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sesses prouvent combien il faut apporter de réserve et de pradence dis l'appréciation des cas douteux. Il est infiniment plus désagréable d'être fo^ d'avouer qu'on a affirmé une grossesse qui n'existe pas, que de reconmili qu'on a méconnu celle qui existait réellement. L'affirmation se base sur di signes certains ; si on a cru les constater, alors qu'ils n'existent pas, on se lourdement trompé. Dans le cas où on s'est prononcé à tort pour la négatlT on peut trouver une excuse dans l'absence des signes certains au moment^ l'exploration.
Je le répèle, il faut beaucoup d'attention et de prudence, et s'être famili risé dans l'es hôpitaux avec ces difficultés qui se présentent à chaque ^ dans la pratique.
Mais surtout il faut se garder des idées préconçues, et ne se pronoocj qu'en cas de certitude; on se repent rarement d'avoir douté, et on re«w(l souvent d'avoir affirmé une erreur.
Il est difficile de tracer un cadre complet des fausses grossesses, car fia prévu joue un grand rôle d^ns les illusions qui peuvent naître. Si un certri nombre de faits sont venus se grouper autour des causes que nous allfla signaler, et leur donner un caractère de fréquence, le plus grand nomlf des observations publiées sur les grossesses douteuses sont isolées et en que que sorte individuelles; en les signalant toutes, on serait encore loind'îvoi énuméré tous les cas possibles.
Diathéne adipeuse. — 11 arrive soùvent que des femmes, surtout peu d temps après un accouchement, soient envahies par un embonpoint rapide, qi se porte principalement sur l'abdomen. Si elles sont mal réglées, ce qui aniv parfois sous cette influence, ou si les troubles menstruels dépendent d< approches de la ménopause, elles sont disposées à attribuer à une grosses»! développement de leur ventre. Bien que l'épaisseur de la paroi abduniù»! £oit un obstacle à l'exploration dans les premiers temps, raugmenlalion d volume du reste du corps, et l'absence des signes de la grossesse, roeli-iî assez facilement le praticien sur la trace de l'erreur.
J'ai été appelé, en 1862, chez une dame de la rue Courtalon dans cesf* ditions, qui non-seulement se croyait enceinte, mais encore en travail, u sage-femme qui l'avait conseillée pendant sa prétendue grossesse avail <* appelée, à l'époque présumée du terme, pour un écoulement de sang accoifl pagnéde coliques utérines. La sage-femme avait passé la nuit près deil^' jnais comme le travail ne mardiait pas^ elle se retira attendant paliemEQ^^^ une reprise des douleurs. Cette dame qui avait eu dix enfants sentait I«e« que cela ne se passait pas tout à fait comme dans ses grossesses prècédenl^i elle eut quelques craintes et me fit appeler. Je trouvai l'utérus dans on ^^ parfait de vacuité. Seulement les parties externes étaient tellement infilti^* de graisse , que par le toucher le doigt arrivait avec beaucoup i^ F^ sur Textrémité libre du col utérin. J'introduisis les [quatre doigts dans vagin pour préciser mon diagnostic, cela me fut assez facile en rai^"^ ^ l'ampleur que les accouchements précédents avaient donnée à la vulve. J a^'' ^ que si j'avais eu affaire à des organes moins tolérants, je n'aurais pas"^' mesure de nier complètement la grossesse; et sans admettre une gi^l^"^
^ATS QUI SIMULEIST LA GROSSESSE. 443
erme, ce qui était absolument inacceptable, même après l'examen le plus ;uper6ciel, il eût pu se faire que cette dame eût été enceinte de trois à quatre Dois, et il m'eût été impossible d'atteindre par le palper le fond de lutérus I cette période de la grossesse, tant la paroi abdominale était épaisse. Scbmitt cite quatre observations de grossesse simulée par l'embonpoint ; Haoncean en cite également plusieurs cas.
