MENSTRUATION
Tovaire. Rouget pense que le stronta nest autre chose que la continuation des fibres du ligament de Tovaire, ainsi que cela est démontré pour les oiseaux.
Si Ton cherche maintenant à suivre la direction de ces faisceaux, on en voit s imdier dans le feuillet poslérieor du ligament large et se porter en dedans vers Tutérus, daolres soulever le péritoine en fonne de pli, s*infléchir à la hauteur de l'ovaire et s'attacher au panlioQ. Le plus grand nombre accompagnent les vaisseaux jusqu'au hile de l'ovaire, semblent pénétrer dans le parenchyme de la glande, oa bien, traversant le bulbe érectile, ils continuent leur trajet dans luleron de la trompe et vont se perdre sur l'enveloppe contractile Fjg. 31. — Dimctio^ de» fibru MoscoLAntst qoi to^t
de ce conduit * l'otaibk. — 11. Lipment de Tovaire. — iî. Li-
^ gament rond, supérieur ou lombaire. — 15. Fais-
D'après les dispositions anatomi- ceaux provenant du ligament de l'ovaire^ s'entre-
„^ 1 • 1 croisant avec les suivants. — 14. Faisceaux pro-
ques que nous venons de signaler, menant de lovaire— 15, Ligam«,ttubo-ovarien.-
On voit : i^ que les corps spongieux ^^' faisceaux émané» du ligament rond supérieur.
de l'utérus sont enlacés par les trabécules du tissu propre de Torgane ; ^qne les vaisseaux du bulbe de Tovaire et les plexus veineux considérables^ que nous avons notés aux côtés de Tutérus, sont partout pénétrés, enveloppés par les faisceaux musculaires qui s'irradient dans les ligaments. Ces faisceaux, plus forts au niveau des corps érectiles, deviennent rares et gi^es au niveau des plexus de décharge. Cette disposition est parfaitement identique à celle qu'on observe pour les corps spongieux de la verge.
Si maintenant nous mettons en jeu ces appareils, les phénomènes de la congestion ovarique s'expliquent assez naturellement.
L'œuf a atteint son complet développement, il agit sur l'ovaire comme un corps étranger; la distension des fibres de la glande, qui en est la conséquence, ^ le point de départ d'une excitation réflexe, se propageant à l'appareil RHJsculaire des organes génitaux internes. Les fibres se contractent et, comprimant dans leurs réseaux les plexus veineux, obligent le sang à distendre les tissus spongieux; l'érection de l'ovaire se produit, il augmente de volume. l^s capillaires devieiment plus apparents, surtout vers le point qui doit livrer Plissage à l'œuf. La vésicule de Graaf s'injecte, du sang ou de la sérosité épaisse et colorée s'épanche dans son intérieur ; enfin sa surface s'ouvre par nn mécanisme qui rappelle l'ouverture spontanée des abcès.
Le docteur Oldham a pu, sur le vivant, observer celte turgescence de I ovaire, dans un cas fort i^itéressant. Une femme, soignée à l'hôpital du ^, avait un double hernie des ovaires qui faisaient saillie dans l'anneau inguinal, et que le doigt pouvait explorer très-exactement. A chaque période meiislruelle, les ovaires, ou un seul, devenaient douloureux, augmentaient de
volume, et cela aussi longtemps que diîraient les règles, puis ensuite revenaient à Tétat normal.
3** Hémorrhagie utérine. — Les causes qui déterminèrent la congestion de Tovaire agissent avec bien plus d'énergie sur l'utérus; il subit les modifications de forme et de volume signalées plus haut, La turgescence est portée à lui haut degré en raison de sa richesse vasculaire, les capillaires de la rauquai^ sont devenus très-apparents. Ils forment sous l'épithélium un réseau délicat, dont les mailles losangiquea, irrégulières, encadrent rorifice dej; tubes glandulaires. La muqueuse prend une teinte d'un rouge violacé, surloul
intense vers le fond de l'organe. Cette membrane subit un gonflement hypertrophique, et s'élève en saillies ma melonnées, séparées par des scissures analogues à celle»
des circonvolutions cérébrales. Ces saillies sont molles et pressées les unes contre les autres ; elles remplissent presque complètement la cavité utérine. Les glandules de la muqueuse augmentent Ao volume et leurs orifices, si nombreux, devieiment plu?
