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GROSSESSE ET ACCOUCHEMENT GÉMELLAIRES

La grossesse gémellaire est caractérisée par le développement simultané

deux ou plusieurs fœtus dans l'organisme maternel.

La fréquence des grossesses gémellaires est indiquée dans le tableau suivant:

hoiirb

DBS ACCODCHBMEIfTS.

doubles.

pporoRTioN.

GROSSESSES TRtPLBA.

PROPORTION

Unisbotham.

'-ûtlins. . : .

toudelocque. .

^chapelle. .

ftiecke. . . .

Churchill. . .

' Isur 01 1-^ 62 1 -132 1 — 85 t «. 85 *- 60

1 sur 16,552 1 — 4.450 1 — 6,788 1 — 7,579 1-^ 6,451 1 - 4.473

Si on ertrait la moyenne de cea différenta chiffrai, on trouve une groweaie ïttble sur 87 acouchements et une triple sur 7,679. n existe dans la aoianee des obaerfationa de quadri-jumeaui, mais ailes ^&t tellement exeeptionnsUes qu'il esl imposaibte d'en indiquer la proportion. >2^ux * cita un certain nombre de geatationa à produits quintuplea, et Rama- ^ham en «gnale une quinsaine. Si toutas na sont pas indiacutablaa, il me «ralt cependant difOoile d'en niar la poaaibiliCé.

•• — Je considère les grossesses gémellaires comme te résolut d circonstances diverses, qui appartient exclusivement à la mère^ et que je diii serai en deux groupes.

Les unes sont dues à la coïncidence de faits normaux : tels que la dèhisce:» et la fécondation simultanée de deux ou plusieurs œufs sur un seul ou sur k deux ovaires. Cette cause est trop facilement compréhensible pour que j besoin d'en développer le mécanisme.

Les autres sont dues à des anomalies de développement de l'oeuf contcfl dans la vésicule de Graaf La recherche de ces anomalies est fort chez les mammifères, en raison de leur peu de fréquence, les faits obi appartiennent donc surtout aux oiseaux et aux poissons. Mais les lois f( mentales du développement de Tœuf sont les mômes dans les diverses qui se reproduisent par ovulation, et malgré la différence considérable qu observe dans le milieu où le nouvel être se développe, on peut coi rigoureusement des faits observés chez les ovipares ou les poissons, à ce se manifeste chez l'homme. Du reste, chez ce dernier, la disposition de$ branes qui enveloppent les fœtus, permet, jusqu'à un certain point, de vé l'exactitude des hypothèses dont le point de départ nous échappe. Nous joirf drons donc à l'étude des causes, Texamen de la disposition des enséloppÀ des jumeaux.

Enfin, parfois l'utérus est double et présente deux cavités distinctes. iM disposition anatomique peut devenir la cause d'une grossesse gémellaire. *'

CroMeMM féineUaires réaolUurt de la t»lncidteMce de circoaflUUM«i phyaloloffiqBei. — Déhiscence et fécondation simultanée de plusieurs onSt Si, dans l'espèce humaine, les phénomènes de maturation se concentrent 41 quelque sorte sur un seul œuf, dans certains cas, deux ou plusieurs vésicule de Graaf peuvent se rompre à la même époque sur un seul ou sur les dm ovaires, et se trouver féconder par un unique coït, ou par deux rapprochemciii séparés seulement par un intervalle de quelques joui^. La possibilité de recm dations successives est démontrée par des faits indiscutables. IndépeiuboH ment des observations citées par Pline, Gardonius et BiifTon, de fenizDiT blanches accpuchées d'un enfant blanc et d'un mulâtre, Norton, Parsons 4* Mennm* en rapportent de semblables, Attaway en a publié un autre, àasf lequel les deux coils ont été séparés par un intervalle de trois jours. Cn à^ mes élèves, dont le père était planteur à la Martinique a vu le ifiéme fait .« reproduire sur une esclave négresse de sa propriété, qui a donné naissance à bb négrillon et à un mulâtre. Ramsbotham, d'après Morselay, Boillon, Dewies et Blackaller'signalent quatre faits analogues. Enfin Prus en rapporte un autrr plus curieux encore, d'un fœtus bi-cëphale, dont le corps était blanc, aiiiM qu'une des tètes, l'autre tète était mulâtre et présentait les caractères de li race nègre.

