‹ Traité complet d'accouchements (volume 2)Chapitre 152 sur 277 · DT8T0CIE · texte numérisé non relu

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bonnes conditions. Rien dans son passé ne permettait de lui «ttrilmer \t cauae de cette maladie.

Simpson a observé, dans un cas de cette nature, un obstacle à la cirmia* tion sur le trajet du cordon. Il est fort probable que ce genre de lésion eM déterminé le plus souvent par un obstacle au cours du sang sur un point quelconque de l'appareil circulatoire, ou par une affection rénale du fœtus

Déf éiiéreMeii«e véaicalevae da placeata f môle. — L'opioion qui etnt sislait à considérer la dégénérescence vésiculeuse du placenta comine dm la présence de vers vésiculaires, A'acéphalocystes^ n*est plus soDtenable. ï^ puis les recherches de Velpeau *, confirmées par de nombreux observateum on sait que Taffection est déterminée par l'altération et la distension des \i losités placentaires, par de la sérosité. Il est, du reste, actuellement étaU que les hydatides, qui ne sont que des larves de tsnias, peuvent se dévehp per dans les cavités closes ou dans l'épaisseur des organes, mais qu'ils ne n (hWeloppent jamais dans les cavités tapissés d*une muqueuse communiquai avec l'extérieur, comme la cavité utérine.

Sous rinfluence d'un travail morbide, dont la cause nous échappe, les t^ losités placentaires se remplissent de liquide et prennent la forme vêsim leuse; leurs vaisseaux s'oblitèrent et disparaissent. Ces renflements sont eliif soldes, transparents, reliés entre eux par des tractus filamenteux. Le resif à placenta altéré forme une masse friable, rougeâtre et comme fongueuse, ci « partent les pédicules, assez, résistants, de ces petites vésicules. Ces pèdicutei souvent se subdivisent, et leurs ramifications supportent des vésicules, tanll disposées autour d'un axe commun, tantôt alternes et opposées, à la maniÀi dés gi*ains d'une grappe de raisin. Le volume des vésicules varie depui quelques millimétrés jusqu'à six centimètres et plus de diamètre, et le« nombre est parfois considérable. Portai, dans un cas, en a compté 6,070.

L'agrégation d'un aussi grand nombre de vésicules forme une masse as$fl considérable, et on a observé des môles plus grosses qu'une tête de îœive^i terme. Leur poids est en raison de leur dimension, et il peut atteindre d^ m à trois kilogrammes. Valisnieri prétend même en avoir vu une de huit kil^ grammes.

Madame Roivin a divisé les môles en : 1^ erobryonnée, lorsque le produit de la conception n'avait pas été résorbé; 2* creuse, lorsque le fœtus avait div paru et ({ue les membranes ne contenaient plus que le liquide anuiictiqQt': T)" enfin en môle vésiculaire en masse, lorsque le liquide et le foetus ntv taient plus, et que les parois du sac amniotique s'étaient soudées. Alors W membranes en contact forment avec le placenta une masse rougcâtre «^ oomme fongueuse.

La môle adhère à l'uténis par l'inlermédiaire de la caduque, qui peut n^ pas s'exfolier complètement ou se détacher seulement au moment de Vnp^ sion de la niasse vésiculeuse ; de sorte que la môle, au moment où ellf ^ chassée, est nue ou pour^'ue d'une enveloppe.

Il existe dans la science plusieurs observations d'accouchements compi^ qués de l'expulsion d'une môle, et d'un enfant pourvu d'un placentu i»^mal. Ces fpits sont probablement relatifs à des grossesses gémellaires. M

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ihs fœtus est mort p^^ndant que Taulre a continua à se. développer ; je n ai pu trouver, dans aucun de ces cas, la justification de Topinion qui iste à admettre la possibilité d*une imprégnation nouvelle dans un utérus occupé par une môle.

origine de la môle vésiculeuse que nous venons d'exposer implique natumentla nécessité de rapprochements sexuels. L* expulsion d'une môle uleuse est donc une preuve certaine que la femme qui la portait n*e$t rierge.

