DTSTOCfE HATEBUEUJE
a^sez facilement le diagnostic. Seulement il faudra pratiquer rexplorrtmaiv soin pour éviter de prendre, comme cela a été fait, la partie acoessâUe dék matrice pour la tète du fœtus. Cette erreur presque inexcusable aétè comm».
TraitemefU. — La première indication consiste à vider la vessie» et, d» ces conditions, le cathétérisme présente quelques difficultés en raison de h déviation et de la compr£ssion du canal de Turèthre^et il est uécessain d'avoir recours aux sondes, molles.
L'intestin sera également débarrassé des matières accumulées au-dtâsa du fond de l'utérus. Si un purgatif ou des lavements sont insuffisants peardé»' terminer ce résultat, on aurait recours aux autres moyens usités en pareil c«. ' Parfois, sous Tinfluence de ces déplétions, lutérus reprend spontanég^aLa place normale, surtout si l'accident est récent. Mais l'organe coaserve uifêd»position aux récidives. «
Lorsque la réduction n'a pas lieu spontanément. On a recours à une ioia^ vention active, en ayant soin de situer préalablement la malade sur les eouàl et sur les genoux. On soustrait ainsi l'organe déplacé à la pression des vti Gères, et les manœuvres deviennent plus efficaces. {
La réduction peut être tentée par le vagin ou par le rectum. Par le Tâ^ on introduit deux doigts, qui poussent le fond de l'utérus, tandis qu'on esssf d'accrocher son col situé en avant au moyen de l'indicateur de la main iiU| Ce dernier temps de la manœuvre me semble presque impraticable, biejifrf tous les auteurs le recommandent. ' (
' Parfois ce mode d'action est insuffisant^ et il faut introduire la main W^ entière dans le vagin pour agir aïKC plus de force ; mais alors on aurait kcmÉ au chloroforme, et la femme serait placée dans le décubitus dorsal. ' On a conseillé de réduire par le rectum, en introduisant deux doigts cet organe ou même la main tout entière , ce dernier procédé bai4>are être rejeté. On épargne à la malade des douleurs violentes et des lésions sibles en opérant la réduction au moyen d'une tige couri>ée selon Vtu bassin et garnie d'un tampon à son extrémité, comme Evrat la fait. On a|^ en même temps par le vagin, sur le col utérin, en cherchant à racrrotkif pour le ramener dans sa direction normale.
Si ces moyens d'intervention étaient impuissants, on aurait recours ai**vortèment provoqué. Hais dans les cas graves, on n'est pas toujours à dM d'atteindre le col et, par conséquent, de faire pénétrer dans sa cavité lésait destinés à déterminer l'a vertement. ]
Lorsque les tentatives exécutées pour obtenir ce résultat sont insuffisiuM. on a recours à une ressource extrême : la ponction de l'utérus.
Cette ponction doit toujours être faite parle vagin et non par le rectum. 4 sur un point aussi rapproché que possible du col. Par ce procédé, on évite ai lésions du péritoine et du vagin. On emploiera un trocart, et le liquide^ niotique évacué, on fera de nouvelles tentatives de réduction qui seront ft^ • efficaces en raison de l'amoindrissement de volume de l'utérus.
ÀNTévERSioN. — L'unique cause de ce déplacement est la laxité de la ^ abdominale, aussi l'observe-t-on très-rarement chez les primipares.
L'antéversion portée à un léger degré est l'état normal; la cavité abd(»0<'
OBf^TACLES APPARTEKAnr A l'utÉRUS. 857
e est limitée en arrière par un plan résistant ; il faut bien que riitérus s*inle en avant à mesure qu'il se développe. Cette disposition normale, en pasit progressivement par des degrés plus marqués, peut arriver à constituer I cause de dystocie.