Lorsque deux œufs distincts sont fécondés s'ils arrivent en mèmetemp^^ s'ib se fixent sur un même point de la cavité utérine, ils peuvent n'avoir qu'une caduque réfléchie commune, le chorion et l'amnios restant distiurts Dans les cas où il existe deux fécondations distinctes, on doit supposer <jo^ chacun à sa caduque réflérJiie propre. Cependant lorsqu'on exanùiie )W

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lie à une période plus avancée, on trouve les deux chorions en contaet, iduque réfléchie intermédiaire n*existe pas.

s placentas sont complètement séparés, ou réunis en une seule niasse» isans relations vasculaires, il n'existe en réalité qu'une simple contiguïté^ is membranes adossées forment une cloison qui établit une séparation nette entre les deux circulations. Cependant on a observé, dans quelques une communication entre les deux organes, mais elle n'a pas lieu par les laires, mais au moyen des gros vaisseaux qui rampent dans la meme lamineuse. Les cordons ombilicaux sont entièrement distincts. poMMBca gémellaires ré— If— t d'anomalie» de la ▼ésicide de draaf ,

nf €Ni de l'atérvB. — 1® Vésicule de Graaf contenant deux ou plusieurs . Une seule vésicule de Graaf peut contenir deux ou trois ovules. Ce fait incontre assez souvent dans les œufs de poules. Bischoff a observé, chez la ne, deux ovules contenus dans la même vésicule encore intacte. Ch. Morel produit un fait semblable dans son Atlas d'his\ologie. Au moment de la ure de Tovisac, les ovules deviennent indépendants et leur fécondation iffère en ^en des casque nous venons de signaler. Les fœtus restent égamt indépendants, ils ont un chorion et un amnios distincts. La cloison qui épare est constituée par quatre feuillets, deux appartiennent aux amnios, i aux chorions, qui ne sont séparés que par un tissu lamellaire très-fin. ivaine attribue cette anomalie à la fusion de deux follicules de Graaf, dont }roduits seraient alors contenus dans une seule cavité. a disposition des cordons et des placentas est la même que dans le cas es œufs appartiennent à deux vésicules distinctes. ' Anomalies de loeuf. Chez les vertébrés, l'œuf normal ne contient qu'une le vésicule germinative et un vitellus unique. Cependant il n'est pas absoent rare de rencontrer, dans un même œuf, deux vésicules germinatives deux embryons avec un seul chorion. On a également observé dans les ^sde la poule, assez fréquemment deux et parfois même trois jaunes. ^Ue multiplicité anormale peut donner naissance à des produits isolés, réunis par quelques-unes de leurs parties, c'est-à-dire à une grossesse oellaire ordinaire ou à un monstre double, selon le degré de fusion que iront les éléments primaires.

»i les fœtus se développent isolément, ils seront renfermés daps un chorion <iue, mais chacun d'eux conservera son amnios propre. Cependant on a é dans ces conditions, que deux fœtus isolés pouvaient être contenus ^ un seul amnios. C'est qu'alors ces membranes, d'abord distinctes, se it fusionnées au début de leur évolution, car on ne comprend guère, dans ^Uctuel de nos connaissances, qu'il en soit autrement. Cela n'est piU plus Belle à admettre que la fusion des deux embryons qui étaient distincts au '^iit, car la fusion semble être le mode de production des monstres doubles. u est remarquable que, dans ces cas, les fœtus, renfermés primitivement dans ^ulœuf, peuvent êtreanimès par des fécondationsdiRérentes, comme semble Pi'ouver le fait de Prus, relatif à un fœtus bicéphale à tête noire et blanche. ^ disposition des placentas diffère selon que les fœtus se sont développés ^ des amnios distincts, ou qu'ils sont contenus dans un seul.

