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Les chiffres les plus éleyés c
:orrespondent à la quinzième et à la
seiàème
années, 872 et 874, qui sont à
peu près égales.
En examinant les statistiques partielles on voit que dans celle de Ra wi (Copenhague) et de Dubois (Russie sepsentrionale), le chiffre le plus élevj correspond à la quinzième et à la seizième année, tandis que dans celles tU
» Les tableaux : de Rawn et Frugel. sont empruntés k Tût ; de Fayc, & Caicaux ; de Lmidbei-^ a Hoberton; de Dubois, à son Traiié d'accattehements. ^
MEiNSTOUAT.OX.
il7
llnde les jeunes mères de 12 ans ne sont pas absolument rares, et celles de 14 à 15 ans y sont communes. Webb et Leith, qui notent Tâge des primipares, en offrent assez d'exemples. Dans une liste de vingt-deux observalions, Webb cite une primipare de 12 ans, deux de 15 et quatorze de 14 ans. On ne voit rien de semblable a Londres. 11 est donc permis de croire que la prèeodté de la première menstruation ne tient pas, chez les Hindous, aux unions prématurées.
Eoân on invoque, pour expliquer la précocité des Hindoues, la haute température du climat. C'est l'explication que j'adopte, car nous verrons cette influence se manifester en sens inverse dans les régions froides. Cependant de nouvelles recherches sont nécessaires pour que cette question soit complètement élucidée. Il faudrait que nous possédassions sur les pqints mtermèdiaires des statistiques qui font complètement défaut. Cela nous donnerait peut-être la clef des différences si grandes qui existent entre Calcutta et Madère, dont la latitude ne difTère pourtant que d'environ 10^
U période moyenne de la puberté dans l'Inde est comprise entre la onzième et la quinzième année. En dehors de ces limites on peut la considérer comme précoce ou retardée.
TaMcMi ém Us
apparitioa émm régies dans les eUmats basé sar 1,9 1 4 obserratloass '•
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Decan« Bombay.
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Bengalore.
Asie méridionale
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RACE iNÈGRE, jamaIqus.
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, correspo]
nd à la do
uziéme année.
*UsUbleaai: de Goodeve,est emprunté tk Tilt; de Leith, Webb et EUiot, à Roberton; de Hois, à son Traité (Feecouchementi.
1^0 PHTSIOLOGIE.
complelque nous avons eiposè tout à l'heure. 11 en est qui présentent, comme (MtKlronie de Tépoque menstruelle , un symptôme particulier et limité aune même région : une douleur nerveuse, une éruption cutanée; j*ai plusieurs fois noté sur les grandes lèvres un acné qui précédait constamment les règles de quelques jours.
gtfitoJieHé des wé^^Êtm. — Lorsque la puberté est définitivement établie, et en Tabsenee de tout état morbide, les rèj^es reviennent à des périodes régulières, et ne cessent qu'à la ménopause ou pendant la grossesse et rallaitemeut.
Mais au début de la puberté, la seconde menstruation peut être séparée de la première par un intervalle de plus de trente jours. Sur 87 femmes réglées pour la première fois, Raciborski a noté que chei 58 la seconde apparition avait lieu au bout d*un mois.
CSiei S après 6 semaines.
— 4 — 2 mois.
— 3 — 1 ans.
Les auteurs ne sont pas complètement d*accord sur Tépoque habituelle du retour périodique des régies. Brierre de Boiamont^ qui soutient fopinion la plus généralement admise, dit que cette période est de 38 jours, ce qui produirait treize menstruations par année. Schweig donne comme moyenne générale de 500 menstruations observées cbez 60 femmes, 27 jours et demi. Dubois ^ la croit de 50 jours.
Il existe sur ce point de nombreuses exceptions, et si un certain nombre de femmes voient leurs règles exactement le même quantième de chaque mois, il en est un plus grand nombre chez lesquelles il existe ime avance de deux à huit jours sur chaque époque, de sorte que ces dernières sont réglées toutes les trois semaines. On observe même des cas où la menstruation a lieu tous les quinze jours. Ce fait se produit en générai, passagèrement» chez les jeunes filles nouvellement pubères et chez les femmes un peu maladives ou proches de la ménopause. Parfois l'écoulement de cette menstruation surnuméraire ne présente avec l'autre aucune difTérence d'aspect on de quantité, plus souvent il est à peine sanguinolent, ou même simplement muqueux. Bien que les troubles généraux qui se produisent diffèrent peu de Téruption du mois, il n'est pas certain que dans tous les cas il s'agisse d'une ovulation conipléte.
Chez les mêmes femmes il est ordinaire de voir les r^les avancer ou retarder, plus ou moins, d'une époque à l'autre.
Lorsque la puberté est complètement établie, on observe rarement que >*^«H>que de réapparition dépasse la limite de trente jours; à ,moins qu'il e un trouble permanent de la fonction, cité par J. Béclard, a dernièrement publié l'observation d'une
ME^iSTniATION.
femme qui a noté les époques de ses régies pendant 27 ans, soH 393 menstruations. Sur ce total général, il y eut :
2 intervalles de 24 joure.
de
de
Sa
de
de
de
de
de
de
no
La moyenne générale est de 38 jours.
