VACCINATION
Il a été publié sur la vaccine un nombre considérable de recherches et pendant on n*est pas entièrement d'accord sur tous les poiats de la quesl qui se rattache à son origine. Je laisse de côté la partie doctriiuUe de la t cine, qui m'entraînerait à des développements beaucoup trop étendus, p n'en traiter ici que la partie pratique.
Da YiMciairer. — Pour que la vaccination possède toutes ses proprii préservatrices contre la variole, il est nécessaire de choisir un virus adj énergique. Il est hors de doute que le vaccin s'affaiblit en passant pari générations successives, il est donc nécessaire de le régénérer aussi soml que possible en le prenant à sa source c'est-à-dire sur le pis de la vad Indépendanmient de cette cause principale, il se peut que fefficadté la préservation soit diminuée parce qu'on emprunte le yirus à des eob chez lesquels l'éruption est dans un état d'évolution trop avancé, ] exemple après le huitième jour. En outre, le vaccinifer peut être daai mauvaises conditions pour que de belles pustules se développent. Il pal établi que les enfants chétifs et faibles transmettent une vaccine de qui inférieure à celle fournie par des sujets vigoureux et bien portants.
11 faut éviter d'emprunter le vaccin à un sujet revacciné» ou atteint ai rieurement de la variole. Trop souvent dans ces conditions, rèruption in*égulière et ne transmet qu'une fausse vaccine, dont la propriété prèsfl trice est nulle.
Il est donc fort important de distinguer la vraie de la fausse vacdneJ
les reconnaîtra aux caractères suivants :
I Vaccine vraie. — Ce n'est que le deuxième ou le troisième jour qu'on i
I apparaître sur les points piqués par la lancette, une petite papule durf^
^ prurigineuse qui contient déjà de la matière vaccinogène, mais en quantité^
trêmement faible, et peu énergique. Le cinquième jour, Télevure a pri$|ii|
I de volume ; au ^xième elle s'élargit, prend une teinte blanche et nacréf|
i s'ombilique au centre. Le septième et le huitième jour elle augmenta I
tendue, s'entoure d'une aréole rouge et le tissu cellulaire voisin s'enflaina
1 Le neuvième et le dixième jour l'aréole s'étend, l'engorgement des t^
voisins augmente ; souvent les ganglions axillaires se prennent et on vi
! survenir de la fièvre et de l'agitation. Au onzième jour, l'aréole s éteint <
I devient jaune, la pustule se flétrit, et se brunit ; elle subit la dessiccatil
I du douzième au treizième, et la croûte tombe du vingt au vingt*dnquième.a
I laissant une cicatrice gaufrée.
La pustule vaccinale au début, présente une simple papule qui se tn"*
forme en vésicule aréolaire, dont les cellules indépendantes contieDneut a
I fluide transparent qui est le vaccin. A une période plus avancée, ce>^^
I dire vers le neuvièine jour, la suppuration s'établit, les cloisons se romf^^
et on ne trouve plus qu'une seule cavité.
DES SOINS A i/eNKANT. 721
msse vaccine. — Elle se montre, dès le premier ou le deuxième jour iusertion, elle ne présente ni la forme ombiliquée, ni la blancheur nacrée t vaccine vraie. La vésicule est globuleuse ou acuminée ; quand on la îf elle se vide d un seul coup, car elle n'est pas aréolaire. Du quatrième ptième jour, elle se sèche et disparait sans avoir déterminé aucune réao- ^énèrale. Parfois il n'existe qu'une simple papule volumineuse et qui Jit le siège d'un prurit intense. Même dans ces conditions, la fausse ne peut cependant parfois donner lieu à une fièvre légère et à de la cour-
paul en ces derniers temps a voulu réhabiliter la doctrine déjà ancienne ^entité de la vaccine et de la variole. La première procéderait de la* ide, et les différences qu'on observe résulteraient des modifications su* en traversant l'organisme humain, ou en passant par les animaux. Il l donc à peu près indifférent d'avoir recours au vaccin ou au virus value.
