‹ Traité complet d'accouchements (volume 2)Chapitre 59 sur 277 · iÛOpOO IWJW · texte numérisé non relu

iÛOpOO IWJW

On voit qu'il existe une ressemblance très-grande entre le lait du i île et celui de la femme ; mais que cette ressembla jico se rapproche î' de ridentilé lorsqu'on le compare à celui de l'Anosse !

Quevenne etGubler ont examiné au lactoscopc de notiné la rîrhrliquide. Il oscille entre 71 et 102 degrés; c'est a peu près ce qu on chez la femme.

Cette sécrétion n'est point accidentelle, on Toliserve comme pïi physiologique et les cas où elle manque constituent des exceptions.

BESPIBATIO!^

Les hypothèses n'ont point manqué sur la mîiniérc dont le fœtn pendant la vie intra-utérine. Geofi'roy Saiiit-Hila ire ponsail qu'il en Tairou un gaz nécessaire à cette fonction, au liquide fimnioiiqui?, et i; îiofbait par la surface du corps au moyen de trachées, ou par les - (pril n'hésitait pas à considérer comme de vérilaUlû& branchies. Il om d'abord démontrer la réalité de ces prétendues Irachues, qui trexisti nt + cune époque de la vie fœtale. P. Béclard, renouvelant les idées d* Winslow, lleroldt, etc., admit également que le poumon agis^saiit -< ^ nière des branchies, empruntait un gaz respirable aux eaux de l'afun"^'^ rempliraient la trachée. Nous avons déjà dit que ni les bronches ni U du fœtus ne contiennent de liquide dans l'étal n«»rmaL Avant la uar&sin ■ circulation pulmonaire est insignifiante et hors délai de jouer un riile t^ actif. Enfin une raison, qui à elle seule suffit pour renvei^er ces Jn|i<>llîf^ c'est que le liquide amniotique ne contient point dair respirable. ln-^^«^'^' trouvé dans ce liquide de l'azote et de l'acide carbonique, et Mùllcr rn • contré aucun élément gazeux.

Serres a décrit chez le fœtus un appareil respiratoire, consislan^ ' ^^ ordre de villosités choriales, qu'il nomme branelnales. Ce» vîllosilé^ : raient la caduque réfléchie, en se logeant dan^i des conduits qui l son épaisseur, et iraient absorber dans le liquide conlemi enlresesilc lets (hydropérione), l'air nécessaire à la respiration fœtale. Ce mod^' *''^' ' piration persisterait jusqu'au cinquième mois, où il serait reuiplait- P-i^ placenta qui à son tour remplirait cette fonction. ï^errcs a publie co il^^^-

RESPIRATION. 31 i

une époque où on ignorait la structure de la caduque; mais il es impossible, dans l*état actuel de la science, de les accepter.

fl faudrait d'abord démontrer que Thydropérione renferme un gaz quel* touque et que l'hydropérione lui-même existe ordinairement à Tétat de collection liquide. La caduque contient des petite tubes, qui sont les glandes de la muqueuse utérine, terminés en cul-de-sac, mais ils sont d' autant moins disiposés à se laisser traverser par les villosités, que leur extrémité close se trouve tournée de leur côté. Nous avons vu que les villosités, mémp placentaires, bien loin de traverser la muqueuse utérine ne pénétrent guère au delà de son épitliélium. Toutes ces impossibilités surmontées, il resterait encore à expliquer par quelle voie l'air absorbé pénétrerait jusqu'au fœtus ; l'eau de Tamoios ne contient aucun gaz, ce n'est donc pas par cette route que les éléments re^ratoires pourraient lui parvenir.

L'opinion la plus vraisemblable et qui a réuni le plus grand nombre de partisans, était que la respiration s'accomplissait au moyen du placenta et qoe le fœtus puisait dans le sang maternel les gaz nécessaires à l'oxygénation de son sang. D'accord sur le principe, on ne l'était pas complètement sur la manière dont le phénomène s'accomplissait. Eschricht assignait un double rOleaux vaisseaux placentaires: les uns étaient destinés à la nutrition, les latres exclusivement consacrés à la respiration. Jœrg, qui considérait le placenta comme le poumon physiologique du fœtus, pensait qu'il n'absorbait que de l'oxygène. Enfin la- généralité des physiologistes admettaient le fait sans insister sur le mécanisme de sa production.

Jasqu'à ces derniers temps, il faut bien le reconnaître, les physiologistes <[ui ont parlé de la respiration du fœtus semblent s'être laissé dominer par ridée de retrouver chez ce dernier les mêmes fonctions que chez l'adulte. I^es arguments qu'ils faisaient valoir reposaient sur de simples analogies. II ^iait, pensait-on, que le sang du fœtus, comme celui de l'adulte, subit le rontad de l'oxygène pour jouir de ses propriétés plastiques.

Il eût été bon d'abord d'examiner si cette respiration était nécessaire et si h conditions dans lesquelles se développe le nouvel être, ne lui créent pas une situation particulière trop difTërente de l'existence extra-utérine pour qu aucun analogie lui soit applicable sur ce point.

l^s partisans de la inspiration placentaire ont dit : Lorsque le cordon est comprimé, le fœtus présente des phénomènes d'asphyxie, donc il respire. &lte conséquence n'est nullement rigoureuse; cela prouve seulement que le fœtus fabrique de l'acide carbonique, ce qui n'est nullement douteux. La respiration de l'adulte comprend deux phénomènes principaux distincts : l'oxygénation du sang et l'expulsion de l'acide carbonique. Je crois que le fœtus re- W de la mère un sang tout oxygéné, mais il se fait dans ses tissus une comliQstion dont le résultat est une production d'acide carbonique qui est expulsé yar le pUceota. L'enfant n'exécute donc que la seconde partie de l'acte respiratoire, c'est la mère qui se charge de la première.