^endant la gestation, les muscles de l'abdomen subissent un allongement m écartement assez considérables ; le tissu fibreux de la ligne blanche, n peu rétractile, reçoit des modifications semblables. Après Taccoucbeit, ces parties ne reviennent pas toujours rigoureusement à leur état priif, et chez les pluripares, on peut observer le relâchement de la paroi ouinale et même un écartement des muscles droits persistant définitive- \l La ligne blanche, très-élargie, remplit l'espace qui les séparent : c'est |u'on nomme l'éventralion.
eion que cette disposition est plus ou moins accusée, on voit le sommet de Iras se porter simplement en avant, le grand diamètre de l'organe devehorizontal, et même sa face antérieure se placer en rapport avec le detdes cuisses. Ce dernier degré constitue une espèce de hernie à travers la e blanche (ventre en besace). *
e col de l'utérus suit une marche inverse et remonte en arrière selon l'étendu déplacement. Cependant il peut encore occuper sa place normale dans »s légers ; alors l'organe subit un mouvement d'inflexion sur lui-même, antéversion légère n'entrave pas sensiblement la marche du travail ; le ibitus dorsal, qui est la statiçn habituelle de la femme pendant Taccounent, favorise la réduction spontanée. 11 se peut même que, dans les cas graves, la période de dilatation ne soit pas sendblement ralentie, alors oui que le col a conservé ses rapports de direction avec le corps. Malgré ituation vicieuse de l'utérus, la résultante des contractions aboutit au col, î n'est qu'au moment où l'engagement commence que le défaut de paralme entre le fœtus et la filière pelvienne s'oppose à la marche du travail. 5 avons vu que, dans la simple déviation du col en arrière, la période de tation était excessivement lente. Cela tient à ce que la résultante des contions aboutit vers le segment inférieur de l'organe et ne porte pas direclet sur l'orifice utérin. C'est lace qui explique la différence que je signale, -pendant il n'en est pas toujours ainsi, et parfois l'antéversion de l'utérus ^nipagne d'une dilatation fort lente.
^ anciens considéraient les obliquités utérines comme des causes tresses des présentations de l'épaule. Il est possible que,, dans certains cas, ^ manière de voir soit exacte, mais ils en ont certainement exagéré la ur. ■
antéversion peut donner lieu aux erreurs de diagnostic que. nous avons alées en parlant de la déviation du col ; cependant le palper abdominal Dira un bon renseignement, et la main du praticien, suffisamment exercée, 'Unaîtra que l'ulérus n'est pas dans sa direction normale. n a conseilla, pour remédier à ce déplacement, d'accrocher le col avec le ^ recourbé et de le ramener vers. le centre du bassin. Cette manœuvre ^enle ici encore plus d'inconvénients que dans la simple déviation du col, il s' agii.de faire mouvoir l'organe^ tout entier.
858 BYSTOGIE MATERMELI^^
Je préfère avoir recours au procédé suivant» qui m'a toujoun douoéoB résultat rapide et satisfaisant, même daps les cas graves. La femme est maistenue dans le déçubitus dprsal pendant toute la durée du travail, b téta un pea basse et les fesses relevées au moyen d'un coussin. Unbandagede corps a]^t- ^ué vers le sommet de lutérus le ramène en arrrière et on constate bientôt b réduction qui s'opère au moyen d'un mouvement de bascule.
On a proposé rhystérotomie vaginale pour remédier à i'antéf erâoo. iej crois qy'un praticien prudent et habile n'aura jamais besoin d'avoir rcour» âj une pareille extrémité.
Les vétérinaires observent assez souvent sur la vache et la jument on déplacement de l'utérus assez remarquable et qui s'explique par la constitotioa de cet organe chez les animaux. Sous l'influence de chutes, de violences cm même spontanément, l'utérus exécute sur son grand axe un demi-tour de roution qui ramène en haut sa face inférieure. A un degré plus grave, le mov^e meiit de rotation est complet. Les faces utérines ont repris leurs rappmt normaux ; mais le col, immobilisé par ses insertions, n'a pris aucune part i ce mouvement. 11 se trouve fermé par torsion, et l'expulsion du fœtus e:; absolument arrêtée par cet obstacle. Dans ces cas, on a recours à l'h^sb^ tomie.