On a cité des femmes qui voyaient irrégulièrement apparaître leurs régies tous les six mois, ou tous les ans. Ces faits sont trop rares pour qu'on ait euFoccasion de scruter le phénomène intime de ces anomalies.
J'ai donné des soins à une jeune dame qui est seulement réglée deux à trois fois par an, et qui est devenue enceinte plusieurs fois pendant le temps de Imter-menstruation. Ici l'évolution de Tœuf est complète, seulement Férection est insuffisante pour déterminer Thémorrhagie. Cette dame a deux i^œarsdans les mêmes conditions physiologiques.
Us anciens et quelques modernes ont émis l'idée singulière que le^ règles subissaient dans leurs évolutions l'influence de la lune. En ces derniers temçsStrohl, de Strasbourg, a voulu ressusciter cette vieille théorie. Il est facile de démontrer que cela n'est point exact, car on voit des femmes dont le début de Féniption correspond à tous les quantièmes du mois. Dugés prélendail que les périodes marchaient par septénaires, c'est-à-dire les septième, quinzième, vingt et unième et vingt-huitième jours ; cette assertion o'> slpas plus exacte que cçlle que nous venons de réfuter. Les règles apparaissent à tous les jours de l'année et à toutes les heures du jour et de la nuit.
^rée de i*é«oaieiiicnt iii«n«trael. — Elle est fort variable, non-seulement considérée chez différents sujets, mais encore parfois chez la même femme. Dubois * a noté cette irrégularité 120 fois sur 600 cas.
Dubois et Brierre de Boismont ont publié sur la durée de la menstruation l«s deux statistiques qui suivent :
DOBOIS (600 OBSEBVATtONs).
MIBRI
(562 oi»EnvATio!i»).
Wglécs pendant
jour .
Réglées
pendant 1 jour. . . .
.!il...
Irrégulièrement.
ME5STRUATI0II. 127
tades eC à ooe emuràe diagnostic, mais elle n'aboutit pas à une lésion organique.
Puedi prétend que dans. toutes les observations qui ont été prises d une mamère très-précise, on a constament trouvé dans les antécédents du sujet des phènoinénes hystériques ou une susceptibilité nerveuse exagérée.
■lÉiMmi 4hi wmu mmr la «ifii— tfciw. — Les relations sexuelles n'ont en géoénl ancnne influence sur les règles des femmes bien portantes et régu* limient menstruées ; cependant le coït pratiqué avec excès, surtout à ses débats, peut rendre plus fréquent ou augmenter l'intensité de l'écoulement. L'inflnenGe du coït est plus manifeste chez les femmes dont la menstruation est pénible ou irrégulière; souvent il imprime à l'organisme une modification £ivorable et la fonction s'accomglit d'une manière satisfaisante. Parfois, au eimCraire, les premières relations déterminent une suppression des règles qui dure on ou plusieurs mois.
■■iBHMe 4e Ui gro— CMC et 4e rageowcheicMt aar la aMBetniatloB. — Avant la gestation, l'oTaire était l'organe le plus important de l'appareil génital, mab après la fécondation il s'efface en quelque sorte devant l'utérus, son rôle devient nui, il sommeille et ne conserve qu'une vitalité très-obscure. La résorption du dernier corps janne s'accomplit avec une extrême lenteur et i êTidtition dés vésicules est si peu active, qu'elles semblent rester statlonnaires. Âo lien de l'appareil vasculaire que nous avons signalé sur leurs parois, les l}<>vses grises et les véricules sont immédiatement entourées d'une légère ^k La conséquence de cet état de torpeur de l'ovaire est la suppression d^s régies qui dure pendant toute la période de gestation. II n'est pas cepen- <)anl absolument rare de voir le sang apparaître pendant les deux ou trois prenders mois de la grossesse. Elsaesser, de Stuttgard, a réuni cinquante et un ^ de persistance des règles chez les femmes enceintes ; il signale quelques '^^^senrations dans lesquelles cet écoulement s'est produit périodiquement jusqu'au sixième mois, et même jusqu'à la fin de la grossesse. Gibb cite un ^où la menstruation s'est continuée chez une femme enceinte et nourrice, l^on n'a pas admis généralement que cet écoulement fût le résultat d'une véritable menstruation. Moreau * prétendait que dans ces circonstances, même lorsque la périodicité est régulière, la nature, la quantité, l'état physique du ^e,offirent toujours avec l'éruption normale des différences marquées qui lui P^nnettaient de la distinguer des règles. Pour que l'opinion de Horeau fût 3<!ceptée, il faudrait savoir en quoi consistent ces difTérences si tranchées et ^Qeljes modifications subit le sang dans sa nature et son état physique» Nous STons TU ccmibien dans les conditions ordinaires cette éruption présentait de ^nations, et combien il est difficile au moyen de l'analyse d'en déterminer 3vec précision les éléments. On doit donc considérer les assertions de cet auteur ^mme de simples affirmations dénuées de preuves. Dubois, avec beaucoup d'autres, semble accepter le fait comme une continuation de la fonction catanièniale. Mais il faut le reconnaître : on n'a aucune certitude à ce siget, on ignore même le point précis qui fournit l'hémorrhagie : les uns veulent qu'elle naisse du col, les autres du vagin, d'autres enfin de la cavité utérine. Bans les premiers mois de la grossesse, il serait à la rigueur possible d'ex-
MEKSTRUATIOa. 123
un nombre d'observations assez considérable pour qu'on puisse en extraire une moyenne, on serait fort embarrassé pour déterminer exactement la quantité perdue par un unique sujet.