■étcadoD des régies. — L'utérus p^ut augmenter de volume sous Finfluence d'uiK occlusion congénitale ou accidentelle du col utérin, du, vagin ou de la MiKe. Le sang des règles s'accumule et la distension que l'utérus subit peut sioiulerune grossesse à toutes ses périodes. Scanzoni a, dans un cas, observé que ti matrice s'élevait à cinq centimètres au-dessus de l'ombilic; dans un autre» de contenait huit kilogrammes de sang. Benevoli rapporte un fait dans lequel ile en contenait environ seize kilog. Le diagnostic présente des diflicultés ré^Tariabies selon le siège de l'altération, selon l'époque où elle s'est maniestèe, congénitalement ou après la puberté, enfin selon que le sujet est vierge m non.
Ufaut tenir grand compte des symptômes généraux qui se montrent habi- Bellement dans les cas de rétention des règles. Chaque mois, au moment de OTulalion, une nouvelle quantité de sang est ajoutée par la menstruation à ^le qui constitue le tumeur, dont le volume augmente lentement ou rapide- Benl en raison de cette quantité très-variable selon les sujets. Cependant, à chaque époque, les parties distendues reçoivent brusquement une nouvelle eïlension, et ce phénomène s'accompagne de douleurs extrêmement intenses te Ja région utérine, et qui durent pendant plusieurs jours; on obserA-e de h fièvre, souvent des vomissements, parfois des convulsions. Dans l'intervalle des époques menstruelles, les femmes accusent une tension, une pesanteur te la région pelvienne, l'élat général devient mauvais, on voit survenir la chlorose à forme grave, le sujet maigrit et ressent des accès de fièvre passagers. Mais le phénomène le plus saillant est le retour périodique des douleurs dolentes que nous venons de signaler.
^ plus souvent la rétention des règles provient d'une imperforation de
n»men, et alors le diagnostic est assez facile. Les règles ne se sont jamais
^coulées, bien que tous les autres signes de la puberté aient apparu. On voit
^laTulveune tumeur violacée et fluctuante, dont la nature n'est guère mé-
'-Qnnaissable, enfin la jeune fille accuse des douleurs pelviennes périodiques.
Le diagnostic est moins simple chez une viergç, lorsque l'oblitération siège
^nr un point plus élevé du vagin, ou sur le col utérin. L'exploration vaginale
^'^Urrélée par la présence de l'hymen, mais on y supplée par le toucher rec-
^} ; si on doit renoncer à ce mode d'investigation lorsque le vagin est acces-
^^We, il rend de très-grands services chez les vierges, surtout lorsqu'une
i'3rlie de la cavité vaginale est distendue par TaccuntUlation du sang. On per-
çoitpar le rectum une tumeur fluctuante, mollasse, qui parfois fait une saillie
^^z grande dans l'intestin pourgôner la défécation. Mais on tiendra compte
surtout du défaut de règles chez une jeune fille pubère, et des phénomènes
^^"mux qui accompagnent cette anomalie.
^' P<?ul se faire que l'oblitération du vagin ou du col de l'utérus survien-
neiit accidentellement chez une vierge déjà réglée depuis plus ou moinf longtemps. Scanzoni en cite un cas, survenu chez une jeune fille dedlvsefl ans, à la suite d*une variole grave. Dans ces conditions, la conduite à tif j serait la même, il suffira d'être averti de la possibilité de Taccident dpr< l'établissement de la menstruation pour se tenir sur ses gardes. Dans I^rîoù les accidents généraux prendraient une sérieuse gravité, il serait ukà saire de sacrifier l'hymen et de pratiquer une exploration complète. Si U blitération siégeait sur un point du vagin, l'impossibilité de toucher lerj utérin, la fluctuation de la tumeur, la coloration de la région et la constal tion de la cicatrice au moyen du spéculum, fourniraient des renseigneaieiil très-importants.
