OVAIRES
si^ialaJt sur Tovaire. Cette lacune dans sa théorie fut une des causes qui en retarda longtemps l'acoeptadon. Cependant depuis deGraaf on considérait le stroma de l'ovaire comme le lieu de développement des vésicules. Nous venons de voir qu'elles existent en nombre prodigieux dans la couche ovigéne, vers le troisième mois de la vie embryonnaire, et que la portion bulbeuse de l'ovaire (stroma) n'en contient absolument aucune. D'après cette dodrioe on ne sait véritablement comment expliquer les affirmations de Baff et de Bischoff, qui disent avoir constaté dans le stronia la présence des ibflicules de Graaf, même chez le fœtus, et que Barry estime à plusieurs milliers chez l'adulte.
Quoiqu'il en soit, les ovisacs ne changent point d'aspect depuis le moment de leur apparition jusqu'à l'a puberté. Ils se présentent sous forme d'une petite sphère transparente de 0,02 de diamètre, enveloppée d'une mem« brane mince, résistante, qui ne possède pas de vaisseaux. Ils sont assez lotimemenl adhérents aux divers éléments de la couche ovigéne avec laquelle ils sont en contact.
Leur cavité est remplie par des cellules d'épithélium nucléaire sphérique, mêlé d'un certain nombre de cellules également sphériques, de 0,007 à 0,009, au centre desquelles se trouve l'ovule. Selon Sappey, l'épithélium formerait plusieurs couches concentriques. A la puberté, les ovisacs se modifient peu à peu ; au lieu de mesurer 0,02 de diamètre, ils en mesurent i),05; parfois ce léger changement n'existe pas. Cependant un certain nombre sulnssent une augmentation plus considérable et atteignent de 0,08 à 0,1 , quelques-unes, à peu près une douzaine, continuent à croître et finissent par mesurer environ 5 millim. Enfin, parmi ces dernières il en est une qui, dépassant toutes les autres, arrive dans un espace de trois semaines à toute sa maturité. Elle atteint alors 10 15 et même parfois 20 millim. de diamètre, puis elle se rompt et un nutre subit bientôt les mêmes modifications.
Les parois des vésicules se vasculalisent lorsque le volume atteint est de 0,5 à 0,6; un liquide s'épanche dans leur cavité, l'ovule, qui était central, gagne la paroi de l'ovisac qui correspond au point le plus rapproché de la périphérie de l'ovaire et les parois de la vésicule commencent à se vasculariser. Lorsque les vaisseaux sont développés, on voit un petit tronc artériel accolé à une ou deux veinules satellites plus grosses que lui ; on compte de deux à quatre paires de ces petits vaisseaux qui pas sent de la portion bulbeuse de l'ovaire dans les follicules, sur les parois du quel ils vont se ramifier.
Fig. 3i. — Vais^eaih du folliculb hf. GnAAF. - 1. Membrane vitelline. — 2. Membrane praniileuse. — 3. Paroi de la vésicule de Graaf. — 4. Vaisseaux de la vésicule. — 5. Tissu de l'ovaire. — 6. Cavité de la vésicule. —7. Courbe péritonéale.
88 AIVATOMIC.
Baér prétendait que la paroi propre de la vésicule ovarienne se composait I de deux feuillets : Fun externe, tenace, rétractile, provenant do stroma refoulé et condensé en membrane feutrée; l'autre interne, composé de tissu cellulaire, légèrement opaque, mou, non rétractile et vasculaire. Ch. Robin n*admet qu'un seul feuillet à l'ovisac. Il considère celui qui semblait dû au stroma comme étranger à la vésicule, auquel il n*adhére que par de minces filaments. Il est possible selon lui d'en séparer complètement l'ovisac sans le rompre. Cette ablation laisserait à découvert une surface lisse, brillante, d'un gris rosé plus ou moins foncé, constituée par le tissu de l'ovaire mis à nu, mais qui ne présente' pa$ la texture d'une membrane fibreuse; la paroi propre de l'ovisac est formée par des fibres lamineuses en couches entrecroisées les unes au-dessus des autres, à fibres parallèles un peu serrées, par de la matière amorphe transparente à fines granulations ; enfin par de petites cellules polyédriques à angles arrondis , quelquefois sphéroîdales, appelées cellules de Povisac ou du corps jaune. La paroi de l'ovisac est moins résistante et grisâtre, demi-transparente, rosée et même rouge, lorsque ses vaisseaux sont congestionnés ; alors elle perd un peu de sa transparence. Nous verrons plus tard qu'après la déhiscence de l'œuf ce feuillet concourt pour la plus grande part à la formation du corps jaune.
