se faire que l'allaitement soit une e d'épuisement chez les femmes trop jeunes, et qui n'ont pas encore Lis tout leur développement. Il ne faut pas limiter ainsi l'âge de la Tice, mais examiner si elle remplit les conditions qile nous avons inêes.

est encore d'autres considérations importantes, qu'on ne doit pas nétv dans l'appréciation des exigences de l'allaitement : c'est le milieu dans el vit la femme qui doit nourrir au sein, les nécessités de sa position soi, ses occupations, le logement qu'elle habite. Une aisance apparente n'est toujours l'indice d'un comfort intérieur sufflsant. Les commerçantes sont ois absorbées par les travaux qu'exige la direction d'une maison im- ADte. On est obligé de sacrifier l'intérieur aux affaires et les logements ionnels sont alors malsains, insuffisamment aérés et dépourvus des conons hygiéniques absolument nécessaires au développement d'un jeune uvt.

e sont là des circonstances dont le praticien doit tenir grand compte lorsil est appelé à se prononcer.

^ I'IbOmmc de la menstnuiaoB mm l*«lUilteiii«nt. — Le plus souvent, îemmes ne sont pas réglées pendant le cours de l'allaitement. Cependant, ^z un certain nombre, le retour de la menstruation se manifeste vers le qua- ^e ou le cinquième mois, plus souvent du neuvième au dixième. Pendant •te période, le lait devient un peu plus séreux et moins abondant. Il est rare ^c«Ue altération pas.sagère du lait ait quelque action sur la santé de l'en- ^h dans quelques cas cependant, il est atteint de coliques, il perd sa gaieté P*YaU un peu souffrant. Hais il est tout à fait exceptionnel de voir cette in- ^iiion prendre des proportions sérieuses. Dans tous les cas, elle se dis- ^ %u moment où la sécrétion périodique s'arrête. La réapparition des règles '^ la femme qui nourrit n'est donc pas une contre-indication à Tallaite- ^u% A'-c. 45

706 AGconcHEMEinr.

ment. Ce retour prématuré de la fonction ovarienne détermine seulement p«| fois de la faiblesse pendant sa durée. Ce n'est que dans les cas où l*enfant t| souffrirait d*une manière très-sérieuse, qu'il faudrait avoir recours à la ^o pension de l'allaitement, soit dénnitivement, soit pendant la période lu^i truelle. Alors on se résignerait, durant quelques jours, à l'allaitement ^ tificiel.

Inllaeaee des malaAes du sein mr l'allattement. — Nous avons déjà-^ que les inflammations de la mamelle étaient, dans beaucoup de cas, un loil de suspendre l'allaitement, en raison des risques qui existent de voir le d se mélanger avec le lait. Les inflammations du mamelon : excoriations, sures et crevasses, obligent souvent la mère à cesser de donner le sein à a des douleurs excessives ^que détermine la succion. Nous examinerons m^ sions en traitant de la pathologie des accouchées.

Inflaence d'ane yroaseMe nooYelle mut la laetatloB. — L'apparition (f nouvelle grossesse est le plus souvent une contre-indication formelle à la € tinuation de l'allaitement. Non pas que le lait prenne, dans ces conditions^ qualités particulièrement nuisibles, comme on le croyait, mais parce qo2 proportion de ses principes constituants se modifie d'une manière iâcbo D'après Becquerel et Vernois, la gestation aurait pour résultat, surtout vi sa terminaison, d'augmenter la quantité des éléments solides, et de dimii celle de l'eau. On conçoit que ces inconvénients seraient d'autant moins i dents, que l'enfant arriverait plus prés de l'époque du sevrage. Dansqiit'lij cas, on voit reparaître les corps granuleux du colostrum ; souvent l'al^ dance de la sécrétion est notablement diminuée. Parfois même la source est tarie. Si quelques exemples bien observés prouvent que l'enfant n'a souffert du développement d'une nouvelle grossesse; dans l'immense major | des cas, il n'en est pas de même : l'enfant dépérit, il est atteint de colique^ d*une diarrhée verte qui nécessitent un changement de nourrice.

