‹ Traité complet d'accouchements (volume 2)Chapitre 233 sur 277 · PRURIT · texte numérisé non relu

PRURIT

Le prurit vulvaire n'est nullement spécial aux femmes enceintes ; cepen- «laiit il sin*vient assez fréquemment chez ces dernières pour qu'on puisse jusqu'à un certain point considérer la gestation comme une cause prédispoi^anle. Il acquiert parfois dans ces conditions un caractère d'inlensitô et de ténacité qui le rendent insupportable.

Ordinairement il est limité aux grandes lèvres, et ne s'accompagne d'aucune altération de la peau. On peut le considérer comme tme névralgie derjnique. Les lésions qu'on observe à une époque tardive, sont déterminées par les mains de la malade, qui se gratte avec rage. Parfois on a nolé la t'oïneidence des varices dans cette région. L'époque de l'apparition du pnirit vulvaire est variable ; cependant il survient le plus souvent dans les premiers mois de la grossessel

Parfois les démangeaisons se généralisent à presque toute la surface du «orps. Maslieurat Lagemard cite la curieuse observation d'une dame atteinte <le démangeaisons générales et intolérables, et qui accoucha prématurément sous cette influence dans huit grossesses successives. La maladie disparaissait immédiatement après l'accouchement et commençait à se manifester vers le sixième mois de la gestation. La peau n'était le siège d'aucune altération ou d'éruption.

Le traitement consiste en des frictions : avec l'huile de cade, la glycérine, la pommade au précipité blanc (4 grammes pour 30 d'axonge) ; les lotions «vec une solution faible de sublimé ; Imbert-Gourbeyre vante beaucoup les préparations arsenicales comme traitement général, lorsque les applications locales ne peuvent triompher de la maladie.

Bibliographie.— Hasueciut-Lagemabd, Démangeaisons ayant déterminé huit fois Tac- -O'ichement prématuré. Gaz. méd., 1848. — Iubert-Gocrbetre, Sur le prurit vulvaire, et sur "^elui de la grossesse en particulier. Mm. des hàp., i858.

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