U faut également tenir compte du résultat mécanique que détermine la compression du cordon. Le placenta est l'organe le plus important de la ^circulation fœtale, et le cœur, agent secondaire, est impuissant pour ac-

">li2 OVOLÔGE ET EMBUYOLCGI>:,

roriiplir seul celle funclion; lorsque le cours du satig esl arrêté iliiîisi la !;. nmlnlicale, les pulsalions n*y sont plus senties, le ca^ur continue i< mnis plus faiblement, puis bientôt il succombe sous l'inlluence liv mènes congestifs déterminés par Tarrêt des colonnes du saii^. Ce qui Km c'est fjue dans le plus grand nombre des cas il suffit de hisser oiuler i fiui ie cordon coupé pour rappeler de suite Tenfant à la vie, Evitl» t;elle perte de sang n*agitpoint sur la respiration, mais hkn sur Ta cin i:

Je crois que Terreur provient de l'analogie qu'on a voulu établir n )(lK'!ioinènes-de la vie intra et extra-utérine, qui diffùreuL cepeiidaui - . manière si complète.

En ees derniers temps les travaux de Eurdacli, Paris, F*reii Schwn Coste, etc., sur la respiration de l'œuf des oiseaux fournit un point lî-^t^i' on apparence solide aux partisans de la respiration fœtale. Ces traviiu vent que la pénétration des gaz atmospliériques ù Iravits la voi\^ Tconf est absolument nécessaire au développemeiil dn puulel, et qu'il Télal de germe avorté, lorsqu'on enduit la coquille dtm vernis impt i ' ou d'un corps qui arrête la pénétration de l'air. Ce fait ne dèmoiilî*' mejii rien relativement aux mammifères, il est évidi'iil (pie TceuPdf j ^complètement séparé del'organisme maternel doit exécuter parliii-iu' ^ fondions auxquelles la mère ne peut coopérer. Il <\^t tlonc oblige, nti de son allantoïde, d'oxygéner le sang dont il forme lmislÇstiènieiil> h qu'il etît forcé d'emprunter ses matériaux plasliquet^ h la massue du jaui leuue dans sa vésicule ombilicale, car il n'en saurait recevoir du ddn

L'œuf des ovipares respire, cela est hors de tout coulcsiej el je liror;i fail une de mes preuves que l'œuf des mammifères n'oxygène pas ^on

rendant la respiration le sang de l'adulte en travt rsanl les poumo"!^ de l'oxygène et perd de l'eau et de l'acide carbonique; sa couleur <i deu\ ordres de vaisseaux est manifestement différe^ute; rouge dans les > il est d'une teinte plus sombre dans les veines. Le poulet respire par i toïde qui est pour lui un véritable poumon fœlaU et l'on observe dmif^vaisseaux la différence de nuances que je viens d'indiquer; mni?? il n'en ^ de même pour le fœtus humain. Jœrg, i. Mùller et ]ii<clioîf ont cru vojs i^oloration n'était pas la même dans le sang de l'artère et de la veine ^ calo, mais, après un examen plus attentif, ces deux df niiers onl inodit: opiuioii et reconnu avec Schultz,Scheel, Bicbat,Yel]ieau, Weber, eli'., fi plète identité d'aspect dans les deux ordres de vaisseaux, ce qui m Vinit]^ dire que la composition chimique soit identiquement la même.

Le fœtus de mammifère n'est point, comme le fœlus dovipare livrt^ à \^^ les chances de Tisolement, il se développe au milieu d'un organisme vivant" est partie intégrante de la mère, il est en quelque sorte un de sesorj;aiiÉî*^ reçoit, à titre d'organe, des éléments plastiques et respiratoires ccmipM^^'' élaborés en suspension dans les liquides qui lui parviennent, et il JH^"*^ aueune raison pour qu'il leur fasse subir une niodiilcalion parlicw^'^ t'onime le dit Bischoff, les organes de la mère ne n^spirenL pa"^, et a'|>pnPJ' ils ont besoin d'être pénétrés par des liquides qui ont respire,

Cliez le fœtus humain, la fonction oxygénante du placenta n'eii^k' ^'^'"'

nE9PiiiATio>\ 313

pai, seulemeut le nouvel être reçoit comme partie intégrante de la mère, les gaz dissous dans le sang maternel et la respiration se confond avec la nutrilion et la circulation. En énumérant (page 255) les obstacles qui séparent la (!irculafion du placenta et de Tuténis nous avons indiqué la barrière qui s'oppose à la pénétration des globules, mais cette barrière est perméable au sérum et aux éléments qu il tient eh solution, qu'ils soient solides ou gazeux coramele prouvent l'expérience de Mageudie, qui a retrouvé, au bout de quelques minutes dans le sang fœtal, Todeur du camphre injecté chez la mère ; etceiles de Buter qui constata dans le cordon ombilical la présence du chloroforme administré pendant le travail.

Eo résumé, je considère l'expulsion de Tacide carbonique par le placenta eoffiine le seul point de ressemblance qui existe entre la respiration de l'a* allé et celle du fœtus.

On sait que la respiration est la source la plus importante du calorique animal, on a invoqué l'inaptitude du fœtus à développer lui-môme de la chaleur pour prouver qu'il ne respire pas. Je signale le fait sans lui accorder une ^ode valeur, car on ne peut mesurer la température du fœtus qu'après la naissance et justement alors il respire.

