‹ Traité complet d'accouchements (volume 2)Chapitre 151 sur 277 · PATHOLOGIE PU PLACENTA · texte numérisé non relu

PATHOLOGIE PU PLACENTA

acpnta lorsque le cordon est coupé, ne modifle en rien la consistance et le lume des viliositës qui sont devenues, par suite de leur altération, imperdables au liquide sanguin.

DésénérMeénce ealealre du placenUi. — Un COtvIédon OU même une pardu placenta peuvent être envahis par des grains calcaires^ confluents ou à lat de semis. C'est ce qu'on a nommé : ossification du placenta. Celte alléran peut coïncider avec celle que nous venons de décrire, et, dans ce cas, observe surtout les granulations calcaires à la surface des villosités obliées, auxquelles elles adhèrent assez fortement. Elles les entourent et les forment.

On rencontre dans les auteurs un assez grand nombre d'observations de o^énérescence calcaire du placenta. Ruysch, Haller, Buisson, Johnson, Garr son en citent des exemples ; j'en ai moi-même observé un cas sur un pla^ nta qui ne présentait aucune autre dégénérescence. L'état du fœtus indiquait 'il n'en avait nullement souffert.

Ces concrétions calcaires étaient disséminées et assez nombreuses, On pouil, quant à leur siège, les diviser en groupes distincts. Le premier, dont les éléments étaient plus nombreux, se trouvait dans pithélium hypertrophié de la muqueuse utéro-placen taire. Il formait \h des aques compactes de quatre à sept millimétrés de diamètre. Leur surface gueuse présentait une certaine résistance à la pression du doigt. Sur lelques points, les éléments calcaires constituaient des espèces de réseaux aveux, dont les interstices étaient vides. De leur face profonde partaient » aiguilles isolées, comme arborescentes, ayant un ou deux rameaux se* indaires ; leur longueur totale s'élevait à cinq ou six millimètres. Los concrétions du second groupe étaient situées au milieu de la masse acentaire ; elles ne formaient pas des plaques, mais des aiguilles semblables celles que je viens de décrire, et ne présentant aucun lien de continuité rec les amas de la surface. Elles étaient développées au milieu du tissu tervilleux et n'avaient avec les villosités que des rapports de ronti' Bîlé.

Ces concrétions ont donc pour siège l'épithëlium de la muqueuse et le tissu ttervilleux, qui n'en est qu'une émanation; elles ne présentent aucune trace élément) osseux, et sont constituées par des carbonates et des phosphates p chaux et de magnésie.

lEdéne du placenta. — On observe parfois rinfillration séreuse du pla-r mta, qu'il ne faut pas confondre avec la môle, dont nous parlerons tout à heure. Cette altération peut déterminer la mort du fœtus; mais il peut se ïire que la vie intra-utérine n'en soit pas entravée, que l'enfant participe ou ion à cette infiltration.

I/organe est pâle et distendu par de la sérosité, sans autre altération anaomique. J'ai vu à la Clinique un placenta dans ces conditions; il était volunineux, d'une consistance mollasse et d'une teinte beaucoup moins vive que ians l'état normal. En pressant les villosités, on en faisait sortir une sérosité impide. Le fœtus, à terme, était également infiltré et dans un état de santé ï^^ez mauvais. 11 n'existait aucune autre altération, et la mère était dans de

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