luveau a substitué l'expérimentation rigoureuse, aux faits mal observés X suppositions théoriques. 11 a démontré qu'il n'est plus possible d'adre l'identité des deux virus ; dans leur transmission de l'homme aux ani- (,ils conservent leurs caractères propres, sans jamais se transformer, iriole humaine inoculée aux animaux retourne à l'homme sans la moindre îGcation dans sa physionomie et avec toutes ses propriétés contagieuses, ions que les caractères anatomiques de la pustule, dans les deux érup- , diffèrent complètement, et c'est un critérium qui a son importance dans assification des affections de cette nature. Chauveau a de plus prouvé que iDs un grand nombre de cas l'inoculation de la variole donne lieu  une tion légère et discrète, trop souvent elle devient confluente et dans les riences de Lyon, on a enregistré plusieurs décès, faut donc repousser cette pratique dangereuse, qui voudrait nous rameen arriére jusqu'au delà de la découverte de Jenner. Non-seulement on courir un danger de mort à l'enfant qu'on inocule» mais il devient luileun foyer de contagion pour ceux qui l'entourent. Un praticien serait )able d'avoir recours à un tel procédé, jugé par l'expérimentation ; et la e circonstance qui pourrait le faire excuser, serait le manque de vaccine (nn pays envahi par une épidémie grave de variole. « viicciaé. -^ L'enfant qui doit être vacciné n'a besoin de subir aucune >aration. Cependant il est préférable de choisir le moment où la santé est Q^) pour ne pas ajouter, à l'ébranlement causé par la maladie, les phéno^ les généraux qui accompagnent parfois l'évolution de la vaccine. 11 n'y a <>Q inconvénient à vacciner l'enfant dans les premiers jours de sa nais- <^«i il est prudent de le faire en temps d'épidémie.. ^n emploie pour pratiquer cette petite opération une lancette, je préfère une u^necanelée. dont l'extrémité est plutôt coupante que trop aiguë. .\près *<r chargé sa canelure de fluide vaccin, on la fait pénétrer sous Tépiderme, 'Un mouvement de rotation, lorsqu'on la retire il ne s'écoule pas une seule ^lle de sang.
^ fluide doit être emprunté à une pustule parvenue au sixième ou septième
722 AccoccHEMEirr.
jour de son évolution, on dilacère avec précaution les cellules qui contia nent la lymphe, de manière, autant que possible, à ne pas faire couler lesan; On voit sourdre alors des gouttelettes de lymphe, qui doivent être Iirapide5< transparentes. Après avoir chargé Taiguille, on saisit le bras de l'enfiDl on pratique vers l'insertion inférieure du deltoïde trois piqûres disposées < tiiangle de manière à occuper peu de place, et cependant assez espacées po que les pustules ne s'unissent pas par leurs bords. Il ne faut pas oublier f ces cicatrices sont presque indélébiles et que les petites filles porteront pt tard des manches courtes. Une seule inoculation suffit pour obtenir la p servation, si on en fait plusieurs c'est que parfois Tinsertion de la lympbei pas lieu sur toutes les piqûres quand Taiguille est mal chargée. Cest da une simple garantie contre un échec qui forcerait à renouveler ropératioi.
Le procédé de vaccination le plus efficace est celui de bras à bras ou nnd encore de la vache à l'enfant; le docteur Lanoix a fondé une maison de vaa nation où la lymphe est fournie par des génisses ; je souhaite vivelnent que rd entreprise réussisse; on sera toujours sûr au moins d'avoir debonvacrm.* les familles seront rassurées contre ce fantôme de la syphilis vaccinal si mi heureusement évoqué en ces derniers temps.
Cependant je dois dire que le vaccin fourni par les génisses de Lanoii.i loin d'avoir l'énergie du cowpox naturel. Il est même un peu inférieur $a ce rapport à notre vieux vaccin. Voici comment j'explique cette difiërem Lorsqu'on inocule à l'homme le produit d'une pustule de variole, il se déi loppe, le plus souvent, une éruption beaucoup moins énei*gique que lo| qu'elle résulte d'un simple contage.
Le cowpox est la variole de la vaehe, son inoculation artificielle h une f nisse, produit ce qu'on observe pour la variole chez l'homme : un vif affaibli.
A défaut de vaccin puisé immédiatement à la source, on emploie le vacd conservé, s'il est sur plaque, on le délaye dans une quantité d'eau ani faible que possible. Il est préférable de le recueillir dans des tubes capill^ti^ trés*légërement renflés à leur partie moyenne ; il conserve mieux ses propriété et, comme il reste liquide, on peut l'employer sans mélange avec l'eau.
