SÉCRÉTIONS
^t^crt^Uon biliaire. — La sécrétiou biliaire commence du quatriènr au cinquième mois ; à partir de ce moment on trouve dans l'inteslin grêle utïe matière colorée en brun verdâtre. Peu à peu et progressivemeul on rokserve dans le gros intestin où elle s'accumule jusqu'au moment de h naissance. C'est le méconium dont nous donnerons tout ù l'heure la ctim^^o sttion, î.a bile qui en est un des éléments importants lui fournit sa coulrfn, ce qui est démontré par l'analyse chimique et par l'obsenation directe. L contenu de l'intestin des fœtus monstmeux qui manquent de foie est bl^ni, visqueux et sans coloration. Dans les premiers temps où elle est sècrt"!^ f la l>ile conle directement dans l'intestin; vers le septième mois elle conmicii ^
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à s'accumiiler dans la vésicule biliaire, qu'elle distend au moment de la naissance. fiUe est douceâtre, fade, et ne contient pas de principe amer comme ceile de Tadnlte.
Le foie est le siège de deux fonctions importantes, qui semblent débuter à la même époque : la production du sucre dont nous venons de parler, et la sécrëtioii biliaire.
On sait que chez l'adulte la bile contient deux parties distinctes : une excrémentielle qui est expulsée avec les matières fécales, l'autre qui est reprise dans l'acte digestif. Rien n'indique qu'il en soit de même chez le fœtus. La sécrétion est cbex ce dernier proportionnellement beaucoup nK>ins abondante et sa composition chimique n*est pas exactement la même : ce qui s'expiiqne par le rôle différent qu'elle est appelée à jouer dans ces deux périodes de l'existence chez le fœtus ; elle n'est point un élément de digestion, parce foe le tube intestinal ne contient qu'un peu de mucus et les produits d'exfo- Hationderépithélium delà muqueuse. Le foie n'est donc, pendant la vie intra-ulérine, qu'un organe de dépuration du sang. C'est l'opinion adoptée de nos jours par les embryologistes qui font autorité.
Uest certain que la bile contenue dans l'intestin ne saurait représenter la totalité des matières décomposées dans toute la masse organique du fœtus. Mais j'ai indiqué, comme voie de retour probable de ces matériaux, les artères ombilicales ; la présence d'une augmentation d'urée dans le san^ du placenta comparé à celui de la circulation fœtale rend mon hypothèse trèsprobable. (Voir p. 238.)
McrétioB toamUnatie et ipaiMréatiqttc. — L'intestin sécrète seulement du nmcus et des cellules épithéliales en quantité assez considérable. Cette sécrétion conunence très-probablement aussitôt que la muqueuse de l'intestin ^organisée, et c'est le seul produit qu'il renferme avant l'apparition de la bile.
La production du suc pancréatique a été peu étudiée dans cette période de Teiistence. Comme son rôle est essentiellement digestif, on peut croire que ^ est à une époque tré»-voisine du terme de la gestation que la glande comïftence à fonctionner d'une manière un peu active.
les divers produits de sécrétion, en s' unissant, forment le méconium.
^ méconium est brun, ou brun verdâtre, visqueux, tenace, adhérent, dès le sixième mois de la vie fœtale. Avant cette époque il est plus grisfttre, cette teinte est due à la prédominance des éléments épithéliaux provenant de Tin- ^n grêle, sur les autres parties constituantes. Le méconium examiné au microscope par Tardieu et Robin s'est montré constitué par : 1<» un mucus transparent, tenace, tenant en suspension tous les autres éléments ; 2^ des pnulations moléculaires grisâtres, et quelques granulations graisseuses ; •)' des cellules d'épithélium prismatiques extrêmement abondantes avant le cinquième mois, où elles constituent la pkis grande partie du contenu intes- ^^1; vers l'époque de l'accouchement elles sont isolées et en petite quantité ; 1" des cristaux de cholestérine qui se montrent à partir du septième mois;
w«n qu'on ne les rencmitre que trois fois sur cinq, leur présence n'est point,
'■^me dans la bile de l'adulte, le résuhat d'un fait pathologique ; quand ils
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existent, ils sont petits et nombreux ; S® des grains ou grumeaui de la nrsli i colorante verte de la bile (biliverdine ou bilifulvine), coiistitiianl la paHif essentielle du méconium. Ils sont mêlés, molécule à molécule, an mucus n les linni agglutinés. Ces grumeaux sont d'un Ij^auverl, globuleux quelqurlV ovoïtles plus souvent, ou polyédriques à contour net. Parfois on trouve encurr dan^ le méconium des poils et des cheveux.