Membrane granuleuse, — disque proligère. — Liquide de la vésicule. Le liquide qui s'épanche dans la cavité de la vésicule lorsqu'elle atteint de 0,5 à 0 ,6 de diamètre, augmente à mesure qu'elle se développe. Les cellules épithélialesqui remplissent sa cavité, et qui ne se multiplient plus, sont repoussées sous forme de couche à la périphérie de l'ovisac, et forment la membrane granuleuse que Coste nomme cdluleuse (fig. 32). Les cellules se touchent en subissant une pression réciproque, et prennent la forme polygonale. Elles sont retenues en juxtaposition par un liquide très- visqueux. Cette membrane est complètement dépourvue de vaisseaux. Sur un point rapproché de la superficie de la couche ovigène, là où la déhiscence de l'œuf doit s'accomplir, les éléments delà membrane granuleuse forment un amas au milieu duquell'œuf disparait, mais sans contracter aucune adhérence avec les cellules qui l'entourent; seulement elles sont tassées et unies entre elles par le liquide visqueux que nous venons de signaler, de sorte qu'à la rupture de la vésicule ces granulations qui constituent le disque proligère accompagnent l'œuf expulsé.
Chez quelques mammifères, et peut-être dans quelques cas chez l'homme, on voit des espèces de filaments de cette matière granuleuse nommés retinacula^ qui sillonnent la cavité de l'ovisac et se soudent entre eux. Coste les attribue uniquement à ce que le liquide a dû se creuser des lacunes à travers les éléments granuleux plus abondants qu'à l'ordinaire. Robin semble considérer ces retinacula comme existant constamment dans les premiers temps où le liquide se produit.
Husche pensait que la membrane granuleuse était de la nature des séreuses à cause de la disposition qu'elle affecte relativement à l'œuf. Les séreuses ne se développent que là où il existe des mouvements; on ne saurait donc admettre cette opinion.
Je la considère comme un simple trait d'union entre l'œuf et sesenveloppes ;
OARIVLE — OmPS JAUNE. 89
elle n'appirtient en réalité ni à Tun ni aux autres, elle se brise à la rupture de la vésicnle et n a contracté aucune adhérence véritable avec les parties qui lui sont contigués.
Le liqKÎ^ de la vésicule de Graaf est clair, >i8queux, âlbumineux, contenant des glabules huileux et des granulations élémentaires.
Je erob qu'on peut, sans forcer les analogies, comparer le liquide de l'ovisacàeeloide la membrane amniotique que nous étudierons plus tard. L'un et i autre entourent, et isolent de la cavité qui les contient, l'ovule et le fœtus, et concourent à en favoriser l'expulsion. On pourrait même peut-être voir dansie disque proligère.une espèce de placenta qui nourrit l'ovule. Nous sarons que les vaisseaux de i'ovisac s'arrêtent sur ses parois sans pénétrer dans <*)n intérieur. L'œuf n'a pas encore de circulation, plus tard les liens vasculaires qui relieront l'embryon à la mère émaneront complètement de luimême. A défaut de vaisseaux, il faut donc que l'œuf enfermé dans I'ovisac emprunte ses éléments de nutrition à ce qui l'entoure, probablement au di^ proligère qui l'accompagne jusque dans la trompe.
Nous examinerons les phénomènes qui accompagnent la rupture de la vêsicBle de Graaf en traitant de la memtniatûm, comme nous étudierons le produit important contenu dans la vésicule : l'ovule, au chapitre de la fécon- ^ktion.
OARIUI.E — COBPS JAVNE
L'oariule, ou corps jaune, est un élément anatomique transitoire qui. réduite de la rupture de la vésicule de Graaf.
historique. — Fallope (4561), en décrivant la vésicule de l'ovaire dont il iporaitla nature, nota que quelques-unes contenaient un liquide transparent, tandis que les autres renfermaient une matière jaune.
Woleherus Colter (1572) fit la même observation sur l'ovaire des vaches. Reynier de Graaf (1672) en donna une bonne description. Hais c'est Malpighi ii686) qui lui imposa le nom de 'corps jaune ; il considérait ce produit comme one espèce de glande destinée à sécréter le germe et à faciliter son évolution.