Si les adversaires de la respiration fœtale ne sont pas encore en majorité 1 autorité de leur nom suffit pour donner une grande valeur à cette opinion. Parmi eux on compte, J. Huiler (qui d'abord soutenait le contraire), BischofT, Veipeau, Longet, etc.

yagissemenU utérim. Ce phénomène est assez extraordinaire pour qu'on ne l'accepte que lorsqu'il se présente entouré de toutes les garanties possibles. Aussi ne tiendrons^nous aucun compte des observations des anciens et de laplupart de celles assez nombreuses des modernes. Le vagissement utérin ne pt'ut se produire que lorsque les membranes sont rompues, et, l'orifice utérin liiialé, il faut en outre que la face de l'enfant soit dirigée de manière à ce que l'air arrive librement à la bouche, car il est nécessaire pour qu'un cri se produise et surtout se répète, que la respiration soit complète. Toutes ces circonstances réunies doivent encore coïncider avec un certain degré d'inertie ntérine, pendant les contractfons qui compriment la masse entière du fœtus, on ne peut guère admettre que la poitrine se dilate et respire.

^elpeau et Villeneuve semblent assez disposés à nier le vagissement utérin, (-ependant il est difHcile de ne pas croire des observateurs qui disent : J'ai en- Mu, lorsque ces observateurs se nomment Osiander, Richeter d'Outrepont ^tMeisner, car leur compétence est assezgrande pour qu'ils aient pu se soustraire aux causes d'erreur et de supercherie. Cependant j'ai bien de la peine à croire quHeyfelder etSchultz aient pu constater cette respiration au moyen <ie l'auscultation, surtout comme Heyfelder prétend l'avoir fait avant la rupture des membranes. Dans cette dernière circonstance, la respiration et le vagissement sont absolument impossible^, et l'observation de Dubroca, qui dit avoir entendu des vagissements ayant duré pendant soixante et douze tores, avec des interruptions de cinq minutes, chez un enfant né vivant, six

^maines après, est une fable qui ne prouve que sa crédulité.

^■^'■HioBdeehaicwr ches le ffcetos. — Les travaux d'Autanrieth, Schultz,

514 OVOLOGIE ET EMOKYOLOGIE.

NV. Edward et Davy, démontrent que l'aptitude à produire de la chaleur pêr liii-m^me est beaucoup moins développée chez le nouveau-né que rhez l'adulte. Le fœtus dans la cavité utérine est en équilibre de température avec h mère, mais aussitôt après la naissance, il subit un refroidissement de 5 l '^ à 4*» centigrade. Il est important de noter cette circonstance pour soustraira le nouveau-né aux variations de température qui ont sur lui une action plus énergique que dans les autres âges. Autanrieth et Sehuitz, ont observé k ïnéme phénomène chez des lapins qui venaient de naître. Edward a noté dee dilTèrences beaucoup plus grandes chez des moineaux Agés de huit jours. Leur température dans lewnid était de 55 à SG"" centigrade, elle tomba au 1k»u1 d'une heure à 19", le thermomètre marquant 17^ comme on le voit, ils <€ comportaient, lorsqu'ils étaient privés de la chaleur artificielle du nid, comin*' les animaux â sang froid.

VoaciloiM da ■Tstéme nerYeux ches l« ffoetns. — Dubois aCCOrde au fû'Ub une faculté instinctive qui lui permet de choisir dans l'utérus la position la plus favorable à son expulsion. Bischoff repousse avec énergie une semblable hyp*»thése et refuse au fœtus la faculté de combiner des idées et d'obéir à Timpulsjoii de l'instinct ou de la volonté, on voit souvent les mouvements du fœtas correspondre à une sensation extérieure, à une hnpression physique ou nio^ raie éprouvée par la mère. Jacquemier en mettant à nu l'oeuf de quelques mammifères a pu, en pinçant le fœtus à travers les membranes , lui faire exécuter des mouvements qui trahissaient l'impression douloureuse ressentie Ur besoin d'aliments éprouvé par la mère, ou l'ingestion d'un liquide iroidj provoquent également des mouvements fœtaux. L'indépendance absolue du i^ysième nerveux de la mère et du nouvel être a servi d'argument pour soutenir que toutes ces manifestations étaient bien l'indice d'une volonté propre, fti&choff. Marcha], Hall, Grainger, Longet, etc., ne voient dans ce phénomène qu'un résultat de l'action réflexe, ce qui le prouve c'est que les acôphales, et les anencéphalcs se comportent relativement aux sensations communiquées exactement comme les fœtus normaux. Si Ton examine la substance grise du cer>'eau, que les physiologistes modernes s'accordent a considérer comme le siège des opérations del'iAteUigence, on constate sa présence chez le nouveau-né, mais seulement à l'état d'évolution, elle est loin d'avoir acquis sa constitution définitive. Un organe ne fonctionne que lorsqu'il est arrivé à l'état parfait, et l'organe de la pensée n'échappe pas à cette loi si exactement vérifiée pour les autres appareils. En résumé nous adoptons conipl6tement les idées des physiologistes qui nient les opérations même élémentaires de l'intelligence pendant la vie intra-utérine.

D'après Tiedmann et Alessandrini, le système nerveux exercerait une infioence manifeste sur la formation des organes, et ils se sont appuyés pour le prouver sur l'étude des monstruosités dont Serres attribue les anomalies aux arrêts de développement du système vasculaire. Le sujet est encore trop obscur pour qu'on puisse formuler sur ce point des principes même généraux.