Dans les cas où l'oblitération aurait pour siège l'orifice interne ducololè rin, le diagnostic serait extrêmement difficile sinon impossible dans iespi^ miers temps, aussi bien chez les vierges que chez les femmes déjà nicn^ L'obstacle échappe à la vue, et on doit se garder de pratiquer le cathêttrisaj pour le reconnaître, cette manœuvre pourrait déterminer l'avortemenl en de grossesse, et son résultat négatif ne donnerait pas une certitude absij car l'orifice interne du col utérin, en dehors de toute altération, n\^ H toujours perméable à la seconde.
11 faudra donc, dans ces circonstances difficiles, s attacher surtout à consialej le caractère des symptômes généraux et périodiques et l'absence des nv.W cations du col utérin ainsi que des autres signes probables ou certains de I grossesse.
Dans tous les cas, il sera prudent de ne préciser le diagnostic, qu'avec tw extrême réserve, car on pourra avoir affaire à une grossesse molaire, et b présence de l'hymen n'est point une garantie assurée contre une concepùia possible.
Hydroméirle. — Cette maladie est fort rare et sa nature assez mal dêtflj minée. |
Naegele et Stoltz la considèrent comme exclusivement due à la mort dupo^j duit de la conception. Elle aurait donc la plus grande analogie avec la ^ sesse molaire; elle n'existerait jamais en dehors de la gestation. Nonat adm^ une hydropisie muqueuse, due à une sécrétion anormale de la raenib^aiM interne de l'utérus, enflammée, et coïncidant avec une obliléraliondurol. Scanzoni, qui professe une opinion analogue, ne la croit possible que lon^ la menstruation a cessé depuis longtemps, sous l'influence de l'ûge, ou diei les jeunes femmes qui souffrent d'une aménorrhée complète. Et je sm^^ de son avis, car si la femme était réglée ce ne serait plus du mucus, mai-* sang qui serait contenu dans la cavité utérine. Cette nécessité semble avwf échappée à Nonaf, qui n'en dit mot. Les caractères propres à l'hydromHrî? sont : la suppression des règles et le développement de l'utérus. Lesautr» sjmptômes qu'on lui attribue ont été exposés d'une manière tellcnienLt'^»* tradictoire par les différents auteurs, qu'on serait tenté de croire qu'ils y^^ plutôt devinés qu'observés ; aussi je n'en tiendrai pas compte. Cepen<|*"^^ paraît que cette affectation ne détermine pas de douleurs spéciales, cVsltt un signe différentiel , qui permettra de ne pas la confondre avec la rétention dc^
ÉTATS QUI SIMULENT LA cnOSSESSE. 445
•êgles qiie nous venons de décrire. Si rhydrométrie tient^ comme le croient >ioh el Xapgele, à la mort de Tembryon les phénomènes qui raccompagnent ioÎT^'nt être ceux des grossesses molaires. Nous y reviendrons donc en traitant ^tte question.
n^MMétrie. — Celte afTection est caractérisée par un développement de gaz dans h cavité utérine. On la nomme encore tympanite ou pneumatose utérine. StoltietNsgele la considèrent comme intimement liée à la gestation ou aux suites de couches. Dans le premier cas, le gaz développé serait dû à la décompoalion du fœtus, et alors on observera une hydro-physométrie, ce qui rentre àm l'état de la grossesse molaire ou de l'hydrométrie. Dans le second cas, les gaz seraient produits, à la suite de l'accouchement, via putréfaction d'un'caillot, ou des débris des annexes du fœtus restés en «nie dans la matrice. En résumé, ces auteurs rejettent l'opinion des anciens (iii pensaient que la muqueuse utérine pouvait accidentellement devenir le îège d'une sécrétion gazeuse. Si cette doctrine était parfaitement démontrée, «en pourrait conclure que chez les nullipares, ou plusieurs mois après l'acwcberaent, on devrait, par exclusion, écarter d'un diagnostic douteux la •ossibililé de la physométrie. Tessier de Lyon soutient le contraire et cite iieiques observations qui prouvent que la doctrine ancienne ne doit pas être ItSAlnment repoussée. La question étiologique a une importance secondaire au •oint de vue du diagnostic, cependant je ferai remarquer que les auteurs qui (dmpitent la physométrie en dehors de la gestation semblent ne l'avoir ob- *rvèe que chez des femmes d'un certain âge, et en général, qui ont dépassé * quarantaine.
