DT8T0C1E MATERNELLE
que réel, et, si on peut reprocher aux auteurs du dernier siècle de n aTà pas assez rigoureusement apprécié cette cause de dystocîe, on pourrait r procher, au contraire, à quelques modernes, surtout à Tècole altem?ndj d'avoir multiplié les difficultés en multipliant les types. En effet, si, aa Ya de réunir en groupes peu nombreux les cas analogues, on étudie indÎTidin lement chaque bassin déformé, on jette, sans profit pour la pratique, m confusion dans l'esprit du praticien. Sous ce rapport, on peut dire que L noir * a un peu sacrifié à la théorie en subdivisant autant qu'il l'a fait Tètoi des vices de conformation.
Les différentes variétés de l'angustie pelvienne sont loin d'avoir la m^ fréquence ; on peut dire que le rétrécissement antéro-postérieur du dan supérieur est la régie, et que toutes les autres déformations constituent ï exceptions. C'est donc surtout sur ce type qu'il faut appeler l'aUention, cause de sa fréquence et parce qu'il est à peu près le seul au détroit suy rieur dont on puisse, avec quelque certitude, reconnaître les dimensions.
Les vices de conformation du bassin ne sont pas toujours nu obstacle l'accouchement spontané; il est nécessaire, pour cela, qu'il existe unett taine disproportion entre la tète fœtale et l'étendue des diamètres peUi^ Pour cette raison, il est impossible de déterminer la proportion des ba^ji viciés, relativement à ceux qui sont normaux; car, dans beaucoup de casJ lésion légère passe inaperçue. On ne pourrait établir cette proportion qi pour les cas où l'angustie a été reconnue et où l'intervention est deveuaci cessaire. Sur ce point, les documents font presque entièrement défaut.
Voici ceux que j'ai pu réunir. En dépouillant le tableau de Baudeloqi publié par Boivin ^, j'ai trouvé que, sur 20,517 accouchements, 45 ont esj| l'intervention pour un vice de conformation, soit 1 sur 477. Lachapelle. 4 15,652 accouchements, a noté 56 fois l'angustie pelvienne, soit I sur iS Comme on le voit, la proportion est presque exactement la même. Si on efl mine les résultats de la pratique anglaise, on trouve une difTérence énorme les cas fâcheux sont presque doublés. Merrimann, sur 1,800 accoucheint'fli a pratiqué 7 fois la craniotomie, soit 1 sur 257. Bland, sur 1,897, a eurt cours 8 fois au même procédé, soit 1 sur 257.
Bien que les Anglais se décident bien plus facilement que nous au s^criàa^ de l'enfant, je crois qu'il ne faut pas voir dans ces résultats l'expression (fuflf pratique générale. Merrimann et Bland, dans les tableaux cités, ont mis ^ œuvre la craniotomie dans tous les cas de bassins viciés. Les applications àf forceps sont relatives à des faits de dystocie d'une autre nature.
Les auteurs ont choisi des bases différentes à leur classification des has^ viciés. Les uns se sont appuyés sur la cause de l'altération, d'autres sur sj forme ; d'autres, enfin, sur le degré du rétrécissement.
Il est évident que la cause de la lésion imprime un certain cachet à la d^ formation, dans la majorité des cas ; mais il existe sur ce point de non* bretises exceptions, et des bassins viciés par le rachitisme présentent souwn: la même physionomie que ceux dont l'altération est due à rostéonialacie.bioi que, dans ce dernier cas, les lésions soient en général beaucoup plus gn^^
La cause de la maladie doit être prise en grande considération, an poifii
iue du diagnostic ; mais comme, en résunié, c'est d'après la forme et le ré du rétrécissement qu'on choisit ses moyens d'intervention, il me paraît érable d*en faire les bases d'une classification à peu près méthodique. Je à peu près, car les espèces pathologiques de cette nature ne se prêtent comme les espèces naturelles, à un classement rigoureusement exact. ' diviserai ces bassins en trois groupes :
' Bassins déformés. — Modification de rapports dans les diamètres. ' Bassins régulièrement viciés. — Anomalies de la capacité. ' Bassins altérés par un traumatisme ou par le développement de dégénéences et de tumeurs osseuses.
BASSINS DÉFORMtS