9£¥BI.OFPBHBHT BT FOMCTIOMS BU F STBS

tttfdapticmcnt du fistui. — On n'est pas d'accord snr le nombre des éU*- [WBb primaires qui concourent à former le Tœtus. Aux deux feuillets, séreux et inoqueux. du blastodenne, les Allemands ajoutent un feuillet vasculaire, et Reichert ujieoiuche germinative qu'il nomme membrane intermédiaire, qui existerait entre b feuillels séreux et muqueux. = Le système nerveux central apparaît le premier ; il mi de la ligne primitive, changée en gouttière par i'écartement de ses bords. — l/'lte gouttière est transformée en canal clos par la réunion des lames dorsales qui ^ siwit élevées sur ses côtés. — Au-dessous de celte gouttière apparaît la corde dùrsde, d'où naissent les lames dorsales, ventrales et les corps vertébraux ; elle disl«araîl en formant les ligaments intervertébraux. — Le ceneau naît de trois cellules ; iUhorà sur la même ligne, elles forment bientôt entre elles des angles marqués. — Leurs transformations donneront naissance aux différents organes*qui émanent de la masse cérébrale. — Le canal vertébral s'élargit à son extrémité inférieure sous le nom de sinus rhmboidal, — La substance blanche apparaît la première. — La dure-mére et la piemère sont visibles à la 8* semaine. — La tente du cervelet, la faux du cerveau et ses sinus 2u 5' mois. — L'arachnoïde au 5*. — Les cinîonvolutions cérébrales au 4"- =: Les nerfs crâniens sont perceptibles à la 12* semaine, ainsi que la plus grande portion du grand ijmpalhique. = Vappareit oculaire naît de la cellule cérébrale antérieure, il est apparent de très-bonne heure. = Vappareil auditif interne naît d'une cellule d'abord indé- ^viidinte qui se soude bientôt à la troisième cellule cérébrale. 11 apparaît après l'œil. = Vappareil olfactif se produit plus tardivement, il procède de la premiél^ cellule cérébrale. = Les lames ventrales naissent de la corde dorsale sous forme de plaques membraneuses qui convergent vers le plan antérieur de Tembryon pour clore les cavités Iho- J^jque et abdominale. — Vers l'ombilic, elles livrent passage aux pédicules de la vésicule ombilicale et de Tallantolde. == Les vertèbres naissent au pourtour de la corde Horsale qu elles renferment bientôt. — Les os du crâne prennent leur origine de trois ptHnls d'ossification situés à l'extrémité de la «>rde dorsale. — Ceux de la face procèdent ^ parties molles de celte région. = La face est formée par les arcs viscéraux, lamelles ^« nombre de quatre de chaque côté et qui sont situées les unes au-dessous des autres. — Us sont séparés parles fentes viscérales. — Ces arcs et ces fentes donnent naissance aux ''i\erses parties solides et aux ouvertures de la face et de la région antérieure et supérieure du c(m.z=Vœsophage usiii d'un blastéme spécial, d'abord cylindre plein, bientôt i' se creuse et s'abouche avec les parties voisines. = Les poumons, bourgeon creux, mé- '^iau. se divise en deux, puis se subdivise de cliaque côté pour donner naissance à Tappa- ""'' respiratoire. = Les parties génitales externes sont distinctes vers le 45* jour. Elles "<? présentent aucune différence dans les deux sexes. Elles se montrent d'abord sous forme d'une éminence médiane, bientôt creusée d'une fente linéaire, dont les bords végHcnl pour former les corps caverneux, ou le clitoris et les petites lèvres. — Les soudures ^ ont lieu ensuite leur donnent leur forme définitive. — Le scrotum et les grandes ^««res soûl dus à un mécanisme semblable. == Les muscles sont représentés à la 4' se- ""^c par le myolenmie dans lequel les fibres striées seront apparentes vers le 60* jour. —Upeott s'organise au second mob; bientôt le derme etl'épiderme sont distincts. — ^ papilles sont risibles au 4» mois. — L'épiderme, sous forme de lamelles, s'exfolie et ^^'^'^^ la majeure partie de l'enduit sébacé. — Le tissu adipeux sous-cutané se

aie

OVOt.OG!E ET FMCRTOUWnE.

montre vers 5 mois et demi. — Les glandes sébacées vers le 4*. — Itîs potlsà la fin tlu5\

— Les glandes sudoripares au commencement du 5*, ainsi que \e^ on^^les. =^ Lr^t toq' de VVo//f sont deux organes glandulaires couchés le long de lacokinrie vertébrale, ûe ! région du cœur au bassin. — Ils se montrent au 50* jour. — ils sont fomit's piir un h^e de tubes ou cœcums enroulés à leur extrémité libre, et qui\ci^t?nt leur pit^liiit i% skxrétion dans un canal étendu à toute la longueur de Torgane. — ils pn^mieiil les mu f L probablement en remplissent la fonction. — On voit que leui^ vertiges lormejit ' canal de Garthner et le corps de llosenmûller, = Appareil génilaî interne. Sur 1*^ boî externe du canal excréteur du corps de Wolfi', on voit un petit coniuii plein, pnb crem. lï deviendra la trompe ou le canal déférent. — Ces canaux s'ouvrent d abord dam î^ cloaque, plus tard ils sont en dehors de la vessie. — L'extrémité [[ifèrÎMire des troiii^^ b' unit bientôt pour former Tutérus. — L'ovaire et le testicule se diAiInpperil s-iir le btw interne du corps de Wolff de la même manière que la trompe et It^ turialdi-lcTettl IV^ii fiiit sur son bord externe. — D'abord langueltes oblongues, bient*}t ils s'arroiHii-^