Les auteurs qui ont abordé ensuite l'étude de cette question on ternis des opinions très-diverses sur la nature et le mode de formation des corps jwnes. Cette diversité d'opinions s'explique par l'ignorance où ils étaient des <^uses déterminantes du phénomène. Les uns supposaient que les corps jaunes ne se produisaient que sous l'influence de la fécondation; les autres, 'P'ils existaient même chez le fœtus et que leur formation était par conséquent complètement indépendante de laccoupleraent. Les découvertes modernes sur l'évolution des follicules de Graaf ont permis de préciser d'une ^nière plus» exacte les diverses phases de l'existence des corps jaunes ; on ^connut que leur apparition commençait avec la puberté et qu'ils se pro- «uisaienl après chaque menstruation.
Cependant on n'était pas d'accord sur le point précis où la matière jaune se déposait. Baêr avait décrit deux feuillets à I'ovisac: un externe, fibreux, ré-
ANATOMIR.
iractile ; Taulre interne, celluleux et vasculaire. Warthon Jones, N^rier, Uow gomery, Paterson et Barry, pensaient que le dépôt des éléments jaunes avail lieu entre les deux feuillets ; Robert Lee, qu'il était extérieur à la vésicuh vidée, et par conséquent en connexion intime avec le stroma. R. Wagnei et Bischoff faisaient procéder le corps jaune des cellules de la membrane granuleuse qui tapisse le feuillet interne de la vésicule, ils pensaient qui commençait à se former avant la rupture de cette dernière. Enfin Baêr, Costi et surtout Raciborski considéraient le corps jaune comme formé exclusive ment par Thypotrophie de la membrane interne de Tovisac.
Les recherches de Robin ont démontré que cette dernière opinion était h seule véritable, et de plus que la membrane fibreuse ou externe de l'ovisai n'existait pas.
Formation de roariule, — Nous préférons cette dénomination à celle ai corps jaune qui s'applique mal à toutes les phases de son évolution.
L'oariule commence à se former lorsque l'ovisac est parvenu à son état di maturité ; la membrane d'enveloppe, très-vasculaire, s'épaissit, et une sérosill rougeâtre ou du sang pur envahit et distend sa cavité. \^ paroi amincie sui son point culminant se rompt et l'ovule est expulsé. L'épithélium de l'ovisac qui forme la membrane granuleuse, est chassé avec l'œuf, et ne joue aucu^ rôle dans la formation du corps jaune. Au bout de quarante-huit heures lei lèvres de la déchirure sont en contact, et agglutinées au bout de quelque! jours ; mais il est encore assez facile de les séparer.
Fi)?. 05. — Oariole nv Apnfts la MPTone
DR La vfisiCOLE.
Fig. 3-i. — Oariole a ukb pêriodf. nvi
ATAXCflE.
Après la rupture de Tovisac, la membrane s'hypertrophie et atteint ail bout de trois jours, selon Robin, une épaisseur d'un demi à un milUmèlre <'' au delà. Ce phénomène est dû à la multiplication extrêmement rapide des tellules propres de cette membrane, à l'augmentation de la matière amorphe' qui entre dans sa composition, et à des granulations graisseuses en nombiv considérable,^ l'état libre, ou contenues dans les cellules. Ces granulalio«> jaunâtres seront plus tard assez prédominantes pour donner à l'oariule la coloration d'où il tire son nom primitif.
La membrane, même lorsque la cavité ne contient pas de caillot sangui"j est d'un rouge foncé, parfois noirâtre. Sa surface est rugueuse et grenue,^ sa consistance lui donne quelque analogie avec une muqueuse. Selon Roi»'"
» OARIULE — C0RP8 JAUNE. 91
elle est facile à détacher du tissu de l'ovaire, dont la teinte rose pâle est parfaitement reomnaissable et distincte.
L'oariule subit alors une compression, non de la part du feuillet fibreux et rêtractile de Baêr, qui n'existe pas, mais par la rétraction des fibres musculaires du tissu ovarien entourant la vésicule et qui avaient été progresBTement écartées à mesure que Tovisac avait augmenté de volume.
Sous f influence de cette compression, la membrane molle et hypertrophiée se plisse sor eUe-même, et ses replis en se touchant forment des espèces de circooTohitions analogues à celles du cerveau. Parfois ce plissement est moindre, ear Toariule peut être distendu par une quantité assez considérable desaDg ou de sérosité rougeâtre, épaisse etgélatiniforme, pour acquérir un rentifflétre et demi à deux centimètres de diamètre.