Proiapso» utérin. — U a ses degrés comme tous les autres déplacement de la matrice. 11 varie entre un léger abaissement et la chute complète bor& l vulve. Dans une observation citée par Chopart, la fécondation eut lieu (kfl cette dernière condition^ et l'utérus se développa lentement entre les cause de la femme.
Le prolapsus utérin peut survenir ou s'exagérer pendant la grossesse, mai il devient très-rarement une complication sérieuse pour le travail. £n gênén la nature se suffit à elle-même et les considérations théoriques qu'on a lait va loir, telles que la compression de la paroi utérine, l'action moins directe <ie muscles abdominaux, sont rarement justifiées. Dans presque tous les faib rv levés par Velpeau^ l'accouchement s'est terminé spontanément.
C'est une cause très-active d'avortement. A terme on ne peut songer i r^ duire l'organe qu'après sa déplétion. Lintervention consiste à débrider le o>l si son contact prolongé avec les agents extérieurs ont déterminé son ahén tion. Dans le prolapsus incomplet, lorsque la période d'expulsion se Irôin entravée, on a recours au forceps.
WtenireimeÊœnt on Inversion de l'niérna. — La matrice peut être renverse dans l'état de vacuité et av* .noment de l'accouchement. Nous nous occuperca seulement ici de cette dernière circonstance. Le renversement de la matrki consiste en un changement de rapports des surfaces de l'oi^ane dont la pa^•< interne tend à devenir externe.
On a admis trois degrés au renversement. Dans le premier le fond de U^ gane déprimé en godet se rapproche du col sans pénétrer dans sa cavité, to? le second degré, une portion de l'organe inversé a franchi le€ol quilensTir comme dans un anneau. Enfin le renversement complet de l'utérus coD$titu le troisième degré ; le vagin est rempli par une tumeur volumineuse qui petit procider au dehors et pendre entre les cuisses de la femme. Il est diffidl-'l
OBSTACLES APPARTENAKT A l'dTÉRUS. 859
lettre avec quelquesauteurs que le col lui-même soit entièrement renirersé. ises. — L'accident survient assez ordinairement sous l'influence d'efintempestifs pour opérer la délivrance. Celte cause mécanique agit, lorsque le cordon est trop court au moment de l'expulsion du fœtus, ce cas il faut admettre une inertie momentanée de Torgane, succédant à )ntractions énergiques ou coïncidant avec des tractions violentes de ucheur.
iversion s'est également produite d'une manière spontanée, pendant ^me plusieurs heures après la délivrance. Radford, Boemer etKlaatsch, par Simpson (Obstetric Works) en ont observé des cas. L'explication qui donnée de ce phénomène n'est pas satisfaisante; les uns ont invoqué des actions irrégulières de l'utérus, les autres un état d'inertie de l'organe idant avec des efforts viplents des muscles abdominaux. Il est probable [ans ces cas singuliers il existe une disposition spéciale de la matrice a nature nous échappe. ,
nptômes. — L'accident survient en général brusquement et la malade (Il au moment de sa production des douleurs extrêmement violentes. Les amènes généraux ont une intensité qui varie avec le degré du renverse^ . Il peut se produire des syncopes, des vomissements, du hoquet et edes convulsions. La femme est prise de ténésmevésical et rectal, et les Is qu'elle fait peuvent exagérer le déplacement de Torgane. nsle renversement complet, si le placenta est détaché, l'hémorrhagie est dèrable et peut devenir rapidement mortelle. Cependant il existe des conions jusqu'à un certain point capables d'oblitérer le calibre des vaisseaux. tsserrement du col contribue également à diminuer les dangers de l'hé- 'hargie. Lorsque l'adhérence du placenta est complète, on n'observe pas ^e ; elle ne conunence qu'au moment où il se détache sous l'influence contractions.
masse intestinale prend la place du globe utérin, et les ligaments largen liés et compris dans le renversement deviennent le siège de douleurs ssives.
