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POCHE DES EAUX

i se présente, le degré d'élasticité des membranes prend une bonne part Ds l'étendue de son développement.

Le volume de la poche des eaux doit donc être noté comme un élément diagnostic de la présentation. Elle est large et médiocrement saillante os celle du sommet ; plus longue au contraire, lorsqu'une autre région du lus est en rapport avec le détroit supérieur. Cependant ce renseignement t loin d avoir une valeur absolue, et on rencontre sur ce point de nom* reyses exceptions.

Dans les grossesses gémellaires, il peut se faire que les enveloppes des deux é procident en même temps, et donnent lieu, d'après Depaul, qui a deux biobsen^éce phénomène, à une poche double.

La poche des eaux est tendue pendant la contraction ; elle s'affaisse ou disrail complètement, si elle est peu saillante, pendant le repos de l'organe, b rupture des membranes a lieu, en général, spontanément pendant une ttraction et vers le moment où la dilatation est à peu près complète. C'est bilQellement sur le sommet de la poche, qui supporte tout l'effort utérin, e cette rupture se produit. Cependant il peut se faire que dans des condias, encore assez mal connues, les membranes se déchirent plusieurs jours ml tout travail régulier, ou presque au début de l'accouchement. Alors la ution de continuité s'opère sur un point plus ou moins élevé de l'œuf, (laine Lachapelle considérait cet accident comme très-sérieux pour le fœtus, is P. Dubois le croit beaucoup moins redoutable dans ses conséquences. Ktrare en effet que l'accouchement, bien que plus long que dans les cirisUnces ordinaires, ne donne pas naissance à un enfant vivant, lorsqu'il oiste pas d'autres complications.

D ne faudrait pas confondre avec la rupture prématurée des membranes, spulsion d'une certaine quantité de liquide qui survient parfois dans le ors ou à la fin de la grossesse et auquel on donne le nom d'hydrorrhée ou I fausses eaux. 6e liquide ne provient point de la cavité de l'œuf et s'accuttie entre les membranes et la paroi utérine. Nous décrirons cette affectio^ itraitant de la pathologie de la grossesse. Nous indiquerons seulement ici s Caractères différentiels qui peuvent permettre de distinguer la nature des ^ écoulements. Parfois ce diagnostic est assez difficile, car les symptômes, 'Qûn les suites, peuvent être presque les mêmes pour les deux cas. Nous ^querons donc les nuances les plus tranchées qu'ils présentent.

I^s la rupture prématurée des membranes, ordinairement la solution de «ûlinnilèa lieu sur un point assez élevé de l'œuf, et l'eau s'écoule peu à peu, ^ot lorsque la femme marche ou se livre à quelques efforts. Si la rupture * pn)dmi sur l'orifice utériu, l'écoulement peut être brusque et abondant, ^K l établissement du travail est la conséquence prochaine de l'accident, et ^^^(Atime de l'utérus est sensiblement diminué.

I^ans l'hydrorrhée, bien que le liquide, souvent teinté de sang, puisse découler peu à peu, il est habituel de le voir tout à coup expulsé en quantité ^^('nsidérable. Le phénomène peut se renouveler â des intervalles plus ou

/^>ns éloignés, sans que le volume de l'organe subisse une diminution appré-

twble. Le caractère le lus constant est que cet écoulement ne s'accom-

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pagne pas de contractions utérines et que le travail n'en eat pas la co» quence habituelle.

La rupture prématurée des membranes sur un point éloigné du col, lorsf l'écoulement du liquide n'a pas été trés-abondant, peut laisser encore u poche se former pendant la dilatation.

Au lieu de la rupture prématurée, on peut observer un phénomène ahi lument contraire : la dilatation est complète depuis longtemps, et les mei branes intactes résistent aux efforts de la contraction. Cette résistance ans maie peut constituer un obstacle à la marche du travail régulier. On a œéi vu, dans des cas rares, il est vrai, l'œuf intact expulsé tout entier. SzoiuJd Rootes, Jorrame, Makness et Evans en citent des observations. P. Dubois < a vu deux cas à la Halernité.