Cette quantité varie entre quelques gouttes et plus d'un kilogramme ; en outre elle n'est pas la même aux différentes périodes, aux différents jours de la période, ni aux différentes heures de la journée ou de la nuit. Si chez quelques femmes l'hémorrhagie semble se soutenir d une manière égale pendant tonte sa durée, le plus souvent les variations sont journalières. On voit ies règles, peu abondantes au début, progresser, et, après avoir atteint leur sonunum d'intensité, diminuer jusqu'à la fin ; les unes perdent beaucoup le jour, ies autres la nuit; enfin il en est chez lesquelles c'est au début et à la terminaison que l'éruption est la plus considérable. Comment serait-il possible de dégager la vérité du milieu de tant de causes d'erreur?
Noos manquons, et nous manquerons probablement toujours des éléments nécessaires pour résoudre le problème, car il n'est pas présumable qu'on rencontre un nombre suffisant de femmes qui veuillent consentir à se soumettre à de pareilles investigations.
n sufGt de rappeler les différentes moyennes qui ont été publiées, pour oKmtrer le désaccord qui existe entre elles, et le peu de confiance qu'on peut leur accorder.
Hippocrate. ....... (SOO gram. Heister iM grsm.
ïreiDd 600 — Dubois 190 à 230 —
Gdieo 540 — Haller 180 à 260 —
540 — Nauriceau 120 —
hau 420 — Dehaen 90 â 150 —
Al. Leroy 90 à 120 —
Hunter 500 — Baudelocquc 90 à 120 —
Stinnges 280 — Ëmelt 90 —
On a dit que la température du climat influait d'une manière notable sur la quantité du sang perdu et que les femmes des climats chauds avaient des régies plus abondantes que celles des climats du nord. Je croîs que l'influence qu'on a accordée au tempérament sur la quantité du sang perdu n'a point Vimportance qu'on lui a attribuée, et que les femmes voluptueuses et même celles qui sont sanguines ne sont pas toujours celles qui perdent le plus.
l^ anciens considéraient le sang des règles comme vénéneux; nous ne rappellerons pas les fables qui ont été débitées sur ce point, le temps et l'obsenation en ont fait justice. Cependant il n'est pas complètement identique à celui qui s'écoule d'une plaie, il est moins coagulable et plus visqueux. La- ^agna et Osiander attribuaient ce défaut de coagulabilité à l'absence de fibrine. Muller admettait seulement que la fibrine existait en moindre quantité <pe dans le sang ordinaire. Relzius, de Copenhague, niait cette différence et attribuait Taspect du sang menstruel à la présence des acides lactique et phosphonque à l'état libre. Handl a donné du fait une explication satisfaisante en prouvant expérimentalement que la moindre quantité de pus ou de mucus mélangée au sang l'empêche de se coaguler. Raciborski partage cette opinion que nous admettons complètement, et attribue l'état du sang des règles à son mélange avec le mucus utérin et vaginal.
MEIfSmUATION.
dant piosîeiirs mois : Dabois a même observé que, chez des femmes jeunes encore, cette suppression avait été défînilive. Il n*est pas absolument rare de Toirla réapparition des régies se faire au bout de 20 à 30 jours. Cependant, il ne faut pas confondre ces retours prématurés, dont l'écoulement est ordinairement trés-abondant et accompagné des symptômes généraux de la menstruation, avec les hémorrhagies assez Tréquentes des suites de couche que nouseiaminerons plus tard. Si parfois il survient de la dysménorrhée après i'aceouebement, il arrive bien plus fréquemment que les régies deviennent plus faciles et plus régulières qu'avant la grossesse ; cela s'explique par les niodifications dont le col utérin est devenu le siège. àdionie VaUaUementsurlamemtmation. — Je ferai remarquer que la prééminence fonctiomielle qui appartient à l'ovaire pendant la vacuité, et à Tntérus pendant la grossesse, semble dévolue aux mamelles pendant Tallaitement. En «Het, dans toute cette période l'ovaire parait encore plongé dans T^ngourdissoaent que nous avons noté tout à l'heure, les appareils érectîles sont inacdfs et l'utérus n'est point le siège d'une congestion hèmorrhagique. Le développement dés vésicules ovariennes n'est pas beaucoup plus actif que pendant la gestati&n, et Négrier prétendait que si dans leur lente évolution elles arrivent jusqu'à se laisser distendre par le liquide qui remplit leur canié, eUes ne dépassent pas cette limite et ne se rompent pas. Cette proposition est en général exacte, et la plupart des femmes ne sont pas menstruées pendant rallaitement; cependant de nombreuses exceptions viennent atténuer sa ^^ev et empêchent qu'on ne l'accepte comme une loi. On a vu souvent des nourrices devenir enceintes sans avoir présenté aucunes traces de règles et ^ s'apercevoir delà nouvelle grossesse que par les mouvements de l'enfant; ces grossesses prouvent que l'œuf a été expulsé de l'ovaire après avoir subi ^tes les phases de la maturation. On a plus souvent encore observé la réapparition des régies pendant la période d'allaitement, à une époque plus ou moins rapprochée de son début, et la menstruation qui survient dans ce cas, 0 est que la conséquence des phénomènes normaux qui ont leur siège dans ^'ovaire. Si donc l'évolution ovarienne et les règles sont supprimées pendant la ladation, on observe sur ce point de nombreuses exceptions.