iagnostic. — L'hiversion de l'utérus a donné lieu à des erreurs de .tvostic excessivement graves. On a pris l'organe renversé pour la tète d'un veau fœtus, pour un polype compliquant Taccouchement, etles efforts tentés i ces conditions ont amené l'arrachement de la tumeur ou des lésions mor- 's pour la malade. Lorsque la matrice entièrement renversée procide à tra- »U vulve, il estdifficiledecommettre des erreurs aussi grossières, mais eUes i tin peu moins inexcusables quand les parties encore cachées dans l'exca- ^^ ne sont accessibles qu'au toucher.
ndépendamment du palper abdominal et du toucher digital, qui permettront jours à un praticien instruit d'éviter de semblables méprises, une sonde ^ée dans la vessie et conduite à la rencontre du doigt introduit dans le ^n\, fera reconnaître que l'utérus occupe ou non sa place ordinaire. '* faut également tenir compte du bourrelet circulaire qu'on rencontre au |J"^«1 de la tumeur, et qui est constitué par le col resserré.
le renversement incomplet, lorsque le placenta n'est pas encore dé-
860 DTSTOCIE MATERNELLE.
taché, il est plus difficile de s'assurer que Tutérus n'est pas entraîné à sa soile.
Pronostic, — La gravité varie naturellement avec le degré de rinversion. Dans les cas légers, Faccident peut passer inaperçu. La réduction est & général facile lorsque Torgane fait simplement saillie entre les lèvres du roi. Mais le renversement complet est parfois irréductible et la femme est es^jm à succomber à une hémorrhagîe foudroyante, ou aux affections puerpèraki que rintensité des phénomènes généraux peut faire naître.
Traitement. — La réduction est le seul traitement qu'on doive tenté*. Elk n'est difficile ou impossible quelorsqu'une portion notable de l'organe prodJé à travers le col. La femme dans le décubitus dorsal, sera placée de manière â éviter la pression des viscères abdominaux, c*est-à-dire le siège élevé et UtHc basse.
Le taxis doit être pratiqué de manière à foire rentrer autant que possiblz d'abord les parties qui sont sorties les dernières. Ce précepte est moins appi-^ cable lorsque le renversement est complet; dans ce cas on commence par déprimer le fond sur lequel la main réunie en cône, appuie pour le faire ra»! trer d'abord à travers le col. L'obstacle le plus sérieux au succès de c>^k manœuvre est la rétraction du col, qui se resserre sur la région quileln'i verse. Dans ce cas, on pourrait avoir recours aux lavements laudanisés potf ' en déterminer le relâchement. L'inertie i\'est nullement à craindre, et c'est le résultat qu'on doit chercher à obtenir, à moins que le placenta ne soit détacbê* Alors la situation est plus embarrassante. S'il existe une hémorrhagîe inquiétante, il faut ënergiquement tenter la réduction, en prenant cependant toubs les précautions possibles pour éviter les lésions. Le chloroforme a été con^^eillt dans ces conditions, dans le but de combattre les contractions des musd* abdominaux qui entravent la réduction.
On n'est pas d'accord sur la conduite à tenir quand le placenta est enooir entièrement adhérent. Denman* et quelques autres maîtres voulaient que II ïéduction fût tentée avant de le détacher. Kelly a réussi fort heureuar ment de cette manière. Velpeau * veut au contraire qu'on délivre d'abonî. Il est vrai que l'enlèvement du placenta rend la réduction de la tumeur pie* facile en diminuant son volume, mais on est exposéà rhémorrhagie;ilnic semble donc rationnel de tenter la réduction avant de délivrer et de n*apêr^ le décollement du placenta que dans les cas où la réduction deviendrait iv^ praticable dans ces conditions.
La réduction, impossible dans les premiers jours, peut s'effectuer phis unK Cowley réussit au troisième jour, Radfort au septième, Ingleby,au huitième»; Belcombe après douze semaines, d'après Simpson. Enfin Barrier, s'aidant du chloroforme, a pu obtenir une réduction au bout dé quinze mois.