L'innocuité du lait des femmes enceintes est donc l'exception, et, lorsp a lieu de soupçonner une nouvelle grossesse, il faut sur>'eiller avec soin santé de l'enfant. Parfois on a vu, dans ces conditions, le nourrisson, surti lorsqu'il est proche de l'époque du sevrage, prendre en dégoût le sein, refuser de teter. J'en ai observé un exemple curieux chez une petite 1 de dix-huit mois, très-intelligente^ et qui était allaitée par une chèvre. Q jour même où la chèvre fut couverte par un bouc, elle témoigna sa répugnand pour sa nourrice d'une manière très-énergiqtie et fort plaisante, et ne vooli plus la teter. ]

RÈGLES DE L ALLAITEUEM {

Avant de présenter l'enfant au sein pour la première fois, il faudra M^^, rasser le mamelon, au moyen de lotions^ de la matière sébacée qui IViiiiKii^ sous forme de lamelles grisâtres, ou qui se trouve accumulée au fond iW sillons où s'ouvrent les conduits de la glande. Ces lotions seront failt'< a^*^ de l'eau sucrée pour exciter le désir de succion du nouveau-né.

L'enfant doit être présenté au sein quelques heures après raccouchemtrJ et aussitôt que la mère est un peu reposée; Chct les primipares qui oM ^

DES SOINS A l'enfakt. 707

eion mal formé et dont les seins ne laissent pas facilement échapper le les premières tentatives sont en général ineflicaces. Le besoin d'aliments fait pas sentir d'une manière très-énergique et Fenfant s'endort sans faire irts de succion. Cet état n'est que passager, et il est rare que le sein animes qui doivent être des nourrices suffisantes, ne laisse pas, dés le main, couler le lait presque spontanément. Si cet obstacle persistaitdeux is jours, on alimenterait l'enfant avec du lait tiède pur et non coupé ^ comme on le recommande. J'en dirai le motif en parlant de l'allaite* artificiel. Il ne faut pas attendre la montée du lait ou le moment de la ! pour commencer l'allaitement. Non pas qu'on doive attacher une le importance à l'action purgative du colostrum, qui n'est pas fort néire pour débarrasser le nouveau-né du méconium ; mais parce qu'à cette le, la mamelle est gonflée, le mamelon s'écrase, est moins saillant, et sa mal circonscrite. Ces circonstances augmenteraient les difficultés des ières succions, qui seraient plus douloureuses pour la mère. Ajoutons îs réactions de la fièvre de lait sont plus intenses quand on n'a pas fait l'enfant avant qu'elle ne s'établisse.

mdra veiller pendant les premiers jours à ce que l'enfant prenne le sein, lé auprès de sa mère, qui s'incline un peu sur le côté pour que le mamumbe en quelque sorte dans sa bouche. La mère ne doit pas prendre la on assise à une époque où l'utérus, très-volumineux, obéit aux lois de la leur, et tombe dans la direction anormale que la situation de la femme iprime. Les mouvements prématurés qui donnent au tronc une direction aie, sont la cause la plus fréquente des déplacements de l'utérus qu'on ve après l'accouchement.

début, pour habituer l'enfant à teter, on lui introduira le mamelon dans iche, et on pressera le bout du sein pour en faire sortir le lait, de maà guider son instinct.

idant les premiers jours, les enfants tettent lentement et peu à la fois, \l ils se fatiguent et s'endorment sur le sein. Il faut éviter de leur laisser ictQT cette habitude et on les place dans leur berceau aussitôt qu'ils H de pratiquer des succions, ce qu'il est facile de constater en examiles mouvements du larynx et en écoutant le léger bruit qui se produit mt la déglutition.

rès la fièvre de lait on commence à régler les repas du nouveau-né, ou aisser un intervalle de deux heures entre chaque tetée, l'intervalle sera !u moins grand pour ceux qui sont faibles et qui prennent peu de lait à s. C'est une très-mauvaise habitude que de donner à chaque instant le à Tenfant pour l'empêcher de crier, on fatigue son estomac en le remplisd'un nouveau liquide avant que la digestion de celui qu'il a absorbé <it complète ou au moins très-avancée.

est important de l'habituer à ne pas tetér la nuit. La mère a besoin de ^ elles fatigues de Tallaitement deviennent excessives pour les femmes 'dtesqui sont privées de sommeil, l'enfant lui-même se trouve bien de ce «s. L'habitude doit en être contractée presque dès le début de l'allaiteil) on doit donner le sein vers dix ou onze heures du soir, puis vers ^\\

70s accoucii£iu;mt.

heures du matin. Les premières nuits sont pénibles, l'enfant crie et s'igii mais il faut s*armer de courage, il faut que la mère sache résister et qu'« ne se laisse pas attendrir par ces plaintes. Au bout de peu de jours, TtuL semble comprendre que ses colères sont inutiles, et, l'habitude une fois pri les nuits sont paisibles. Cette condition de l'allaitement est très-importaut je ne saurais trop insister sur sa nécessité dans l'intérêt de la mère et de ï faut. Si le nouveau-né était faible et que l'on pût craindre, en raison è petite quantité de lait qu'il absorbe à chaque repas, que l'intenralle de s heures de diète lui devient nuisible, on pourrait, dans les premiers temps, donner une fois dans la nuit du lait de vache au moyen du biberon.