Le caractère important de cette/ maladie, quelle qu'en soit la cause, est la ■^finance tympanique de l'utérus au moyen de la percussion; seulement, 30UT que ce signe ait de la valeur, il faut pouvoir délimiter avec soin l'utérus S l'isoler en quelque sorte de Tintestin, car la percussion d'une anse intestinale fournirait un renseignement très-erroné.
^T^psauc intestinale. — Il faudrait un concours de circonstances bien
tlnngcs ou une grande inexpérience, pour confondre une tympanite in-
felinale avec la grossesse. Cette confusion a pu être faite, à une époque
^ les signes connus de la grossesse étaient assez restreints. Baudelocque
'One fois rectifié cette erreur commise par Lorry; mais à l'époque actuelle
Wie sérail peu pardonnable. Nous n'insisterons donc pas pour différencier
"^ux étals qui n'ont entre eux de commun que le volume du ventre. Le dé-
P»cemeul rapide des gaz dans l'intestin pourrait faire croire aux mouvements
'^l'fedu fœtus, mais il suffira d'un peu d'attention pour ne pas s'y tromper.
*y«ttf de VoYaire. — Cette affection a été souvent prise pour une gros-
^s^i car assez souvent elle s'accompagne de suppression de règles, et on a
P^tontondre la tumeur constituée par l'ovaire avec l'utérus gravide. Au début
^ w maladie, le kyste n'occupe pas comme l'utérus la Hgne médiane, mais
^'^^escôlèsde la région hypogastrique. Plus tard il devient plus médian,
^^ alors il est assez volumineux pour simuler une grossesse parvenue à une
P^^eoù on doit percevoir les mouvements actifs et le bruit du cœur fœtal.
"'ïïoyen du toucher vaginal, on constate que le col utérin n'est pas modifié,
et que l'utérus, abaissé ou déplacé latéralement par la tapeur, n est pas pla développé que dans l'état normal. De plu») on note l'absence des auln signes de probabilité. Chez les vierges, Tobstacle qui s'oppose au toucherv ginal rend le diagnostic moins précis, car le caractère le plus certain est constatation de l'état de vacuité, de l'organe gestateur. Dans les kystes ubI loculaires, on peut percevoir, en palpant, une fluctuation, qui manque daQ>l grossesse. 1
TaHMwrs mureaMS de l'eléms oa de l'ovaire. — Dans ces cas le diagnosp
ne présente aucune difficulté sérieuse. Indépendamment de l'absenco (h signes probables et certains de la grossesse, la dureté de la tumeur ne m rait être confondue avec la souplesse de l'utérus gravide.
Tnmeors de diveraes luiiwrea. — Presque tous les organes contenus (buj les cavités abdominale et pelvienne peuvent devenir le siège de d^ néresçences ou de tumeurs (fui prennent assez de développement pour il' teindre le bassin et simuler une grossesse. On a signalé à ce sujet rêpiplooo le foie, la rate et même la vessie distendue par l'urine, enfin^riièmatocèlerétr» utérin. Il suffira d'un peu d'attention pour ne pas tomber dans ces grossièin méprises.
AniéMvrrhée et ■■■■■■■■■<ien« niérlMcs. — Quelques formes d'inllaiDII» lions de Tutérus, désignées sous le nom d'engorgement et d*hypertrophie,s'aej compagnent parfbis de suppression de règles ; l'organe est plus volumiiuHuj et, pendant un mois ou deux, on peut croire à une grossesse commenmW; mais l'absence des phénomènes qui accompagnent la grossesse et Tétat sti> tîonnaire du globe utérin viennent bientôt éclairer le diagnostic. De plus, 1^ inflammations de matrice qui s'étendent au corps de l'organe s'accompagnrnl en général de douleursvives et presque continues, s'exaspérant par la marche et la fatigue et ayant pour siège le bas-ventre et la région lombaire.