S. Simon en a donné Tanalyse suivante :
Cholestérine, 16,00 ; matière extractive et résine biliaire, f 0,40 ; malien' caséaise, 54,00; picromel,6,00; vert biliaire, 4,00; cellules, murus« 2fîM
Lassaigne, dans une analyse semblable, n*a point trouvé de picromel. t}ct sait cln reste que cette matière est un produit artificiel provenant des réaclio!» de l'analyse; c*est du glycocolle mélangé de matières ^^rasses,
jiécrètloii arinalrc. — La sécrétion urinaire commence probablement wa^ sitôt <iue les corps de Wolff sont développés, et la grainhi inajorile des r bryolûgistes considèrent cet organe comme remplissant nne fonction analif^ à celle des reins qui le remplacent. La fonction urinaire se produit H pendant toute la durée delà vie intra-utérine, etTurine eM versée d'abord d le cloaque, puis dans la vessie, lorsque cette cavité s'est isolée sous tormr réservoir spécial. Le fait est hors de doute, et il n'est pas rare, dans ia | senlation du siège, de voir l'urine du fœtus sortir en jet aussitût qu<^ parties génitales sont apparentes au dehors. Les contrat lions utérines preï> sur son abdomen, surtout lorsque les cuisses, fléchies sur le plan antérie augmentent le diamètre de la région ; alors la vessie comprimée vide ^n dehnts le liquide qu'elle contient.
La sécrétion urinaire étant démontrée, il s'agit de déterminer si penil la vie intra-utérine l'enfant expulse d'une manière continue le produit ^*r cette sécrétion dans le sac amniotique, pour former, comme le prélendejtl Depaul et quelques vieux auteurs, une des principales sources des eaui t!^ ramnios.
Celte question a une véritable importance en embryologie, car jui^i] présent elle n'a point été résolue. J'espère pouvoir formuler celle solution éïi démontrant que l'urine peut rester contenue dans la vessie sans s'èpaiiH» r au dehors pendant la vie intra-utérine et sans que ce réservoir subisse u disltnsion pathologique. Cependant une portion de ce liquide peut être ver>*.v dans la cavité amniotique, mais alors en très faible quantité. J'appuierai ino» opinion sur le résultat de l'analyse chimique et sur l'examen des uouveau-ii présentant une imperforation des organes génitaux. Senlenientje tirerai de ce* derniers faits une conclusion absolument opposée à celle que Depaul a itm entrevoir.
Vo^'t, dans son analyse du liquide amniotique (voir page 185), ne signalr* mémo pas la présence de l'urée. Reiss constate son existence, mais en quantité si faible, qu'il ne l'a pas inscrite à part, et il note sons le même chiffre : K Matière animale extractive soluble dans l'eau et dans l'alcool, chlorure a de sodium, urée 4, 6 pour 1 ,000. » Or, cette matière aiiiuîalc indèlermûii'i'. inscrite à part dans l'analyse de Yogt, serait de 5,69 ponr 1000, ce qui pei met d'évaluer la quantité d'urée contenue dans l'eau de l'amnios A 0,01
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oar iOOO, proportion véritablement insignifiante, surtout si 1*0» considère ue la quantité d'urée contenue dans Turine normale est de 22 pour i 000.
L'analyse chimique montre donc d'une manière évidente que l'urine n'eure que comme un contingent excessivement faible et peut-être môme accileiitel, dans le liquide amniotique, puisque sur deux analyses on voit qu'elle iianqoeune fois. I^es auteurs qui soutiennent le contraire, n'ont jamais^eu tcours à l'analyse chimique pour démontrer leur opinion.
Examinons maintenant l'autre élément de la question.