L'enfant sera habitué à prendre les deux seins, qu'on lui présentera sua sivement. A mesure qu'il avance en âge on éloigne les heures de l'allailei^ vers le second mois chaque repas sera séparé par un intervalle de H heures. Le lait doit être sa nourriture exclusive jusqu'à l'âge de six nm

Lorsque l'état de Tenfant permet de douter que la quantité de lait ^Joseà à chaque repas soit suffisante pour son alimentation, il faut avoir nù\ a la méthode de N. Guillot, qui consiste à le peser avant et après quila le sein. La différence des deux pesées indique la quantité de Jait absorbé.

Bouchard, qui a étudié avec soin cette question à la Maternité, a trouvé^ la moyenne de chaque tetée serait successivemeot de 5, 15, 40 et 55 graou pendant les quatre premiers jours de la vie. Ce cliiflre* s*élèvede 60i grammes pendant les cinq premiers mois et de 100 à 130 après époque.

Le même auteur a examiné la quantité totale de lait absorbé journellei^ par l'enfant depuis la naissance jusqu'au neuvième mois jet il a const4ité moyennes suivantes:

GRAVIOCS.

Premier joui* 30

Deuxième jour 150

Troisième jour 450

Quatrième jour 550

Après le premier mois 050

Après le troisième mois 750

Après le quatrième mois 950

De six à neuf mois 950

11 est rare qu*un vice de conformation de Tenfant fasse obstacle à la sacck Ordinairement Tinefûcacité de ses efforts tient à son inexpérience ; le mia Ion s introduit sous la langue et le lait ne s'écoule pas. S*il existe des vica conformation sérieux et incompatibles avec l'allaitement au sein, on cberii à y remédier; si cela est impossible on change le mode de nutrition. Ri les cas de paralysie faciale, il faut, en pressant le bout du sein, faire coq) dans la bouche de l'enfant leiait qu'il ne peut teter, pendant les quelqi» jours que la guérison met à s'accomplir. La brièveté du filet de la langue s\^ pose très-rarement à la succion. Dans le cas où cette anomalie serait un t'i stade sérieux, on aurait recours à la section du filet qui s'opère au mo)/^ des ciseaux dirigés sur le pavillon fendu de la sonde cannelée.

Vers Tâge de six mois on pourra ajouter au régime de l'enfant de petih fx tages. La bouillie faite avec de la farine, du lait et du sucre, est l'alimeot ch

7on

lie le seul connu dans les campagnes. Mais trop souvent la on la prépare la rend indigeste et fort nuisible pour Fenfant. ^aite forme une espèce de colle, dont l'usage fatigue ses organes ut donc avoir soin de veiller à ce que les bouillies soient pares; la farine sera seulement séchée au four, et on évitera qu'elle iée ou roussie. On pourra varier la nature des farines et emde pommes de terre, Tarrow-root ou celle de riz. La panade st un très-bon aliment.

\ ce mode d'alimentation, les potages au bouillon de bœuf, un peu

ns lequel on fait cuire des pâtes : vermicelles, tapioca ou se-

, je le répète, en surveiller la cuisson, et si l'on emploie le pain,

lir avec le bouillon pour faire ce qu'on appelle une soupe miton-

les motifs qui portent les auteurs à réserver les potages gras

plus avancé ; le bouillon, constitue un aliment très-complet et

on facile. Pour ma part, je n'ai qu'à me louer de son emploi à

.ëme mois, et je crois qu'il y a avantage à rompre avec une cou-

«nneUe qui n'est pas suffisamment justifiée.