apparents; l'èrectionest complète. Alors répithélium de la muqueuse utérine se desquame, et les capillaires niij^ à nu ne peuvent opposer à 1 effort du sang que leur mince membrane à noyau, qui se rompt bientôt, livre passage à la rosée sanguine, et le liquide continue à couler aussi longtemps que persiste l'obstacle à la circulation veineuse de retour. Poucbet pense que c'est à la fin de la période menstruelle que l'émission de l'œuf a lieu Fricke a noté que la température de l'utérus pendant la menstruation î> «î*levait, d'une manière à peu près constante, d'une fraction de degré. H en serait de même pour le vagin pendant cette période. Les phénomènes qui concourent à la menstruation sont, comme on le voit, assez complexes ; n]ai^ ils sont unis par des liens qui établissent entre eux une véritable solidarité La pathologie en a fourni la preuve, et à l'observation si connue de Percival Pott, qui vit les règles se supprimer après une double ablation des ovail'e:^ formant hernie par les amieaux inguinaux, j'en joindrai une non moins probante, rapportée par Tyler Smith, dans son Manual of Obstetric, et qu'il eniprmite à Frederick Bird. Chez une femme qui subit une double ovariotonii*pour une dégénérescence de ces organes, la menstruation ne se rétablit jamais. Chez les femmes qui sont privées congénitalement des ovaires, on ne voit aucune trace de l'héniorrhagié menstruelle.
Kiii. 10. — Coupe de lutéros a l'époque des hècle*. — 1. Cavité utérine. — i et 4. Tissu musculaire et orillccs vasculaires. — 3. Vagin. — 5. Muqueuse utérine. — 6. Trompe.
MENSTRUATION. Hï
L'ovnlatioii physiologique est soumise à une périodicité régulière ; il est cependant des femmes qui, en dehors de la gestation et de l'allaitement, présentent des intermittences plus ou moins longues dans l'écoulement menstruë; Tobservation nécropsique a également permis de constater que des jeunes liDes, mortes au début de l'établissement de cette fonction, avaient présenté des cicatrices^ovariennes attestant la rupture répétée des vésicules de £raaf et les indices extérieurs qui accompagnent la ponte, cependant elles n avaient jamais été réglées. On explique ces anomalies en admettant i}Qe dans ces cas l'érection avait été incomplète, ou de trop peu de durée. La (eoflon du sang n'avait pas dépassé la limite de la résistance des vaisseaux, h desquamation de Tépithélium utérin avait pu manquer et l'hémorrhagie ne s'éUitpas produite. On avait constaté seulement un écoulement muqueux, des coliques, un sentiment de pesanteur dans la région, et les troubles nerveux qui tiennent à la dysménorrhée. Dans ces conditions, la fécondation peut parfaitement s'opérer et a été fréquemment observée. Chez les femmes pourvues d'otaires et qui manquent d'utérus, les symptômes de l'aménorrhée sont naturellement les seuls qu'on puisse noter, et ils se reproduisent périodiquement à chaque ovulation.
Coste a admis que la régularité des régies pouvait parfois coexiste)* avec one évolution incomplète des phénomènes ovariens ; dans ces cas, la vésicule deGraaf, parvenue à un certain, degré de développement, reste quelque temps stationnaire, puis avorte sans se rompre. L'érection est complète, ainsi que ses conséquences hémorrhagiques, mais la fécondation ne peut avoir lieu.
LoTolation chez la fenmie est identique à la période du rut des animaux. La stracture de l'utérus, chez ces derniers, apporte seulement quelques modifications dans la manifestation des phénomènes extérieurs. La région génitale est très-congestionnée, on voit s'échapper de la vulve des mucosités blanches, dont l'odeur pénétrante attire le mâle ; elles sont même sanguinolentes dans certaines espèces. Pouchet Ta noté sur les chiennes, les truies, les chattes, les lapines et les cobayes : Raynard, dans son Traité de laparturition des femelles domestiques^ dit aussi que le rut de eelles-ci s'accompagne parfois d'une espèce d'écoulement de sang. Enfin Geoffroy Saint-Hilaire a observé que les grands singes de l'ancien continent ont un écoulement périodique de sang qui reparaît de mois en mois avec régularité. 11 était facile sur les animaux de vérifier avec certitude la coïncidence du rut avec l'ovulation; on a donc pu observer que les femelles châtrées ne présentaient aucun des phénomènes du rut, et ne recherchaient pas les caresses du mâle.