On a conseillé de porter une ligature sur l'utérus entièrement rentciv C'est là une mauvaise opération. On cite quelques succès, et oii passe Sl*^ silence des revers infiniment plus nombreux. Le renversement complet an stitueune infirmité pénible, mais qui entraine bien rarement des accidents df nature h compromettre l'existence. Dans presque tous les cas on peut réduira le tumeur dans le vagin et la contenir au moyen d'un bandage. L'orjai* échappe ainsi aux irritations causées parle frottement des agents eitérieurs
BÉSUMÉ. 861
Le remersement de l'utérus s'observe également chez les animaux. ■croie de Vmtévmm, — A part l'observation fort extraordinaire de Saxtorph, ti iilérus hernie à travers l'anneau crural, et qui se débarrassa spontanénl du produit de la conception, les autres cas cités par les auteurs. semnt se rapporter à des éventrations par la ligne blanche, c'est-à-dire à des éversions qui ne méritent guère le nom de hernies. .os hernies de Tutérus par le canal crural ou inguinal ne sont pas fort nrounes dans la science. Si la gestation survenait dans de semblables iditions, on devrait attendre. En cas d'impuissance de la nature, on tenterait laire la version. Enfin on aurait recours à l'opération césarienne à la derfe extrémité.
RÉSCMÊ
miTACLBS A L'AGCOUGHEMBHT APPARTBHAIfT A L*UTÉRUB
bwiiwlîe* de 1* eonirsotaitè. — IiiERTiEn.TéRiiiE. — Tout ce qui contribue à proger le travail augmente les dangers de raccouchement. L'inertie utérine est donc une se de dystocie. — L'inertie utérine peut présenter des phénomènes d'arrêt et de rer, comme on Tobsenre dans le travail normal. — Elle n'est alors qu'une exagération intermittences naturelles. — Il faut qu'elle ait une certaine durée pour acquérir un aclère pathologique. — Au moment de la délivrance, elle constitue un danger grave, rs même qu'elle est peu prolongée — Lorsque la faiblesse des contractions proge le travail au delà de trente^ heures , on admet l'inertie pathologique. = Ses igers s'accroissent progressivement avec la marche du travail. — Dans la période de rtalion, la femme soufl're surtout de la privation de repos et de sommeil. — Pendant ïgageroent, les compressions sont permanentes, et l'on voit survenir les phénomènes la réaction générale. — Au moment de la délivrance, elle devient la cause d'hémorigies foudroyantes. = Cames, et traitement. — L'inertie essentielle est la plus fré- ^le ; — elle semble déterminée par un trouble de l'action excilo-motrice des nerfs 'ios. — Pendant la période de dilatation : faire marcher la femme ; bains «inapisés Dches utérines, faibles doses d'ergot de seigle. = Après la dilatation complète : rupture » merabranes , faire marcher la femme, ergot de seigle ; quand la présentation est me et qu'aucun obstacle mécanique ne s'oppose à la marche du travail , forceps. == rês ou pendant la délivrance : ergot de seigle, électricité, excitation de l'organe par » manipulations internes et externes. = L'inertie naît parfois d\ine distension exagé-
* de l'utérus; sa fibre musculaire semble avoir perdu son ressort. — On a recours «^ Ha rupture des membranes. = L'état maladif de la mère peut déterminer ^e. — On agit alors comme dans le cas d'inertie essentielle. = Les impressions *»!« agissent également en paralysant la contraction. — Le traitement est le môme « dans le cas précédent. = La pléthore de l'utérus est encore à démontrer. — Si la ^ore générale était manifestement la cause de l'inertie, on pourrait avoir recours ^ saignée. = Une violente douleur, étrangère aux contractions, arrêtent momentané- ^t le travail ; on écarte cette cause en faisant la médecine des symptômes. = Lors- •^ obstacle mécanique s'oppose à l'exDulsion du fœtus, lulérus, surexcité, s'é- "se en conUiictions impuissantes et tombe bientôt dans un état d'inertie qui est fort ^^e; il faut intervenir, dans ces conditions, avant que l'épuisement ne se manifeste
• I* laudanum est très-utile pour arrêter le travail.