:un inconvénient à lui faire boire un peu d'eau rougie.

uer l'enfant, progressivement, à ce nouveau régime, on lui don-

de très-petites quantités de potage, puis on augmentera progres-

lose à mesure que les besoins de nutrition rendent l'allaitement

*d on ajoute quelques aliments solides, il faut les choisir de nails soient dans un état de division, qui en rende facile la digestion Jn pourra donner un peu d'œuf, de la viande coupée en trèsches,- perpendiculairement à la direction de la Tibre musculaire. * de donner à l'enfant, sous prétexte de les lui faire sucer, des 3 viande d'un notable volume, il pourrait tenter de les avaler et craindre des accidents.

isolument proscrire cette détestable coutume qu'ont les nourrices

tUX enfants, sous le nom de suçon, des nouets de chiffons conte-

a ou d'autres substances. Indépendamment d'une sotte habitude

Acile de faire passer, cette pratique donne lieu à une succion in-

l'enfant sur ce chiffon, qui ne lui donne aucun aliment; il en

insalivation continue et assez considérable, qui le fatigue.

«e la fonaie qui allaite. — 1/6 régime des femmes qui allaitent

rien de particulier, il doit être réparateur et fortifiant. Il serait

eur interdire, comme on le recommande les boissons acidulées,

tel ou tel aliment. La femme ne doit rien changer à ses habitudes,

out excès de nature à troubler les fonctions digestives. La bière

vée utilement comme boisson dans l'intervalle des repas. II est bon

1er l'alimentation des femmes de la campagne qui se pincent

urrices dans les familles ; leur nourriture habituelle est surtout

it il y aurait des inconvénients à lui substituer bruhqncmor.t des

op animaiisés, le changement dans leurs habitudes doit sp faire

;ment.

710 AOGOUGHEMEKT.

Bien que Fallaitement soit une fonction physiologique, il n*en constîtoe ^ moins une cause d'aflaiblissement notable chea les fnnmee qui ne sont p très«vigoureuses. L'indication principale consiste donc à les tonifier, et à point de vue, Texercice au grand air, les promenades seront d'utiles au liaires du régime tonique que nous avons préconisé.

AHAitcMMU MMiteniel. — L'allaitement maternel est le aiode de mitrit le plus naturel et le plus favorable au nouveau-né. Les femmes qui dierd» à s'y soustraire sans motifs plausibles manquent à un devoir sacré. Cest un principe incontestable et qui fait partie de la morale de tous les peup]

Mais le principe posé, il serait absurde d'en outrer les conséquences d'exiger dans tous les cas que la mère allaite son enfant. Les poètes ei . moralistes ont écrit de fort belles choses sur ce sujet, mais ils n'ocd | qualité pour juger la question, et c'est le médecin seul, dont Teqprit e^ écarte les entraînements du lyrisme et du parti pris, qui doit décider si i femme peut ou non allaiter son enfant.

La question est assez complexe et on a souvent à tenir compte de rira stances nombreuses et diverses qui peuvent influer sur la décision qn'oa j appelé à prendre, car il faut avant tout que la santé de renfantsmi eniMt du plus de garanties possible.

Nous avons indiqué plus haut les conditions physiologiques que doit p senter la femme qui veut nourrir. Nous rappellerons simplement ici c qui ont le plus d'importance : i® quantité suffisante et bonne qualité de i| 2^ conformation normale de l'appareil mammaire ; 5^ bon état de santé, gueur suffisante pour supporter les fatigues de l'allaitement ; 4^ absence 4 fections convulsives.

11 est évident que les mères qui sont privées d'une ou de plasÎHini ces conditions essentielles, devront être considérées comme peu proprei nourrir. Cependant il faut tenir compte avant de prendre un parti, df i qui doit advenir pour l'enfant. Si la situation des parents leur pem de choisir une nourrice sur lieu, qui sera immédiatement surveillée, poc d'hésitation, car le bon lait d'une nourrice vaut mieux que le man^i lait d'une mère. Hais si Tenfant devait être emmené par une nourrice, du un pays éloigné, où il ne sera pas surveillé par des parents ou des anits^ la famille, alors j'avoue que j'hésiterais un peu; j'ai constaté tant d^hm blés choses de la part des nourrices abandonnées à leurs propres instincb que je préférerais laisser l'enfant à sa mère, si elle n'était que médic^T nourrice, plutôt que de l'exposer aux chances désastreuses de rëloignemfi sans surveillance. Je préférerais surtout avoir recours à rallaitement muté, bien que je le considère comme mauvais dans les premiers mois de la >>^'