— Le testicule ne change de place que plus lard, il s'unit au c;maî dèféreiiï et ;.!;>p*?u à peu vers le scrotum, où il arrive vers le 7* mois. — L'ovaire devient l^m^lers> ft descend vers le bassin. = Les reins apparaissent vers la 7* semai ne derriùie li>

lie WollT; — d'abord lisses, vers la neuvième, ils sont constitués par plusjeur?^ iikbes qui deviennent très-nombreux, puis seréduisentà 15 au nmmt ïildt* la nai^ u = Capsules surrénales f on ignore leur origine exacte; leur rôle itkoiïmj semble li^ l; él réimportant si on tient compte de leur volume; jusqu'au 3* mciis, ils sont plus grt (pie les reins, avec lesquels ils n'ont que des rapports de contacl. ^ La rr5itiV,d'aUif i doaque, naît du pédicule de l'allantoîde. — La réunion du cloaque et du ^i'<>^ in:<^Uii se fait sous un angle aigu, l'éperon formé par cet angle s'abaisse v*ts \t\i\\ï^ et Xùr\u une cloison qui rend les deux cavités indépendantes et la vessie est coiisliluee. = U glande thyroïde, dont l'origine est discutée, apparaît dans le courant de la 7' seiiiaiiic eL le thymus, dont la genèse n'est pas mieux connue à la 8*. = Formation de ti^it* >t^ < Aie remonte aune époque voisine de l'apparition de la tache eiiibryoniiaire ; liiii ' ■ procède du feuillet muqueux du blastoderme, qui passe primitivcnient à plal sur la irgiiJii vertébrale antérieure, bientôt il se termine eu deux culs-de-sac^i, fovca lardiaca t' fûvea infeiior, qui correspondent à ses deux extrémités. — BienloL ririteslin rorrac tmt ;:outtiére dont les bords se rapprochent et se soudent, d'abord vfTs les deux extrèinilé. puis complètement, de manière à ce que la cavité intestinale ne rommunique plus^ïri la vésicule ombilicale que par le canal omphalo-mesentérique. — Llntesliu ivpiv?* nf au début un tube droit fermé à ses deux extrémités. — Vestomuc se montre ii';i3i*ii f sùus forme d'une légère bordure à l'extrémité supérieure du tube intuslinal. el <:■ m naissance au duodénum ; la valvule pilorique n'est visible qu'au 'S" liuiis. — l^jcJHTtiiir. i ( Vik'am sont le siège de changements plus considérables dans leur longueur, ainsi iju* d ? eàions. — Avant de prendre leur place défmitive, ils subissent de^s mouvements qui mi> (lifient d'une manière très-notable leurs rapports réciproques. — Le ^néœnltre fixe Tiiiteâliu à la colonne vertébrale dès le moment de son apparition. r= Le foie naîtrait sclwii quelques autenrs d'une bosselure de l'intestin. — C'est un deb [premiers organes dout on constate la présence, sa circulation est très-riche presque é.^ le début. — h^pmiréas serait un diverticulum de Tintestin, et la rate procéderait de la grande rmirbure *fc* restomac. = Développement des membres. Le la 4* à la 5* semaim\ m\ les vtiît iiallr»" soos forme de languettes ayant une extrémité libre aplatie, bieiiLùl cette exlréiuilé s*^ creuse de petites dentelures. — Vers cinq ou six semaines, une inflexion marqucla pljior (lu coude et du genou.

{On peut compléter cette partie du résumé avec Vexposition succinte d<.' V^Mnirft dit fœtus aux différentes époques de la gestation, p. 208).

nÉsuMÉ. ^ 517

Fines A T£RX£, son poids est 5500 grammes et sa longueur de 48 centimètres. — Le diamètre ^t-orromûii du tronc mesure 120 mill.; rantéro-postérieure, 5/€m(H/orM?/,95. — Lançon pelvienne du fœtus mesure d'une crête iliaque à l'autre 80 mill., entre les troclianters. 90; de la partie postérieure du sacrum à. la face (intérieure du pubis ôjmili. — La tète présente la forme d'un ovoïde à grosse extrémité postérieure. — A la nabsance, les os du crâne sont séparés par des espaces membraneux qui portent le nom ^ >Htitres ei de foutcuielles. Les sutures de la voûte du crâne sont : 1* Tantéro-posté- Heure ou sagittale ; 2* la lambdoîde ; 5* les trans verses ou fronUhpariétales. — Les fon- Uiidies: 1* bregmaliqiie ou grande fontanelle; 2" ïoccipitale ou postérieure, qui riûoqKie plus souvent. = [)iam^/r£5 de la tête: i* occipUo^mentontner, 155 millilitres; 2* occipitO' frontal, 110 ; Z" sotisH)CcipUO'bregmatique 95; i* trachélo-bregma- /^^95; 5* (ronto-mentonmer 80 ; 6* hi-pariétal 90 ; 7* bi-temporal 80. Il est impor- \M, au point de vue du travail, de noter les circonférences qui passent par les extrémités <W principaux diamètres. = La tête du fœtus mâle est plus volumineuse d'un trentiéim' que celle du fœtus de l'autre sexe. — Cette diiïérencé augmente dans des proportions Dolables la mortalité des fœtus mâles et de leurs mères. — \j& degré deréductibilité de la t^ic pendant ce travail, estimé par Baudelocque à un centimètre est supérieur à ce chiflre. = L'articulation de la tète avec la colonne vertébrale limite à un quart de cercle le degré de lorsion qu'on doit imprimer à la tète du fœtus lorsque le tronc est immobilisé pendant le travail. = La procréation des sexes à volonté est une clùmére, chaque ovaire ou te^tk-ule contient les éléments des sexes différents. = Dans les naissances, le sexe masnilin prédomine d'environ G pour 100 sur l'autre. — La mortalité qui atteint les enfants dans le courant de la première année après la naissance, frappe les mâles dans une proportion notable. — Cette mortalité, très-forte dans les premiers mois, diminue progrès- MVf'ruent jusqu'à la fm de la première année, où elle est égale pour les deux sexes. = ^iTs la fin de la gestation, le fœtus est incurvé sur son plan antérieur sur lequel les tiienibres sont appliqués dans un état de flexion.