Lorsque le tube est chargé, on en soude les deux bouts en les préseiiUiA la flamme d'uQe allumette, et on casse les extrémités quand on veut s'fl servir. Il est cependant préférable de fermer le tube en lui faisant tra^eiw une petite boule de cire, parfois la chaleur altère le vaccin.
RËSDMÊ
le iravttl.— n estnécessaire de constater Tétat de vie ou de mort du (u^t^ — L'auscultation fournira des renseignements précis, sur la mort, la vie ou la s<^<^ traiice de Tenfant. — Ces notions peuvent avoir une grande importance sot M déterminations de Taccoudieur. — Les signes de la mort du fœtus, sipulcs p>r 1»
ntn>. antmeurement à Fauscultation n'ont plus qu'une valeur secondaire, ou tout à nulle. — Les signes de mort étaient pour eux : Pabsence des mouvements lux pendant le travail ; Pabsence de tumeur sanguine sur la partie en rapport avec wie du détroit supérieur ; le chevauchement des os du crâne persistant après la ndion; la mollesse et la flaccidité des lèvres ; Timniobilité de la langue dans les préitious de la face; Fécoulement du méconium dans les présentations autres que celles 'atrémité pelvienne; l'altération et la fétidité du liquide amniotique; enfmle refrpi^ fKnl et Fabsence de battements dans le cordon procidé. — Ce dernier signe a une k absolue. = Les soins que réclame le fœtus différent dans chaque présentation. }»met. — Aussitôt la tête expulsée, on examine s'il n'existé pas de circulaires du h autour du cou, quand il en existe on se hâte de les enlever. — Souvent après nision de la tête, Tutérus cesse momentanément de se contracter, s'il n'existe au- ^ complication on peut attendre quelques minutes le retour de la contraction, tout Iwthant à l'exciter, — en cas de nécessité on termine de suite Taccoucheroent. — fie Pocdput est resté en arrière, les manœuvres au moyen des doigts sont impulsas pour le ramener en avant. = Présentation de la face. — Là seule intervention est Papplication du forceps, quand le menton reste en arrière. = Présentation du -. — On soutient les parties fœtales à mesure qu'elles se dégagent, on porte le doigt Tinsertion ombilicale pour s'assurer que le cordon n'est pas tiraillé, — on imprime oq» la direction que doit suivre la tète. — 11 faut surtout se garder de tractions upestives, qui pourraient redresser les membres supérieurs sur les côtés de la tète. ! faut au contraire extraire rapidement la tète lorsqu'elle reste seule dans l'excam, = Dans la présentation du tronc, l'intervention est la règle, elle sera décrite au «Ire de la dystocie.
fté» U dèUvranoe. — La nature des soins diffère selon que l'enfant est bien ant, ou en état de mort imminetile. = Soins à l'enfant bien portant. — On le X sur le dos à quelque distance de la vulve, et aussitôt que la respiration s'est et on coupe le cordon entre deux ligatures, après avoir constaté qu'il n'existe pas Demie ombilicale. — Il faut également prendre soin d'éviter de saisir la peau de la on dans la ligature, qui sera placée pour cela à deux travers de doigt de l'ombilic.— »foit est alors transporté sur la table destinée à le recevoir.— On le débarrasse de duit sébacé, par des frictions avec les doigts enduits de cérat, et on termine le ^yage avec un linge sec ou de l'eau tiède et une éponge. — Cette petite opération doit ! exécutée rapidement, puis on procède à l'habillage, en commençant parla tête qui être bien séchée. — Lorsque la partie supérieure du corps est vêtue, on place la ïpresse et la bande ombilicales, — pendant ces premiers soins il faut éviter que le ^eau-né ne subisse un refroidissement.=Smn« au fœtus en état de mort imminente. ^ causes qui déterminent l'état de mort imminente peuvent agir sur trois appareils: irrulation, la respiration, l'innervation. = Appareil de la circulation. — Les troubles «l appareil sont de nature asphyxique ou hémorrhagique. — Dans l'immense ma- U des cas, ce sont les premiers qu'on observe, ils sont déterminés par un arrêt de la ^lation résultant, soit de la compression du cordon, soit du décollement prématuré du centa. — Dans ces deux conditfons le phénomène qui se produit est le même : c'est 'phyxie. — L'acide carbonique accumulé dans le sang veineux agit comme un poison »ralyse l'appareil de l'innervation. = L'enfant en état de mort imminente, se présente •s deux aspects différents. 1* ht face est tuméfiée, injectée^ bleuâtre, la peau du tronc to est marquée de taches livides, les membres sont immobiles et le cordon est gorgé ^ng.>-2* La face et les téguments sont pâles, la mâchoire pendante» les membres flas- ^ sont dans la résolution.— Dans les deux cas les battements de cœur sont faibles, iriiiliers, — les lésions antttoniiques sont les mêmes.— Ces deux états différent seulement