^ion dn maladies sur lamenstruation. -^ La grossesse et l'allaitement ne ^t pas les seules causes qui puissent suspendre temporairement le développement des follicules de Graaf ; les maladies peuvent également arrêter leur «TolutioD, et c'est dans cet arrêt de développement qu'il faut chercher la vé- ^table cause de l'aménorrhée qui survient dans le cours de certaines affections graves et de longue durée.
Actiofi de* règjies sur la respiration. — Burdach et Testa pensaient que la ^'^^ii^struation sert de complément à l'hématose et que les règles avaient pour b^l de débarrasser l'économie d'un excès de sang veineux contenant plus de ^bone, moins de fibrine et d*azote que celui des artères. L'utérus en accomplissant cette fonction remplissait le rôle d'une espèce de poumon accessoire €l venait en aide à l'action pulmonaire. Cette opinion reposait sur une appré- ^^tion erronée de la composition du sang menstruel, et cependant elle était QQpeu vraie, mais pour d'autres raisons que ne soupçonnaient point Burdach
««eu» Acr. 9
ni Testa. Les découvertes modernes ont prouvé qu'il existait entre ces deux fonctions un rapport fort remarquable.
Andral etGavarret, dans leurs études sur la menstruation, ont consUtè que la quantité de carbone brûlé par le poumon va croisfant che» l'homme jusqu'à Tâge de 30 ans, puis elle reste stationnaire entre 50 et 40, pour décroître ensuite graduellement à mesure qu'il se rappoch^ de l'âge sënile.
Chez la jeune fille cette quantité un peu inférieure, à âge égal, à celle de l'autre sexe, s'accroît de même jusqu'à la puberté. Arrivée à ce point, la progression s'arrête, et, dès que les règles se manifestent, la quantité de carbone brûlé par le poumon diminue sensiblement, puis reste stalionnaire pendant toute la durée de la vie sexuelle. Aussit^it que survient la ménopause, il y a augmentation de l'acide carbonique expû-é; puis progressivement la diminution s'en manifeste, comme chez l'homme, a mesure que la femme se rapproche de la vieillesse.
Ce rapport si remarquable entre les règles et l'acte pulmonaire se maintient pendant les suppressions menstruelles qui tiennent à la grossesse, l'allaitement, ou à des causes accidentelles : dans ces circonstances on constate nue augmentation de l'acide carbonique exhalé par la respiration.
MCawrAvsE
Le symptôme extérieur le plus important de la puberté est rétablissement des règles. Celui qui caractérise la ménopause est leur suppression définitive; mais, comme au moment de la puberté, ce n'est qu'un symptôme secondaire, qui traduite l'extérieur les modifications importantes qu'ont subies les ovaires. C'est donc dans ces organes qu'il faut chercher la cause de la ménopause.
Cause de la cessation des règles. —La fonction de l'ovaire est l'évolution vésiculaire ; nous avons vu comment elle apparaît et s'établit. Entre 40 et 50 ans l'activité de l'organe diminue, le développement des vésicules se fiait avec plus de lenteur, puis s'arrête, et elles ne tardent pas à disparaître complètement de la couche ovigène de l'ovaire, sur laquelle on observe seulement les cicatrices des pontes antérieures.
Un peu plus tard, on constate dans la portion bulbeuse de l'organe des bourses grisâtres à parois froncées parfois épaisses; leurs parois semblent en contact, de sorte qu'il peut être difficile de reconnaître les vestiges de l'ancienne cavité. Dans certains cas les enveloppes ont disparu et les débris vèsiculaires consistent en un petit noyau crétacé, solide, d'un blanc gris, qui peut parfois tenir encore à des lambeaux membraneux. Alors qu'on ignorait le point exact où se développaient les ovisacs, on considérait les productions que nous venons de signaler comme des vésicules avortées sous l'influence de la ménopause. On sait maintenant que ce sont des corps jaunes en voie de décomposition. Dans l'ovaire des femmes qui ont cessé depuis longtemps d'être réglées les derniers débris des corps jaunes peuvent avoir complètement di^aru et le parenchyme de l'organe avoir subi des modifications assez profondes pour qu'on ne retrouve pins rien du tissu primitif. La circulation de l'organe diminue.
j^rÉNorAUSE. 151
son euTeloppe eitérieure se plisse et se creuse de rides, son volume décroii au point que diez des vieilles femmes on a vu l'ovaire transformé en cordon cartilagineux, et même dans quelques cas être complètement résorbé.
Les modifications de forme et de texture se manifestent également sur les autres régions de l'appareil de la génération. Les trompes s'atrophient et fort souTent s'oblitèrent; l'oblitération commence parle milieu et s* étend vers les extrémités.
