‹ Traité complet d'accouchements (volume 2)Chapitre 34 sur 277 · H6 OV0L06IE ET EMBRYOLOGIE · texte numérisé non relu

H6 OV0L06IE ET EMBRYOLOGIE

par luuUipHcation endogène ; on en voit d'abord deux, puis bîenMt quai huit, et plus, qui sont incluses dans Tovule et mesurent de 0^,010 à 0",C de diamètre, pariSaitement sphèriques ; elles sont plus granuleuses et p denses que le contenu de l'mmle mâle dont elles naissent Les grami tiôns qu^elies contiennent se condensent sur un point de leur périphérie forment un noyau qui sera la tète du spermatozoaire ; elle apparaît d'abor rextrèmité caudale se dessine ensuite et prend des contours trés-nei on aperçoit bientôt Tanimalcule spermatique immobile et enroulé sur I même dans sa cellule. Bientôt son enveloppe se détruit, et il se trouve iib dans Vovule mâle avec les autres spermatozoaires qui ont subi la même ôv liilion. Alors ils se groupent, dispc^s parallèlement, les tètes ensemble, 1 queues en faisceau recourbé ; puis enfin les parois de Xùmde mdle se d truisent, les animalcules se trouvent en liberté et se détachent les uns d autres.

Ces changements se produisent dans le trajet qui sépare les canaux sên nifères des vésicules séminales. C'est ce qui explique que dans le testicule o rencontre des ouuUê mâles et peu de spermatozoaires; tandis que dansi ^erme éjaculé on ne trouve plus que ces derniers et point d'ovules, si c n'est les ovules avortés qui forment les granulations que nous avons notée dans ce liquide.

rig. 41. — DcvELOPKMcxT DES ftKSBVAToaOAius CBU l'homhi, d'amIs Gûiukb. — i. GrtDiiIes sper**" tiques. —2. Grande ceUuIe (OTuIe mâle, ceUulc mère) contenant les granules sperniatiqve^>j 3. Grande cellule qui contient une petite cellule embryonnaire (cellule flUe). — 4. CeUn^f ifl avanoée contenant un spermatoaoaire en voie de formation dans la cellule embryonnad* — 5. Petite cellule embryonnaire isolée. — 6. La même, dans laquelle les nidimcnls dn »P«*| maloxoaire sont mieux accusés. — 7. Le spermatoioaire est complètement dévelApP^-l S. Rupture de la cellule embryonnaire et expulsion de son contenu. — 9. Spermatoioaireiipf^ son expulsion de la cellule, et encore contourné. — 10. ÉUt plus avancé. — 11. Spennato?p«^ normal.

11 arrive parfois que le spermatozoaire est simplement contenu daiu< 1^ cdulle embryonnaire; cela tient probablement à la rupture prématurée i^ Votmle mdUf qui, dans ce cas, se romprait avant la cellule fmftrjftmffotrc

Godard n'admettait pas la segmentation pour l'ovule mâle, ou, comni<^"'

rappelait, la cellule mère de Thomme. 11 avait obsei^é que le contenu gf^^

^. condensait pour donner naissance à une seule cellule fiUe (c^^'

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tare) et qu'il ne se fonnait qu'un seul spermatozoaire par ovule ' màle^ au lieu d'im nombre plus ou moins grand existant chez les animaux. U admettait aussi que normalement la grande cellule se rompt avant la petite. L'aniinalcule après son entier développement brise à son tour la petite cxUule et conserve dans les premiers temps de sa naissance la situation qu'il oeeupaldanssa prison; sa queue est recourbée et il a la forme annulaire. Â part son état d'isolement, son évplution serait identique à celle qu'on ofaserrechez lesammaux.

Les envdoppes que nous venons de décrire sont d'une fragilité et d*u ne (éfuÉé extrême; l'action de l'eau suffit pour les faire éclater. Arrivés «0 terne de leur développement, chez les mammifères, ils se rompent sans laisser de traces. Les spermatozoaires des animaux peuvent exécuter des mourements avant d'être arrivés à l'état parfait ; chez l'homme ils oe se meuvent qu'après l'éclosion, et surtout lorsque leur queue s'est déroulée.

Efêpie de réapparition des spermatoioaires. — Les spermatozoaires conimeneent à se montrer à l'époque de la puberté. Alors le testicule prend un TolttBK plus notable, on voit apparaître des ovules mâles qui deviennent de pfais en plus nombreux ï mesure que le sujet acquiert une aptitude plus complète à la fécondation ; une fois la puberté établie, leur évolution est permanente chez l'homme, et on les retrouve, dans l'état physiologique, à tontes les périodes de la vie, même à l'âge sénile. Les travaux de Duplav prouvait, contrairement aux idées admises, que le plus souvent le spenae des vieillards contient des animalcules ; il en a trouvé 37 fois sur 31 sojcts examinés à ce point de vue ; chez sept, dont le moins âgé avait 73 ans ^ le plus âgé 82, il les a rencontrés aussi nombreux que chez l'adnltc.

Nous avons noté une certaine analogie entre la genèse des spermatozoairi^s et celle de l'œuf ovarien ; il semblerait que cette sécrétion permanente des animalcules spermatiques dût rompre l'espèce de similitude qu'on avait aitrevae entre l'évolution des deux germes, l'émission de l'ovule féminin n'apnt lieu qu'une seule fois par mois. En effet, l'analogie cesse pour rhomme et les animaux domestiqués, mais elle se poursuit chez ces derniers vivant à l'état sauvage. Nous savons que le rut de la femelle marque 1 evolation de l'œuf; chez les mâles , la production des animalcules spermatiques >uit la même intermittence : à l'époque du rut les testicules se gonflent, K* sperme les distend, l'animal retrouve sa puberté; mais, une fois cette période passée, il la perd de nouveau, les animalcules disparaissent du sperme et ne reviennent qu'à l'époque suivante.

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