Duparque en 1842 a publié un travail sur la rétention d'urine chez le fœib, par imperforation des conduits excréteurs de l'urine. 11 envisage le fait lu point de vue de la dystocie. Huit ans plus tard Depaul communiqua lAcadémie de médecine un mémoire sur le même sujet (publié en 1860) ^nsleqaelil répète exactement les remarques et les considérations'exprilées par Duparque. Bien qu'il se soit également placé sur le terrain de la dys- )cie, réservant pour un autre travail, qui paraîtra peut-être un jour, ce qui ? rattache à la fonction urinaire du fœtus, il formule quelques assertions urement physiologiques, qui tranchent la question d'une manière qui me imble erronée.
Depaul rapporte dans son travail quatre observations de fœtus dont les oranes génitaux étaient imperforés, et dont la cavité abdominale était distendue aria vessie remplie d'une quantité considérable de liquide. L'auteur en Inclut que le fœtus à l'état normal excrète l'urine dans la cavité amniotiuepar des efforts incessants pendant la plus grande partie de la vie extral'urine.
^i on cflteure ces faits d'un regard superficiel, on sera certainement e l'avis de l'auteur; mais si on les scrute avec soin, on ne tardera pas à 3]iercevoir qu'ils n'ont aucune signification au point de vue physiologiue.
Voici pourquoi : toutes ces observations sont relatives, non pas à des fœtus tonnaux ayant une simple imperforation du canal de l'urëthre, mais à des fœu^ monstrueux présentant en même temps plusieurs anomalies de développement. Dans la première, la seule qui appartienne à l'auteur, le rectuvi ^^vre dam la vessie^ les testicules adhèrent à ce dernier organe et n'ont )oiût leur structure propre. Dans la seconde, empruntée à Portai, môme teriDiiuison du rectum, absence d'organes sexuels; de plus les reins sont anormaux. Dans le troisième, empruntée à Féarn, le rectum se termine en cul-de- ^cdans la cavité pelvienne et la jambe dnoite a subi un arrêt de développeii^^nt. Dans le quatrième, de Delbovier, le rectum s'ouvre dans la vessie; le pancréas privé de vaisseaux et de canal excréteur, n'^st constitué que par un ^3s de follicules de la grosseur d*un pois ; le rein droit hypertrophié prévoie une anomalie de structure, le gauche est atrophié et fibreux, son ure- *<*fe a l'aspect d'un cordon fibreux.
l^paul, dans Tobservation qui lui est propre, a noté l'hypertrophie des pa- ^is de la vessie; il en conclut qu'elle fait des efforts incesmfits pour se débar ra>ser du liquide qu'elle contient. Dans ces conditions, les efforts incessants aufaiont un tout autre résultat ; car, physiologiquement, la tension permanente
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d*iiïi musdc qui ne peut revenir sur lui-même a [loui' résultat dVn tld- ; ralrofihie.
Je ne crois pas qu'un seul physiologiste s'expose à conclure de ce «pi*?' observe chez des monstres, dont les fonctions ^otil troublées par di^ bfables nnomalies, à ce qui doit se passer chez U^ lœtus aoriualeiiK^ji loppe.
^Uxh Depaul prend soin lui-même de détruire les considéralmu> i logiiiues qu'il esquisse dans son travail, en ropportanl une du observation empruntée à Gaudon, et dans laquelle la ves&ie pr rénon ne distension signalée dans les autres lu ils, et cependant tl' miuiûtiKÛi librement avec un nrêthre parfaitemtiU Jimmal. lk[ e<nr!j;lalè lui-même. Les anomalies de développement consistaient in i il seiice de la prostate et Toblitération de rorifice vèt^ienl de F uretère i:-Mî4i La vessie flasque y bien qu'énormément déveïoppi-e, ne reuconki' obstacle à l'excrétion, et cependant elle contient deux litres cum liquide! Que devient devant ce fait la théorie de rnnteur? Mais, tl quatre jiremiéres observations, le réservoir nriraire communiqu le rectniii, les uretères, l'ouraque ou une petite portitm de Turèihi teréf et, s*il existe une pression de l'organe sur le liquide qu'il cmih doit le voir pénétrer avec force dans ces différents canaux et les di^i leur faire subir une dilat(ftion considérable. H ji*eu est rien, ils coîilonis leur calibre normal ou semblent rétrécis.
U est ttonc incontestable que la prétendue pression ipie Depau! a < server n'existe pas, et que, dans tous les cas signalés, il s*agit d'ui! lo[t|ienietit anormal de la vessie coïncidant avec d'auîres vices de < ma Lion. Il n'est nullement certain que le contenu de la vessie ^oit i ment constitué par de l'urine; en général, il existe en rnénie ter. a incite qui lemplit la cavité abdominale, et Du parque est n^Bez ài> voir là une hypei*sécrétion séreuse produite par ces vastes suiIm m a les.