Les circonvolutions s'appliquent les unes aux autres par leur faces correspondantes et sont bientôt soudées entre elles de manière à former une masâe compacte qui renferme dans son centre une cavité remplie par la sérosité oo le caillot sanguin. Peu à peu les replis s'avancent de la périphérie vers le centre, la cavité diminue par la résorption des parties liquides et bientôt Toariule est constitué par une masse solide et homogène dont les éléments sont soudés entre eux. Cette masse perd peu à peu son volume^ tend elle-même à disparaître et ne communique plus avec la couche ovigène que parla cicatrice que nous avons signalée sur la surface de Tovaire.
l'es éléments liquides de Toariule se résorbent en général assez rapidenient.mais pas toujours de la même manière sans qu'on puisse expliquer la raison de ces différences. Parfois c'est le caillot qui se décolore et se résorbe Pendant que le plissement s'accomplit, et il reste une masse de fibrine gri-' ^tre. D'autres fois c'est la fibrine qui se ramollit et disparait, les globules pâlissent peu à peu et sont également résorbés. Cependant il reste une masse wiûlledont la couleur passe du lie de vin au rouge noir, ou tout à fait au noir. Hle est composée i'hémaloîdine provenant de Yhématdsine altérée. Cette coloration peut persister jusqu'aux dernières phases de l'évolution du corps jaune, et siège non-seulement dans la cavité, mais encore s'étend autour ^e la membrane en voie de destruction. C'est probablement cette disposition ^i avait fait croire à Robert Lee que le corpus Inteiim se développait en <l«hors de l'ovisac.
^ coloration de l'oariule est différente non-seulement chez les divers ^^ mais encore aux différentes époques où on l'observe. Sa teinte jaune <^ldue à la présence des globules graissaix ; au début de son évolution et n^êmephis tard, il peut se faire que les éléments colorants du sang masquent I3 teinte des globules jaunes, ou que, se combinant avec eux, ils forment des ^^ances fort diverses. Lorsque les oariules ont subi l'atrophie qui précède i^ur disparition, ils sont grisâtres, couleur de rouille ou même compléteront noirs. Ces nuances différentes expliquent pourquoi les cicatrices de la î^urface de l'ovaire ont des aspects si variables.
Ufonnation de l'oariule a toujours lieu par le mécanisme que nous venons <! exposer, mais son évohition diffère selon qu'il appartient à la menstruation
^^^w la conception.
92 AMATOMIE.
OarMes de la menstruation. ~ Lorsque Tovule n'est pas féconde, le corps jaune a un développement médiocre ; il est rare que les circonvolutions se soudent entre elles ; au bout de trente à quarante jours il est réduit à Tétat de tubercule cicatriciel composé de corps fibroplastiques et de matière amorphe, colorés ou non par Thématoîdine.
Oaritde de la grossesse. — Lorsque l'ovule a été fécondé, Coste a démontré que l'oariule avait un volume plus considérable que dans le cas précédent. Les circonvolution sont nombreuses et pressées. Il peut acquérir un diamètre de trois ou quatre centimètres et continue à grossir jusqu'au troisième mois. Vers le cinquantième jour il est jaune à la périphérie. Dans son centre il contient ordinairement une masse irrègulière de fibrine d'un gris noirâtre, demi-transparente , dont la coloration est due à rhématoîdine lorsqu'ello existe.
A partir du quatrième mois de là gestation l'oariule s'atrophie, les vaisseaux qui s'engageaient dans les circonvolutions disparaissent. La masse qui faisait saillie à la surface de l'ovaire, diminue ; bientôt le corps jaune est complètement renfermé dans la substance de l'organe et les granulations graisseuses sont résorbées; à terme, il constitue un tubercule de 7 à 8 millim. de diamètre. Deux mois environ après l'accouchement, ce n'est plus qu'un petit noyau qui persiste un temps variable.
Parfois la vésicule de Graaf semble parcourir normalement toutes ses périodes; mais au moment de se rompre, les phases mêmes de son évolution s'arrêtent et elle subit une espèce de résorption sans que l'ovule soit expulsé. C!ourty croit que dans ces conditions il se forme un corps jaune comme dans les cas où la rupture de l'ovisac s'est produite. Si le fait a été obsené chez les oiseaux, il est encore trop douteux pour les mammifères, pour qu'on puisse l'admettre dans l'état actuel de la science.