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Dans le premier cas, les placentas sont réunis, mais il n*exîste ancttiie eoi munication vasculaire, et les cordons sont isolés.

Dans le second cas, le placenta est unique, et il existe le plus souvent d communications entre les vaisseaux. Parfois les cordons se réunissent à p de distance de la surface placentaire, et les subdivisions de leurs rameaui mêlent d'une manière infime.

On a classé au nombre des grossesses gémellaires, les monstruosités f inclusion, constitués par la présence d'un fœtus contenu dans un aulit n'a point encore trouvé l'explication' de cette anomalie dont nous nousiKX perons en traitant de la dystocie fœtale.

3"* Anomalie de rutériis. — La cavité utérine peut être partagée en è cavités distinctes par une cloison complète. Alors l'organe se rapprodxl la forme bi-corne qu'on observe chez les animaux. Chaque cavité possède trompe et son ovaire, et non-seulement Forgane peut devenir le sujet d'i double gestation, mais encore la fécondation est possible à des époques tn diflérentes et les accouchements peuvent être séparés par un assez long iuti valle. C'est probablement à cette anomalie que se rapportent les exemples superfétation qui ont été signalés. Nous reviendrons plus loin sur ce suji

Dans les cas d'utérus bi-corne, chacun des fœtus a ses membranes conipl tement indépendantes, et elles ne diffèrent en rien de ce qu*on obserrr d< les grossesses simples.

Hérédité, — On a également invoqué rhérédité pour expliquer les gros^€^s gémellaires. Baillarger parle d'un très-grand nombre de cas où le fait ai constaté, mais il ne cite aucune statistique, et j'avoue que cette cause ne n parait pas suffisamment démontrée pourqu'on lui accorde une grande confiaiw

«rosMMMtrl et quadri-yémellatres. — Ce que nous venons d'exposi^ri sujet des grossesses gémellaires peut s'appliquer à celles où l'on obsene t plus grand nombre de fœtus. Ces dernières ne sont que le résultat de la c^ binaison des circonstances que nous avons signalées. On conçoit donc qu'ett présentent d'assez grandes variétés dans la disposition des membranes et A placentas. Les œufs peuvent être entièrement isolés, ou être le siège defo^ioi qui sont limitées à deux d'entre eux, les autres n'y participant pas. Les ifl ncxes ont alors des dispositions en rapport avec l'intimité des connexionf Nous n'insisterons pas davantage sur ce point.

rifoportion des se&cs dans 1m yrowiC««cw doabies. — Nous avons ts (p^ la proportion des sexes dans les grossesses simples donnait 106 garçons (loor 100 filles.

Les statistiques qui ont été faites à ce point de vue pour les grossesse» tfmellaires présentent des résultats fbrt différents.

Riecke, sur 2,545 observations d'accouchements doubles, a noté laprop' tion suivante :

Deut garçons 18,40

Un gaiÇon et une fîUe. . ^ 21,25

Deux fiUes «0,65

Le rapport des garçons aux filles est de 1 OU à 108. La proportion desniâlt^

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eu de présenter un excédant de 6 pour 100, comme dans la grossesse )le, a donc fléchi de 8 pour iOO, soit une différence de \i pour 100. lillarger, de son côté, a fait des recherches analogues portant sur 256 cas, i les résultats qu'il a obtenus sont entièrement opposés. Cet auteur a noté:

Deux garçons 10O

Deux fiUcs, 98

Un garçon et une fille 98

[proportion des mâles serait donc, relativement aiLv enfants de Fautre , comme 143 est à 100. C'est-à-dire que l'excédant dépasserait de 36 pour celui qu'on observe dans l'accouchement normal. Ce résultat est certaim{ erroné, et n'est dû qu'à une série particulière. En réunissant les obseriDs de divers auteurs anglais, j'ai obtenu le tableau suivant :

NOMBBB

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