DURÉE DE LA GROSSESSE
Siens PROBABLES. SIG5ES CERTAîSS
fiemnime mois.
Lutéros s'éléTc dans la région épîgastrîqufrjufique vers les fausses Les bruits du cœur ne c&Uv — Le col est entièrement ramolli et perméable jusqu'à l'ori- sont pas plus fréquents fi» interne ; et cela souvent même chez les primipares. — La res- qu'au début. —Les moujiiraiioo est gênée. — Dans la dernière quinzaine, et parfois seule- vements ont plus démoli quelques jours avant raccouchcment, l'utérus s'abaisse et la nergie. —Le ballotterfsjàntim est plus facile. — Le col en mÔme temps diminue de Ion- ment se transforme en fwor er se confond avec le corps. une sensation de frottement.
»UBÉB DE LA CSESTATIOX
Eii France, on admet en général que la durée de la grossesse est de 9 mois Dtt270joiu^. Nous Terrons tout à Tlieure que 280 est un chiffre un peu plus euct, et encore ce dernier terme n'est qu'une moyenne qui subit de nombreuses variations, et le plus ordinairement la grossesse se termine quelques jours ïvanlou après celle époque.
Dans l'espèce humaine, les rapprochements sexuels sont assez fréquents wur qu'il devienne fort difficile , à moins de circonstances particulières , de loicr la date exacte de la copulation fécondante.
Celle date exacte élant connue, je ne crois pas qu'elle puisse permettre, comme on Tadmet, de déterminer rigoureusement la durée de la gestation. EnToiciles raisons :
Hais rappelons d'abord brièvement quelques-unes des circonstances imporlantes de la génération. Pour que la fécondation s'accomplisse, il faut : î"le CôQlacl de deux germes, et le germe femelle n'est mis en liberté qu'à l'époque nenstnielle, c'est-à-dire environ une fois par mois ; 2» on a constaté la présence de spermalozoaires vivants dans les organes de la femelle huit jours après la copulation , et on ignore si ce lerrae est la dernière limite de leur ^rtaliiè; d* Enfin, on a observé trop souvent, pour que le fait soit discutable, «pcdes femmes deviennent mères à la suite d'un coït pratiqué pendant l'é- P^ae inter-menslnielle.
t^'après ces données , qui sont fournies par Tobservalion la mieux établie , |1 «xisie donc, dans un certain nombre de cas, un intervalle de plusieurs jours, peut-être huit , peut-être davantage entre la copulation et la féconda- ^*n. Or, la grossesse ne commence qu'au moment de l'union des germes, et, ^*on début n'est pas exactement connu, il est évident qu'on n'en peut mesurer '^oureusement la durée.
^^e fait sera incontestable jusqu'à ce qu'on ait démontré que la fécondation W s'opérer dans l'ovaire même, avant la déhiscence de l'œuf; ce que per- ^nne n'est en mesure de faire pour l'homme, ou bien qu'on ait prouvé que
»î^ copulation peut déterminer des ovulations supplémeiilaircs ; je crois avoir
•^^monlré (page \ 58) que le fait est inadmissible . '1 parait donc assez probable que, quelle que soit l'époque du coït fécon-
^^nl, l'union des germes n'a lieu qu'au moment des règles, lorsque l'œuf est
expulsé de Tovaire. Ce point établi semblerait permettre de fixer l'époque 4 raccouchement à peu près vers le retour d'une période menstruelle : ce sérail la neuvième si la fécondation a eu lieu immédiatement à la fin des demièra règles, et la dixième si elle ne s'est accomplie qu'au moment où la preoiièn menstruation qui a fait défaut devait se manifester.
Les difTérentes méthodes qui ont été proposées pour supputer la gro&$es$< aboutissent, en résumé, à choisir Tune ou l'autre de ces époques.
Cette latitude d'un mois laissée au doute est déjà un motif qui s'oppose à a qu'on pronostique avec précision le terme de la grossesse; mais il en t^sb encore d'autres non moins sérieux. Pour que le mode de supputation qui nous venons d'exposer repose sur des bases un peu exactes, il faut nècessa rc ment que l'intervalle qui sépare chaque époque menstruelle soit toujoun régulièrement la même, car si avant la gestation la femme voyait apparaître ses règles à des périodes irrégulières, ou si elle était réglée plus dune Ui< dans un seul mois, il est évident qu'on ne saurait prendre pour base de li supputation le retour de la neuvième ou de la dixième époque menstrudie, puisque cette époque ne peut être précisée. Or, nous savons que les femme qui se trouvent dans ces conditions anormales sont assez nombreuses.
En interrogeant avec soin la femme sur l'état habituel de sa menstruation* on pourra assez facilement éliminer cette cause d'erreur, et réserver ce «iwfe de supputation exclusivement pour les cas où le sujet se présente sous ce rapport dans des conditions physiologiques.
Mais ce n'est pas tout, et de pareilles précautions ne suffisent pas pour qu'on soit autorisé à pouvoir considérer le retour d'une époque mensinidk' connue , comme la date assurée de l'accouchement. Les observations «K' Merriraan, Murphy, Reid et Devilliers, que nous allons signaler, prouvent que très-souvent cette date correspond à un intervalle inter-menstrucl. Ces ol»servations mettent, ei\ outre, en évidence une autre cause d'erreur, c'est qw la durée apparente de la gestation présente de très-nombreuses vari(Mt*s, «'t qu'elle s'écarte souvent en plus ou en moins du 270* jour accepté à titre ti^ règle générale.
Comme on le voit le problème du terme de la grossesse est beaucoup mûi» simple qu'on ne s'accorde généralement à le croire, et le calcul desprobihh lités, en apparence le mieux établi, peut se trouver en défaut.
Cependant si les causes d'incertitude que je viens de signaler rendent pFVSque impossible l'appréciation du terme d'une grossesse dans un casdomu», le groupement d'un grand nombre de faits permet de formuler des appn»iJmations qui ont leur importance lorsqu'on les applique à la généralité des ras. Merriman, Murphy et Heid, ont publié une série d'observations sur la Hiinv de la grossesse, qui ont été réunies par Simpson. Leur nombre s'élève à >-; ces auteurs en ont calculé la date d'après la fin des dernières règles. Os W* sont rassemblés dans le tableau suivant, où j'ai noté le total des trois oliseivaleurs pour chaque date, et la proportion que cette date fournit pour (•'•"' cas.
DCRÉE DE LA 6R0SSESS&.
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