L'otéms subit de lentes transformations dont la plus remarquable est Tocdusjon de l'orifice interne du col, signalée par plusieurs auteurs. Guyon,dans ces derniers temps, a complété leurs descriptions. Chez vingt femmes de 55 à 70 ans, Guyon a constaté treize fois une oblitération absolue. Il existait un rétrédssement plus ou moins marqué dans cinq cas ; chez les deux autres les cavités du corps et du col communiquaient librement. Il existe donc une ten dance manifeste à l'isolement de la cavité du corps après la ménopause. Le septmn qui forme la séparation a de 4 à 11 millimètres d'épaisseur, il est réstsUnt; cependant il cède sous Feffort d'une sonde métallique vivement poussée. La forme de la cavité utérine est parfois altérée, mais le plus souvent elle conserve sa physionomie et s'accroît de quelques millimètres lans son diamètre vertical. Elle est distendue plus ou moins par un mucus à peine visqueux, limpide, trouble ou coloré par du sang. Ce mucus contient de l'épi- Ihèlimn et des granulations graisseuses.
Le col présente souvent chez les vieilles femmes une atrésie de son orifice etteroe, coïncidant presque toujours avec l'oblitération de l'orifice interne ; cetteatrësien'est jamais complète, un ou deux pertuis permettent l'écouléloent du mucus. La cavité cervicale, qui est toujours conservée, se trouve donc alors circonsoite entre deux septums; elle contient assez souvent un bouchon gélatineux analogue à celui de la grossesse. La muqueuse présente des rides et des rugosités. Parfois la largeur du col a diminué, mais c'est surtout dans le sens de la longueur que cette diminution s'opère. La portion vaginale dis* parait le plus ordinairement, le museau de tanche s'efface au point qu'on ne troave plus au fond du vagin qu'un simple resserrement, ou un léger bourrelet. Ainsi pendant que le corps conserve sa longueur et même continue à s'accroître de quelques millimètres, le col subit une diminution à peu près constante.
La circulation utérine s'amoindrit. On attribue ce phénomène à l'incrustation des parois des artères utérines. Les veines utérines deviennent variqueu- ^ et contiennent des coagulums sanguins formés spontanément. On a dit que le vagin subissait un rétrécissement, que ses parois s'épaississaient et même dans quelques cas devenaient cartilagineuses; j'avoue que je n'ai jamais pu constater ces modifications qui ne se produisent du reste que dans la vieillesse. On a dit aussi que les mamelles subissaient la mort physiologique qui frappait les autres organes de la génération et que la glande s'atrophiait. Je pense que de nouvelles recherches sont nécessaires sur ce point et que souvent on a con* Tondu la diminution du tissu cellulaire de la région mammaire avec Tatro-» plue de la glande.
Les physiologistes qui ont étudié la monopause ont laissé dans l'oubli un
MEaSTRUATION. 127
tndes et à une eireor 4e diagnostic, mais elle ii*aboutit pas à une lésion organique.
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iiiiiiii *i mmu OTor la MUMti««il>M« -> Les relations sexuelles n'ont en général aucune infiuence sur les régies des renunes bien portantes et régu* liéranent menstruées ; cependant le coit pratiqué avec excès, surtout à ses défnts, peut rendre plus fréqueni ou augmenter l'intensité de l'écoulement. rinAience du coit est plus manifeste chez les femmes dont la menstruation est pémUe ou irréguli^ ; souvent il imprime à l'organisme une modification fâToraUe et la fonction s'accomglit d'une manière satisfaisante. Parfois, au contraire, les premières relations déterminent une suppression des règles qui dore 00 OQ (^usieurs mois.