724 AocoucHesiE!rr.
en ce que Tasphyxie s'est prodiiile d'une inaoiéra lente ou rapide. — L'abpInxieprhA des degrés différenls, qui varient, d'un trouble passager, pouvant se dissiper sponUa ment, jusqu'à la mort inévitable. = Les lésions hémorrhagiques sont escessivenieot m et résultent d'une déchirure du cordon, ou du placenta. — Dans ces oonditions, renfjot^ pâle et décoloré, et, s'il n'a pas succo^nbé avant son expulsion, il ne tarde pas à périr, s quantité de sang est insuffisante pour impressionner le système nerveux, el pour mrtln jeu les appareils nécessaires à la vie. = Appareil de la respiration^ — Le$ lêsi^ de la^^piralion ne se manifestent qu'après Ja naissance ; — elles peuvent étrt ^em daires et dépendre de l'état asphyxique, qm empêche l'action réflexe de se faire tel aux nerfs inspirateurs. — Ou elles proviennent simplement d'obstacles méraniff tels que des mucosités qui s'opposent à l'introduclion de l'air dans les vuiesaériai^ — Cette dernière cause en se prolongeant détermine l'asphyxie, qui alors e^ soà daire. = Appareil de Vmnervalion. — Les lésions de l'appareil oéphalo-racfai^ n'ont d'action manifeste qu'après la naissance.— La nutrition et la circulation du U sont régies par le système ganglionaire. — Lorsque ces lésions sont produites f« travail, elles portent; sur la moelle allongée, et alors la mort est immédiate; ou uêai le cerveau, alors ce n'est qu'au liout de plusieurs jours que des accidents înlIaiDaulà formidables viennent compromettre la vie du fœtus.— Les lésions de l'appareil n*m déterminent donc rarement par eux-mêmes, l'état de mort imminente au momeal la naissance, = Traitement de Vétat de mort imminente. — Lorsqu'on constate Ti sence de respiration, il faut porter le doigt jusqu'au pharynx du fœtus pour débarasser des mucosités qui pourraient roblilérer,— on a l'habitude ensuite ^ hl est congestionnée de laisser saigner le cordon.— Si le cordon ne fournit pas de :>| il ne faut pas perdre de temps en cherchant à le faire saigner, on doit recourir de si à rinsufllatioh pulmonaire, qui est de tous les moyens proposés le plus énergique pi rappeler le fœtus à la vie.— L'insufflation se pratique au moyen du tube de Chaussitr^ L*enfant est placé sur le dos, la tête un peu renversée en arrière, —on soulève l'éfii^ en pressant d'arrière en avant sur la base de la langue, — le tube est inlrodnit uo| incliné sur le c6té, jusqu'à ce que son extrémité laryngienne soit parvenue à bg^utte^ alors on le redresse en le ramenant sur la ligne médiane et il pénètre assez OkiIcih à travers le larynx, — on s'assure qu'il est bien en place. — Pour éviter le retovl l'air par la bouche et les narines, on ferme ces ouvertures au moyen d^'une conipi^ fine sur laquelle les doigts sont appliqués assez exactement pour produire une obil ration très-complète. — L'enfant doit être tenu chaudement. — LUnsufilation d(«î é faite, lentement, avec une certaine force, dix à douze fois par minute, — on ponm ià des pressions méthodiques sur la poitrine, pour rendre les expirations plus prolinKlt-^'^ n faut enlever le tube pour le désobstruer des mucosités qui parfois viennent rembarn»*4 — Les insufflations seront continuées jusqu'à ce qu'il se produise six à huit inspinb^i spontanées par minute, — souvent l'insufflation doit être continuée pendant plas^rsi heure ava«t que Tenfant puisse se passer de secours. — Lorsque les battemeot^ é cœur ont complètement cessé, on ne peut conserver aucun espoir de succès. — l» sufflation peut être efficace, même lorsqu'elle est pratiquée plusieurs heures aprè> I naissance, — l'arrêt complet des mouvements du cœur est le seul signe qai poi^ empêcher d'intervenir. = Les autres moyens qui ont été préconisés pour rqip^ l« fœtus à la vie sont moins efficaces et doivent être placés en seconde ligne, — >"' recommandé : les aspersions froides, inunédiatement suivies d'immersions dans i» bain chaud ; je conseille d'ajouter au bain chaud une forte proportion de farine demm' tarde ; — les frictions énergiques au moyen de la flanelle ; — la flagellation sur imt 1* corps avec im linge mouillé; — la douche thoracique avec un liquide alcoolique p" jeté avec la bouche.= Dans les cas où l'état de mort imminente dépend d*uiie hàav-
*dfs vaisseaux du cordon ou du placenta, il faut éviter surtout le refiroidissement ifant.