862 DTSTOCIE MATBWEUf.
Excfts D*éfiEEdxB DBS coRTRACTiONs. — L'acooiicfaeineot rapide ne semble pas prkaia les dangers qu'on lui a attribué. — Cette particularité s'observe parfois cbez les îmaa atteintes d'une affection grave : pneumonie, pbthisie, scarlatine, etc. — Si réi^gie a la fréquence extrême des contractions menaçaient d'épuiser la femme, on enrifiTKtk travail au moyen du laudanum. = Lorsque les membranes sont rompues de(nis la» temps, et qu'un obsUicle mécanique arrête l'expulsion du fcRtus, l^ténis se rêtrat^A s'applique sur le corps de l'enfant avec une violence qui s'oppose à rintrodoctkn èb main. — On combat cette rétraction permanente par les opiacés.
GoimucTioNs iRRÉcuLiËRKs. — EUcs u'occupeut que des plans partiels du nroade^ rin, sont excessivement douloureuses et peu profitables pour le travail. — Si osestractions se prolongent, elles peuvent devenir la cause d'un état général sénenx. -Os ont, dans certains cas, le type intermittent. = Le laudanum est enpwe indiqR^ remédier à cet état.
GoNTRACTiOHs PARTiBLLEs. — Elles diffèrent des précédentes en ce qu'elles ne soot |i mobiles, et qu'elles ont une forme persistante. — On les observe surtout lorsque Ttffr rus a subi une déplétion partielle. — Quand elles résident au col, cette région p^i resserrer sur le fœtus, après le passage de la tête ou du tronc, et arrêter son exj«lÉri — Le même phénomène se produit parfois au moment de la délivrance. == La cêém tion spasraodique, résidant dans le corps^de l'utérus, détermine l'enkystement dafll çenta. — Le laudanum est le meilleur remède qu'on puisse opposer à cet état ]
ObitoelM proveattil au ool de l'utènu. — RiGioiri. •— La rigidité du ooi et $3 < traction spasmodique me semblent une même chose. — Dans cet état» l'orifice ^ est mince, tendu, sensible au toucher, et cède très-lentement à la contraction. — b disposition est extrêmement fréquente, et c'est certainement la cause la plus orda du travail lent. — Les bains sont un excellent moyen de le combattre. — On a prsji les saignées générales, dont l'utilité est fort contestable ; -* les onctions beUadsH qui peuvent être dangereuses; — enfin, conune dernière ressource, le débnden multiple du col.
DéviATioR DU COL. — Lorsquo le col ne correspond pas à rextrémité du grand au l'utérus, le travail est extrêmement lent, malgré des contractions très-éncfgiqii&i X]iette disposition peut donner lieu à de graves erreurs de diagnostic. — Le meillear tement consiste à maintenir la femme dans le décubitus dorsal, les fesses soulem un ooussin ; on applique, en outre, un bandage de corps qui ramène en arriére le de l'utérus. i
OfiLiTéRATioN DU COL. — 'Postérieurement à l'imprégnation, le col peut s^^^ complètement. — L'oblitération porte sur l'un ou l'autre des orifices, et le tisïu oa tritiel unissant est assez résistant pour faire un obstacle à la dilatation. — Lorsqu'il tsé une trace du col, on incise sur ce point, sinon on fait un débridement multiple ?^ segment inférieur de Tutérus, là où on suppose que devait exister le col. = Lp$ bai de Torifice utérin peuvent être simplement agglutinés par un tissu pseudo«iésrii> neux. — Il suffit d'introduire le doigt sur l'obstacle pour détruire l'adhéreuoe
ToMiPACTioH DB LA L&vRB ASTÉRiEURB DU COL. ~ La lèvrc antérieure pincée, ^f^ rupture des membranes, entre la symphyse pubienne et la tête du fœtus, peut dfvtf le siège d'un gonflement assex douloureux pour arrêter le travail, -- U faut, daBsTi - tervalle des contractions, soulever au-dessus du pubis la partie pincée, et la mà^^ dans celte, situation jusqu'à ce que la tête soit engagée suffisamment.