Avant la gestation, Tovaire était l'organe le plus important de l'appareil génital, mais après la fécondation il s'efface en quelque sorte devant l'utérus, son rôle demi nul, il sommeille et ne conserve qu'une vitalité très-obscure. La résorption du dernier corps jaune s'accomplit avec une extrême lenteur et 1 êrohition dés vésicules est si peu active, qu'elles semblent rester stationnaires. An lieo de l'appareO vasculaire que nous avons signalé sur leurs parois, les bourses grises et les vésicules sont immédiatement entourées d'une légère aréole. La conséquence de cet état de torpeur de Tovaire est la suppression ^ régies qui dure pendant toute la période de gestation. Il n'est pas cependant absolument rare de voir le sang apparaître pendant les deux ou trois prenders mois de la grossesse. Elsaesser, de Stuttgard, a réuni cinquante et un ^ de persistance des règles chez les femmes enceintes ; il signale quelques observations dans lesquelles cet écoulement s'est produit périodiquement jusqu'au sixième mois, et même jusqu'à la fin de la grossesse. Gibb cite un <^ ou la menstruation s'est continuée chez une femme enceinte et nourrice. Maison n'a pas admis généralement que cet écoulement fût le résultat d'une véritable menstruation. Moreau * prétendait que dans ces circonstances, même lorsque la périodicité est régulière, la nature, la quantité, l'état physique du ^ng, offrent toujours avec l'éruption normale des différences marquées qui lui permettaient de la distinguer des règles. Pour que l'opinion de Moreau fût acceptée, il faudrait savoir en quoi consistent ces différences si tranchées et quelles modifications subit le sang dans sa nature et son état physique» Nous avons vu combien dans les conditions ordinaires cette éruption présentait de variations, et combien il est difficile au moyen de l'analyse d'en déterminer avec préciàon les éléments. On doit donc considérer les assertions de cet auteur ^^mme de aimides affirmations dénuées de preuves. Dubois, avec beaucoup (iautres, semble accepter le fait comme une continuation de la fonction cataminiale. Hais il faut le reconnaître : on n'a aucune certitude à ce syjet, on ignore même le point précis qui fournit l'hémorrhagie : les uns veulent qu'elle naisse du col, les autres du vagin, d'autres enfin de la cavité utérine. Dans les premiers mois de la grossesse, il serait à la rigueiu* possible d'ex-
•MtXOPACSE. 135
Influence de la cessation des règles sur les maladies. — On a cru longtemps que la ménopause était pour les femmes une époque pleine de dangers ; cette raison a fait donner le nom d'âge critique à oette période de l'existence.^ Les statistiques de Deparcieux, Benoiston de Chàteauneuf, Finlayson, Muret cl Odier, de Genève , démontrent d'une manière évidente que la mortalité n'est pas plus grande à cette époque qu'à toute autre, en tenant compte, bien eoteqdu, de celle qui est due aux progrés de l'âge. Cependant il est assez ordinaire de voir des maladies de diverses natures survenir à ce moment et acquérir un certain degré de gravité. J'ai fait connaître la cause à laquelle j'attribue ces manifestations morbides : c'est la suppression brusque d'une habitude que l'organisme subissait depuis longtemps. Aussi les troubles sont-ils plus notables en général, lorsque la suppression se fait brusquement que lorsqu'elle survient d'une manière lente et graduelle.
Cette disposition à la maladie étant admise, faut-il lui accorder une importance aussi considérable que certains auteurs ont cru pouvoir le faire? Â mesure qu'on compte les faits et qu'on les examine avec plus de soin, l'exagération diminue et il est probable qu'on ne s'arrêtera pas dans cette voie. Les anciens considéraient la ménopause comme le point de départ du plus grand nombre d'affections diathésiques et de maladies utérines. Parmi les plus redoutables, le cancer se montrait en première hgne. Les statistiques de Boivin, Tanchou et Farr, les travaux de Lisfranc« prouvent que le plus fréquemment le cancer débute chez la femme de 20 à 35 ans, c'est-à-dire au moment où l'utérus est dans toute son activité fonctionnelle. Si l'âge criliqaen'en est point exempt, on ne peut cependant pas lui attribuer le rôle de <^ose déterminante manifeste. Malgaigne a établi qu'il en était de même pour 'es polypes utérins ; sur 5i cas rassemblés dans sa thèse, le chiffre maxiinom 20 porte sur la période de 50 à 40 ans. Sur 57 cas de polypes utérins observés par Dupuytren, 19 se sont déclarés de 50 à 39 et 23 de 40 à 49 ans. On a signalé encore à cette époque la grande fréquence de la métrite <^nique et surtout des hémorrhagies. Si la statistique n'est point venue démontrer d'une manière évidente l'exactitude de cette dernière affirmation, et dans quelles proportions l'accident se manifeste, on peut cependant en admettre la probabilité. La fluxion .habituelle qui se produisait mensuel- ♦enient vers les organes pelviens peut expliquer la prédisposition aux mé- Iforrhagies et aux hémorrhoïdes. Il est possible encore que le sang s'échappe P^ une autre voie et qu'on constate des épistaxis, des hématémèses, des bêmoptysies; mais ces dernières manifestations sont certainement excepliounelles.
Je ne parlerai pas des maladies diverses telles que érysipèles, affections rhumatoides, cutanées, etc., que des auteurs, s'appuyant sur quelques observations, ont déclarées fréquentes.
Les phénomènes morbides de la ménopause se rattachent surtout au groupe des névroses; mais on constate plutôt des névropalhies protéiformes qu une maladie spéciale et nettement déterminée. Ce sont des céphalées qui peuvent s'accompagner de vertiges ; des troubles de l'appareil digestif : (lyspepsies, gastralgies, entéralgies avec ou sans diarrhée ; des aberrations
i34 rHYSIOU)GIE.
de sensations, des palpitations, des douleurs vagues ou erratiques. Ces symptômes peuvent se succéder ou se combiner chez le même sujet pendant une durée de plusieurs moi^pu de quelques années.
On a voulu voir, d'après quatre observations de Pinel et de Béclard, une coïncidence entre la ménopause et l'apparition de l'épilepsie; mais le nombre des faits invoqués est trop restreint pour avoir la moindre signification. HofTmann et Grisolle acceptent cette coïncidence pour l'hystérie ; Vigaroui, Hardy, Béhier et Menville de Ponsan croient au contraire que l'hystérie est favorablement modifiée par la cessation des régies : de sorte que sur ce point le doute est encore le parti le plus sage.