T DE FAIBLESSE CONGENITAL DES NouYKAU-NÉs. — Le fœtus, SOUS Tiufluence d'un iorbide antérieur à Taccouchement ou d'une dégénérescence du placenta, peut faible. Les lésions portent sur Tappareil de la rfôpiration ou de la digestion. = e premier cas, on combat la tendance au refroidissement, par une sorte d'incubatificielle, en entourant le nouveau-né de ouate et de bouteilles d'eau chaude, — fait couler le lait dans la bouche quand il est trop faible pour prendre le sein. — le le développement incomplet de l'appareil digestif arrête l'assimilation des Ils. on a recours à la pepsine qui détermine une digestion artilicielle.
IMITIONS LÉGALES RELATIVES AUX DÉCLARATIONS DE NAISSANCES. — Le médCCin eSt
tsable de la non-présentation de l'enfant à l'état civil. — L'obligation de la déclade naissance s'étend aux mort-nés qui ont dépassé le sixième mois, — on n'est m à déclarer le nom du père, ni même celui de la mère quand ils veulent rester
lUS.
B A l'exfant de la NAISSANCE AD SEVRAGE. — Dans Ics premiers jours, l'enfant ite souvent une coloration rougeâtre, qui s'efface peu à peu. = Â cette période rie, l'exploration du pouls est assez ditlicile. — C'est Partôre humérale qu'il faut oger. — La fréquence des battements est en moyenne de 124. = Dans les prejours, il se fait une exfoliation de l'épiderme qui dure parfois jusqu'au trenjour. = Le cordon se détache du quatrième au sixième jour. — Du premier uxième il se flétrit, puis se desséche, se vrille et tombe.— La petite plaie qui réie sa diute suppure pendant quelques jours. — Les vaisseaux se rétractent avant le soit détaché. — Cette rétraction précoce explique les hémorrhagies qui se estent secondairement. ^ Ces hémorrhagies abandonnées à elles-mêmes sont à rés constamment mortelles. — Le meilleur moyen d'y remédier est la suture de ilic. = Dans les premiers jours de la naissance le poids de l'enfant diminue. -- <ot de quatre jours il commence à augmenter progressivement de 150 à 160 gramnr semaine.
UitMBent. = Le lait, — Les éléments du lait sont très-complexes, — on les ! en plusieurs groupes : eau, beurre, lactine,* caséum et sels. — La plupart de ces (nis ne sont que des agrégations de principes nombreux fondamentaux. — La plicité de ces éléments, à proportions si variables, fait quel'-examen sommaire du ^ ne peut porter que sur la proportion relative de l'eau et du beurre. — La osition du lait varie diez les différentes femmes qu'on examine à ce point de vue. t général chez les animaux, la proportion des éléments solides, est plus élevée chez la femme. e= Le lait s'appauvrit quand il séjourne dans la mamelle, à la e la traite il est plus épais qu'au commencement. — Le lait des brunes est ^ plas riche que celui des blondes. — Certaines substances communiquent au <nr odeur, leur saveur, ou leur couleur. = Altération du lait — Ce liquide ^re altéré par la persistance ou le retour des éléments du colostrum. — Par pus provenant d'inflammation du sein. — Par du sang qui s'écoule, pendant la ^» des crevasses du mamelon. = Le lait peut encore être altéré par l'excès certains de ses principes constituants. — L'excès de l'eau rend le lait pauvre et' ^"ûint' des diarrhées, et le dépérissement de l'enfant. — L'exés des globules ^ux rend le lait trop riche et moins facile à digérer. =: L'altération du lait ^ survenir sous l'influence des maladies delà mère. — Dans les affections inflainma- ^ les éléments plastiques augmentent. — Dans les cachexies, et les af eclions ^niqnes, c'est le sérum qui prédomin<*.= Une émotion vive produit une altération iait inappi^éciable à l'analyse, mais qui se traduit chez l'enfant par un état de souf-