(tei'vis a présenté à la Société obstétricale de Londres la uretères et les reins considérablement distendus d'un nouveau -iit vécu cinq semaines. Les parois de la vessie èlaieut hypertrophiées, l téres assez dilatés pour permettre l'introductiou du doigt , et cp\*^ il n'existait aucune oblitération ou rétrécissemeut de Torethre, p taire obstacle à l'émission des urines. La fonction urina ire s était ^ plie normalement de la naissance ià la mort, qui sembla due à tja 1'^^ blissenient pn)gressif. Graily llewit rappela, à ce projHis, un cas ton! blahle signalé par Ilicks. Ces faits prouvent que la distension de Y^k. urinaire|>eut survenir sous rinlluence d'une cause étrangère â Fii tion du canal de l'urélhre. Nous sommes loin d'être en mesure de \u la question d'une maniéi^ aussi nette que Ta fait Depaul, 1:^1 ignorons tout i\ fait la cause réelle des lésions que nous venons ùt^ gnaler.
Loi^u'on édifie une théorie sur des obsenatlons , il faut non pas cé^^ seulement celles qui sont favorables à la thèse quon soutient » mm il TauI
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ur compte également de celles qui eu démontrent l'inexactitude. Sans la on n envisage la question que sous une seule de ses faces, et on forlie des conclusions erronées, puisqu'elles ne s'appliquent point à la géraliié des faits, mais Seulement à des cas choisis pour les besoins de la use.
ie réparerai sur ce point l'omission de Depaul, en examinant des fœtus m plos monstrueux , mais chez lesquels l'imperforation de Turèthre accompagne pas d'autres vices de conformation ; et nous verrons alors ]e, bien qu'il n'existe aucune voie d'excrétion pour l'urine, la vessie dans ymnsi pas subi de dilatation. Je n'ai point fait de recherches pour kfTer tous les c^s de cette nature qui peuvent se rencontrer dans les re. tik scientifiques, j'ai seulement noté ceux que le hasard a mis sous syeux : on verra qu'ils sont très-suffisants. Sniellie dit à propos d'un enit né la veille et qui n'avait pas encore uriné : « Ayant examiné les partie trouvai le gland imperforé et mal conformé ; il y avait trés-peu de !p«ce, et pas le moindre vestige d'urèthre. La-dessus je fis une ouver- % avec une petite lancette, je réitérai cette incision plusieurs fois; j 'osai encore d'introduire une petite sonde, mais tous mes efforts furent raclueux... Plus tard cependant Turination se fit à travers les incins. I Smellie ne note point que le ventre fut volumineux, ce qui n'au** t point échappé a bn semblable observateur. C'est seulement l'absence la fonction qui lui a révélé l'état du canal, et on peut supposer raison- Memenl qu'avec ce vice de conformation l'excrétion urinaire ait pu se ^«ire pendant la vie intra-utérine.
Wamotle cite un homme c à qui toute la verge n'était point percée, luel il se fit une ouverture au-dessus du scrotum, ensuite d'un petit abcès roùrurineprit son cours. » Comme la fistule existait depuis longtemps ïe fit aucun traitement. Le sphincter vésical était conservé, et la fonction <^>niplissait sous l'influence de la volonté. Il semble qu en pareil cas l'étas^^ment d'une fistule soit une terminaison assez ordinaire, car Ciuvcilhier Ne en ces termes : « L'oblitération dans une étendue plus ou moins B^idérable du canal de l'uréthre s'observe chez les enfants nouveau-nés ™ine chez les adultes; dans ces deux cas, il y a fistule urinaire ; chez "x-ci, hypospadias, epispadias, fistule ombilicale chez les enfants, ji Gardien parle des enfants qui naissent avec une iniperforation de la verge ' du méat urinaire. 11 n'en cite aucune observation, mais il dit qu'en pareil ■^ieliquide amniotique est tout aussi abondant que dans l'œuf des fœtus *""aux, ce qui prouve que l'urine n'est point une de ses sources les plus Mantes ; il ne dit mot du développement anormal de là vessie. Terres tulent857 une petite fille qui présentait une imperforation du canal de "^Ibre, sans autre anomalie. L'enfant était grêle, et il eut été facile de ^ostaterla distension exagérée de la vessie si elle eût existé. Ce ne fut qu'à '"" du deuxième jour que Torres, après avoir constaté l'absence de miction, l^^onnut l'oblitération du canal. Tous ses efforts pour établir une voie artifi- *aumoyen de la dissection furent impuissants, et il dut recourir à la ^'^^'lionavecletrocart dans le lieu où devait exister l'urèlhre. 11 s'établit
OVOLOGIi: ET F.siDnvnHH^if: .