diagnostic de la dégénérescence molaire du placenta est le plus souvent issible. On constate d'abord les phénomènes de la grossesse ; mais la mort embryon ou du fœtus survient ordinairement avant qu'on ait pu recon- e son existence au moyen des signes certains. J'indiquerai seulement les stuoies qui peuvent faire présumer jcette lésion; ils sont loin d'avoir la ir qu'on a voulu leur attribuer, et, lorsqu'ils sont nettement accusés, on soin de les grouper pour arriver à la présomption. Il en est un cependant ) la valeur d'une certitude : c'est l'expulsion qu'on observe parfois de ques vésicules, entières ou déchiré-es, qui sortent pendant un travail inpiet.

s signes qui peuvent faire supposer la dégénérescence molaire du plaa sont les suivants :

n constate les symptômes qui annoncent une grossesse commençante; s, à l'époque oi^ doivent apparaître les signes certains, ces signes font ul. Dans un grand nombre de cas, l'accroissement do l'utérus est plus f que dans l'état normal. Le développement de la môle vésiculaire est E rapide; dans des cas où la conception ne remontait pas au delà de ( ou quatre mois, on a vu des môles du poids de trois à quatre kilonmes.

( développement de l'utérus peut rester stationnaire ou .diminuer d'une lière sensible, ce qu'on attribue à la résorption, d'une partie du liquide distend les vésicules. On cx)nçoit que ce phénomène doit être très-marqué r être appréciable.

existe assez fréquemment des écoulements sanguins ou aqueux, transpais et inodores. On les attribue à des ruptures des vésicules et à des décolents partiels, qui surviennent sous l'influence de contractions indolores, perles blanches peuvent être confondues avec l'hydrorrhée. ^n a signalé des contractions régulières coïncidant avec un travail passa- * qui pouvait aller jusqu'à un commencement de dilatation du col. On a tne accordé, dans ce cas, l'importance que pouvait avoir le toucher '^e élément de diagnostic de l'affection. La sensation ressentie par le gt explorateur ne me semble pas devoir différer assez de la sensation rnie par leé membranes pour qu'on en tire un renseignement bien exact, noins que la réunion des autres signes n'ait fourni déjà quelques préoptions.

^ gestation molaire se termine le plus souvent du troisième au sixième 'is et l'on observe alors les phénomènes que nous avons décrits au chapitre ' ^vmtfmftit. Cependant l'expulsion peut n'avoir lien qu'à l'époque du

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terme et même plus tardivement encore. La môle peut se rompre et sortir par fragments ou d'un seul coup.

Lorsque l'intervention devient nécessaire, elle ne diffère «i rien de dH qui est exigée par Tavortement.

On a désigné également sous le nom de môle, l'expulsion de caillots^ guins et de produits pathologiques étrangers à la gestation ; nous n* avais pu à lions en occuper ici.

■7pertr«pble du pUicenta. — Après la mort du fœtos» le placenta pfl|i continuer à se développer, de manière à doubler ou tripler de volame. É texture ne présente pas d'altération très-notable; seulement le tissa inUfi villeux est infiltré, les vaisseaux sont un peu affaissés, et le sangqulbc^ tiennent ressemble à celui des fœtus macérés. II est certain que Torg^! n'est pas absolument mort, mais il parait avoir végété surtout aux dêpemt tissu intervilleux.

AUrwjfHam du i^laeeiite. — La mort du fœtus peut déterminer dans le|4 cenla un phénomène contraire a celui que nous venons de signaler. Il ^ de croître ou même diminue d'épaisseur. Les vaisseaux sont affaissas d<i contiennent que peu de liquide; un certain nombre s'oblitèrent. On obsrf également des atrophies partielles, qui surviennent sous l'influence def é ladies que nous avons signalées plus haut : les foyers apoplectiques M hreux, la dégénérescence lamineuse, les décollements partiels. Lorsque i lésions occupcntune certaine étendue de l'organe, elles ont pour conséqurtli d'arrêter son développement ; de sorte qu'il en résulte une atrophie ap^i rente lorsqu'on compare les régions malades avec celles qui sont rectal saines. ^i

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