Après avoir examiné les conditions physiologiques relatives à la mèn>, il faut encore tenir compte de sa volonté. L*allaitement est une fonction Vràpénible, pleine d'asservissements et de fatigues, les femmes puisent daas Um amour maternel le courage de les supporter. Mais parfois l'amour est tiédt\ les instincts de coquetterie font redouter l'altération des formes, la mère of veut ou ne peut sacrifier ses affaires ou ses plaisirs aux exigences de eett^ pénible fonction. Souvent le mari redoute pour lui-même les nuits sans som-

DES SOIKS A L ENFANT. 711

que les cris de Teafant occasionnent. Dans ces conditions, les conseils et exhortations du médecin auront bien peu de chances d'être écoutés. -s partisans passionnés de la nourriture par la mère, ont été au delà du en prétendant que les femmes qui n*allaitent pas sont plus exposées que utres aux inflammations de la mamelle. Cest justement le contraire qui *\aci, et il est d'observation, que les abcès de la glande sont de beaucoup fréquents chez les nourrices que chez les autres femmes, surtout après lactation interrompue, abstraction faite, bien entendu, des maladies du nelon qui surviennent exclusivement sous Tinfluence de l'allaitement. n*eBt pas plus exact de dire que les femmes qui nourrissent sont moins sées aux affections puerpérales. L'observation n'a nullement sanctionné ^ manière de voir. En résumé, si l'on doit désirer que la mère obéisse à la laturcUe, qui lui iait un devoir de nourrir son enfant, c'est surtout à cause soins dévoués qu'elle lui prodiguera et qu'une femme étrangère lui aciera bien rarement. Cependant, si elle ne présentait pas les conditions essaires que nous avons indiquées, il faudrait combattre les aspirations amour maternel et exiger, dans l'intérêt 4e l'enfant, qu'on ait recours à laitement par une nourrice à gages.

JuateoMnu pmr vne MNurric^ * ffaipea. — Lorsqu'on est forcé de rerir à une nourrice à gages, on doit se montrer plus exigeant sous le rapt des qualités qu'elle doit présenter qu'on ne le serait pour la mère, indédamment des conditions essentielles nécessaires à la femme qui veift iter, et que nous avons énumérées plus haut. Elle doit remplir des indiions particulières qu'il est bon de ne pas négliger. <es nourrices à gages peuvent être divisées en deux classes : celles qui aient sur' lieu, et celles qui emportent l'enfant à la campagne. Si cette ierence n'entraîne aucune distinction entre les qualités exigibles, il n'en pas de même au point de vue des garanties nécessaires à l'existence de ifant. Nous nous occuperons d'abord des nourrices de la première classe. fouRRicBS SDR LIEU. — Le mëdeciu la choisira lui-même, lui seul est ca- ^le d'apprécier les circonstances qui peuvent la taire accepter ou refuser. i soumettra à un examen assez complet pour s'assurer qu'elle n'a aucune «rtion diathësique, surtout la scrofule et la syphilis. Il examinera l'état pharynx, et des ganglions lymphatiques ; et cherchera sur la peau la ce des taches ou des cicatrices qui résultent de ces affections. Il constatera tatde santé de son enfant, et s'informera autant que possible, qu'il est bien fille, et qu'elle ne l'a pas emprunté pour cette circonstance. La nourrice doit être robuste, avoir les seins bien développés et pourvus ^n lait abondant, qui sera soumis à l'examen microscopique. Une belle •Qtition n*est pas une condition essentielle, cependant il ne faudrait pas ^ le mauvais état de la bouche fût un obstacle à la mastication, la nutrit^n pourrait en souffrir; ou qu'elle occasionnât la fétidité de l'haleine. Elle '^^U^oîr de 20 à 35 ans, c*est l'âge de la vigueur; plus jeune elle pourrait '^nquer de la maturité d'esprit nécessaire pour comprendre les devoirs de

^^ préfère les fiUes mères aux femmes mariées. On peut exercer sur elles

712 ACOODCHEttEKT.

une surveillance plus complète et on n'a pas à redouter le% exigeoces tfu mari qui vient souvent exploiter la famille. Une femme brune sera préférée, à qualités égales, à une blonde. Une pluripare a plus d'expérience et ^'n tend mieux à soigner l'enfant, qu'une primipare dont réducation n*est pi encore faite. C'est donc une circonstance dont il faut encore tenir compli

Le lait de la nourrice doit avoir de deux à six mois au pios. Une feoq qui vient de faire un élève, peut fournir une quantité de lait suffisante, m^ on doit craindre que la sécrétion ne diminue ou ne tarisse avant que le m veau nourrisson puisse s'en passer.