Ce qu'on a dit au sujet de l'hypochondrie est peut-être mieux fondé. Il est certain que le caractère de la femme est souvent modifié d'une manière défavorable. Faut-il attribuer ces modifications à l'ébranlement nerveux qu'elles subissent, ou aux regrets d'un passé que l'avenir ne peut remplacer? L'étiologie en est souvent trop complexe pour qu'on en puisse distinguer les éléments. Parfois on voit naître, à l'âge critique, une passion nouvelle qui vient succéder à celles que Tâge a forcées de disparaître. La femme devient alors, selon le milieu où elle a vécu, joueuse, ivrogne ou dévote. Fontenelle disait de certaines converties de son temps : « On voit bien que l'amour a passé par là ; — aimer Dieu, c'est encore aimer. »
Époque (rii la ménopause se manifeste. — ^Nous avons vu que l'âge où s'établit la puberté oscille dans des limites assez étendues. 11 en est de même pour l'âge critique. Menville cite des femmes qui ont perdu leurs règles à S2 ans; d'autres à 26, 28 et 30 ; Bernstein et Blancard en citen{ qui les ont conservées jusqu'à 80, 90 et 106 ans. On ne peut enregistrer ces faits que comme des exemples curieux de ménopauses précoces ou tardives sans importance au point de vue de la généralisation. Dans nos climats, la cessation des règles a lieu le plus souvent entre 40 et 50 ans. Sur 181 cas, Brierre de Boismont Ta vue survenir 114 fois dans celte période décennale. Petrequin, dans 60 cas, l'a notée de 35 à 40 chez i/8 ; — de 40 à 45 chez 1/4 ; — de 45 à 50 chez 1/2 ; — de 50 à 55 chez 1/8. Enfin Raciborski et Dechambre, d'après leurs recherches à la Salpêtrière, fixent à 46 ans l'âge moyen de la ménopause.
11 n'est point exact de dire que les règles cessent plutôt chez les femmes dont la puberté s'est établie prématurément. Raciborski croit au contraire que dans ces cas il existe en quelque sorte un excès de puissance vitale qui fait sentir son influence plus tardivement, de manière à prolonger chez la femme l'aptitude à la fécondation. William Guy conclut également de quinze cents observations qui lui sont personnelles, qu'en général plutôt la menstruation commence et plus tard elle disparait.
' Raciborski croit pouvoir établir que le nombre des gestations a une certaine influence sur rétablissement de la ménopause et que les règles persistent d'autant plus que les accouchements ont été plus nombreux.
La période de menstruation est pour la femme de nos climats d'environ SO ans. Il ne faut pas considérer comme un retour de règles les hémorrhagies utérines qui surviennent quelques années après la ménopause. Cette éruption ne coïncide jamais avec un travail ovarique; elle n'est qu'un phéno-
mène morbide et le plus souvent le symptôme d'une lésion organique de Ihitéros. Depuis Haller on a cru que Tâge critique subissait Finfluence du climat ; <[ae dans Tlndc les femmes cessaient d'être menstruées vers 35 ans, tandis que pour les pays du Nord la moyenne était de 48 ans. Les statistiques de Robalon, dans lesquelles on a noté Tépoque de la ménopause, établissent qu'elle survient chez les femmes de l'Asie méridionale au même âge que dans DM "Titotrées. Nous manquons de documents assez précis sur les régions froides poor que nous puissions savoir exactement à quel âge les femmes cessent d'y «re réglées.
Hfgiène de la ménopause. — Je résumerai en quelques mots l'hygiène de Tâge critique. Ma formule consiste â remplacer par une sécrétion artificielle Féruption menstruelle qui fait défaut. Rien ne m'a paru plus (firopre pour rempHr cette indication que l'usage des purgatifs salins chaque fois que les ri'gies manquent. 11 faut les employer avec discernement, en proportionnant leur intensité à l'abondance habituelle des règles supprimées , et cela assez longtemps pour que l'économie s'habitue peu â peu aux modifications de l'appareil génital. J'ajoute à cela, dans les limites du possible, l'çxercice journalier au grand air, poussé jusqu'à la fatigue, surtout chez les femmes que l'embonpoint menace, comme cela arrive souvent à cette période de la vie.
rSTRUATIOH. HÉI
i l'approche de la puberté les organes qui doivent jouer un râle dans la génération subissent des modifications importantes; le bassin prend plus d'ampleur ; les trompes (lenemient moins flezueuses, et Tutérus est le siège de changements notables. La confonnation générale du corps participe a ces modifications. ««La nubilité est lecorapléioent de la puberté; ces deux états sont distincts, et leur apparition peut être séparée par an intervalle de plusieurs années. — J'estime la femme nubile, lorsque éa taille a «ssé de croître. = La menstruation est une hémorrhagie utérine physiologique coïna<fant périodiquement avec la rupture d*une vésicule de Graaf.— Les phénomènes de la menstruation se produisent simultanément dans Tovaire, l'appareil érectile et Tutérus. = Dans Toraire, les vésicules de Graaf augmentent de volume, se remplissent de liquide, subissent une surexcitation qui en modifie Taspect; une hémorrhagie se fait (hiis leur cavité; les enveloppes devenues opaques se rompent et Tœuf est expulsé. ~ Ces phénomènes qui s'accomplissent en dehors de toute excitation sexuelle constituent la ponte spontanée. = L'ovaire et l'utérus sont entourés et pénétrés par des plexus artériels et veineux dont la disposition rappelle le tissu des corps caverneux de la wge ; ces vaisseaux, étreints, et en partie obturés par les fibres annulaires de la couche moyenne de l'utérus, et par les faisceaux musculaires qui existent dans les ligaments *>rges, sont transformés en appareils érecliles, que chaque période menstruelle met en action. — Sous l'influence de l'érection, l'utérus augmente de volume, sa circulation, surtout capillaire, est considérablement activée, l'épithélium de la muqueuse hjpertrophiéc se desquame, et les capillaires réduits à leur membrane à noyaux laissent échapper le sang des régies par des gerçures microscopiques. — Les femmes dépournies d'ovaires ne sont point réglées. — Dans quelques cas rares, l'évolution de la vésicule peut avorter et les règles paraître, ou la vésicule se rompre et. les règles man-