^^■c ém Uk prianlére éropUg» des règles . — On a fait de très-nombreuscs statistiques pour déterminer l'âge moyen exact de la première éruption des règles. J'accepte ces tableaux comme le résultat d'un travail consciencieux, mais je ne puis leur accorder la valeur de documents rigoureusement pn'*cis ; en voici la raison : dans tous les tableaux, l'âge des jeunes filles est exprimé en chiffres ronds, 12, 15, ou 14 ans, par exemple. 11 est certain que ces chiffres ïïe représentent que des approximations, car on ne mentionne pas la date intermédiaire, qui est la date réelle de la première manifestation, ce qui fait cer-
taiiiement une erreur de plusieurs mois pour chaque sujet. On iie peut donc extraire d'un groupe d'approximations un chiffre rigoureusement exact. De plus, il n'est nullement certain que la femme interrogée se rappelle précisément toujours une date qui remonte parfois à un certain nombre d'années; sa réponse peut être erronée et compliquer l'incertitude du résultat. On ne saurait donc accepter comme positif le chiffre de t5 ans, 3 mois, 17 joure, qui se trouve dans le tableau de l'ouvrage de Dubois, pas plus que les moyennes si précises publiées par d'autres auteurs.
Cette question ne me paraît soluble qu'au moyen d'une masse d'observations, de manière que les différences des statistiques partielles disparaissent, en quelque sorte noyées dans l'ensemble des faits. Si par exemple on examine le tableau des six cents cas sur lesquels Dubois a basé sa moyenne exacte, en le comparant, dans mon tableau général n"" i , à ceux des auteurs, qui l'avoisinent, et dont l'examen porte sur le même climat, on trouve des différences assez sensibles.
Quelques centaines d'observations ne sont donc pas toujours suffisantes pour autoriser des conclusions formelles : il faut, pour se mettre à l'abri de Terreur, opérer sur des nombres beaucoup plus considérables. Dans ce but, j'ai groupé les observations publiées à ce point de vue dans différentes contrées et j'ai réuni 14,678 faits. Je suis fort éloigné de croire que ce nombre soit suffisant pour une étude complète et générale, car si certains pays foumisseiH un contingent qui ne laisse rien à désirer, il en est un grand nombre d'autres qui ne sont même pas mentionnés.
L'ensemble de ces documents m'a permis cependant de diviser en trois grandes zones les peuples compris dans cette étude. La première, tempérée, est circonscrite entre le 33« et le 54» degré de latitude nord, avec Manchester et Madère comme extrêmes limites ; la seconde, appartenant aux climats chauds, est comprise entre le 33» degré et l'équateur; la troisième, formée parles régions froides, s'étend du 54» degré jusqu'au pôle. J'examinerai séparément chacune de ces zones.
De Vépaque de la première apparition des règles dans les climats tempérés. — Le tableau n* i, consacré à l'étude de cette région, est composé de treize statistiques partielles comprenant 8,241 observations. Pour en utiliser autant que possible les éléments, j'ai fait pour chaque âge un total qui permet d embrasser du même coup d'œil l'ensemble et les détails.
Le chiffre le plus élevé du total des âges est de i ,505, et correspond â la quinzième année ; la quatorzième ne fournit que 1 ,314, et la seizième, qui s'en rapproche le plus ensuite, 1,260. Il est donc manifeste que dans nos climats c'est dans la quinzième année que la première menstruation apparaît le plus fréquemment. Pour les raisons que j'ai indiquées plus haut, une évaluation plus précise n'aurait queles apparences de la précision.