une fistule uriiiaire. Au bout de quelques Jour^, Texci êtion, crabord « devint intermittente et soumise à l'influence lie la vokuilé; J'enfau' tablit. .
Textor fils reçut. un enfant dont le gland offrait une légère dêpn 5;^i h place de forifice urêtbral. Il y plongea la poirilo d'un biistouri ^m rm^ lier le canal ; il enfonça ensuite un trocart explorateur h div^rs^ dîuis la direction du canal jusqu'au col de la vessie, mais saiiî? f>hu goutte d'urine. Textor se disposait à pratiquer la ponction sus-pubit'in le lendemain l'enfant avait uriné. Wliitbead riipjiorlc iir» fait i<l Pour remédier à i'imperforation qui occupait tunti- la hiti^^uenr du , pratiqua une ponction infructueuse, et fit entin une ind^ioii ù la 1, rieure de la verge; elle rétablit le cours des niinos.
J'ai moi-même observé un fait semblable choz Tenfanl d'une de m tes. L'accoucbement n'avait rien présenté de paiticnlier, rtmfant vo|i ei vigoureusement constitué avait une imperfuniUon du gland, i]ui oncore. On pratiqua, deux joui's après la naissance, une panrtion sui ; de l'uréthre à un centimètre environ de la baso tin friand. C'est par hiï^ qui a été la suite de cette ponction que se fait réniis^mn des tirin tant avait deux ans lorsque je l'ai examiné pour la première lois.
Je puis donc rigoureusement conclure des divers doennicnts qui* ri exposer que : 1" la rétention d'urine cliei le fœtus ne dt^temiinr jui Il ouble fonctionnel pendant la vie intra-utérino loristjïril n'existe pas iF <n vires de conformation; 2<* c'est seulement après la naissance, lor^qiir liun s'accomplit par un nouveau mode, lors(in*' la fonction dt* Tinlvinence, qu'on voit la vessie se distendre et Iib arridoiits apparaîi? fœtus n'excrète pas d'une manière continue Inrine dans le sac anmii^! n'est en quelque sorte qu'accidentellement qu'on ctmslale sa pr« s- n même titre que le méconium, qui ne s'y trouve pnsmèlè dans U> naires; 4<» les matériaux de désassimilation de l'organisme fnptal, noi t'urée, retournent à la mère par la voie du placenta , counnc le proi analyses de Picard et Slass (voir page 229), qui vni coiTSlalê que le placenta contenait une proportion plus considérable d urée que l l'adulte, et du fœtus lui -même ; 5° enfin, les observatinns de IlepauU lalives à des monstres qui présentaient en outre des anomalies nécessairement incompatibles avec la persistance de la vie intra-ul in^ peut donc s'appuyer sur de semblables faits pour en lirer des coii< physiologiques applicables au fœtus normal.
Sécrétion sébacée. — Smegma cxituné, — Vernh rnsmur, — Vers h\ de la vie fœtale, on commence à voir apparailre sur le corps du naiitrf' les traces d'un enduit blanch«Atre qui augmente progressivemenî jiiS"lii' naissance. Vauquelin et Buniva considéraient celte matière conmnMin ment formé par l'eau de l'amnios; Plenck et Brcherantl, comme inr f^ de sécrétion de la peau du fœtus. Cette dernière opinion a été justifia l'analyse, elle est aujourd'hui unanimement adoptée. La quantité de î^bcpI rnlané est très-variable suivant les sujets, parfois Tenfanl en prèse/îki^ quelque trace, parfois, au contraire, il en est recouvert d'une coark
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peut atteindre un ceiilimètre d*é^isseur sur quelques points. Toutes les parties du corps ]i*«n sont pas également revêtues, on l'observe surtout u la (été, au dos et à la poitrine. Cette matière est d'un blanc jaunâtre, extrême- . ment tenace, peu miscible à l'eau en raison des éléments gras qu'elle contient. Examiné au microscope par Robin et Tardieu, le smegma cutané s'est montré coooposé : 1" de cellules épithéliales pavimenteuscs , plutôt polyédriques i|u aplaties, plus petites que celles qui font partie dé la peau ; elles sont transparentes, incolores et très-souvent plissées, elles manquent de noyau <'t$ool rarement granuleuses; 2° des granulations graisseuses en faible quantité et (n^petites.