136 PHTSIOLOGIC.
quer ; dans la première condition, la fécondation est impossible, elle peut avoir lieu dans la seconde. — L'ovulation est anologue au rut des animaux ; chez quelques-uns on observe à cette époque de véritables règles. = Dans les climats tempérés, les règles apparaissent dans le courant de la quinzième année. Les femmes du sud de l'Asie sont menstruées de douze à treize ans, et celles des climats du nord de quinze à seize. — Les règles peuvent s'établir sans prodromes, plus souvent la puberté se développe au milieu des symptômes protéiformes du nenosisme, et apr& quelques tentatives de menstruation avortées. — Certaines femmes ressentent ces troubles à un d^é plus ou moins notable pendant la plus grande partie de la vie sexuelle. — Une fois les régies établies, elles reviennent périodiquement tous les mois, excepté pendant la grossesse et Tallaitement. 11 existe cependant quelques exceptions, même pour ces dernières circonstances. =La durée des règles est variable chez les différents sujets, et chei la même femme, trois et sept jours semblent les périodes les plus fréquemment notées. = La quantité de sang perdu pendant les règles varie entre quelqueb gouttes et plus d'un kilogramme. — On ne peut exprimer sur ce point ime moyemie. — La quantité peut n'être pas la même à chaque menstruation, aux différents jours de la période, aux diverses heures du jour. — Le climat semble sur ce point avoir une certaine influence; cela est moins bien établi pour les tempéraments = Le sang des règles est peu coagulable et plus visqueux que celui qui circule dans les vaisseaux. Gela tient à sou mélange avec du mucus. — Sa couleur peut varier aux différents jours d'une même éruption. = A l'état physiologique le corps seul de l'utérus fournit le sang des régies. = Dans certains cas rares l'hémorrhagie menstruelle peut prendre sa source sur tous les points du t^ument interne et externe, et porte le nom dérègles déviées^— Celte anomalie peut être primitive ou accidentelle, temporaire ou persistante, coïncider ou alterner avec les règles normales ; elle n'empêche point la grossesse, et n'en reçoit aucune modification. ~ Dans ce cas l'écoulement du sang peut manquer et être remplacé par un symptôme parlicuier périodique. = Le coït a unç influence variable sur la menstruation. =: La grossesse suspend les régies; parfois cependant elles persistent pendant les premiers mois.— Elles reparaissent ordinairement six semaines après l'accouchement. = L'allaitement suspend la menstruation, mais on observe sur ce point de nombreuses exceptions. — Les nourrices non réglées peuvent être fécondées. = La quantité de carbone brûlé par la respiration diminue pendant la période menstruelle et augmente lorsqu'elle cesse accidentellement ou définitivement. = La ménopause est caractérisée par la suppression définitive des règles et de la fonction ovarique. — Sa cause réside dans l'ovaire qui cesse d'élaborer les vésicules — Cet organe se transforme, s'atrophie, les vésicules qu'il contient sont résorbées et disparaissent.— -Les trompes s'atrophient et souvent s'oblitèrent. — L'utérus présente diverses modifications dont la plus curieuse est la séparation des cavités du corps et du col, au moyen d'un septum. — Le col diminue dans sa portion vaginale. — La circulation utérine s'amoindrit. — La ménopause qui anéantit l'aptitude à la fécondation laisse persister souvent les sensations génitales. — La ménopause survient brusquement ou progressivement; elle s*accompagne en général de troubles dans la durée et la périodicité, l'abondance et la nature de l'écoulement. —On voit alors souvent reparaître les symptômes de nervosisme qui accompagnent la puberté laborieuse.— Ces troubles sont dus en partie à la suppression d'une habitude contractée par l'économie depuis de longues années. — La ménopause n'est point une époque dangereuse de la vie des femmes ; elle ne prédispose nullement au cancer ou aux aflecttons organiques. — Les phénomènes morbides de l'âge critique se rattachent surtout au groupe des névropathies protéiformes. — Dans nos climats, la ménopause survient entre 40 et 50 ans, la femme est réglée pendant environ trente années— L'hygiène de la ménopause consiste surtout à remplacer par une sécrétion accidentelle provoquée la sécrétion physiologique qui disparaît.
DIBLIOGRAPillC. 137
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