trance el des convulsions. = L*agalactie primitive ou secondaire, iorsqu'eUe perstif, nécessite le changement de la nourrice. = La galactorrhée qui s*aocofDpagDe d'appaavrissement du lait, impose la même nécessité, = Procédé éCextmen du lait. —U microscope est le meilleur instrument d*appréciation, — if révèle U présmo? à colostrum, du pus, et indique les rapports de quantité de globules et du sénim, <-o^ emploie encore le tube éprouvette de Donné, et son lactoscope. == AixiiTESEn u m^ -— Dans lesdemiers temps de la grossesse, Texamen du colostrum peut Caire pr»i^ tiquer les qualités du lait ; — son abondance et sa richesse en corps granukjx annonce une bonne nourrice. = Le mamelon doit être bien conformé sa bnérett' son absence peuvent être des obstacles sérieux à Tallailement. = Il faut en oaUi pour que la femme soit propre à nourrir, que sa santé lui permette de supporter l^ fatigues de Tallaiteroent, — Tçpilepsie et l'hystérie sont des contre-indications foniiAi à l*allaitement. — 11 faut encore tenir compte du milieu où vit la femme, dese<mr pations, du logement qu'elle habite .= La menstruation de la nourrice exerce rairsA une action nuisible sur Tallaitement. = One nouvelle grossesse est une conditiui àib vorable et rend nécessaire le plus souvent un changement de nourrice. = Riais i i/allaitement. — La première fois qu'on présente le sein à Tenfant, il faut déham>^ nu moyen de lotions, le mamelon, de la matière sébacée concrète qui Tentoure.— La fant pourra teter quelques heures après Taccouchement, lorsque la mère senimp^ reposée. ~ Si le mamelon ne peut être saisi par Tenfantdans les premiers jours, ^ complète son alimentation insuffisante avec du lait tiède. — Le nouveau-né recevra le ^ coudié auprès de la mère, pour quelle n'ait pas besoin de prendrela situation assise.faut surveiller dans les premiers temps les mouvements de déglutition, pour ^ assis que l'enfant tète réellemment.— On laissera un intervalle de deux heures entre daf tetée, — plus tard l'intervalle sera de trois heures. Il faut autant que possible ne f faire teter la nuit, — on pèsera Tenfant pour s'assurer de la quantité de lait ahsuy = Jusqu'à l'âge de six mois le lait doit être exclusivement employé à la nouniture l'enfant. — A cette époque on commencera à lui donner quelques potages. = l^ giène de la femme qui allaite ne présente rien de particulier. Elle doit suivre un rê|^ fortifiant et prendre de l'exercice au grand air, tout en évitant la fatigue exoessh?.* on surveillera le régime des nourrices de la campagne, de manière à ce que leur zivùâ tation habituelle ne soit pas brusquement, mais graduellemoit cbangée.= AUêiteifti matemeL -^ 11 est pi:éférable à tous les autres lorsque la femme réunît les cooditMi nécessaires à une nourrice et que nous avons indiquées plus haut. = AUaitemaU p les nourrices. — On divise les nourrices en deux catégories, celles qui nounisseol n lieu et celles qui emmènent lenfantdans leur pays. = Le médecin choisira U wmt et l'examinera avec soin, pour s'assurer qu'elle n'est pas atteinte de quelque maladie^ nature à la faire refuser.— On se montrera exigeant sous le rapport des qualités qo*«l doit présenter, car ordinairement on peut choisir. — Elle sera it>bu8te, booœ \MAifH âgée de 20 à 35 ans, pluripare, brune ; -- la lait doit avoir do S à 6 mois. = 0 eft pn dent de ne pas la laisser sortir seule.*-* U n'y a aucune raison, au point de vuedesiaM rets de l'enfapt, pour ne pas la changer lorsqu'elle donne dei motifs de naéoonlaileai^ = Les nourrices à la campagne, qui ne sont pas surveillée» par dea amis delaianiAi n'offrent que des garanties trop insuffisantes, pouf qu'on dioisiase oe mode d'élftif sans y être absolument forcé. — Elles ne sevrant pas leur enfant, et le noonissoii s i'eçoit qu'une nourriture insufllisante. — La malpropreté, le délaut de soins et de fv veillance, l'ignorance des premières régies de l'hygiène, et la routine, sout les priaci^ causes de la mortalité qu'on observe dans ces conditions. •— Il faut autant que fimik choisir une fomme dans une condition qui ne soit pas trop précaire, ayant laasvatk. et que ses occupations n'obligent pas à travailler aux champs. = AIM^mmtptrit