FoBcUont du lœiiis. — GîrooUiiîon. — Li distribution du sang aux différentes épo-

tpusde la vie fœtale se fait au moyen de trois circulations successives et parfaitement di»-

tin(1es.=Prf iniêr^ circulation. Le cœur est le premier organe dont la fonction soit visible,

Minote sa présence immédiatement après l'apparition des premiers rudiments du système

nmeux. —Les vaisseaux se forment en même temps au centre et à la circonférence. —

U- cœur est d'abord un cylindre droit sans cavité. — Les cellules qu'il contient s'unissent

pour en Tonner les parois, il devient creux et se remplit d'un liquide incolore au début, plus

3ni contenant des globules rouges. — Le cylindre cardiaque reçoit quatre vaisseaux, deux

•<^on extrémité supérieure, arcs aortiques qui suivent le grand axe du fœtus pour devenir

•iwiite artères omphalo-mésentériques ; — deux à son extrémité inférieure : veines om-

l>balo-inésentériques. — Bientôt le cœur se recourbe en S, et se meut avec une extrême

iiiteur.= Seconde circulation. L'organe central de la circulation subit un mouvement

'^torsion sur son axe et se dilate en trois renflements, séparés par deux rétrécissements.

^ premiéredilatation fournit les oreillettes, la seconde les ventricules, la troisième le bulbe

^i^Taorte. — Le premier rétrécissement est le canal auriculaire, le second, le détroit de

Nier. — Les veines cives communiquent avec les oreillettes par un tronc commun,

\^^ tard le tronc se divise. -:- Les ventricules sont séparés de bonne lieurc par une cloi-

^n. — Le bulbe de l'aorte s'allonge en crosse, et se divise en deux canaux communi-

<\«ant avec chacun des ventricules. = Les arcs aortiques en suivant le grand axe de

l'i'nibrf on jusqu'à son extrémité caudale, forment deux aortes qui se réunissent plus tard

•'nune seule. — Les artères omphalo-mésentériques s'insérant sur ce trajet, les onibili-

'«!« naitronlde l'extrémité caudale de l'embryon. = Du bulbe naissent plusieurs paires

'lares musculaires qui se distribuent aux arcs viscéraux ; d'abord au nombre de cinq, trois

OVOIOniE ET tMDIITOLOGIi:.

sL^uli^ment persistent. — La première paire persistante fournit k^ carotides el la foust lavièi-e. — Le rameau gauche de la seconde paire se transfomie en aorlc dMjiilivt", Ir j il! m 'au droit disparaît sans laisser de traces. — La troisième paire Iburnit les artrr*^ pulmonaires et le canal artériel. = Les veines, à une époque rapprochée cju début d** h vie en>br)'onnaire, sont au nombre de quatre appelées cardinales ; — elles sotil dispch sées symétriquement, deux en haut, deux en bas, sur les plans latéraux de Tt^mbryaii. ^- Les veines cardiales supérieures et inférieures du même cùU"* se jviinîsseiU &} nu Ironc commun, nommé canal de Cuvier. — Les canaux de Cuvi^-i tU chaque oôli^ Vunbscnt également en un seul tronc, qui s'ouvre dans Toreitlette, ciicoi-t; sinipfc* éa 4Tuenr. — Les deux cardiales inférieures disparaissent plus tard en formant les aA^^oi. — Li-s deux canaux de Cuvier constituent deux veines caves stipi'rîeuï es : eîh^s se ^ash lient bientôt en une seule située à droite. — La veine cave infèri<'uie naît des iliarpirts. irmiile au cœur entre les azygos. et reçoit sur son trajet les vetnet; oii»bilica)e> et k^iv jîhiili)-mésentériques. — La veine omphalo-mésentérique, d'aboirl dntihl^, puisssmpi ri pasi^aiit de la vésicule ombilicale au cœur, donne au foie quelques rameaux et ti Iei> rudiments de la veine-porte qui sera bientôt constituée définitivement par li méijenlérique. — La veine ombilicale venant du placenta s'anaslomase thuis le foii romphalo-mésentérique ; lorsque, la veine cave apparaît, elle lui IVitiniit ime hr.r imoslomosique, canal veineux. — 11 existe alors sur ce point une eormiiunicaiion ^ les veines perte, ombilicale et cave inférieure. = Jusqu'à la disjuiritiùjï di*s [et\b^ cêrales, les globules de sang du fœlus sont ronds et ont un volume douhhî de et n la mère. A cette époque, les globules discoïdes ordinaires les rem|>lacent peu à [wi. ^ Cmtrs du sang. Celui que conlient la veine ombilicale est versé flnns la veine aiw. partie directement, Tautre après avoir traversé le foie, — de la il p;iSM*datis rareili droite, — dans la gauche par le trou de Botal, — dans le venir ienle gait die, l'aorte qui en envoie une partie aux extrémités supérieures, et le reite aux rT^îoii^ (énemes. — Le sang des extrémités supérieures ramené au cœur |iar h veine t*«ve ^ I ienre, traverse l'oreillette droite, — le ventricule droit, — le canal artériel. c)ni cuui jusqu'à l'aorte le tronc des artères pulmonaires peu développées. — La eolomie san„ aJTJvée à l'aorte gagne les artères h ypogastriques, les ombilicales et le placenta, = 7 sièmc circulation. Le sang des deux veines caves se mélange daji s roi-eUlelle i: îïprè^ la première respiration. — Le trou de Botal est fermé par ta valvule qui isi-l deux oreillettes :1a totalilé du sang passe de l'oreillette droite dans le ventrieiiïe du m* i ir c^tê.qui le chasse dans les artères pulmonaires devenues largement pennéablcs.— Le tru^il aiLériel devenu inutile n'est plus traversé ^ar le courant sanguhi, qui passe matnieîi li-avejns les poumons et revient au cœur par les veines pulmonaire.^. — Le placent ;i ■ iTt^lre un centre d'action et les vaisseaux ombilicaux restent étranfçers a la cii'cululiwu =:L'S portions de l'appareil vasculaire devenus inutiles disparai-benl, lesailéj-ess'oUitéreiit par une hypertrophie concentrique de leurs parois, les w'wws fKir accolemeiil^ leur face mterne; elles présentent une légère hypertrophie de leur tnniqne. — Lesvu^ î^eanv ombilicaux, dans leur portion intra-abdominale, se réli aelent dans leur iuin^tr»' adveîdîve, en se détachant de Tombilic avant même la chute du loi-don» ~ leur oblil*"" raiinii n'est complète que vers le trentième ou le quarante-cinqniiline jour. - Le L'J^'^' arh liel s'oblitère par hypertrophie concentiique de ses parois, —Le liou de Botjh^ fernu! par le redressement de sa valvule qui se soude par son l»ord libre à la doi.»^'" in tel -auriculaire.