J'ai également reçu un fœtus de cinq mois dont les membranes èUifl intactes. Lorsqu'on a été appelé assez tôt pour suivre un travail dans ces oa ditions, il ne faut pas en rester le témoin passif. La sortie de rceof compli entraîne nécessairement le décollement prématuré du placenta, et le fdeli succomberait inévitablement si la période d'expulsion durait au delà i quelques minutes, ce qui n'a lieu ordinairement que lorsque le fœtus estd'l * très-petit volume. L'avorton que j'ai reçu s'agitait dans ses membranes e vécut sept heures. i

La rupture spontanée des membranes peut s'opérer sur un point issei éloigné de l'orifice utérin, et le fœtus naît coiffé du lambeau qu'il entrain en sortant. I

La résistance des membranes tient évidemment à une ténacité aDonoi de leur tissu. Cette disposition a ses inconvénients, car non-seulement Ictid vail peut en être retardé, mais encore il peut survenir des décollements m matures, partiels ou complets du placenta, qui constituent des complicatkn encore plus sérieuses. Lorsque la dilatation est entière et la présentai favorable, on peut donc rompre la poche des eaux dont la persistance le travail; cependant, il est des circonstances assez diverses, qui seront im quées en leur lieu, et qui peuvent obliger le praticien à provoquer cette nij ture, même avant la dilatation complète, ou à profiter de l'intégrité des meffibranes, pour pénétrer dans l'utérus afin de modifier plus facilement la posiM du fœtus.

La quantité de liquide qui s'écoule au moment de la rupture est cnq»port avec le volume de la poche et conséquemmenl un peu avec la nature <1' la présentation. Si le sommet est en contact avec l'orifice utérin, la pocht d'un- médiocre volume ne laisse échapper qu'une faible portion d'eau ;«t^ fœtus se trouve encore protégé contre la pression trop directe de h par'*» I utérine. La tôte, embrassée par le segment inférieur de Torgane, s'applMl"* sur son orifice dilaté et s'oppose à Técoulement, surtout pendant les cofitrif' tiens; mais pendant leur intervalle le contact des parties est moins intime^ l'écoulement du liquide, principalement lorsque la femme marche, p<î«^ "^ venir tout à coup abondant avec des intermittences.

Dans les poches volumineuses, quand la disposition des parties (œU^^^^ ^-**me pas une espèce de bouchon qui clôt hermétiquement rorifice nlt'î"»»

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1 flot s ecoale aa moment de la rupture, qui s opère parfois aver. un cerin bruit. L'écoulement persiste pendant la contraction, sous l'influence de îflort utérin chassant le liquide à travers les interstices ou les anfractuosités 1 éléments de la présentation. Lorsqu'on touche une femme ayant une poche tloiiiineuse, il faut le faire avec précaution de peur de la rompre involontai- WQl avant le moment opportun. 11 est bon dans ce cas de relever autant le possible le poignet et de ne pas laisser le bras en rapport de direction teeleTagin, le liquide est parfois chassé avec une certaine violence et vient )oilJ«rla manche du vêtement, dans laquelle il pénètre d'une manière assez ssgi^ble. Quelle que soit la résistance des membranes aussitôt que la po- «sfibitla moindre solution de continuité, la déchirure immédiatement ocpe une grande étendue. La résistance de la poche des eaux est un des obdes que doit vaincre la contraction utérine.

Lorsqu'on n'a pas assisté aux premières phases de la dilatation , il est né- «aire de savoir si la poche des eaux est encore intacte. Quand on ne peut iftater sa présence, les renseignements fournis par la malade ou les traces

bquide épanché suffisent en général pour vous éclairer sur ce point. Ce- Klant parfois ces renseignements sont trop insuffisants pour qu'on s'en dente, et il faut pratiquer le toucher avec beaucoup d'attention. 11 est rare ' dans les poches les plus plates on ne sente pas, lorsqu'elles sont intactes,

couche très-mince de liquide au-dessous de la tête. Quand ce signe positif

défaut, Depaul conseille de gratter légèrement avec l'ongle la surface qui présente, si elle est lisse, on en conclura que l'on touche les membranes, "Uessont rompues le doigt soulèvera quelques cheveux et la sensation perçue

parait assez nette pour qu'on ne s'y trompe pas. Je crois que le grattage -c l'ongle ne doit pas être employé en pareil cas, il pourrait avoir l'inconvént d'entamer les membranes prématurément, de plus, la sensation fournie (•i^ cheveux du fœtus échapper au doigt le plus exercé, car à ce moment la ? est lubrèfièe par le liquide amniotique et sa surface glissante semble parlement lisse en dehors de la contraction. Cazeaux * indique un caractère bien ^ »'xact et qu'on doit surtout rechercher. « Si les eaux sont écoulées, dit-il, W le doigt touche à nu la tète de l'enfant, il sentira le cuir chevelu

froncer pendant la douleur et devenir lisse lorsqu'elle aura cessé : le nlraire a lieu lorsque les membranes sont intactes ; car, elles ne sont jamais «■^lisses et plus tendues que pendant la contraction.

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