iftiiMT. — Je préfère raHaitement par une chèvre, à celui que je viens de signaler, Texamen de la composition chimique du lait, montre des différences assez blés entre le lait de femme et celui de la chèvre, réxpérienoe prouve que les Itats pour Tenfant sont favorables, quand on prend la chèvre pour nourrice; surtout d la direction est intelligente. = Allaiiement artificiel, — Cest le plus mauvais lus; s^il peot être accepté à la campagne, il faut le repousser absolument dans les des villes. — Le lait du biberon ne doit pas être, comme on Ta dit, coupé d'eau, on en insi un breuvage beaucoup moins nourrissant que le plus mauvais lait de femme.— bon cependant de ne prendre à la vache que le premier lait delà traite.— Il vaut i courir les chances d*une alimentation trop réparatrice, dont les dangers sont lêmatiques, que de donner à Tenfant une nourriture très-certainement détestable et lisante. — Le biberon sera tenu dans un état de propreté minutieuse. :=il//at<emen/ tf . — Il est mauvais dans les premiers mois de Texistence, je le préfère cependant à m de renfant chez une nourrice de la campagne non surveillée. = Sevrage. — époque est subordonhée à Tétat de vigueur de Fenfant, et surtout à la période d'évon ^s dents qui sortent ^r groupes distincts, séparés par des temps de repos. — atccidents qui accompagnent la dentition seraient aggravés par le sevrage. = L'évon du quatrième groupe constitué par les incisives et les molaires, correspond seize ou dix-huitième mois, c'est le temps de repos qui suit, qu'on doit^choisir ' sevrer Teniant.— Le sevrage sera progressif en commençant par les tétées de nuit. ygîèae du preoncr âge. — La plus exquise propreté est la base de Thygiène /enfant sera lavé chaque fois qu'il devient nécessaire de le changer. — I^ bains 5, deux fois par semaine, sont utiles. — La tête sera débarrassée de sa crasse, -r ifant sera couché sur une paillasse en fougère ou en balle d'avoine. — Le lit sera égé par des rideaux contre les rayons de la lumière directe, sans gêner la drculaide Tair. — L'enfant sera couché tout éveille et on ne le bercera pas, — on attendra 1 fasse spontanément des efforts pour marcher seul et on ne l'y aidera ni par des riots, ni par des lisières, — on le protégera contre les chutes au moyen d'un bour- !t léger en haleine.
^•penuiiioii. — Le vaccin s'affaiblit en traversant les générations. — Il est moins fienatif : lorsqu'on l'emprunte à une pustule parvenue au huitième jour ou plus Dtte; — lorsque le vaccinifére est chétif et maladif, — lorsqu'il a déjà été vacciné atteint de la variole. — Dans ces dernières conditions Tinoculation donne lieu trésiv^nt à une fausse vaccine qui ne préserve pas. — 11 faut rejeter la pratique des iculations varioliques, ^ moins, et c'est la seule excuse, qu'on ne manque de vaccin K un paya envahi par une épidémie de variole. s= L'enfant n'a besoin d'aucune pr^ niion pour subir la vaccine. — Il faut cependant attendre qu'il soit dans un bo|i it de santé. — On peut le vacciner dès les premiers jours qui suivent la naiasjiiice. ^ onprante le fluide k une pustule parvenu au sixième ou septième jour de son olution. -^ Un pratique trois piqûres à chaque bras vers l'insertion inférieure du ^^^. =s Le meilleur procédé de vaccination est celui de la vache à renfant.= Celui 'bras à bras réussit encore parfaitement, •— Le vaccin conservé en tubes, est prét^ ^ ^ cdui en plaques qui échoue très-souvent .
738 ACCOUCHEMEIIT.
BIBLIOGRAPHIE son» A LViiFAirr
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