On dit qu'un jeune enfant renouvelle le lait, c'est une erreur. SenleoMl comme en raison de son âge il prend moins de nourriture que celui quif précédé, les seins se gonflent dans les premiers jours.

Il est absolument impossible, dans le plus grand nombre de cas de s'i rer des qualités morales de la nourrice, ordinairement on la choisit champ, et sa physionomie est la seule garantie qu'elle présente. Je n'ai g besoin de dire combien ce renseignement est trompeur. Le plus souvent, e| se montrent exigeantes et d'un caractère difficile, elles exploitent de toi| les manières la tendresse des parents; leurs dispositions à ae faire bcd devient une source de querelles avec les autres domestiques. Il esti| que celles qui ont l'humeur douce, ne se gâtent pas au contact des tm rices qu'elles rencontrent lorsqu'elles sortent l'enfant. Aussi, pour beauo^ de raisons, est-il prudent de toujours l'accompagner dans ses promenadi L'embarras qu'elles causant dans les familles est un motif que le pratic| doit faire valoir pour engager la mère à nourrir quand cela est possible^

J'ai pour habitude, toutes les fois que je choisis une-nourrice, de U ] venir que je n'ai pas de préjugés relativement au changement de lait, et ( si elle s'expose à donner des sujets de plaintes, je la remplacerai sans ! tation comme un autre domestique. Cette menace, que j'ai souvent i exécution, suffit ordinairement pour les empêcher de se montrer trop< géantes.

NooRRicEs A LA CANPA6KE. — Lorsqu'ou réfléchit à la misérable situatii des enfants qui sont confiés aux nourrices de la campagne, le cœur se seii^ On s'indigne de voir que dans un pays, où les éleveurs de chevaux» de be^ tiaux ou même de chiens, reçoivent des encouragements et des réoonipeiu«| dans les comices et les expositions, de malheureux entants se trouvent iiwtj sans surveillance, sans protection, à tous les dangers qui résultent pour eux (U la routine, de l'indilTérencc, de l'incurie ou de la rapacité des nourrices nfrj cenaires. J'ai formulé, il y a déjà une dizaine d'années, un plan d'organisatitii ayant pour but de soumettre les nourrices à une surveillance efficace, sêm constituer pour l'État une charge même légère. U est vivement à désirer qœ ce plan ou tout autre, soit mis à l'étude ; que de pauvres créatures rencï^ih trent enfin la protection à laquelle elles ont droit, et dont l'urgence est etmontrée par le résultat des statistiques mortuaires.

Les principales causes de la mortalité qu'on observe dans ces conditioc^ sont : d*abord rallailcment insuffisant, la nourrice ne sevré pas son eoksA et ne donne à Tétranger qu'une faible partie du lait dont il a besoin. Elle sap-

DES S0IK8 A i/eNFANT. 713

V r les aliments le plus souvent grossiers des gens

^ 'viennent la source d'affections intestinales mor-

malpropreté et le froid sont encore des causes qui

*neste sur l'enfant. La nourrice occupée au dehors

ns, laisse presque continuellement, dans les premiers

berceau, au milieu de ses déjections et trop souvent

•té que la mortalité est très-notablement plus grande

lisons chaudes.

.'Ut quitter son berceau, on le confie à des enfants trop assez de raison pour jouer le rôle de surveillants ; est exposé aux brûlures, aux chutes et à des accidents cttre sa vie.

lUtes les nourrices n'oublient pas aussi complètement

onsidèrent pas le petit être qui leur est confié, unique-

urce de revenu pour leur ménage. Cependant je crois

ur l'enfant des soins maternels constituent la minorité>

compte de l'esprit de routine de ces dernières et de leur

•pes les plus élémentaires de l'hygiène.

ourt le nouveau-né chez les nourrices de la campagne,

lorsqu'un parent ou un ami de la famille habite le même

l'une surveillance active, ou lorsque l'enfant est envoyé

sez rapprochée du lieu de sa naissance pour qu'on puisse

.tes visites.

e possible choisir une nourrice qui ait une vache, si elle répart de son lait pour son enfant, on pourra espérer au liera au nourrisson, celui de la vache, au lieu des soupes uillies mal cuites, et des pommes de terre qu'elles lui pro- ^ .ent.

ue l'enfant peut courir chez les nourrices de la campagne lalés aux m^^es pour las engager à élever leur enfant lorsque

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