Nous examinerons tout à l'heure l'action que les climats extrêmes exercent sur l'apparition précoce ou tardive de la menstruation. Je dirai seulement ici deux mots de l'application qu'on a voulu faire de cette donnée au climat do la France. Brierre deBoismont, au moyen de statistiques partielles empnmtécs à lui-même, à Pétrequin,Bouchacourt et Marc d'Espine, a conclu qu'il existait
MEKSTRCATION. 113
des différences très-sensibles entre les principales de nos villes. La première manifestation de la puberté aurait lieu à Paris à quatorze ans, à Marseille et à To«don à quinze, à Lyon de quinze à seize. Il suffit, pour montrer que ce rèsuLut n*est dû qu*à des statistiques insuffisantes, de comparer la statistique de Manehester par Roberton et celle de Funchal (Madère) par Dyster. Ces deux fiUes occupent les limites extrêmes de la zone que nous étudions, leur latitude difTère de Si**; cependant pour Tune et pour l'autre le maximum de fréquence de la première apparition des règles a lieu, comme à Paris, à l'âge de qmme ans. S*il n'existe pas de différence sensible entre deux points aussi Mgoés, il n'est pas présumable qu'on en puisse observer une de plus d'une aonée entre deux villes de France séparées seulement par 4^. La singulière di/féroioe qu'on a cru voir entre Lyon et Paris serait en contradiction avec cette loi générale, acceptée complètement par Brierre de Boismont, laquelle ^eat que la puberté soit plus précoce dans les contrées à température élevée «fue dans les pays froids. Lyon et Marseille, villes du Midi, retarderaient d'une année sur Paris et Manchester, situées plus au Nord !
Je noierai également, sans la partager, l'opinion du même auteur qui pense que k précocité est plus grande d'une année dans les villes que dans les campagnes. Rien n'autorise d'admettre ces conclusions, les chifTres invoqués n'ont pas la valeur qu'on leur a attribuée. Les éléipents de statistique sont trup divers et trop mélangés pour qu'on puisse en extraire des distinctions aussi tranchées..
Il existe d'autres causes d'action bien plus puissantes que la latitude et le dimatsnr la précocité ou le retard de la menstruation des femmes de notre pays, et ces causes échappent naturellement aux statistiques qui ne tiennent compte que de l'âge : c'est la constitution individuelle des sujets ; le milieu bjpénique dans lequel ils se développent. En général, les jeunes filles viprareoses sont réglées plus prématurément que celles d'une constitution cbétive et maladive. Une hygiène convenable et une bonne alimentation faroriseot l'établissement de la puberté, que la misère et les privations retardent. Ces lois, bien que générales, souffrent de nombreuses exceptions.
A mesare qu'on s'éloigne en plus ou en moins de l'âge de quinze ans, ou voit diminuer le nombre des femmes réglées pour la première fois; cependant entre douze et dix-huit ans on peut considérer l'établissement de la puberté ^^Mnine normale : plus tôt elle est précoce, plus tard elle est tardive.
f% a vu on certain nombre de fois la menstruation s'établir quelques mois, nn an, deux ans après la naissance et s'accompagner de tous les autres signes àt\M puberté; Dezeimeris en a réuni un certain nombre de faits auxquels je lioorrais en ajouter quelques autres. On observe également chez certaines linanies, et en Tabsence de tout état morbide, que l'évolution ovarique peut ne se produire qu'après la vingt-cinquième année. Mais dans les cas de menstruation tardive, les signes extérieurs de la puberté tels que le développeinent des seins et des poils existent en général depuis longtemps.
Ces amnmaties doivent être notées seulement à titre de faits curieux, mais ^ns importance au point de vue de l'histoire de la menstruation.
PHT«OLOGie.
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De la première apparition des règles dans les pays chauds, —Pendant de > longnes années la science n'a eu sur ce point d'autres documents que les j récits des voyageurs. On croyait que la nubilité survenait chez les Asiatiques^ du sud vers huit ou neuf ans et que dans les régions du nord, au contraire,. elle s'établissait beaucoup plus tardivement que dans nos climats.
Roberton, de Manchester, s'est attaché pendant plus de vingt ans à dégager' cette question des nuages dont la tradition l'avait environnée. Dans une suite) de travaux il a étudié la menstruation sous les latitudes les plus diverses. j
Le succès n'a point complètement répondu à ses efforts. Roberton avait cru pouvoir conclure, des faits trop peu nombreux, que la puberté som toutes les latitudes et dans les différentes races s'établit à la même époque^ c'est-à-dire vers la quinzième année. Cependant, si de nouveaux documentai sont venus renverser sa doctrine, il n'en a pas moins eu le mérite d'avoii provoqué des travaux de statistique fort importants, et qui ont permis à| la sdenee de pénétrer dans des régions qui lui étaient assez étrangères
* Les tableaux : de Grey, Lee cl Nurpby, sont empruntés à Tilt; de Dyster et Tariiiano. Hobcrton; de Soyre, à la Galette des Hipitaux, 1863; de Dubois, à son Traité d^aecoueht^ mrnts:de Lebrun, h Cazcanx. Les autres sont trop connus pour que j'aie besoin d'en indiquesi Ut source.