Htfertbophie du COL uréAOf . — Cette altération ne me parait pas de nature à fstvr la marche du travail. *
Gàmcbr du ool. — La dégénérescence cancéreuse enlève sa contractilitéàkfC^ envahie. — Lorsqu'elle est partielle, la dilatation se fait aux dépens de la paitie^
BIBUOGBAraiE. 863
Sî tout le ool est cancéreux et résiste à la dUatation/on fait des dâ)ridemeiit8 multii, pour éviter une rupture unique trop étendue.
Mplaowneato de Inténit. == RéTROTSRsioH. — Dans cette forme de déplacement, le i de Tutérus se porte en arriére vers le sacrum et le col remonte derrière le pubis. -^ maximum de fréquence est vers lestroisiéme et quatrième mois.— EUe se développe mireroent sous Tinfluence d*un effort brusque et violent. ^ Les accouchements aneurs y prédisposent. = Sa production détermine de vives douleurs et une suppre»- I d^urine. — La vessie peut se rompre par distension. — On a observé, dans ces filions, la rupture du rectum et du vagin. = Dans la forme la plus grave de la réersion, le fond de Toi^ane peut être dirigé en bas. = L'accident est survenu s la délivrance. =r Pour réduire la rétroversion, on commence par vider la vessie et estin. — La femme est couchée sur le bord du lit, les fesses élevées et les muscles xninaux dans le relâchement. — La réduction peut être tentée par le rectum ou le vagin ; en même temps qu'on repousse le fond de Tutérus, on cherche à accro- ' te col pour le faire basculer. = En cas d'insuccès, on aurait recours, comme der- % ressource, à la ponction de Torgane.
RirERsioK. — Rare chez les primipares, elle se produit sous Tinfluence de la laxité a paroi abdominale. — Parfois la ligne blanche écartée laisse prodder Futérus en tt jusque sur les cuisses de la malade (ventre en besace). — Portée à un haut degré «version est une cause d'arrêt sérieuse du travail pendant la période d'expulsion. )d réduit le déplacement en élevant les fess^ de la fenune et en ramenant l'organe nière au moyen d'un bandage de corps.
loupsrs uTÉRiii. — n varie entre un sihiple abaissement et la chute complète de rus entre les cuisses. — Cet accident peut survenir ou s'exagérer pendant la grose; — rarement il devient une complication du travail. — C'est une cause active ortement. — À terme, on ne peut songer à réduire l'organe qu'après la délivrance. RTERSRMEîiT 00 iiivEiisroii. — La face interne de l'utérus devient externe dans inversement. — On a admis trois degrés à cet accident : i* dépression du fond, rient toucher le col ; 2* engagement d'une portion du corps à travers cet oritice ; (version complète du corps. = Le renversement est le plus souvent le résultat de lions intempestives sur le cordon au moment de la délivrance. — Il peut se proe spontanément sous l'influence de violents efforts. = Les phénomènes généraux le manifestent immédiatement sont en rapport avec le degré de renversement : dous violentes, Tomissements, syncopes, ténesme vésicâl et rectal; hémorrhagie extrê- Knt grave si le placenta est en partie ou entièrement détaché. — Le renversement a \i lieu à des erreurs de diagnostic très-graves. — L'utérus, pris pour la tête d'un ad enfant, a été arraché ou déchiré par des tentatives d'extraction. = Le traitement «âte à réduire l'organe. — La réduction, impossible le premier jour, peut être nue pendant les suites de couches ou plus tardivement encore. EKRiE DE L^DTÉRDs. — Cet accideut est prodigieusement rare ; il en existe au plus ^ cas indiscutables. — Les faits de hernie sont relatif à des éventrations dont nous a parlé tout à l'heure. — £n cas d'impuissance de la nature, on pourrait avoir ors à l'opération césarienne.
atm^. De doloribus in partu silentibus, variisque eos excitandi modis. Giess., 1770. 00, Atrcsie complète du col utérin au moment de l'accouch. Vnkm^méd,^ 1860. -r A«nH
864 DYSTOCIE MATERIELLE.
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