Aselte. — Nous avons vu que l'ascite pouvait masquer une grossesse rèoll^ elle peut également la simuler quand elle n'existe pas. En général cepeudai*, le diagnostic différentiel est assez facile lorsque la femme est située dans le décubitus dorsal, le ventre s'aplatit, et le liquide qui le distend s'accumule surtout vers les parties déclives. Par le palper, il est impossible de délimilff une tumeur circonscrite, telle que celle que présente l'utérus gravide, et « peut faire naître une fluctuation très-caractéristique. De plus, ou constate l'ai>sence des signes probables et certains de la gestation, et souvent onreconnsii la cause morbide déterminante de l'ascite, qui est bien rarement idiopatbiqu^^
L'hydropisie ankystée du péritoine est une affection extrêmement rare. ^^ diffère de l'ascite en ce que la collection de hquide est circonscrite au te» d'être diffuse, les autres symptômes sont à peu près les mêmes, fl \f diagnostic ne présentera pas des difficultés sensiblement plus graudes au point de vue de la gestation.
«roMeaee aiimiée ipar ttinsloB |Nire.— En général, un vif désir de devenir mère est la seule cause de ces illusions. Les femmes attachent, alors, h dt^ symptômes insignifiants une importance qu'ils sont loin de mériter. EIK^ groupent les circonstances les plus favorables à leur manière de voir. >'< Mennent peu de compte de celles qui pourraient leur prouver l'étal réel éf^
TABLEAU lœS SIGNER DE LA GROSSESSE. 447
tioses. Enfin, elles sont plus disposées à s*en rapporter à leurs impressions, ti'à l'expérience d'un praticien qui n'est pas de leur ayis. En pareil cas, il iDl tenir compte uniquement des. phénomènes qu'on peut constater, et en rapporter au temps pour démontrer la justesse du diagnostic qu'on a
Parfob ]a croyance à la grossesse est uniquement le résultat d'une aberraion maniaque. On a vu déjeunes filles parfaitement vierges, ou des femmes pii ne présentaient aucun des signes qui peuvent faire illusion, croire peu- \ssA des années qu'elles étaient enceintes. Ces cas ne sont pas du domaine les accoucheurs, ils appartiennent aux aliénistes.
L'étude plus approfondie et plus complète des signes de la grossesse, et s découvertes qui ont été faites depuis un demi-siécle, telles que l'ausitution, les modifications du col utérin, etc., ont donné au diagnostic tt précision beaucoup plus grande qu'aux époques antérieures. Si on examine 8 observations des auteurs qui ont écrit avant ces découvertes, on les wve souvent obscures; elles présentent des lacunes importantes, et celles eSchniitt elles-mêmes, qu'on a tant vantées, sont empreintes d'un cachet "késitation qui leur fait perdre une grande partie de leur valeur au point de uedefenseignement qu'on en peut tirer. Trop souvent, si la grossesse ou m absence y sont reconnues, on classe les motifs de l'erreur possible parmi » causes indéterminées, ou on donne des explications inacceptables de nos ours.
n est vrai que le progrès du diagnostic des autres maladies facilite sinnliérementpour nous la détermination des causes qui simulent la gestation, ^cependant, malgré ces éléments nouveaux, qui nous rendent si supérieurs wandenssous le rapport de l'investigation, la grossesse se présente encore rop souvent entourée* de circonstances tellement obscures, que les praticiens tt plus expérimentés sont dans l'impuissance de se prononcer d'une manière ^elle. Les causes d'erreurs que nous venons d'examiner, sont pour la plui^i^, assez faciles à reconnaître lorsqu'elles se montrent à l'état d'isolement, ^ parfois elles se groupent entre elles, et cette union complique d'une Httnière inextricable les difficultés.