NutrîUon. — La nutrition du nouvel être se fait de trois manières iJinèvni"^ ï orrespondant à des périodes distinctes du développement de rcpuf. ^= Lxprttnttrf lom prend la migration de l'œuf de l'ovaire à l'utérus; pendant ce Irajet* il «'^ .Hicune connexion avec l'organisme maternel et se ijourril, probal)lein»;nt ptir i'^»-

nÉsL'tfé. * 319

bifaitifNi, aux dépens des éléments liquides qui rentoûrent. = La seconde cor« r»pond à ia dorée de la circulation omphalo-mésentérique, dont les vaisseaux entourait la Tésicule ombiliGale, dans laquelle ils puisent les éléments plastiques destinés au foetus; les Tillosités périphériques de Pœuf qui ne sont point encore nsoibins, absorbent un liquide qui me parait destiné à Taccroissement des membranes, et à la fonnation de ceux de Tamnios. = La troisième période de nutrition aramence avec la circulation allantoîdienne et s'étend jusqu'à la naissance. -Lesnisseauxquerallaiitoîde envoie dans les villosités, les animent d'abord toutes; pois lorsque ces appendices grandissent et deviennent plus rAmeux sur le point qui diiit Htt le placenta, ils suffisent pour nourrir Foeuf, et les villosités qui occupent le o^f.de sa périphérie perdent leurs vaisseaux. = La circulation placentaire est le seul <2v qui concourt à la nutrition. — Le liquide amniotique ne peut jouer un pareil r^Aa, - Les principes nutritifs qu'il contient sont en trop faible quantité pour que leur ji'^orptioo soit fort utile à ce point de vue. — Les expériences qui ont été citées pour |lrou^ef que le fœtus absorbe Teau de Tamnios par la peau ou par déglutition, n'ont auinneTaleur. — La présence du liquide amniotique, ou des éléments qui s'y trouvent en 'U^ptinsion, dans l'estomac du fœtus, tient à une cause accidentelle, comme une interru(i(iun momentanée dans la circulation placentaire. — L'absorption du liquide amniotique parles bronches du fœtus est une hypothèse insoutenable, et les observations dsms Quelles on a prétendu voir des enfants nés vivants, malgré une rupture déjà ann^oedu cordon, sont des fables. = Le thymus semble jouer un certain rôle modificai^ir reiativement au sang fœtal. = La digestion intestinale n'existe pas chez le fœtus. -^ reçoit ses matériaux plastiques tout préparés, et retourne à la mère par la voie des vtêrK ombilicales la plus grande partie des éléments non utilisés. — L'intestin serait à [<ni près vide si sa muqueuse n'était le siège d'une exfolation épithéliale continue, dont le Ntiitse mêle à la sécrétion biliaire. — Lee croyait à tort que le loiedu fœtus secrète ^ matière albumineuse qui est digérée dans l'intestin pour servir à l'alimentation Pédant la vie intra-utérine. = La fonction glycogénique remplit un rôle d'une haute importanœ dans les phénomènes plastiques du fœtus. — Les cellules qui produisent la "i^i^glTc^^génique avant le développement complet du foie, se rencontrent à la face Qtfnne du placenta, dans la peau et dans les diverses muqueuses du fœtus; elles disparawentde ces régions lorsque la sécrétion hépatique commence. — Dans les inuscles, «^voit b matière glycogènique persister jusqu'à la naissance. •