MAHELLES
Les mamelles, dont la présence a servi pour caractériser la première classe des vertèbres, sont des organes glanduleux destinés h fournir à l'enfant ses éléments de nutrition pendant les premiers mois de l'existence extra-utérine.
L-es glandes mammaires, au nombre de deux chez les femmes, sont situées sur les côtés de la région antérieure et supérieure de la poitrine, en avant du grand pectoral et dans l'espace limité par la troisième et la septième côte. En général de forme hémisphérique , elles sont un peu plus larges qu^^ hautes, et un peu plus épaisses en dedans qu'en dehors. Leur diamètre, extrêmement variable, présente ordinairement 12 centim. dans le sens transversal, 10 dans le vertical et 8 dans l'antéro-postèrieur. Leur forme cl leur volume offrent des différences non-seulement individuelles, mais encoa* qui se manifestent aux diverses époques de la vie chez la même femme, sou^ l'influence de la maigreur, de l'embonpoint, de l'âge, de la lactation, d'ar- * «ments répétés, etc.
HAMËIXËS. 95
La nrfaee cutanée de la mamelle se compose de trois parties distinctes : fenveloppe périphérique, l'aréole et le mamelon.
^ La peau, souple et douce au toucher, ordinairement blanche, est parfois marquée de vergettures chez les femmes qui ont allaité ou perdu leur embonpoint ;
2* L'aréole forme un disque au sommet de l'organe, elle est rosée chez les vierges et les nullipares, brune chez les femmes mères ou en état de ge^Ution. Son diamètre assez variable est en général de 3 à 4 centim. et sa coloration plus foncée chez les femmes brunes que chez les blondes. A la circonférence elle se confond graduellement avec les parties blanches qui renTironnent. Souvent Taréole a une étendue beaucoup plus considérable et oQvoità mesure qu'on s'éloigne de son centre des espaces circulaires, mesurant quelques millimètres de diamètre, qui tranchent par leur couleur plus claire sur le reste de la surface teinte par le pigment. Cette disposition a été signalée sous le nom d'aréole mouchetée. (Voir : sécrétion pigmen- Tiiu.) Bailly a noté qu'il existe constamment un poil fin, plus ou moins apparent au centre de chacune de ces mouchetures. Parfois quelques poils longs et rares sont implantés sur l'aréole.
La peau de oM» partie de l'enveloppe mammaire n'est pas lisse et souple comme sur le reste de la périphérie. EUe est plus mince, et son épithélium renlenne des cellules pigmentaires auxquelles elle emprunte sa coloration. U coocbe dermique est constituée par du tissu cellulaire, des fibres élas- ^ques, et elle est doublée par une couche musculaire, à fibres lisses, que î^ppey nomme muscles «mta-ar^tetrc». L'aréole jouit d'une certaine contrac^ ^lité qui se manifeste sous l'influence d'excitations diverses; la peau se ride et forme alors des plis assez saillants. Le muscle sous-aréolaire, dont l'épais- ^orestde 2 à 5 millim., est circonscrit par l'aréole. Ses fibres qui adhèrent ^ la peau s'entre-croisent en décrivant des anneaux ; il est destiné surtout à ^^primer la base du mamelon et à favoriser l'excrétion du liquide contenu dans les conduits lactiféres qui y aboutissent.
11 eiiste sur l'aréole des petits tubercules qui deviennent apparents peuplant la gestation, et dont la saillie est de 2 à 3 millimètres ; ils forment au- ^r du mamelon un cercle plus ou moins régulier et sont en nombre assez variable. On en compte habituellement de 6 à 20. Ces glanduies, situées dans 1^ parties les plus superficielles du derme, ne reçoivent point de fibres musculaires; elles ont la constitution des glandes en grappe et sont formées de l<)bes, lobules et acini. Leur produit de sécrétion est légèrement jaunâtre, demi^ansparent. Sappey nie d'une manière absolue l'analogie qu'on a voulu ^iir entre leur fonction et celle de la glande mammaire, et soutient contre Hoi^agni, Wiuslow et P. Dubois *, qu'il est impossible d'admettre qu'elles ^<ïétent du lait. Cependant Dubois affirme avoir vu ce liquide jaillir d'un d^ tubercules, et véritablement il est difficile de ne pas croire un fait aussi positivement affirmé par cet auteur; il se peut donc qu'à titre d'anomalie Dubois ait constaté l'ouverture d'un conduit lactifère sur un des tuber* ^Itt de l'aréole; mais d'une manière générale, je pense qu'il faut admettre