I^esthéories les plus méthodiques, les explications les plus clairement ex- [K^ées sont impuissantes à servir de guide à travers ce labyrinthe, si on n'y )<)inl y instruction pratique , l'expérience clinique acquise aux lits des ma- Wessousla direction des maîtres.
^C^BS WB LA «R09SESSE DANS L'ORDRE DE LEVR APPARITION
SIC5K8 PROBABLES. SIGXCS CKRTAmS.
Premier mois.
^Ppression des règles. (Ce symptôme persistant pendant toute îîiils. 'ïarée de la gestation, nous ne le signalerons plus.) — Gonfley^ et picotements des seins. —Utérus un peu plus lourd. — Par- . *e apparition des Tomissements. — Troubles digestifs.
SIGNES PBOBABLES.
Deuxième mois.
SIGHBS CSKTAB».
Vomissements. (Ils peuvent se montrer ou manquer, selon les Nuls. siJÛets, à des époques très-Tariabks ; nous ne les indiquerons plus.) — Enfoncement de la dépression ombilicale. — Orifice du col utérin arrondi. — Léger ramollissement de la muqueuse. — Par le toucher vaginal, on peut constater le volume plus notable de l'utérus.
TroUiéme mais.
Gonflement des seins. — L'aréole est plus saillante. — Elle com- Kuls. mence à se colorer. — Les tubercules mamillaires se montrent. — La ligne brune se dessine. — Kyesléine dans les urines. — Le col utérin est ramolli sur une épaisseur d'environ deux à trois millimètres à son extrémité libre. — Le fond de l'utérus dépasse un peu le niveau du détroit supérieur. — Par le palper et le toucher vaginal, on le circonscrit et on constate sa souplesse. —La dépression ombilicale est moins profonde. — La région hypogaslrique se développe.
Quatrième mais.
Augmentation ou persistance des phénomènes notés dans le mois L'auscultatianfeiien
précédent — L'utérus dépasse de trois à quatre centimètres le ni- tendre les donWes hit-
veau du détroit supérieur. tements du cœur fail
Bruit de souffle utérin. On perçoit les lam-
ments actifs du firttet les mouveraenu ;»sifs par le bailottm&i
Cinquième et sixième mais.
Augmentation du volume de l'utérus. A la fin du cinquième mois, Les phénomène? ïison fond s'élève à un travers de doigt au-dessous dej'ombilic, et, gnalésdanslemâ>|>nà la fin du sixième, à un travers de doigt au-dessus.— .V cette époque, cèdent dcTienncnt pi» l'utérus s'incline souvent vers un des côtés de l'abdomen. — Par le accuses, palper, on sent dans les présentations du sommet une tumeur dure au-dessus du pubis : c'est la tôte du fœtus. — Le col utérin est ramolli dans toute sa portion sous- vaginale — Il est souvent perméable à la première phalange chez les multipares. — Les colorations pigmentaires deviennent de plus en plus marquées. — Effacement de la dépression ombilicale.
Septième et huitième mais.
L'utérus, au septième mois, s'élève à quatre travers de doigt au- Mouvements KÙf^ dessus de l'ombilic et, aulhuitième, à cinq ou six.- Ramollissement violents. On sent les*progressif du col, qui s'étend au-dessus de l'insertion vaginale. — galités fœUles. -A. Il est un peu lusiforme chez les primipares et parfois légèrement huitième mois, diiciperméablc. - Chez les multipares, il est renflé à son extrémité nutionduballoucaflrt libre et perméable dans ses trois quarts inférieurs. — Vergeltures BUT la peau du ventre. -Granulations vaginales et leucorrhée. — Tarices. — Œdème. — Hémorrhoïdes. — Saillie de la peau de l'ombilic et dilatation de l'anneau. —Au huitième mois, la kyestéine commence à disparaître des urines.