*«»«ion. — La sécrétion biliaire commence du V au 5* mois ; d'abord contenue seu- '•'ïwnt dansFintestin grêle, on observe progressivement la bile sur des points de plus on P'us rapprochés du colon descendant où elle s'accumule jusqu'à la fin de la grossesse. — ^* liquide forme un élément important du méconium. — Tout porte à croire que chez le f«t«s la bile est complètement excrèmenlitielle et qu'elle ne fournit pas comme chez l'a- <^lte une partie qui concourt k\viéigesiion. -^Sécrétion intestinale. L'intestin sécrète ^^^^ntdu mucus et des cellules épithèliales en quantité assez abondante. Le pancréas •^inl un organe dont la fonction est essentiellement digeslive, il estprobable qu'il ne fonctwimequ'à une époque très-voisine de la naissance. — Les produits de sécrétion du foi»* ^ de l'intestin forment en s'unissant le méconium. = Le méconium est brun verdàtre, ^t^ux. Le microscope permet de constater qu'il contient du mucus, des granulations "^>lœuhires, de l'èpithélium, des cristaux de cholestérine et des grumeaux de la malièrr' "'l»»ranledela bile. = Sécrétion urinaire; elle commence après le développement des •^ de Wolf, l'urine est versée alors dans le cloaque, puis dans la vessie, lorsque celte ^*^\é s'isole sous fonne de réservoir spécial. — L'urine, pendant la vie fœtale, n'est \^^ expulsée de la vessie dans la cavité amniotique. — Depaul a dit que rimperforalion 'l« orçaoes urinaires déterminait la distension de la vessie: preuve que cet organe .st^

OVOLOGfË ET EMUnYOLOGIE.

TÎde dïiis l'amnios. Les faits sur lesquels il s^nppuie n'onl âmuii^? valeur ^ ce puutt (le rue» ils sont tous relatifs à des monstres présentant d'autres vices de coiittirTMlii».]

— Chei le fœtus exempt d'autres anomalies^ rimperforatiou île Turêllire ne (liHn {i^iiiU la naissance, ni distension de la vessie, ni aucun troubh' IbniliotiueL^Li tminebacée commence vers le milieu de la grossesse, elle atif^metiEc prtigressii jusqu'à terme. — La quantité est Irès-variable sur les différents lœtuset sur les i parties de leur surface. La couleur du smegma cutané est cl\in blanc jaiinàtrr U fornii' par de Teau, des cellules épiderraiques et de la graisse, t- Sécrétion kiteimi ttouveau-né. Pendant k s deux ou trois premiers jours de la vie» elle est ehirv,i quatrième blanche et opaque, elle s'accroit jusqu'au huitiénn^ i'î disparaît verdie h tième. — Les glandes mammaires sont manifestement auj^nirnlées de volmue; k\ sùus riniluence de la pression sort en gouttes et même en jet. — Ce phénomène si ii:in5 les deux sexes, son absence constitue une exception. — Par ses lanK ti-ni^ |i qut'S chimiques et microscopiques, le lait du nouveau-né res^'inble à celui .h ki n.r?^

Reipîratîoa. — Le liquide amniotique ne contient pas de i>az, le fœtus n'y ûmw piiïser par la surface de la peau, ou par les bronches^ Kaniue le cmyuil ^int-Uilaire et P. Béclard, des éléments respiratoires. — 1/hypuhiése Ut-Sema admet des villosités branchiales, pénétrant dans l'hydropérione h ti uvers la catluqatM diii?,n est pas mieux fondée. — Le plus grand nombre de physiologistes peiisaiciili la respiration se faisait dans le placenta. — Eschricbt assignai! un ddublc rôle aiit iieauxile cet organe, les uns destinés à la nutrition, les autris a la res|Hratimu— J croyait que les vaisseaux placentaires n'empruntaient que de raxy^ène au sarîg Il eh — La doctrine de la respiration placentaire est une hypollu^e ilonl rien mt la ] ealilé. — Le fœtus reçoit de la mère un sang oxygéné, ii i'\|iulse par le pï ï^idûv carbonique qui se forme dans ses tissus. — L'œuf de puule ne germe pu qu'on Tenduit d'un corps imperméable qui empêche la pénétration de Tair, dmici pire. Son isolement de l'organisme maternel fait qu'il renfc ruie en lui-iuèMii^ élénieriLs de développement du nouvel être. — Le sang du fœtus d'oiseau, doul T pire, n'a pas la même couleur dans les artères et dans les veinr^. — Le Siinj^thi mammifère qui ne respire pas, a la même coloration dans les iteux urJresde vk

— Le fœtus humain est en quelque sorte un organe de la mère et il tevoil â ikm gatic des matériaux complètement élaborés. — La respiration se confond avec Is tnlioiiet la circulation. — Le vagissement utérin est un phénumèae excesiviA^ rare et qui ne peut se produire qu'après la rupture des menibjanes ; Je col riant complètement dilaté et la face de l'enfant tournée vers l Driiice vaginal

Produofcîon de ohttleur. — La production de chaleur est faible ekez le noin'4 Au ï^^ ilôt après sa naissance la température s'abaisse de quelgih*s degrés ^

fonctions oèrèbrale*. — Les manifestations de la voloidé ou de rinsUnt^ nulles chez le fœtus, les mouvements qu'il produit sous riniluence d'une ejtciutiua^ tërietirc^ou de sensation venant de la mère sont le résultat ,d une action réfli Le cerveau du nouveau-né est physiologiquement et anatomiquemetiL iiiconi| développé. — Les acéphales répondent aux excitations extérieures, exactement te:^ lœiuâ normaux.

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