Bueck en donne une analyse chimique qui concorde mal avec les recher- '•bts de Robin et Tardieu, car il note, contrairement à ces derniers observa- !air5, une prédominance des éh'ments gras sur répithélium. Sur iOO parties, îuetk a trouvé : Eau 84, 45, — Oléine, margarine 10, 15, — Épithélium, etc.
Sécrétioaiaiteose cfacx les noDYeao-néfl. — Bien que cette fonction passam n apparaisse qu'après la naissance, elle se relie si intimement à la vie siale qu'elle semble en être la dernière expression. C'est pour cette raison pie je lui donne une place parmi les fonctions du fœtus.
Parmi les auteurs du dix-huitième siècle qui ont noté la sécrétion laiteuse lez les nouveau-nés , c'est &(orgagni qui a le mieux étudié ce phénomène ientôt oublié. De nos jours, Scanzoni, mais surtout Natalis Guillot et Gubler, )Dt repris d'une manière très-complète l'étude de la question.
l)ans les deux ou trois premiers jours de la vie, la sécrétion lactée est peu ■boudante, ce liquide se montre à l'état séreux et en quantité à peine notable. ^ quatrième jour, la mamelle devient dure, plus volumineuse et laisse ifhapper un fluide blanc el opaque; à partir de ce moment, la sécrétion s^acîwil jusqu'au huitième jour, puis reste stationnaire jusqu'au vingtième où ^le disparait ordinairement. N. Guillot fait coïncider le début de cette sécrétion avec la chute du cordon, mais Gubler l'indique comme plus précoce et ^'Hablissant en même temps que la fièvre de lait de la mère. L'état de santé fc Tenfant ne parait pas , d'après ce dernier observateur, avoir une influence DMnifeste sur la sécrétion lactée, et des sujets souffreteux et chétifs ont pré- *faté un développement assez considérable de la glande. Il est fort remarfiable que la mamelle, dans ces conditions , puisse devenir le siège de phleg- ■^ttî^, survenant exclusivement sous l'influence de l'engorgement lacté; la ^ièlion artîGcielle de la glande suffit souvent pour arrêter les symptômes '1^ l'inflammation. Assez souvent aussi les inflammations de la mamelle coïn- "dentavecle développement d'un érysipèle.
U sécrétion du lait chez les nouveau-nés s'observe au même degré dans l**s deux sexes. Lorsqu'elle est arrivée à sa période d'état, les glandes mam- "^ifessonl très-sensiblement tuméfiées. Le lait, exprimé par pression, sort ?o«tte à goutte el quelquefois en jet. Il se sépare, comme le lait de femme, ••ndeux parties, l'une séreuse et l'autre crémeuse. Sa composition est presque a!»solumenl identique à celui de la mère et sa réaction alcaHne est plus no- ^î'We. Au moyen du microscope, on y distingue les globules sphéroïdes par-
ÎÎIO (»Vn|.OG:K ET LMimYOUMilK.
faileiiieiil i>vti\ blables à coiix qiroii obs^îi-vc cïwz radiiUc- On y dfcuii^ lorsqu'il est recueilli en quantité suffisante, le ca^èum, L^ graisse et k ;
Quevenne en a fait une analyse qu'il est cuneux de rapprocliei^ de du lait de femme et d'ânesse.
Voici les résultats de cette analyse :
LAIT DE ?(0DTKAC-3ftl. LAIT Vt FILTtmti. ULlt *'«!
Beurre i,iO ^,60 1,
CasiHiiîi 2,80 5.ÏW 1,70
l.nitinc cl inalicres exiraclivcs. . . O.iO i,^ 6.i0
Eau 80.40 SH,fiO IM^M