MEKSTBUATIO^. Ho
Nous y avons trouTé des notions étendues et fort exactes sur la menstruation des femmes da sud de l'Asie; c'est surtout sur cette région qu'ont porté les recherches.
Le tableau n*" 2 comprend 1 »724 observations. Le chiffre le plus élevé, 407, corespond à la douziéine année. Cependant celui de la treizième s'en rapproche beaucoup, 38i. Il existe donc une différence de plus de deux ans entre rétablissement de la puberté dans l'Inde et dans nos climats.
Plusieurs causes ont été invoquées pour expliquer cette précocité ; on l'a attnboée à la spécialiié de la race. Les travaux des anthropologistes modernes ne permettent pas d'accepter cette explication; les femmes de l'ind^, nonseoioDent n'appartiennent pas aune race différente de la n6tre, mais encore certains aotoirs, dont l'opinion n'est encore que discutée, ont placé dans lette contrée l'origine de la race blanche, et ont fait du type aryen lé reprëseotant.le plus pur de notre ascendance. On n'est donc pas fondé à admettre laspédaiité de la race pour expliquer la précocité des Asiatiques.
L'étude de la menstruation dans ses rapports avec les races n'est même pas à l'état d'ébauche: nous ne savons à peu près rien sur les Mongols et les nègres i ce point de vue, et il est nécessaire au moins de savoir s'il existe des différences dans les races avant de vouloir les établir dans les rameaux.
Pour les Mongols, nous ne possédons qu'une seule statistique d'Esquimaux qu'on trouvera au tableau n^ 3. Cette statistique, de Lundberg, comprend seokment seixe observations, et Roberton s'en servait pour établir l'unité de f&ge pubère dans toutes les races et les climats. Le nombre des faits est trop i^retnt pour qu'on en tienne compte. Bureau dit que dans la race jaune la puberté est assez précoce, et qu'il parait que l'âge moyen de son apparition est 12 à 15 ans. Il est fort probable qu'il en est ainsi dans le sud de la Chine; mais ce document, beaucoup trop vague, ne peut être accepté qii'à titre de simple renseignement. On peut tout aussi bien attribuer la précocité des Chinoises au climat qu'à la race, et il est trés-probable que les Vongols du nord fourniraioit des résultats fort différents.
Pour les négresses nous n'avons que la statistiqueMe Roberton, compre- ^Qt quaire^vingt-fieuf observations. 11 s'appuie sur ce document et sur les ^^^gnements fournis par EUiot, Bowel, Nicholson, etc., pour conclure que 'a puberté des négresses se manifeste exactement à la même époque que chez 1^ femmes des plimats tempérés, c'est-à-dire qu'elle a son maximum de fréquence vers 15 à i6 ans. Ces observations ont été faites aux Antilles, pm d'une température très-élevée, leur résultat serait à coup sûr extrême-. ^^t intéressant, s'il s'appuyait sur un plus grand nombre de chiffres. Je erob que la statistique de Roberton est trop insuffisatite pour qu'on puisse ^(*«epter défiiàtrrement son opinion ; il faut attendre de nouveiHix faits avant '^'admettre cette infraction à la loi des climats, qui semble assez bien établie.
A l'appai de l'influence de la race, il a été dit que des jeunes filles transportées sous d'autres latitudes avaient conservé, dans ces nouveaux climats, Tap- ^*«de à la puberté de leur cootrée d'origine, et que les règles s'étaient mon- ^^ exactement à la même époque que dans leur propre pays. Ce&obaervations qui sont, sinon dépourvues d'autorité, au mopis trop peu ipante^uses.
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De lapremièf^e apparition des règles dans les dimats froids. — Les observations qui constituent le tableau de cette zone sont au nombre de 4,713. Le chifTre le plus élevé correspond à la quinzième et à la seizième année, qoi sont à peu près identiques, 872 et 874. C'est presque une année de retard sur la moyenne de la zone tempérée. Cet écart est beaucoup moins considéra^ ble que celui que nous avons noté pour les pays à haute température; mais il faut remarquer aussi que la latitude de*Hanchester diffère seulement d'environ 2 degrés de celle de Copenhague, et de 7 de celle de Christiania^ Il existe donc là une transition mieux graduée. Les éléments un peu vagues de la statistique de Dubois ne permettent pas d'en déterminer les limites; cependant on peut admettre qu'elle se rapporte à la même région.
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